
Huit grands patrons et personnalités de l’intelligence artificielle (IA), parmi lesquels Sam Altman, Elon Musk ou encore Mark Zuckerberg, sont à l’honneur à la une du magazine américain Time. Une reconnaissance qui ancre l’IA dans notre société.

Time les appelle les « architectes de l’intelligence artificielle ». Dans son édition du jeudi 11 décembre, le magazine célèbre grands patrons qui font l’IA, à travers deux couvertures.
La principale présente avec huit personnalités : Mark Zuckerberg (Meta), Lisa Su (AMD), Elon Musk (xAI), Jensen Huang (Nvidia), Sam Altman (OpenAI), Demis Hassabis (DeepMind, division IA de Google), Dario Amodei (Anthropic) et enfin l’experte de l’université Stanford Fei-Fei Li, surnommée la « marraine de l’IA ». Les vedettes de l'IA sont représentés assis sur une poutre, en référence à la célèbre photo d’ouvriers déjeunant les pieds dans le vide à Manhattan, symbole de la Grande Dépression des années 1930.
Selon Time, « 2025 marque un tournant : passage d’un débat prudent à une course effrénée pour déployer l’IA partout, boostée par ChatGPT dépassant 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires et des avancées en raisonnement, mémoire et outils. »
Pour le meilleur... et pour le pire
Le magazine explique que le titre revient à « la personne ou les personnes qui ont le plus affecté les nouvelles et nos vies, pour le meilleur ou pour le pire, et incarné ce qui comptait cette année-là ». C’est donc avant tout un choix basé sur l’influence médiatique, et pas une récompense morale ni un prix d’héroïsme, ce qui explique que des figures très controversées aient parfois été choisies.
« L'IA est apparue comme sans doute l'outil le plus conséquent dans la concurrence des grandes puissances depuis l'avènement des armes nucléaires. » cite le magazine pour justifier son choix. Il revient sur les apports de l’IA dans de nombreux secteurs : industrie, médecine, entreprises, compréhension du dérèglement climatique. « L'IA a écrit des millions de lignes de code, a aidé des scientifiques de laboratoire, a généré des chansons virales et a incité les entreprises à réexaminer leurs stratégies ou à risquer l'obsolescence » Ces outils transforment nos vies au quotidien.
La première « Man of the Year » remonte à 1927, avec Charles Lindbergh mis en couverture dans un numéro spécial paru début 1928. L'année dernière, c'était le président Donald Trump élu par le magazine. Le choix est fait par la rédaction et un petit cercle d’éditeurs qui décident collectivement de cette distinction, en proposant et en tranchant en interne. Il n’y a pas de jury externe ni de vote du public.
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