🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat - L’IA au cœur du salon All In à Montréal
Monde Numérique29 septembre 202519:23

🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat - L’IA au cœur du salon All In à Montréal

Dans cet épisode spécial Debrief Transat, direction Montréal, où Bruno Guglielminetti couvre l’événement All In, grand rassemblement canadien dédié à l’intelligence artificielle.

Au cœur de l’IA canadienne

Direction Montréal pour une immersion dans le salon All In, véritable carrefour de l’écosystème IA au Canada. L’événement, en pleine croissance, a réuni cette année plus de 6 000 participants, entre conférences, démonstrations technologiques et rencontres entre acteurs publics et privés.

Parmi les grandes thématiques qui ont dominé les discussions, la souveraineté numérique a occupé une place centrale. Le gouvernement canadien annonce de nouveaux crédits d’impôt et des investissements massifs pour bâtir une infrastructure technologique nationale, moins dépendante des géants américains. Cette volonté politique forte s’accompagne d’un foisonnement d’initiatives privées, notamment dans la santé, avec des innovations impressionnantes comme une technologie capable de détecter des cellules cancéreuses en temps réel pendant une opération.

Sur le plan éthique, le chercheur Yoshua Bengio a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme. Avec sa “Loi Zéro”, il défend un encadrement rigoureux du développement de l’IA, pour éviter les dérives déjà observées ailleurs. Face à lui, un public attentif mais aussi parfois sceptique, conscient des limites entre bonnes intentions et réalités économiques.

Mistral AI et Hugo Décrypte : ces Français qui s’installent au Québec

Ce salon All In a aussi été marqué par une forte présence française, avec deux annonces majeures qui témoignent du rapprochement croissant entre les écosystèmes tech français et québécois.

D’abord, Mistral AI a officialisé l’ouverture d’un bureau à Montréal. Une implantation stratégique qui permet à la pépite française de l’IA open source de s’insérer dans le tissu local, tout en se rapprochant du marché nord-américain.

Autre initiative très remarquée : Hugo Décrypte poursuit son internationalisation et annonce l’ouverture d’une rédaction au Québec. Le média d’information à destination des jeunes, porté par Hugo Travers, étend ainsi sa couverture à l’actualité locale québécoise, avec une équipe dédiée sur place.

🎧 Ecouter sur votre app de podcast


Jérôme :
[0:06] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal.

Bruno :
[0:09] Salut, Jérôme Colombain à Paris.

Jérôme :
[0:10] Bruno, on te retrouve dans un cadre un peu particulier. Tu te trouves actuellement au cœur d'un événement qui a lieu à Montréal. Grosse effervescence. Est-ce que tu peux nous parler de ce All In, c'est ça? C'est comme ça que ça s'appelle?

Bruno :
[0:26] Exactement, parce qu'on est tous dedans, le All In, donc comme ça se dit en anglais. Et je dirais que c'est un peu particulier parce que finalement, Je me rends compte que quand c'est la troisième édition et chaque fois que je couvre l'événement, je me retrouve un peu comme dans l'effervescence d'un Vivatec ou d'un CES. Évidemment, à plus petite échelle, on s'entend, mais c'est intense. Il y a beaucoup de présentations, il y a des gens partout. Évidemment, comme c'est des gens de l'industrie canadienne, pour la plupart, je les connais. Alors, ça fait beaucoup de monde à serrer la main. Ça permet d'avoir des nouvelles de l'industrie. C'est vraiment revigorant.

Jérôme :
[0:59] Mais alors, qu'est-ce que c'est exactement?

Bruno :
[1:01] Alors, c'est un moment, ça dure deux jours et l'idée, c'est de permettre aux gens de présenter leur savoir-faire sous forme de conférences, mais aussi sous forme de grands kiosques de pavillons où on peut tout simplement ne pas écouter les conférences et simplement se promener à travers tous les kiosques, les pavillons qui sont ici. Et puis, il y a des gens du Canada, mais il y a aussi des gens de l'extérieur. Par exemple, le pays vedette cette année, c'était les Émirats arabes unis. Et là, évidemment, ils en ont mis plein la gueule aux gens qui étaient ici parce qu'à 95 %, ils desservent toute leur population, toute l'administration est numérique, de la carte de travail jusqu'au permis de conduire. Maintenant, même pour trouver du logement. C'est devenu fou. Alors, ils sont venus, ils ont balancé ça au visage des gens qui étaient ici. C'est quand même 6 000 personnes qui se retrouvent pour l'événement ici, donc beaucoup de monde. Puis sinon, parallèlement, c'est l'occasion pour les ministres canadiens, québécois, de venir parler directement aux gens de l'industrie pour leur dire tout le bien qu'ils pensent d'eux, mais aussi tout ce qu'ils doivent faire et comment les gouvernements pensent pouvoir les aider. Alors ça, évidemment, on entendait des nouvelles. D'ailleurs, Alors, clin d'œil, je présente une entrevue exclusive avec le ministre de l'IA, M.

Bruno :
[2:16] Solomon, que j'avais rencontré à Paris pour la toute première fois. Il faut s'en voir pour rencontrer nos ministres, où on parle pendant 25 minutes de justement ce que le gouvernement canadien va faire et quelle est la situation selon ses yeux.

Bruno :
[2:30] Mais donc, c'est ça. Alors, c'est l'occasion de voir le public, le privé se rencontrer. Pousse ça sous le chapeau de l'IA. Alors, c'est assez intéressant. Puis le timing est important parce que pour l'industrie canadienne, il y a toute la question de la souveraineté numérique qui était à l'avant-plan.

Jérôme :
[2:46] Oui, alors voilà. Parce qu'on comprend bien, Bruno, que tu te régales, tu serres les mains, tu embrasses tout le monde.

Bruno :
[2:53] Une vraie campagne électorale.

Jérôme :
[2:54] Etc. Voilà, une vraie campagne électorale. En plus, tu es une star, rappelons-le, au Québec, dans le secteur de l'Athèque. D'ailleurs, je ne les vois pas.

Bruno :
[3:02] Mais c'est deux gardes du corps qui sont avec moi.

Jérôme :
[3:05] Non, on les entend un petit peu, par contre. Tu peux leur demander de parler un peu moins fort.

Bruno :
[3:09] Ils sont en train de planifier le reste de la journée.

Jérôme :
[3:11] Mais au-delà de cet aspect un peu protocolaire ou en tout cas institutionnel, qu'est-ce qui ressort de tout ça? C'est quoi les thèmes dominants? C'est à la fois perspective et inquiétude face à l'IA.

Bruno :
[3:24] Perspective, ils sont plutôt optimistes parce que ce sont tous des gens qui ou sont en train de développer des solutions, que ce soit au niveau du travail, au niveau des ressources humaines, au niveau de la santé. Écoute, il y a une entreprise que j'ai rencontrée, c'est assez bluffant. D'ailleurs, aujourd'hui à Montréal, ils font une intervention chirurgicale chez une personne qui est atteinte du cancer. Je n'ai pas plus de détails par rapport au patient, mais ils ont inventé une machine qui utilise une vieille technologie qui avait été développée pour vérifier les tissus cancéreux. Ils l'ont adaptée à la source IA et maintenant, en temps réel, un chirurgien qui a son Un patient sur le billard en train d'enlever la masse cancéreuse peut vérifier en temps réel s'il a tout enlevé plutôt que de devoir reprendre l'opération les années plus tard. C'est une nouveauté. Ça, ça a été développé ici à Montréal. Et d'ailleurs, la présentation va être faite un petit peu plus tard dans la journée. J'ai parlé avec ces gens-là. On s'entend, ils sont en train de sauver des vies et puis là, ils sont en train d'adapter ça. Alors, par exemple, un dermatologue bientôt pourra utiliser dans son cabinet, plutôt que de prendre des échantillons et les envoyer dans un laboratoire, tout simplement en prenant un crayon qui est branché à l'énorme machine, pourra vérifier si la tâche que vous avez à la main dans le dos sur l'épaule, elle est cancéreuse et à quel niveau elle est.

Bruno :
[4:48] Mais ça, c'est un exemple. En tout cas, quant à mon emballement, il y en a plein comme ça, Lélie. Il y a des centaines d'exposants comme ça qui viennent présenter des choses.

Bruno :
[4:57] Mais de l'autre côté, on le sait, ça coûte des sous. Il y a un environnement politique aussi. Alors, moi, ce que j'ai trouvé intéressant, que j'ai vu cette année, que je ne sentais pas présent l'an dernier, ce sont les, je dirais, les hedge funds, les investisseurs qui sont là, qui sont un petit peu plus, je ne dirais pas que ce ne sont pas des vautos, mais on les sent le tourner autour des kiosques, des incubateurs.

Jérôme :
[5:22] Et ils font leur boulot.

Bruno :
[5:23] Oui, c'est ça.

Jérôme :
[5:24] Ils cherchent où investir.

Bruno :
[5:27] La bonne affaire. Et puis, parallèlement, là, on le sent, et ça, je trouve ça intéressant, c'est les gouvernements. Les gouvernements, donc le palier fédéral, le palier provincial, qui viennent parler eux-mêmes de la souveraineté humaine. Dans leur bouche, ça fait longtemps que j'avais entendu ça. Et là, c'est vraiment l'avant-plan de tous les discours. C'est comme le sujet parce que parallèlement, on a un voisin de qui on est fort dépendant, que sont les États-Unis. Pour le moment, ça, ça allait, mais avec la direction politique que c'est en train de prendre, tout le monde est en train de se dire, c'est quoi le plan B pour nous? Alors là, ce qu'on apprend, entre autres, dans l'entrevue que j'ai faite avec le ministre, c'est qu'il va y avoir la formule de crédit d'impôt qui va être faite, puis évidemment, il y a des sommes qui vont être investies. Donc, beaucoup de milliards de dollars qui vont être investis pour développer une infrastructure canadienne parallèle à celle qui existe et pour s'assurer qu'on soit maître chez lui.

Jérôme :
[6:20] Et parmi les intervenants également, j'ai noté qu'évidemment, il y avait le Canadien et l'expert, le régional de l'IA, le spécialiste mondial

Jérôme :
[6:32] Joshua Benjo, qui une fois encore tire la sonnette d'alarme. C'est-à-dire que Joshua Benjo, c'est un peu… Est-ce que c'est l'empêcheur de tourner en rond aujourd'hui?

Bruno :
[6:41] La rabat-joie de l'IA.

Jérôme :
[6:43] Est-ce que c'est le rabat-joie de l'IA?

Bruno :
[6:45] Je le dis comme ça, mais je ne le pense pas nécessairement. Mais il est de ces gens qui sont, je pense qu'ils sont lucides par rapport au côté sombre de l'IA et des dérives que ça peut occasionner, mis dans les mauvaises mains et si on n'encadre pas correctement. Et c'est pour ça qu'il l'a mis en place, puis on en avait déjà parlé, sa fameuse organisation, la loi Zéro, pour développer un outil qui va permettre de s'assurer qu'on fait de l'IA responsable, de l'IA bien pensante, presque en guillemets. Mais je trouvais ça intéressant parce qu'il était en présentation et c'est un journaliste du Times qui l'a confronté, qui l'a interviewé, mais qui l'a confronté à un moment donné parce qu'il dit, vous avez de beaux mots et vous avez un objectif louable quand vous parlez de loi zéro que vous avez mis en place et de l'IA que vous voulez mettre en place. Mais il dit, au départ, OpenAI, c'était un organisme de but non lucratif qui ne voulait que le bien. Même Google, quand ils ont lancé toute leur approche d'IA, c'était on voulait faire le bien. Puis, tranquillement, pas vite, on connaît ici et là, mais plus dans le sens d'OpenAI que Google, certaines dérivent. Alors, qu'est-ce qui va faire que vous, ça va être différent? Il a dit, ça a été habile de sa part, ce qui va être différent, ce sera les gens qui vont entourer et ce sera la direction qui vont entourer parce que ces gens-là n'auront pas d'intérêt commerciaux dans ce projet-là. Ils auront uniquement les valeurs placées à la bonne place.

Jérôme :
[8:09] Mais c'est vrai que cette histoire de crainte, est-ce qu'il faut mettre des freins au développement de l'intelligence artificielle, c'est une petite musique qu'on entend de plus en plus. Parallèlement, cette semaine, il y avait un appel au niveau des Nations Unies, de la part de différentes personnalités. On ne sait pas trop qui sont ces gens, mais qui mettent en garde les décideurs politiques, qui demandent à ce qu'on adopte des lignes rouges, même des lignes rouges contraignantes avant la fin de l'année prochaine, etc.

Bruno :
[8:43] Et d'ailleurs, petite confidence, Benjo, il est aujourd'hui au Nation-Sénie. Au Nation-Sénie, en New York. Je vous dis, il a l'équité ici pour aller justement dans les rencontres qui sont en train de planifier l'encadrement, ce dont tu es en train de parler.

Jérôme :
[8:59] C'est intéressant. Après, j'ai l'impression que c'est un peu, on met beaucoup de choses en fait dans ce panier. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais on mélange à la fois les hypothétiques déraillements technologiques de l'intelligence artificielle. Est-ce que ça va devenir Terminator et prendre le contrôle du monde ? Bon, ça, honnêtement, de toi à moi, j'ai pas mal de doutes. Je ne suis pas le seul à avoir des doutes là-dessus. En revanche, les risques qui sont mis en avant, c'est surtout ceux de l'utilisation de l'intelligence artificielle. Et c'est là où on fait souvent l'analogie avec le nucléaire. C'est-à-dire que le nucléaire a été inventé. On ne va pas remettre le diable dans la bouteille. Ce n'est pas possible. En revanche, c'est comment on circonscrit les usages potentiellement délétères.

Jérôme :
[9:44] Destructeurs du nucléaire. Et de la même manière, c'est comment est-ce qu'on peut essayer d'encadrer un peu, interdire certains usages de l'intelligence artificielle. Et on sent qu'il y a beaucoup de bonnes intentions, mais tout cela reste encore un peu flou. En plus, dans le lot, on met aussi des accusations, enfin pas des accusations, mais on remet ça beaucoup sur le terrain économique en disant qu'en fait, ça va encore plus accroître les inégalités entre ces grands groupes qui vont détenir les forces de calcul, qui vont détenir les datas, qui vont détenir les outils. Et en face, il ne restera pas grand-chose pour le commun des mortels. Donc, c'est encore un autre volet de l'IA. C'est un peu le côté, est-ce que le chemin de fer a fait des milliardaires et a créé ensuite de la pauvreté, ou au contraire a fait monter le niveau économique

Jérôme :
[10:29] global ? Bon, c'est encore un autre débat. Il y a beaucoup de choses. on a l'impression qu'il y a on lui met beaucoup de choses sur le dos y compris aussi les perspectives en termes de, d'impact sur l'emploi, qui est certainement, c'est certainement réel, l'impact sur l'emploi. Mais est-ce qu'on doit freiner l'IA pour limiter la casse dans les entreprises en termes de suppression d'emploi? Franchement, c'est un débat, je pense que….

Bruno :
[10:55] Il y a une question, il y a un volet éthique là-dedans, il y a un volet philosophique, puis aussi il y a un côté pratique dans toute cette histoire-là.

Jérôme :
[11:02] Exactement. Bruno, il y a aussi autre chose, c'est qu'il y a beaucoup de Français, visiblement, qui participent à cet événement, et non des moindres, parce que ça se télescope aussi avec des annonces assez importantes.

Bruno :
[11:13] Et comment? Il y a deux Français qui ont fait la manchette au Québec aujourd'hui. Aujourd'hui ou cette semaine. D'abord, il y a le grand patron de Mistral AI qui est venu présenter une conférence ici et faire encore son show. J'allais dire sa prière. Ce n'est pas ça, mais ses bons mots par rapport à l'IA ouverte et avec l'open source, les données ouvertes. Alors, ça, c'était une chose, mais le plus intéressant dans le dossier Mistral, c'est de savoir que maintenant, ils viennent ouvrir un chapitre québécois, justement, évidemment, pour faire partie de l'écosystème d'ici. Et puis, de l'autre côté, pour bénéficier du savoir-faire et de toute l'énergie, l'effervescence qui roule. Puis à quelque part aussi, c'est un peu leur pied en Amérique du Nord, et puis ça sera plus facile un jour, on jase, mettons qu'Apple décide de les acheter. Ça fera un bureau qui sera plus près de la Californie, alors ça, c'est intéressant. Ça, c'est une chose. L'autre dossier...

Jérôme :
[12:13] Tiens, je vois... C'est gros, quand même. Je vois le Pino qui vient de passer là. Oui. Je vois le Pino.

Bruno :
[12:18] Ex-Méta. Qui est maintenant chez Coer, qui est une des vedettes, c'est pas mal ici. Donc, ça, c'est une chose, mais l'autre histoire aussi, puis je fais du coq à l'âme, mais il y a tellement d'affaires ici. C'est Hugo, Hugo Descrypte, qui a décidé... D'agrandir sa plateforme. C'est devenu un groupe média. Et donc, ils ouvrent à Lyon, ils ouvrent à Marseille. Ben non, c'est ça. Ils ouvrent à Lyon, ils ouvrent à Marseille et ils ouvrent au Québec. Alors, j'ai hâte de voir. Il y a quatre ou cinq personnes qui travaillent sur

Bruno :
[12:49] son bureau. Tous des journalistes qui vont... Ça, c'est une bonne nouvelle.

Jérôme :
[12:52] Incroyable.

Bruno :
[12:52] Ils vont travailler, justement, à couvrir l'actualité québécoise.

Jérôme :
[12:56] Enfin, incroyable. Non, c'est une belle réussite. Voilà, il a commencé, jeune YouTuber, tout seul dans sa chambre, à expliquer un peu l'actualité aux jeunes de son âge et aujourd'hui effectivement il a une vraie crédibilité, il a une communauté hyper fidèle, il a un vrai public il y a plusieurs générations maintenant de jeunes qui s'informent grâce à Hugo Descript, qui évidemment ne regardent plus la télé depuis longtemps, qui n'écoutent pas la radio non plus qui font un peu de réseaux sociaux mais qui font aussi surtout, qui vont surtout s'informer sur Youtube, et donc sur Hugo Descript et en plus ils travaillent très bien, il faut le dire. C'est-à-dire que c'est un très bon boulot.

Bruno :
[13:37] Mais Jérôme, ce qui est fascinant quand tu regardes ce qu'il fait, c'est un peu de la télé de la première époque de l'information. C'est un journal parlé, à l'époque où il y avait des lecteurs de nouvelles, mais c'était des gens qui racontaient l'information.

Jérôme :
[13:49] C'était beaucoup moins... C'était beaucoup moins sophistiqué qu'aujourd'hui.

Bruno :
[13:54] Non, mais quand tu regardes, Non, mais on s'entend. Sauf que quand tu regardes ce qu'il est en train de faire, il s'assoit devant la caméra, puis il raconte, il explique les choses. Moi, je trouve ça fascinant. On vient au bon vieux journal parlé, au journal expliqué, où on prenait le temps d'expliquer les choses. Mais évidemment, le fait sur la plateforme qui est l'Internet, qui sont les différents réseaux sociaux sur YouTube, alors qu'il y a encore des gens qui les font de façon professionnelle, mais qui sont sur les vieux médias traditionnels et où les gens sont en train de désertiser. télégueux. Il y a quand même quelque chose d'un peu particulier. De revenir simplement à l'explication de ce qui se passe dans une journée, ça, c'est une chose. C'est pour ça que 120 secondes de tech fonctionne aussi. C'est parce que je leur raconte ce qui se passe. C'est tout petit. On ne se casse pas la nénette.

Jérôme :
[14:44] On le sait bien. C'est aussi ce qui plaît, effectivement, dans les vidéos YouTube, dans les podcasts où on raconte et puis après, c'est la personnalité des gens qui racontent. Et c'est vrai que Hugo Décrypte donc c'est Hugo Travers il a une ligne éditoriale qui est très généraliste il traite toute l'actualité mondiale, internationale et c'est pas un média militant c'est un média, très sobre et qui a vraiment trouvé son public donc bravo, chapeau il s'internationalise

Jérôme :
[15:19] et notamment chez toi mon cher Bruno Donc.

Bruno :
[15:23] Cet événement… On est très jureux de les accueillir.

Jérôme :
[15:27] Heureusement qu'on vous a, franchement, pour se développer. Heureusement qu'on vous a, le Québec.

Bruno :
[15:34] Non, mais tu sais que… Non, mais j'en profite quand même pour te dire qu'ici, sur le plancher, je ne compte pas le nombre de fois où les gens m'ont salué et que vous direz bonjour à Jérôme.

Jérôme :
[15:43] Ah, c'est vrai? Ben écoute, tu les salues.

Bruno :
[15:45] On t'attend.

Jérôme :
[15:46] Tu les salues de matin.

Bruno :
[15:47] C'est déjà fait.

Jérôme :
[15:48] Je n'ai pas pu venir cette fois-ci. Voilà, donc All In, Bruno en direct de All In, c'est super, donc à retrouver sur ton carnet. Côté podcast, puisque Bruno, c'est l'homme à tout faire, à la fois des articles, mais alors c'est une vraie agence de presse à lui tout seul. Et du podcast, bien sûr, donc dans ton podcast Mon Carnet cette semaine, tu parles de quoi? Tu reviens sur l'événement, bien sûr?

Bruno :
[16:11] Eh bien, c'est du All In, mais plein l'émission. Donc, je reviens avec une grosse entrevue avec le ministre de l'IA canadien. on s'assoit. Entrevue bilingue d'ailleurs, ça te permet de travailler sur ton anglais. C'est rare que je fais ça, mais ça valait l'occasion. Donc, français, anglais. Je parle avec des représentants d'Airbus. Je parle avec des représentants de L'Oréal. Je parle avec des représentants du gouvernement du Québec qui sont spécialisés dans l'IA. Je parle avec des gens d'Irudi qui sont en train de travailler avec l'IA pour permettre d'augmenter la productivité dans le respect du travailleurs dans le domaine hospitalier. Et c'est plein de belles expériences, plus justement une entrevue avec cette histoire-là de détecteur de cancer qui a été inventée à Montréal. Une entrevue avec le grand patron de cette entreprise-là. Alors, beaucoup de matériel. C'est un spécial all-in, donc de l'IA, mur à mur. Et j'espère que tes auditeurs viendront faire un tour. Et moi, je poursuis avec les miens tout de suite après. Mais avant de te quitter, Moi, je veux savoir de quoi tu parles dans ton émission ce matin.

Jérôme :
[17:19] Eh bien, écoute, je ne te surprendrai pas en te disant que moi aussi, je vais parler d'IA, d'intelligence artificielle. Je vais m'intéresser aux agents IA, qui est un phénomène qui monte notamment dans les entreprises. On en parle avec Capgemini. Je vais voir également comment l'IA, mais le numérique d'une manière générale et la dématérialisation à laquelle on est assise depuis plusieurs années, révolutionne le secteur de la gestion financière des entreprises, notamment des petites entreprises. On devient de plus en plus, enfin, il y a de plus en plus d'entrepreneurs, de solopreneurs et puis de petites entreprises. Et aujourd'hui, ils veulent des services dématérialisés, performants. Il y a plein de trucs à faire. On en parle avec Conto. Et puis, je retrouve Luc Julia dans la Silicon Valley pour savoir s'il y a, oui ou non, une bulle IA. Et puis, qu'est-ce que c'est que cette histoire de visa que Trump veut supprimer ? Est-ce que ça va avoir un impact sur la tech, notamment dans la Silicon Valley? Voilà le programme de Monde numérique l'hebdo cette semaine.

Bruno :
[18:24] Jérôme, avant de te quitter, tu me dis, c'est quand qu'on pourrait écouter un grand débrief cette semaine dans la zone des jours à venir?

Jérôme :
[18:33] Mais ouais, exactement, un grand débrief avec François Sorel, avec un tout petit peu de Bruno Guilleminetti, parce que tu es arrivé à la fin pendant l'enregistrement, et puis avec un autre intervenant qui est Emmanuel Torregano, effectivement puisque c'est la fin du mois donc ce dimanche ne ratez pas le grand débrief de Monde Numérique dimanche 28 septembre en audio et en vidéo.

Bruno :
[18:53] Ben voilà alors je te salue de Montréal et puis je te dis à la semaine prochaine.

Jérôme :
[18:57] Bonne fin de salon All In, d'ailleurs je sais pas pourquoi ça s'appelle All In, je croyais que tout le monde parlait français à Montréal, c'est quoi ce All In, c'est de l'anglais ?

Bruno :
[19:05] Ben on invite les étrangers pour que tu se trompes de porte et tout le monde là-dedans All In.

Jérôme :
[19:11] Ça marche. Allez salut Salut Bruno, à la semaine prochaine et.

innovation,informatique,technologies,tech news,High-tech,numérique,actualités,