Bruno :
[
0:05] Jérôme Colombain à Paris, bonjour.
Jérôme :
[
0:08] Salut, Bruno Guglielminetti à Montréal.
Bruno :
[
0:11] Oui, bien rendu.
Jérôme :
[
0:13] Oui, ça y est, on est rentrés l'un et l'autre dans nos pénates après ce grand rush de Las Vegas. C'est vrai que ça fatigue un peu.
Bruno :
[
0:22] Oui, je suis revenu avec un bon rhume que j'ai partagé généreusement à travers la résidence.
Jérôme :
[
0:29] Classique, classique.
Bruno :
[
0:29] Et tout le monde est malade.
Jérôme :
[
0:31] Mais on repart sur les chapeaux de roue avec une grosse actu cette semaine.
Bruno :
[
0:34] Bruno. Oui, grosse semaine pour Google qui est sur tous les ronds du feu en commençant. Puis, je serais curieux de t'entendre là-dessus sur entente de partenariat pluriannuel. C'est comme ça qu'il a annoncé entre Apple et Google dans le contexte notamment du Apple Intelligence. Alors, ça, c'est une bonne nouvelle pour les gens d'Apple.
Jérôme :
[
0:59] Je ne sais pas pour qui c'est. Enfin, si, je sais exactement pour qui c'est une bonne nouvelle et pour qui ce n'est pas une bonne nouvelle. Oui, on peut dire que c'est une bonne nouvelle pour Apple qui va enfin résoudre son problème d'arriver à fournir à ses utilisateurs une IA digne de ce nom. Parce que c'est quoi l'enjeu ? C'est qu'on est, avec les smartphones, les iPhones en l'occurrence, un assistant qui soit aussi puissant que ChatGPT, qui nous comprenne aussi facilement, mais qui soit véritablement intégré dans notre écosystème. donc qu'il puisse aussi non seulement répondre à des questions sur le sens de la vie la dernière journée de Louis XVI ou je ne sais quoi, ou comment réparer sa voiture électrique, mais aussi sur à quelle heure arrive ma mère suivant le billet d'avion qu'elle m'a fait transmettre, qu'elle m'a transmis il y a 15 jours, qu'est-ce que je dois préparer pour ma prochaine réunion de copropriété, puisque tu as vu le mail qui est arrivé, etc. Voilà, c'est ça qu'on attend aujourd'hui d'un assistant IA, c'est-à-dire qu'il aille vraiment en profondeur, Apple n'arrivait pas à le faire et donc c'est une bonne nouvelle pour les utilisateurs, dans un sens on peut dire que c'est une bonne nouvelle pour Apple mais en même temps c'est quand même un constat d'échec je trouve ça veut dire qu'ils ne sont pas arrivés à le faire eux-mêmes et ils sont obligés de s'en remettre à Google.
Bruno :
[
2:12] Qui est leur plus grand concurrent.
Jérôme :
[
2:14] Eh oui.
Bruno :
[
2:15] C'est ça que je trouve.
Jérôme :
[
2:15] Concurrent et partenaire.
Bruno :
[
2:17] Oui, on s'entend. Ils sont partenaires sur plein de domaines.
Jérôme :
[
2:20] Sur plein de domaines. Ils l'étaient déjà sur le search, sur la recherche.
Bruno :
[
2:23] Oui.
Jérôme :
[
2:25] Mais effectivement, comme tu le dis, c'est la semaine Google et c'est une super revanche, ou en tout cas, un énorme point pour Google.
Bruno :
[
2:36] Et je trouve ça particulier quand on se dit que l'année 2025, c'était vraiment l'année de OpenAI parce qu'ils étaient partout, ils avaient une avance phénoménale. Et là, tu vois depuis le mois de décembre Google qui marque des points avec une annonce après l'autre. Je trouve ça impressionnant. Et là, cette entente de fin de course où on voyait il y avait déjà eu, il y a déjà une entente entre OpenAI et Apple, mais là de voir qu'au bout de la ligne, à la ligne d'arrivée, c'est Google qui signe, le chèque, parce que l'argent va venir de l'autre côté, mais qui signe le contrat, ben ça, j'avoue que c'est... En tout cas, pour l'équipe qui est derrière Gemini et tous les gens qui font la recherche, ouf, quelle...
Jérôme :
[
3:22] Belle reconnaissance, belle victoire, c'est aussi un retournement de situation, parce que ces dernières années, on se disait, oh là là, mais Google, mais ça va pas du tout, tout ce qu'ils présentaient en matière d'IA, c'était à côté de la plaque, etc. Et là, depuis Gemini 3, en fait, ils ont complètement inversé la vapeur. D'ailleurs, le cours de bourse s'en ressent. Ça se passe plutôt pas trop mal pour eux. Donc, oui, on doit bien sabler le champagne chez Google.
Bruno :
[
3:55] Et pour en remettre cette semaine, parce qu'on se disait, bon, ils vont être tranquilles pendant un petit moment, qu'est-ce qui nous sort cette semaine? Personal Intelligence. Et ça, j'avoue que... C'est une couche de plus qu'on met sur l'expérience. En tout cas, pour les gens qui sont déjà dans l'environnement d'Android, qui utilisent un téléphone Pixel, c'est déjà quelque chose auquel on est en train de goûter. Mais là, on pousse l'enveloppe un peu plus loin. C'est-à-dire qu'en plus d'avoir accès à nos courriels, de voir un peu ce qu'on est en train de faire sur notre téléphone, là, c'est carrément avec notre permission. Et c'est ça qui est important de mentionner. C'est donner l'accès, comme par le passé, à Gmail, mais aussi à l'espace de photos, notre utilisation de YouTube, notre utilisation de l'outil de recherche de Google, et donc essentiellement d'avoir accès à, tout notre comportement en ligne pour mieux encadrer et personnifier l'expérience de réponse qu'on vient de temps.
Jérôme :
[
4:55] Personnaliser, oui.
Bruno :
[
4:56] Oui. Et ça, j'avoue que là, on est exactement... Je t'entendais donner l'exemple de ce qu'Apple Intelligence devrait faire. Bien là, c'est carrément ça qu'on est en train de faire.
Jérôme :
[
5:08] Oui. Alors, c'est ça.
Bruno :
[
5:10] Et ça, c'est cinq, six mois avant qu'Apple l'annonce et presque neuf mois avant qu'Apple le propose en septembre prochain.
Jérôme :
[
5:20] C'est un incroyable coup de maître. C'est-à-dire que d'un côté, ils vont donner leur technologie à Apple parce que finalement, tout le monde s'entend pour dire que c'est la meilleure, pour qu'Apple puisse enfin lancer son service. Mais en même temps, ils lancent la même chose de leur côté.
Bruno :
[
5:34] Oui, oui.
Jérôme :
[
5:35] Donc, c'est absolument énorme.
Bruno :
[
5:38] Mais t'imagines, Jérôme, la personne, j'allais dire le gars, ça peut être une femme aussi, mais la personne qui est à la tête de cette équipe qui travaille sur Personal Intelligence, et qui a eu vent, évidemment, avant que ça soit annoncé, que l'entente était entendue pour que Google vienne aider les gens d'Apple Intelligence par en disant, non, mais quand ils vont voir qu'on va sortir le jour de la signature, le lendemain, on sort notre Personal Intelligence.
Jérôme :
[
6:03] Je serais curieux de savoir si… Ça devait être quelque chose. Mais est-ce qu'Apple le savait? C'est dingue, ça.
Bruno :
[
6:09] On le saura dans quelques mois ou quelques années. Oui.
Jérôme :
[
6:13] Oui, c'est un peu fou, parce que s'ils l'ont découvert les dernières minutes, ça veut dire qu'ils se sont un peu fait avoir. Ça, c'est l'aspect business qui est toujours intéressant avec ces géants. Après, l'aspect utilisateur, la conclusion, c'est que les utilisateurs d'Apple auront enfin, je ne sais pas quand, l'année prochaine, sans doute, leur Super Siri. Et aussi, les utilisateurs d'Android. Donc, tout le monde sera content, tout le monde sera servi. Mais, Bruno, d'abord, c'est qu'aux États-Unis. ce personnel d'intelligence pour le moment. Je ne sais pas du tout quand est-ce que ça arrivera en France, ni même le truc d'Apple. Oui, d'Apple.
Bruno :
[
6:51] Peut-être même, est-ce que ça arrivera en France ?
Jérôme :
[
6:53] Est-ce que ça arrivera ? Ça, ce sera la deuxième question parce que là, on se réjouit. Mais si ça se trouve, pour des questions de protection de la vie privée, etc., ça va encore, ça risque encore de se heurter à la réglementation européenne. Et en plus, il est certain que ça va totalement encore plus augmenter la dépendance vis-à-vis de Google. Ça veut dire que finalement, que tu sois sur Android ou sur iOS, tu dépendras de Google. Donc, à mon avis, ça va être très mal vécu ici en Europe. Je peux déjà te le dire.
Bruno :
[
7:25] Oui, puis moi, j'ai l'impression que... D'ailleurs, c'est quoi, c'est le NMAS qui a sorti le drapeau de son côté en disant non, mais là, on est en train de créer un monstre monopolistique.
Jérôme :
[
7:33] Oui, lui, ça lui va bien.
Bruno :
[
7:35] Oui, c'est le genre de... Il se promène avec son drapeau rouge à quart d'année.
Jérôme :
[
7:40] Lui, c'est parce qu'il aurait préféré que l'un des deux, au moins, choisisse Grock.
Bruno :
[
7:46] Mais bon, il n'a pas été laissé tout seul bien longtemps, parce que là, c'est la défense américaine qui vient d'annoncer que Grock va être inséré dans tous les appareils informatiques de l'armée américaine, ce qui n'est peut-être pas une bonne nouvelle, mais enfin, on verra ce que ça va dire.
Jérôme :
[
8:02] Ils vont rigoler. Alors, cela dit, franchement, il faut remettre les pendules à l'heure.
Jérôme :
[
8:07] il y a du grog bashing parce qu'il y a du musk bashing notamment chez nous en France je veux dire les sujets à la télé c'est pour dire que musk est un nazi que c'est un fou etc il a, Effectivement, c'est un gars qui pose problème pour certaines choses, mais Grock n'est pas si mauvais. Alors oui, il déshabille les filles, le dernier délire, c'est « mets-moi en bikini », donc il est capable de mettre n'importe qui en bikini, y compris des hommes d'ailleurs. Et.
Bruno :
[
8:36] Là, semble-t-il que ça a été….
Jérôme :
[
8:38] Ça a été très mal vécu chez nous. C'est compliqué, ce sujet-là, parce qu'effectivement, ça a touché des jeunes filles, les pauvres. Elles se sont retrouvées… Alors, c'est virtuel, mais c'est plus vrai que vrai. Elles se sont retrouvées en bikini sur les réseaux sociaux, bon, alors qu'elles ne l'avaient pas demandé et tout. Ça pose un vrai problème. Mais le sujet aussi, est-ce que c'est l'IA qui est fautive ou est-ce que c'est les gens qui font ça?
Bruno :
[
9:02] Les utilisateurs, ben oui.
Jérôme :
[
9:03] Les utilisateurs.
Bruno :
[
9:05] Et derrière… Oui, mais je veux dire, de toute façon, pour mettre à jour, Elon Musk a confirmé, en tout cas les gens de Hicks ont confirmé, que ça avait été corrigé et que donc Croc ne pourrait plus être utilisé pour de tels… Non.
Jérôme :
[
9:19] Il a dit que ce serait payant. Ce n'est pas ça? Ils vont en faire une fonction payante.
Bruno :
[
9:24] Oui, mais pour le moment, là, ils ont enlevé la...
Jérôme :
[
9:27] Ah, ils ont enlevé carrément l'option. Non, mais c'est un peu... Après, je pense que c'est des questions de mode. Ça ne va pas... Au début, là, ces derniers jours, c'est vrai qu'il n'y avait que ça sur les réseaux. Mais, bon, c'est commencé, ce genre de mode. Ça passe aussi vite que c'est arrivé.
Bruno :
[
9:44] On verra. Mais bon. Autrement, dans l'univers de Google, mais là, c'est pour montrer qu'il y a un peu de compétition qui arrive dans l'écart. c'est ChatGPT qui, sans faire de bruit, on pouvait entendre les criquets à l'annonce, il n'y a pas eu d'annonce, qui vient de mettre en ligne ChatGPT Traduction.
Jérôme :
[
10:01] Ah ben oui, ça n'a tellement pas fait de bruit que je n'étais pas au courant. C'est toi qui me l'as appris il y a cinq minutes avant qu'on commence cet enregistrement.
Bruno :
[
10:06] Mais le truc, c'est qu'on s'entend, depuis les tout débuts, moi, ça fait trois ans que je l'utilise comme outil de traduction.
Jérôme :
[
10:13] Mais oui, quelle différence alors? Parce qu'il fait déjà de la traduction, ChatGPT.
Bruno :
[
10:17] Oui, ben là, on parle d'un outil qui est vraiment spécialisé là-dessus et qui fait de la traduction encore plus contextuelle. Et on peut demander, quand on fait la traduction, là, on peut le demander dans un contexte plus professionnel ou plus personnel. Mais je te dirais Ça, c'est le pitch de vente. Sauf que pour avoir utilisé depuis trois ans de chez LGBT pour ce genre de travail-là, de temps en temps, moi, je pouvais lui demander d'axer un peu sa traduction d'un côté comme de l'autre et puis il le faisait. Mais là, formellement, il y a un petit onglet sur lequel on peut cliquer et avoir ce type de...
Jérôme :
[
10:51] Donc, ça veut dire qu'il va être plus précis sur certains domaines?
Bruno :
[
10:54] Oui, exactement.
Jérôme :
[
10:55] OK.
Bruno :
[
10:55] Oui, parce que la traduction.
Jérôme :
[
10:56] À chaque fois, c'est des silos. Après, il y a des spécialités, etc.
Bruno :
[
10:59] Puis, on s'entend qu'en sortant ça, bien évidemment, il s'attaque directement au leader du domaine, Google Traduction, qui est assez principalement visé.
Jérôme :
[
11:11] C'est Google Trad ou c'est plutôt Dipple?
Bruno :
[
11:14] Bien, moi, je regardais les chiffres.
Jérôme :
[
11:17] Oui, Google Trad, puis il marche bien, mais un peu par rapport à en entreprise, on utilisait plutôt Dipple.
Bruno :
[
11:23] Oui, et ça, en entreprise, mais quand tu regardes la plupart des utilisateurs à travers le monde, les KIDAM, je m'inclus là-dedans, c'était Google Traduction.
Jérôme :
[
11:33] Oui, bien sûr.
Bruno :
[
11:34] Gratuit. Oui, mais j'ai l'impression que comme le service existait déjà, c'est pour ça qu'on n'a pas voulu faire un gros battage publicitaire comme on le fait d'habitude quand il y a des nouvelles fonctions qui sortent. Mais là, c'est pour dire que tant qu'à le faire, créons donc une application et une destination avec le nom pour que ça soit éclair.
Jérôme :
[
11:54] Bah écoute il y en a qui pleurent là aujourd'hui en nous écoutant.
Bruno :
[
12:01] Notamment les professionnels de la traduction ou l'adaptation.
Jérôme :
[
12:04] Exactement. Alors, c'est tragique. On a beaucoup de compassion à leur égard, mais je veux dire, on l'a vu arriver gros comme une maison. Voilà. Si on nous avait posé la question il y a un an ou deux, est-ce que je dois me former à la traduction? On vous aurait donné la réponse.
Bruno :
[
12:20] Ce n'est pas un métier d'avenir, malheureusement.
Jérôme :
[
12:22] Non, ce n'est carrément pas un métier d'avenir, c'est certain.
Jérôme :
[
12:25] Un mot du passé avant qu'on se quitte, mon cher Bruno. Tu as vu cette transition?
Bruno :
[
12:30] C'est très fort. Il y a 25 ans, tu étais où, toi?
Jérôme :
[
12:33] Eh bien, il y a 25 ans, je faisais du tricycle, je pense. Non, je pense que je faisais déjà de la moto.
Bruno :
[
12:41] Ah, quand même.
Jérôme :
[
12:42] Ou autre. Oui, il y a 25 ans, création de lancement de Wikipédia. Déjà 25 ans.
Bruno :
[
12:50] Ça passe vite, on a l'impression que… Oui.
Jérôme :
[
12:52] Mais je pense que pour les plus jeunes, ça doit leur paraître… Enfin, pour eux, ça a toujours existé, Wikipédia. Oui.
Bruno :
[
13:00] Et c'est drôle parce que ce matin, je faisais une entrevue à la radio publique sur le sujet parce qu'elle voulait souligner. Mais le défi pour Wikipédia... Parce que tous les gens qui étaient autour du micro, ils connaissaient tous Wikipédia. Mais bon, ils étaient tous 30 ans et plus. Et c'est la génération qui a utilisé Wikipédia. Moi, je fais partie des gens qui ont connu le monde où il y avait des encyclopédies dans lesquelles j'allais piocher pour aller chercher des choses intelligentes à raconter. mais les 30 ans et un petit peu moins, eux, ils ont connu Wikipédia et donc à partir de ça, quand ils cherchaient quelque chose, ils allaient sur Wikipédia. Mais aujourd'hui, les mêmes jeunes qui sont sur les bancs d'école, ils ne vont plus sur Wikipédia. Ils vont sur les tchats GPT, ils vont sur les perplexités, ils vont sur les geminis et c'est là-dessus qu'ils vont chercher leur information.
Jérôme :
[
13:55] Mais qui se basent beaucoup sur Wikipédia quand même.
Bruno :
[
13:57] On s'entend, mais Wikipédia n'est plus une destination naturelle. Et donc, moi, j'ai l'impression que le défi aujourd'hui pour Wikipédia, à part d'assurer son financement, c'est aussi d'aller trouver une façon d'aller chercher la nouvelle génération d'utilisateurs de l'Internet. Et ça, ce n'est pas gagné.
Jérôme :
[
14:18] Absolument. Oui, oui, tout à fait. Oui, parce que Wikipédia, rappelons-le, c'est une fondation. Ça marche essentiellement grâce aux dons. et puis régulièrement ils lancent des alertes parce que ils ont des problèmes financiers.
Bruno :
[
14:34] Etc.
Jérôme :
[
14:35] Et en plus, Elon Musk, il leur a un peu tapé dessus en disant qu'ils étaient trop woke parce que finalement, même pour une encyclopédie, oui, c'est difficile d'être neutre. Ça n'existe pas, la neutralité. C'est un grand débat philosophique. Et puis, Wikipédia a aussi souvent été le terrain de bataille, d'influence. On sait qu'au moment d'élections ou autre, les équipes se ruent sur les profils Wikipédia pour les modifier ou pour modifier celui de l'adversaire, etc. Alors peut-être que c'est la fin de tout ça aussi, tu as raison. C'est-à-dire pas la fin de Wikipédia, mais la fin de cette, omniprésence de Wikipédia, qui au début, rappelle-toi, il y a eu plusieurs phases où on trouvait ça génial, et puis après, les enseignants disaient, ah non, surtout, ils disaient à leurs élèves, n'utilisez pas Wikipédia pour finalement se rendre compte que si, on pouvait quand même l'utiliser, mais il fallait l'utiliser intelligemment, etc., etc.
Bruno :
[
15:36] Oui, puis moi, je me souviens, évidemment, il y a des histoires, des définitions qui sont statiques parce que ça ne change pas. Genre, l'histoire de la Grèce ancienne, à moins d'une découverte archéologique, ça ne va pas vraiment changer.
Jérôme :
[
15:50] Oui, c'est sûr.
Bruno :
[
15:50] Donc, ça, ça reste là. Mais tu sais, à un moment donné, quand ils ont fait des tests et ils ont comparé Wikipédia à la Sacro-Sainte-Encyclopédie Britannica, dans le domaine des sciences. Ça, j'avais trouvé ça drôlement intéressant parce qu'à un moment donné, quand il comparait les encyclopédies, la Britannica a été arrêtée à un moment, tandis que l'autre, la Wikipédia, dans des domaines de sciences, de mathématiques, évoluaient avec la connaissance. Et il y avait des chapitres dans la Britannica qui n'avaient pas été rouverts depuis un certain moment. Et dans la Wikipédia, il était beaucoup plus à jour. Pourquoi? Parce que ce sont des académiciens qui sont spécialisés dans le domaine, qui se sont octroyés et qui se sont vus octroyer la garde de certaines définitions, de certains sujets. Et eux s'assurent, c'est vraiment religieux, ils s'assurent de garder ça à jour avec les preuves, les liens, avec les publications scientifiques. Et c'est pour ça qu'à un moment donné, en ce qui me concerne, Wikipédia, ce n'était plus une question de dire est-ce que c'est aussi fiable qu'une bonne vieille encyclopédie? Bien oui, ça l'est. C'est même plus à jour que ceux-là. Et non, c'est ça. Mais comme je te dis, je ne vais pas me répéter, le défi maintenant, c'est d'aller chercher, de plaire à la plus jeune génération.
Jérôme :
[
17:11] Voilà, Wikipédia, 25 ans. Merci Bruno d'avoir rappelé ses souvenirs, parce que des souvenirs, Nous, on en a à propos de ce site, effectivement.
Bruno :
[
17:19] Mais parlons de souvenirs. À tous les jours, se font des souvenirs. Et cette semaine, tu vas en créer de nouveau avec mon numérique.
Jérôme :
[
17:27] Tu veux que je te dise ce que j'ai dans mon numérique cette semaine?
Bruno :
[
17:29] Oui. Quels seront nos souvenirs de dans deux semaines?
Jérôme :
[
17:32] Alors, je consulte mon nouveau dashboard super sophistiqué, hyper high-tech que j'ai programmé en no-code pour répondre à ta question. Oui, il s'appelle PodTracker.
Bruno :
[
17:42] OK, PodTracker. Donc, cette semaine, si on regardait dans ton PodTracker, qu'est-ce qu'on verrait comme sujet?
Jérôme :
[
17:47] Ah, on a des bonnes choses, on a des bonnes choses, mon ami. On parle de réalité virtuelle avec la société Lynx, qui est une startup française qui crée des casques de réalité virtuelle. mais ils s'en sortent vachement bien. Ça fait plusieurs années qu'ils font ça. Ils le vendent à des publics spécialisés. Pourtant, c'est dur de faire du hardware, en plus dans ce secteur-là, quand on est un petit Français. Et la semaine prochaine, ils présentent à San Francisco leur tout nouveau masque de réalité virtuelle. On en parle avec Stan Larocque, le patron de Lynx. Et enfin, on parle de souveraineté numérique, bien sûr.
Bruno :
[
18:21] Avec le beau cadeau qu'Amazon AWS vient de vous faire.
Jérôme :
[
18:25] Eh bien, si tu ne crois pas s'il vient dire, Alors qu'Amazon confirme son invention géniale qui consiste à aller mettre des data centers en Europe en disant qu'en fait, ils sont souverains et qu'ils ne sont pas américains.
Bruno :
[
18:37] Et qu'ils sont incorporés en Europe maintenant.
Jérôme :
[
18:39] Exactement. Mais en fait, ça ne convainc pas du tout les professionnels qui se réunissent la semaine prochaine au ministère de l'Économie et des Finances pour un sommet sur la souveraineté numérique et pour tirer le signal d'alarme en disant que ce n'est pas possible. En tout cas, dans les secteurs les plus sensibles, il faut se défaire de cette influence américaine. sinon on court à la catastrophe. Voilà le sommaire de Monde numérique. De quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet, Bruno?
Bruno :
[
19:03] Écoute, comme je sais que le Vibe Coding te plaît beaucoup, j'ai décidé d'en parler. Alors, j'ai une entrevue au sujet du Cloud Code. Alors, si vous voulez utiliser l'outil le plus à la mode, je sais qu'il y a des outils spécialisés, mais Cloud Code, ça peut être intéressant.
Jérôme :
[
19:18] Super, je ne l'ai pas utilisé, mais il paraît qu'il est génial.
Bruno :
[
19:21] Ah oui, assez. Moi, je me suis amusé avec. J'avoue que je peux se faire une petite application qui ne sert absolument à rien, mais je l'ai faite. Alors, c'était formidable. Sinon, je parle de cette nouvelle approche de l'administration américaine qui est de embéder, on va franciser l'expression, les influenceurs maintenant dans des groupes de… tu sais, les opérations ICE….
Jérôme :
[
19:45] Ah oui, oui, l'espèce de milice, là, en fin.
Bruno :
[
19:50] Exactement, qui cherchent des gens à faire passer la frontière. Et donc, la nouvelle approche de l'administration américaine dans leur plan de communication, c'est d'intégrer des influenceurs et de les mettre pour qu'ils puissent aller prendre des images pour raconter l'histoire de l'intérieur. Mais on se rend compte que finalement, rapidement, c'est des influenceurs de droite. Alors, je revois cette histoire-là pour décoder comment ça se passe et puis si ce n'est pas en train de changer notre chême de référence au niveau de l'actualité. Sinon, je parle, ça, ça va te plaire. Je pensais tellement à toi en faisant l'entrevue. Il y a une grosse entreprise de thermostats québécoise qui s'appelle Sinopé. Et eux, c'est des thermostats branchés et eux, ils ont vraiment le marché de l'Amérique du Nord. Et là, ils sont en train de déployer une grosse mise à jour qui va changer plein de choses sur les appareils. Et moi, c'est le prétexte pour parler des thermostats intelligents avec eux. Vraiment intéressant comme entrevue. Et on est rendu à la troisième génération des thermostats intelligents.
Jérôme :
[
20:52] Ah bien oui, maintenant, ils sont compatibles, mateurs, etc.
Bruno :
[
20:54] Oui, oui, oui. Oui, puis c'est de voir les pirouettes et l'information maintenant qu'ils peuvent les envoyer. C'est presque devenu quelqu'un qui voudrait s'amuser. c'est presque devenu un jeu. La gamification du thermostat. On est rendu ailleurs.
Jérôme :
[
21:08] La maison connectée, il y a un côté jeu. Il y a des annonces à Paris également la semaine prochaine du côté de chez Netatmo qui fabrique des thermostats connectés.
Bruno :
[
21:17] Pourquoi je n'ai pas l'impression, j'ai l'impression qu'on va en entendre parler chez vous?
Jérôme :
[
21:20] Écoute, c'est possible, c'est possible. Et puis surtout, surtout, on va en parler dans le podcast Monde numérique, dans le podcast Maison connectée. J'en profite pour me faire un peu de pub, si ça t'en est pas. Voilà. Allez, écoutez Maisons Connectées.
Bruno :
[
21:34] Autre chose à annoncer?
Jérôme :
[
21:36] Non, rien de... Pas d'annonce nouvelle à ce niveau-là. Non, non, non. Il faut que je me remette au boulot pour finir le prochain épisode.
Bruno :
[
21:42] Ben, écoute, Jérôme, je te remercie d'avoir passé comme ça gentiment dans mon carnet et de m'avoir permis de passer chez vous, dans mon numérique.
Jérôme :
[
21:49] Pleasure partagé, puisque, effectivement, cette séquence est diffusée à la fois dans ton carnet et dans le monde numérique, comme chaque semaine. Et on reprend les bonnes habitudes cette année.
Bruno :
[
21:57] Oui, monsieur. Puis on se retrouve la semaine prochaine.
Jérôme :
[
21:59] Salut, salut, Bruno. Puis on est sur YouTube aussi. Allez.
Bruno :
[
22:02] Salut.
Jérôme :
[
22:02] Ciao.