☕️ GRAND DEBRIEF (avr. 25) – Apple Watch, OpenAI et Polnaweb

☕️ GRAND DEBRIEF (avr. 25) – Apple Watch, OpenAI et Polnaweb

Avec Free Pro, "le meilleur de Free pour les entreprises"

Dans cet épisode enregistré entre New York, Montréal et Paris, on fait le point sur un mois tech particulièrement riche : les 10 ans de l’Apple Watch, la métamorphose d’OpenAI en machine à tout faire, l’incursion étonnante de Michel Polnareff dans le monde de l’IA avec un avatar vocal, et les ambitions folles d’Apple en matière de lunettes connectées.

Avec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

🕒 10 ans d’Apple Watch : un gadget devenu indispensable ?

On revient sur une décennie de montre connectée signée Apple. Un produit discret à ses débuts, qui s’est imposé comme un pilier de la e-santé et du bien-être, au point de bousculer toute l’horlogerie suisse.

🎤 Michel Polnareff, pionnier tech et avatar vocal

François Sorel raconte sa rencontre avec Michel Polnareff, artiste visionnaire qui présente aujourd’hui… son propre avatar IA, développé avec ElevenLabs et ChatGPT. L’occasion d’une plongée dans les débuts du web et les promesses (ou dérives ?) de l’IA générative.

🧠 OpenAI : assistant shopping, futur réseau social, navigateur…

OpenAI accélère encore : moteur de shopping, comparateurs de produits, rumeurs de rachat de Chrome… jusqu’où ira la startup derrière ChatGPT ? On analyse ses ambitions tentaculaires, sa quête effrénée de données et l’absence de modèle économique clair.

🕶️ Apple Vision Pro et lunettes connectées

Alors que l’équipe du Vision Pro est partiellement réaffectée à Siri, les lunettes AR reviennent dans les rumeurs. L’objectif d’Apple : concurrencer les Ray-Ban Meta et s’imposer aussi dans l’IA portable.

⚠️ Geoffrey Hinton tire la sonnette d’alarme

Le « parrain de l’IA » alerte une nouvelle fois sur les risques d’une technologie hors de contrôle. Un appel que certains jugent alarmiste, mais qui mérite d’être entendu à l’heure où l’IA devient accessible à tous.

🎧 Bonus shopping geek

Ordinateurs, casques, smartphones alternatifs : chacun partage ses dernières emplettes tech, avec un retour d’expérience enthousiaste sur le nouvel écran nano-texturé d’Apple, les casques Beyerdynamic ou les téléphones Nothing.

🎧 Ecouter sur votre app de podcast


Jérôme :
[0:06] Il y a encore des gens qui n'écoutent pas de podcast, il y a 45% des Français

Jérôme :
[0:09] qui n'écoutent pas de podcast. Honte à eux, non mais...

Bruno :
[0:12] J'ai le pensé pour eux.

Jérôme :
[0:13] Ça déjà, je ne comprends pas. Eh bien, pour moi, c'est pareil, je ne comprends pas qu'on n'utilise pas une Monde Connectée, je veux dire, avec tout ce que ça apporte en termes, évidemment, de la santé, puis avant la santé, t'as la couche, on va dire, bien-être, le tracking du sommeil, etc.

Jérôme :
[0:34] Bienvenue à l'écoute du Grand Débrief de Monde Numérique. Cette émission est parrainée par FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises. FreePro est un opérateur spécialisé pour les pros qui s'adresse à toutes les entreprises, les TPE, PME, mais aussi, on sait moins, les grandes entreprises à travers les solutions experts, des solutions IT, cloud, télécom et cybersécurité spécifiques pour les directions techniques et informatiques. FreePro dispose d'experts de la connectivité et de la donnée. Là où ils mettent le paquet aujourd'hui, c'est dans l'accompagnement personnalisé des clients via des équipes dédiées présentes dans une dizaine de villes. FreePro, c'est un peu comme ce podcast, sérieux sans se prendre au sérieux. Leur objectif, c'est de bousculer l'ordre établi sur le marché du B2B comme

Jérôme :
[1:15] ils l'ont fait dans le grand public, avec un crédo, simplicité et innovation. Pour en savoir plus, rendez-vous sur freepro.com et merci à FreePro de soutenir Monde Numérique. Salut, salut, c'est parti pour le grand débrief de Monde Numérique. Chaque mois, on passe en revue l'actu tech du mois écoulé en podcast, audio et puis en vidéo également sur la chaîne YouTube de Monde Numérique avec des pointures du secteur. Comme chaque mois, j'ai le plaisir d'accueillir mes éternels camarades et fidèles amis. Tout d'abord, François Sorel, BFM Business Tech & Co à Paris. Salut François.

François :
[1:52] Salut Jérôme, salut Bruno.

Bruno :
[1:54] Salut François.

Jérôme :
[1:55] Il est là.

François :
[1:56] Heureux de vous retrouver les amis.

Jérôme :
[1:57] De même pour toi, Bruno Guglielminetti à Montréal du podcast Mon Carnet.

Bruno :
[2:01] Heureux de vous retrouver, d'autant plus qu'il y a plus de Nord-Américains aujourd'hui que d'Européens. Je sens la balance du pouvoir se déplacer.

François :
[2:11] C'est vrai, il y a un déséquilibre transatlantique.

Bruno :
[2:15] On est tous les deux sur le même continent.

Jérôme :
[2:18] On est tous les deux sur le même continent.

François :
[2:20] Moi, je garde l'Europe.

Bruno :
[2:21] On est heureux de t'accueillir en Amérique du Nord.

Jérôme :
[2:25] Exactement. Puisque Bruno, tu es à Montréal, comme je l'ai dit, et puis moi, je suis à New York pour exceptionnellement cette fois-ci.

Jérôme :
[2:32] Mais on fait comme si on était tous ensemble. Donc, on va parler cette semaine, enfin ce mois-ci, si vous êtes d'accord un petit peu des temps forts du mois écoulé. Alors moi, j'ai noté sur ma checklist Apple. Il s'est encore passé des choses du côté de chez Apple. D'abord, des bonnes choses, les 10 ans de l'Apple Watch. On va parler aussi un peu du Vision Pro, peut-être de Siri. Mais enfin, on en a beaucoup parlé le mois dernier. Et puis, on parlera bien sûr d'intelligence artificielle, La création d'images, la création de musique. OpenAI qui veut maintenant son navigateur, qui veut son réseau social, qui a des ambitions démesurées. Et puis si ça vous va, on terminera par, ou on commencera même par des petits coups de cœur et des petites choses et des petites anecdotes un peu personnelles, n'est-ce pas ? Pour tous ceux qui nous écoutent et qui sont fidèles puisqu'ils nous suivent régulièrement tous les mois.

Jérôme :
[3:20] Je donne le coup d'envoi pour ce grand débrief, c'est parti ! Comment ça se passe pour vous, chers amis ? Qu'est-ce que vous avez fait de beau cette semaine ? Je sais que François a vécu sa petite fibre people a vibré puisqu'il a fait une rencontre quand même qui doit marquer un homme, j'imagine, sur toute ta génération. Il faut que tu nous racontes ça. Je pense quand même qu'on peut commencer par ça, François.

Bruno :
[3:46] Ça vaut la peine.

Jérôme :
[3:47] Tu as rencontré Michel Polnareff ce mois-ci, cette semaine, à toi, récemment.

François :
[3:51] C'est vrai, c'est vrai. Et franchement, quelle surprise de rencontrer ce chanteur.

Bruno :
[3:57] Mais François, avant de rentrer dans l'entrevue, moi je veux savoir, c'était dans ton salon cette entrevue-là ? J'ai vu le décor, il était sublime.

Jérôme :
[4:04] C'était ouf !

François :
[4:05] Alors non, c'était pas dans mon salon. C'était plutôt dans ça. C'était à Versailles, dans la salle Clémenceau, qui est dans l'hôtel Trianon de Versailles, qui est un palace, en fait, où Michel Ponareff vivaient, voilà, passaient quelques jours.

Bruno :
[4:26] D'accord.

Jérôme :
[4:27] Cool.

François :
[4:28] Voilà, là, je vous raconte un petit peu les...

Bruno :
[4:29] Mais il a raison, bien sûr, il a raison.

François :
[4:33] C'est vrai que Paul Larré adore les hôtels et son précédent album, il avait réalisé, enfin son précédent album, non, un album qui était sorti à la fin des années 80.

Jérôme :
[4:41] Il avait qu'un an dans un hôtel.

François :
[4:43] Exactement. Des centaines de jours au Royal Monceau. Pour, voilà, brainstormer, écrire ses chansons, etc. Parce que vous le savez, sans doute, il ne vit pas en France, ce monsieur, il vit à Los Angeles. Et donc là, il est en promo en ce moment, en France. Promo parce qu'il sort un nouvel album qui s'appelle Un Temps pour Elle, qui est une bonne surprise, d'ailleurs, musicalement. Moi, je l'ai écouté, je le trouve plutôt... Alors, c'est du Paul Lareff tout craché, mais... Moi, j'adore Paul Lareff.

Jérôme :
[5:14] J'ai adoré Paul Lareff pendant toute ma jeunesse.

François :
[5:18] Prends le temps, écoute-le, je sais que tu vas reprendre l'avion là pour rentrer. Écoute-le, il est pas mal du tout. Et donc, il fait la promo de son album et puis surtout, il entame une série de concerts un peu partout en France, là, dans les semaines et les mois qui viennent.

Bruno :
[5:33] Oui, mais c'est pas pour ça que tu l'encontrais.

Jérôme :
[5:36] Il est âgé quand même, Michel Polnareff, aujourd'hui. Il faut bien le dire, François.

François :
[5:40] C'est un vieux monsieur.

Jérôme :
[5:41] Oui.

François :
[5:41] Il a 80 ans. Oui, mais il est prêt pour... Il ne les fait pas. Non, c'est vrai qu'il ne les fait pas. Il est toujours passionné par la musique. Et en fait, moi, je l'ai reçu parce que c'est vrai que le recevoir...

Jérôme :
[5:52] Oui, c'est vrai. Qu'est-ce qu'il faisait chez toi ? Parce que tu n'as pas repris les émissions de Michel Drucker. Enfin, c'est...

François :
[5:57] Non, pas encore.

Jérôme :
[5:58] C'est pas le truc.

François :
[5:59] J'y travaille.

Jérôme :
[5:59] J'y travaille.

François :
[6:00] Mais il est indéboulonnable, Michel Drucker. Je pense qu'il partira après nous. Non, non, non. En fait, dans Tech & Co, moi, j'aime bien faire de temps en temps des petits pas de côté et de recevoir des personnalités qui n'ont pas forcément a priori un rapport avec la tech, mais qui, malgré tout, en ont un petit. Et j'avais reçu Jean-Luc Aubert il y a quelques semaines de cela. Et il se trouve que j'ai eu la proposition de Warner de recevoir Michel Pernareff, parce que Michel Pernareff est un personnage qui, au-delà du fait d'être haut en couleur, est quelqu'un qui est passionné de tech depuis de très nombreuses années. et quand on réécoute l'interview et quand on s'intéresse un petit peu à ce qu'il a fait, l'un des tout premiers sites de chanteurs français, c'était le Polnaweb on en parlait avec Bruno parce que tu t'en souvenais aussi Bruno, tu avais suivi ça de près c'était en 96, rappelez-vous 96, c'était vraiment les balbutiements de l'internet, il n'y avait pas de haut débit enfin voilà et vous avez encore le Minitel.

François :
[7:05] Et Polnaweb avait créé son propre site web pour pouvoir discuter avec sa communauté. Il mettait des petites vidéos en ligne. Alors, imaginez les vidéos en 96. C'était vraiment des timbres postes avec trois images par seconde. Mais il s'en souvient. Il nous raconte ça. Voilà, on parle aussi de Goodbye Marilou, qui est une chanson qui est... qui a été inspirée par le Minitel, parce qu'elle a été conçue, enfin écrite en 88-89, et on était à la grande époque du Minitel, donc il était déjà un peu connecté, en quelque sorte. Et puis, surtout, il est venu nous présenter en exclusivité pour BFM Business, son avatar. En fait, il a sorti un avatar que vous pouvez retrouver sur le site de Polnareff, Polnaweb. Vous cliquez dessus, vous lui poser des questions, vous pouvez lui parler, un peu comme ChatGPT, finalement. Sauf que c'est Paul Narev qui vous répond. Et c'est sa voix, c'est ses intonations.

Jérôme :
[8:05] Et c'est son background, et c'est sa vision, etc. C'est ça, sa personnalité.

François :
[8:09] Avec Eleven Labs, ils ont numérisé sa voix, il y a du Microsoft Azure, il y a du ChatGPT à l'intérieur, enfin voilà. Ils ont réussi à créer un avatar de Paul Narev qui est assez bluffant, je trouve, et qui marche bien. Alors, il marche mieux à l'oral qu'en vidéo, parce qu'en fait, En fait, en vidéo, on a aussi un avatar de Paul Nareff qui, je trouve, est un peu moins bien réussi. Mais franchement, c'est assez intéressant. Il est venu nous raconter tout ça avec le patron de la startup qui a développé ça, qui s'appelle Com.ai, et qui a travaillé, on va dire, étroitement avec Paul Nareff.

Jérôme :
[8:44] Et ce qu'il t'a dit... Et est-ce qu'il t'a raconté tout le bien qu'il devait penser du pillage des chansons et de la musique par les outils d'intelligence artificielle ?

François :
[8:55] Eh bien, tu sais quoi ? Tu me connais. Je l'attendais au tournant. Je lui ai diffusé une chanson que j'avais faite par Suno, qui était...

Jérôme :
[9:06] À la manière de...

François :
[9:07] Voilà, à la manière de Paul Narek.

Jérôme :
[9:09] Etc.

François :
[9:09] Et il a dit, franchement, c'est pas mal, mais il dit, bon, moi, je suis de la vieille école, je ne peux pas me servir de ces technologies-là. Et voilà, enfin, il n'a pas été très virulent là-dessus. Je pense que, bon, tu vois, sa carrière est derrière lui.

Jérôme :
[9:27] Oui, lui, il est à l'abri. Il ne va pas se faire piller.

Bruno :
[9:31] Mais en écoutant ton entrevue, François, et en pensant à son avatar, je me disais, est-ce qu'il y a quelqu'un ou qui sera le premier à utiliser son avatar pour faire une nouvelle œuvre en son nom?

François :
[9:43] Alors, je lui ai posé la question. Je lui ai posé la question, est-ce que son avatar peut chanter? Il m'a dit que non pour l'instant, mais qu'ils y travaillaient. Donc, à voir, je pense que...

Jérôme :
[9:52] Faire un concert comme Michael Jackson?

Bruno :
[9:55] Non, mais là, ce serait de l'original, là.

François :
[9:57] Oui, ça serait...

Bruno :
[9:58] Ça veut dire que tu pourrais lui faire faire de nouvelles chansons en mettant Jérôme et François.

François :
[10:03] Oui, mais le truc que je vois qui est un peu négatif, c'est que finalement, ça ne serait pas du Paul Nareff. Ça serait de l'E.I. Paul Nareff. Est-ce qu'il validerait, est-ce que son avatar validerait, en fait, ses chansons?

Bruno :
[10:15] Et c'était ça ma question, suite à sa réponse.

François :
[10:20] Mais après, je lui ai posé une question concernant son avatar et la postérité, il est très heureux que son avatar lui survive, en quelque sorte. Et ça pose plein de questions assez vertigineuses, quand même. Enfin, voilà.

Jérôme :
[10:33] C'est super intéressant.

François :
[10:34] Finalement. Donc, voilà, interview à retrouver sur BFM Business.

Bruno :
[10:40] Ça vaut vraiment la peine.

Jérôme :
[10:41] C'est cool.

François :
[10:42] Merci beaucoup. Merci.

Jérôme :
[10:44] Il était vraiment super. Ah, Paul Nareff, quel mélodiste. J'adore.

François :
[10:48] Je suis d'accord avec toi. J'étais tout... J'avais plein de tracts, quoi. Le fait de rencontrer Paul Nareff, c'était... Parce que comme Jérôme, moi, j'adore Paul Nareff. Enfin, je connais par cœur plein de chansons. Donc, c'était assez impressionnant.

Bruno :
[11:09] Et c'est drôle parce que c'est un des rares chanteurs français de cette époque-là qui n'a pas du tout percé ici, au Québec.

Jérôme :
[11:16] Ah ouais ?

François :
[11:16] C'est fou, hein, quand même.

Jérôme :
[11:17] Et pourtant, c'est la langue française dans toute sa splendeur, en plus.

Bruno :
[11:22] Oui, tout à fait. Mais il n'a.

François :
[11:23] Pas été diffusé sur les radios.

Bruno :
[11:26] C'est ça.

François :
[11:27] Et voilà. Alors que c'est paradoxal, il vit aux U.S., c'est ça, enfin, c'est assez...

Jérôme :
[11:32] Attention à ce que tu dis, François, parce que les U.S. n'est pas le Canada, tu sais que... Les U.S.

François :
[11:35] N'est pas le Canada.

Jérôme :
[11:36] Tu vas nous l'énerver, notre Bruno, là.

François :
[11:40] Sur le continent, on va dire.

Bruno :
[11:41] Moi, j'inquiète.

Jérôme :
[11:45] Anecdote, je trouve ça drôle quand même, parce que ce n'est pas le Canada, c'est vrai, mais vous n'êtes pas traité comme les autres ici aux États-Unis, Bruno. Mais oui, surtout dans les aéroports, il y a des panneaux Canada partout. C'est-à-dire que vous n'êtes pas à la même enseigne, vous êtes à la même enseigne que les Américains.

Bruno :
[12:00] Oui, mais parce qu'il y a encore quatre mois, on était de très, très, très grands alliés.

Jérôme :
[12:05] Grands amis. Voilà, il y a les fils pour les visiteurs américains et canadiens, et puis il y a les autres, la poubelle qui monte là.

François :
[12:15] Toi et moi, quoi, Jérôme.

Jérôme :
[12:16] Exactement.

Bruno :
[12:17] Rassure-toi, Jérôme.

Jérôme :
[12:18] Ceux qui font la queue pendant une heure pour l'immigration.

Bruno :
[12:20] Mais le prochain voyage que tu vas faire, tu vas voir, les panneaux canadiens vont être...

Jérôme :
[12:23] Ils seront enlevés, tu crois ? Non, ne dis pas ça. Bon, allez, revenons à la tech, parce que c'est un peu, évidemment, l'esprit de cette émission. Comme d'hab, j'ai envie de dire, on va parler d'Apple parce que c'est notre phare dans la nuit, dans la nuit de la tech. Tiens, et puis une petite séquence nostalgie également. J'avais envie qu'on commence par évoquer les 10 ans de l'Apple Watch. Alors, je sais que, encore François, tu en as beaucoup parlé. Tu as fait une émission spéciale sur Tech & Co. Bruno en a parlé aussi, moi aussi un petit peu. Mais on ne va pas refaire toute l'histoire de l'Apple Watch. mais s'il y avait une chose qu'il fallait retenir, selon vous, ce serait quoi ? Déjà, est-ce que vous êtes utilisateur de ça ou pas ? François, il ne met pas de montre, donc la question est vite répondue. Et Bruno, toi, tu es Apple Watch. Moi, je suis très Apple Watch aussi depuis toujours. Et je trouve que quand tu mets la main là-dedans.

Bruno :
[13:27] C'est le cas de me dire… Mais c'est difficile de la retirer.

Jérôme :
[13:29] Tu ne peux plus la retirer. Mais voilà, je ne sais pas, est-ce que vous pensez que vraiment c'est le truc qui… parce que c'est un peu discret, c'est presque, ce n'est pas un sous-produit, mais ce n'est pas l'iPhone. Et malgré tout, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, c'est ce qui marque le plus la réussite d'Apple, ce truc-là, non?

Bruno :
[13:44] C'est devenu un symbole avec le temps. L'idée, quand on regarde les parts d'un marché qu'ils ont au niveau des montres branchées, mais même au niveau des montres en général, dans le monde de la montre, il y a eu deux grandes révolutions. À un moment donné, il y a eu Swatch en Suisse qui a pris le marché par surprise et puis après, il y a l'Apple Watch. Et quand on parle à des gens, des Suisses, dans le monde de l'horlogerie, c'est comme, c'est un monstre. C'est l'empire, c'est le pire qui pouvait leur arriver. Mais ils sont arrivés avec un produit qui parle aux gens. Et de plus en plus, ils sont très habiles chez Apple. De plus en plus, ils sont en train de miser sur la e-health, la e-santé. Et c'est ça qui fait la différence. Puis pourtant, Huawei a une très bonne montre. Je pense à TCL, du matériel comme ça. OnePlus a une montre formidable qui m'a presque fait enlever mon Apple Watch. Mais c'est quand même ça. Il y a une intégration avec le reste de l'environnement qui est bluffante.

Jérôme :
[14:51] Oui, François ?

François :
[14:53] Non, mais je suis d'accord avec Bruno. C'est vrai que dix ans déjà, ça passe tellement vite. 2015, on se souvient. Moi, je me souviens, Jérôme, on était allé chez Colette. Je ne sais pas si tu te souviens.

Jérôme :
[15:04] Le magasin rue du Faux-Pourg Saint-Honoré à Paris.

François :
[15:07] Exactement, parce qu'Apple avait décidé de présenter son Apple Watch en avant-première chez Colette à l'époque. Et on regardait ça, nous, avec nos petits yeux de geek écarquillés incroyables. Et on n'imaginait pas à quel point ça allait avoir un impact dans le quotidien de beaucoup de gens. Parce qu'aujourd'hui, c'est vrai, la e-santé, c'est vraiment quelque chose qui est très puissant dans l'Apple Watch. Apple communique beaucoup là-dessus. Les personnes dont la vie a été sauvée grâce à l'Apple Watch parce qu'ils avaient des problèmes cardiaques ou parce qu'ils sont tombés lors d'une randonnée et que la montre a appelé automatiquement les secours. Enfin, il y a plein d'anecdotes qui sont saisissantes comme ça, parce que franchement, quel est le produit high-tech le plus impressionnant quand il sauve des vies ? C'est fou. Enfin, je veux dire, incroyable. Et moi, je pense que l'avenir, ça va être, si tu veux, couper le cordon. Alors, on peut couper le cordon déjà, puisque la montre est 4G, etc. Mais je soupçonne Apple de vouloir, petit à petit, donner une autonomie à l'Apple Watch. Tu vois ? Et surtout, quand on est de plus en...

Jérôme :
[16:18] C'est-à-dire qu'on n'a plus besoin de l'iPhone pour avoir toutes les fonctionnalités de l'Apple Watch.

François :
[16:22] C'est ça. Et malgré tout, tu te fais une petite détox numérique. Parce que, comme tu n'as pas un grand écran, tu ne peux pas scroller toute la journée ton Instagram. Tu n'as pas énormément de batterie. en fait tu te retrouves avec l'essentiel de la connectivité et de la comment dirais-je, des besoins que tu peux avoir et je pense qu'Apple, Va aller dans cette direction.

Bruno :
[16:45] Mais ça, c'est un truc, et c'est important, François, ce que tu dis, comme d'habitude, d'ailleurs, mais c'est de voir aujourd'hui, et c'est ça que je trouve ça navrant, c'est la dépendance encore aujourd'hui, de la montre par rapport à un iPhone ou un iPad. Ça te prend absolument cet outil-là pour la faire fonctionner. Et le jour où ils vont la détacher, où ils vont vraiment couper le cordon ombilical, Donc, ça pourrait permettre aux gens qui sont dans l'écosystème iOS, mais aussi aux gens qui sont dans l'écosystème Android, de pouvoir l'utiliser. Là, j'ai l'impression que les ventes vont repartir encore vers d'autres semaines.

François :
[17:26] Alors, le seul problème, c'est l'autonomie. Parce que c'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'espace. Il y a une toute petite batterie.

Jérôme :
[17:34] Écoute, la Watch Ultra, elle tient 48 heures. Moi, je la recherche un jour sur deux, en fait. C'est vrai.

Bruno :
[17:40] Mais toi, Jérôme, la manque ?

Jérôme :
[17:42] Moi, je trouve que la montre connectée d'une manière générale, que ce soit Apple ou d'autres, finalement, pour moi, c'est comme le podcast. Je ne comprends pas qu'il y ait des gens qui ne l'utilisent pas encore. C'est-à-dire qu'il y a encore des gens qui n'écoutent pas de podcast. Il y a 45% des Français qui n'écoutent pas de podcast. Honte à eux.

Bruno :
[18:02] J'ai une pensée pour eux.

Jérôme :
[18:03] Ça, déjà, je ne comprends pas. Pour moi, c'est pareil. je ne comprends pas qu'on n'utilise pas une montre connectée, je veux dire, avec tout ce que ça apporte en termes, évidemment, de la santé, puis avant la santé, tu as la couche, on va dire, bien-être, le tracking du sommeil, etc. Je pense qu'on est loin des débats du début qui étaient, oui, mais moi, je n'ai pas trop envie quand même qu'on vienne me dire si j'ai bien dormi, je n'ai pas besoin d'un appareil pour me dire ça, je le sais, c'est faux, ce n'est pas vrai. Le nombre de pas que tu fais, Il y a plein de métriques super intéressantes. Donc, voilà, ça me surprend qu'effectivement… Et puis.

Bruno :
[18:42] Dans le quotidien, maintenant, c'est fou. Quand on rencontre des médecins, que ce soit le médecin de famille ou des spécialistes, le nombre de médecins maintenant qui se demandent, en voyant la montre, est-ce que je peux accéder à votre application sur le téléphone?

Jérôme :
[18:54] Ah, mais ça, c'est intéressant ce que tu dis, parce que si c'est comme ça chez toi, bravo. Parce que nous, on n'en est pas encore là.

Bruno :
[19:00] Ah, bien, c'est dommage.

Jérôme :
[19:01] Ah ouais, ouais, ouais. Non, non, les médecins, ce n'est pas les plus avancés. De toute façon, tech, il faut bien le dire, ça n'a jamais été les plus à la pointe. Et là, en fait, ils voient l'Apple Watch, c'est toujours, oui, c'est sympa, mais enfin, ça ne vaut pas du matériel médical, vous comprenez.

François :
[19:14] Après, je pense que tout dépend, tu vois, tu peux tomber sur des cardio geeks, un peu faire une nouvelle technologie qui s'intéresse à tout ça et qui rend un discours un peu différent, tu vois. Mais c'est vrai que, ben voilà, c'est deux chapelles qui s'affrontent.

Bruno :
[19:29] Les autres sont encore à 3615 Médoc.

Jérôme :
[19:33] Bon ça c'est l'Apple World et pendant ce temps alors il s'est passé plein de trucs chez Apple aussi ce mois-ci, c'est notamment de la réorganisation parce qu'il y a Siri qui on en parlait le mois dernier, ça va pas très fort on va pas refaire le film, mais donc ils ont l'air de vouloir prendre les choses en main, apparemment Tim Cook a tiré la sonnette d'alarme, il a pris, une partie de l'équipe du Vision Pro pour aller chapeauter Siri donc un certain Mike Rockwell qui paraît-il un super organisateur qui va recadrer tout ça. Est-ce que selon vous, ça va relancer Siri et est-ce que ça ne va pas un peu dépoiler le Vision Pro? Pardon pour l'expression, mais ce n'est pas vulgaire non plus.

Bruno :
[20:16] On comprend. D'autant plus que c'est mardi cette semaine, dans mon bulletin 120 secondes de tech, je revenais sur la fameuse histoire de paire de lunettes où il y avait une information qui circulait comme quoi Apple avait jeté le projet, puis finalement, il ne touchait plus à ça. Ben non, Bloomberg, cette semaine, a reconfirmé exactement que ça revient. Et ça, moi, j'ai l'impression que le Vision Pro, s'il se fait dépoiler un peu, ça va être au bénéfice des lunettes. Mais les lunettes, bon, ce n'est pas cette année, ce n'est pas l'an prochain. Mais moi, j'ai l'impression que il voit bien le succès que Meta a avec ses Ray-Ban. Il est là, le marché. Là, après, j'ai l'impression que Vision Pro, s'il perd des poils, Ça va être à cause de ça.

François :
[21:03] Vous avez vu qu'Apple, alors je ne sais pas, il y a une rumeur aussi qui est sortie il y a quelques heures comme quoi Apple sortira un nouveau Vision Pro.

Jérôme :
[21:10] Oui, un Vision Pro.

François :
[21:11] Beaucoup plus abordable dans les mois qui viennent.

Jérôme :
[21:15] Ça fait un petit moment qu'il y a ça. Oui, ce serait bien. Après, c'est vrai qu'il ne faut pas perdre de vue que toutes ces grandes boîtes, que ce soit Apple, Meta, Google, etc., ils travaillent tout le temps sur des tas de projets en parallèle. Donc, en fait, quand on dit oui, ça y est, Apple fait des lunettes, mais bien sûr qu'ils sont sur les lunettes et bien sûr qu'ils étaient sur la voiture ils testent tous plein de trucs et chez Meta c'est pareil là je vais chez Meta tout à l'heure tiens pour ne rien vous cacher, je pense pas que j'aurai accès à des secrets d'état mais c'est, marrant de voir que quand on discute avec les gens ils ont tous une équipe lunettes une équipe VR, une équipe AR une équipe machin, ils sont tous sur tous les projets du moment et puis après ils font le tri, ils se spécialisent etc. C'est vrai que les lunettes en tout cas Meta s'en sort pas mal Ah ouais.

François :
[22:03] Et puis vous avez vu la mise à jour aux Etats-Unis, vous l'avez depuis un moment mais en Europe, ça y est, enfin on a accès à toute la puissance de l'IA de l'Yama, sur les lunettes méta et notamment, la reconnaissance de caractère, d'objet etc, la traduction en temps réel donc ça a mis du temps mais c'est arrivé et voilà c'est cool pour nous Européens on est au niveau maintenant des Américains quoi.

Bruno :
[22:30] Et l'Apple Intelligence n'est pas encore là.

Jérôme :
[22:33] Et l'Apple Intelligence...

François :
[22:36] Alors, il est un peu là, il est un peu là sur quelques fonctionnalités. Mais c'est vrai que ça ne place pas trois pâtes à un Tim Cook.

Jérôme :
[22:42] Écoute, moi, j'utilise beaucoup la gomme magique en ce moment sur les photos.

Bruno :
[22:48] Ouais, mais c'est...

Jérôme :
[22:49] OK, tu vas me dire que ça existe depuis 50 ans, mais sauf que là, c'est le bouton sur l'appli machin. Oui, mais ça facilite les choses. C'est tellement bien intégré.

François :
[22:56] C'est comme toujours avec Apple.

Jérôme :
[22:58] Et voilà.

François :
[22:58] Tellement bien intégrés, bien sûr.

Jérôme :
[23:00] C'est ça le truc.

Bruno :
[23:01] Il faut être patient, c'est tôt.

Jérôme :
[23:03] La transition est toute trouvée pour parler, chers amis, d'intelligence artificielle, puisque si on parle d'Apple Intelligence, Bruno, quel talent. Moi, j'aimerais bien avoir votre avis sur les ambitions démesurées d'OpenAI, qui donc a fait savoir qu'ils voulaient se transformer en réseau social, ils veulent racheter le navigateur Chrome, ils viennent de lancer un truc de shopping, un moteur de recherche de shopping.

Bruno :
[23:28] De magasinage, comme on dit en Amérique du Nord.

Jérôme :
[23:31] Voilà, de magasinage, comme vous dites chez vous. Mais nous, on a inventé QuelCou quand même.

François :
[23:37] Oh, QuelCou !

Jérôme :
[23:39] En fait, c'est le QuelCou Powered by AI.

François :
[23:43] C'était Pierre Chapaz, tu te rappelles ?

Jérôme :
[23:44] Le père, le papa de l'actuel secrétaire d'État au numérique, Clara Chapaz.

François :
[23:49] Évidemment.

Jérôme :
[23:50] Tout à fait.

Bruno :
[23:50] Elle n'a rien à personne, ça.

Jérôme :
[23:52] Et donc voilà, Open AI, toujours au sommet de la vague. Est-ce que c'est vraiment le nouvel Apple, ce OpenAI, aujourd'hui ?

François :
[24:05] Le nouvel Apple, non, mais alors effectivement, tout réussit à OpenAI et tu vois qu'ils ont une espèce de... Ils s'imposent un rythme effréné d'innovation, de marketing, de communication qui est impressionnante. Il n'y a pas une semaine où il n'y a pas d'innovation OpenAI, en fait. et tu sens qu'ils ont faim Tu sens qu'ils ne lâchent pas l'affaire et qu'ils sont hyper dynamiques, mais pendant ce temps-là, ils brûlent énormément de cash. On en parle de temps en temps dans Takenco. C'est une boîte qui, aujourd'hui, n'a pas véritablement de modèle économique.

Jérôme :
[24:41] Ils ont un produit. Ils ont un produit qui est Chattopity avec des abonnements. C'est l'abonnement, c'est tout.

François :
[24:47] Oui, après, ils ont sans doute aussi les contrats avec les grosses boîtes des entreprises, etc., pour fournir leurs solutions. Mais ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas. Et je pense que OpenAI se cherche le meilleur exemple, à mon avis. C'est ce qu'ils ont annoncé aujourd'hui. Enfin, en tout cas, à l'heure où on enregistre ce podcast, c'est cette possibilité de faire du shopping avec OpenAI, tu vois. Donc, tu n'es plus obligé de taper sur ton site, sur ton clavier, je ne sais pas moi, si tu vas aller faire tes courses, etc. Là, tu dictes tes courses, tu en parles de manière naturelle comme tu le fais avec ChatGPT, et lui, paf, il va aller sur le site que tu as choisi, remplir ton panier, etc. Alors, tu es encore obligé de payer, mais bon, c'est une question de temps pour que le paiement se fasse automatiquement.

Jérôme :
[25:38] Ce qui est intéressant aussi, c'est de faire des benchmarks, des comparaisons, tu veux acheter, je ne sais pas quoi, une cafetière électrique et tu lui dis, voilà, fais-moi le comparo de tout tel et tel modèle de cafetière et il te fait des tableaux à merveille et ensuite si tu veux t'adorerais ça t'adorerais les tableaux comparatifs moi je fais beaucoup de tableaux avec OpenEye je lui fais comparer des poires et des pommes enfin non mais des tas de choses, et puis il commence à me connaître donc il me dit tu veux un tableau ?

Bruno :
[26:07] Vas-y lâche-toi mais je veux revenir sur ce que François dit ce qui est surprenant mais évidemment bon On est dans le mode freemium. Donc, l'idée, c'est qu'on veut pousser l'achat en ligne comme ça. Mais pour le moment, il ne touche aucun sou dans les transactions.

Bruno :
[26:28] Et on n'est pas dans la sponsorisation. C'est-à-dire qu'on y va avec les requêtes, les données organiques. Ce qui va chercher plus d'intérêt, par exemple, pour revenir à ta cafetière ou à un jambon, c'est ceux qui ont les meilleures cotes qui vont sortir. Et ça, je trouve ça intéressant. Évidemment, c'est pour que le plus grand nombre de gens puissent y toucher. Mais j'ai l'impression que très rapidement, déjà qu'on parle de publicité dans une prochaine version de ChatGPT en version gratuite, c'est... Un, il faut qu'il rentre de l'argent. Ça, c'est important. Mais deuxièmement, c'est l'accès à des données. Et son idée de lancer un réseau social qui ferait de la concurrence à Blue Sky ou à X ou peu importe, c'est pour aller chercher de la donnée. Si on veut faire l'acquisition d'un Chrome, c'est pour avoir accès à de la donnée. Et c'est ça au cœur de cette course-là, c'est d'essayer à la fois de faire des revenus, mais aussi d'accéder à des données. Et il faut regarder, il faut regarder toutes les prochaines acquisitions qu'ils sont en train de faire. S'ils se lancent dans le commerce, pourquoi? Bien, pour voir ce qui intéresse les gens. Et s'ils vont faire des courses pour eux, bien, c'est autant d'informations auxquelles ils vont avoir accès. Avec les comparatifs, tout ça, c'est que du bonheur pour eux. Parce que là, ils ont une raison pour aller chez un commerçant en disant, non, non, on ne vient pas piller votre banque de données. On vient vous amener des clients. Sauf qu'en même temps, on va tout ramasser ce que vous avez comme connaissance sur votre site.

François :
[27:54] Et pendant ce temps-là, tu as Google qui tremble.

Bruno :
[27:56] Ah oui, ils n'ont rien vu passer.

Jérôme :
[28:00] Le truc du shopping, c'est formidable. C'est un boulevard. Ça va être un boulevard ensuite pour faire ce qu'a fait Google, c'est-à-dire insérer des liens sponsorisés. Parce qu'aujourd'hui, comme tu dis, les réponses sont organiques, c'est-à-dire qu'elles sont pures, entre guillemets, elles sont bio, mais après, tu auras trois réponses sponsorisées en tête de gondole. C'est vrai, sur la donnée, oui, on ne se rend pas bien compte de cette espèce de bataille de fonds, de guerre pour la donnée, et tous les investissements sont là-dessus. Moi, je pense qu'ils, par exemple, ils pourraient racheter la sécurité sociale en France, tu vois ? Parce que, un, ils nous sauveraient, et puis deux, ils auraient de la data.

François :
[28:36] Et puis, il faudrait le bon affaire, surtout.

Jérôme :
[28:38] Il ferait une bonne affaire. Non, on peut essayer de monter un coup.

Bruno :
[28:42] Partons nos rumeurs. Ce n'est pas ce que Dodge voulait faire avec Grock. Aller chercher toutes les données américaines et les balancer dans son ex-AI.

Jérôme :
[28:52] Oui, bien sûr. J'en discutais hier avec des... Des jeunes ingénieurs qui travaillent dans l'IA, qui sont français, qui me parlaient de Mistral et qui me dit « Ouais, mais Mistral, c'est bullshit. C'est dur, mais pas bullshit, mais ils me disaient que leurs modèles ne sont pas terribles. » leurs modèles ne sont pas terribles, disait-il, parce qu'ils ont trop de pudeur. Un, ils respectent la loi, ce que ne font pas les Américains, donc ils ne s'entraînent que sur les données auxquelles ils ont le droit d'accéder.

François :
[29:26] Autorisés.

Jérôme :
[29:26] Autorisés, ils ne font pas du scrapping comme les Américains, ce qu'ils font depuis les années, comme tous les autres, voilà. Et deux, aussi, l'une des explications pourrait être le manque de ressources matérielles, en fait. Ils ont beau avoir des tas d'un deal avec Azure, de Microsoft, accès donc normalement à de la puissance de calcul, ils sont encore en retrait par rapport à d'autres. Et par exemple, c'était aussi des... Parce que là, je suis dans un petit écosystème avec beaucoup de gens qui travaillent dans toutes les boîtes tech en ce moment, donc c'est assez inspirant.

François :
[29:57] Ça doit être top!

Jérôme :
[29:58] Oui, oui, c'est vraiment bien. Et qui me parlaient notamment des projets de Meta en matière de data center. Meta est en train d'ouvrir des data centers partout à travers le...

Bruno :
[30:07] Alors que Microsoft est en train de se retirer du dossier.

Jérôme :
[30:10] Intéressant ça et des trucs de folie ils vont ouvrir je ne sais plus dans quel état un data center qui fait paraît-il la moitié de la taille de Manhattan, ça va être un truc de fou et tout ça fait du processing du processing du processing et face à ça notamment le petit Mistral et les autres ont un peu de mal, enfin fin de la parenthèse et OpenAI ils continuent à caracoler donc, Mais bon, on va tenir bon quand même. Il y a quand même un truc qui est étonnant. Donc, cette histoire de racheter Chrome, vous avez vu, d'abord, Chrome n'est pas à vendre, il faut quand même le rappeler.

Bruno :
[30:44] Pas pour le moment.

Jérôme :
[30:45] Pas pour l'instant, mais l'histoire...

François :
[30:47] Mais tu as les rapaces qui tournent autour.

Jérôme :
[30:49] Exactement, tu as les vautours qui tournent, tu sais, tout à fait.

François :
[30:52] C'est dingue.

Jérôme :
[30:53] Puisque l'idée, en deux mots, pour les gens qui nous écoutent, c'est que Google a des démêlés avec la justice américaine qui a demandé le démantèlement et notamment qui revend de Chrome qui contribuerait à leur situation de monopole. Il y a OpenAI qui a dit qu'il serait intéressé, Perplexity qui a dit qu'il serait intéressé, Yahoo qui sort du bois, DuckDuckGo, tout le monde veut racheter Chrome. Finalement, c'est vrai que le navigateur, c'est la porte d'entrée ultime vers, un univers incroyable de business derrière.

Bruno :
[31:28] Il y a juste Microsoft qui n'a pas levé la main, même si je les verrais revenir dans le décor.

Jérôme :
[31:32] Oui, ils pourraient. Mais tu sais, Microsoft...

François :
[31:35] Et avec leur Bing, et avec leur Edge, surtout, ils ont du mal. C'est compliqué. Mais tu vois, c'est vrai qu'on peut se poser la question qui pourrait racheter Chrome, et c'est vrai qu'OpenEye pourrait racheter Chrome, ça serait pas mal, mais moi, je trouve que Chrome est tellement imbriqué, impliqué dans Google, ça va être compliqué d'ailleurs.

Jérôme :
[31:52] C'est ce que dit Google. T'as raison.

François :
[31:54] Pardon ?

Jérôme :
[31:54] C'est ce que dit Google.

François :
[31:55] Il y a un porte-parole de Google qui disait justement, mais en fait, Chrome sans Google, ça n'a pas de sens. Et je pense que c'est vraiment la vitrine de Google, de tous les services Google.

Jérôme :
[32:07] Mais si tu mets Chrome, si tu prends Chrome, tu le coupes un peu de Google, mais tu le plug, par exemple, sur OpenAI... tu récupères le fonds de commerce les utilisateurs les 90% des utilisateurs dans le monde 70% dans le monde 90% en Europe, et puis derrière c'est OpenAI qui devient le moteur de recherche dominant ils.

François :
[32:33] Ont beaucoup de requêtes ils ont un terrain assuré.

Jérôme :
[32:35] Ah oui tout à fait ça exactement il va falloir racheter des cartes graphiques et là t'as Jensen Huang Jensen Huang de Nvidia qui se frotte les mains vous avez vu Jensen Huang vient à Paris Ouais.

François :
[32:47] Trop bien.

Jérôme :
[32:48] Il sera Vivatech, keynote du patron de Nvidia.

Bruno :
[32:53] Ce sera le Elon Musk de cette édition.

Jérôme :
[32:56] Tout à fait.

François :
[32:56] Exactement. Il présenterait une keynote, d'ailleurs.

Bruno :
[32:59] Wow. Beaucoup.

Jérôme :
[33:01] Ouais, c'est bien. Après, c'est le mec qu'il fallait avoir cette année.

François :
[33:03] Oui, c'est sûr. C'est sûr.

Jérôme :
[33:05] Voilà.

François :
[33:06] Ils sont forts, les organisateurs de Vivatech. Ils arrivent toujours à trouver les...

Jérôme :
[33:09] Maurice Lévy.

François :
[33:11] Les bons speakers, c'est vrai.

Bruno :
[33:12] Mais quelle édition, hein? Nvidia et le Canada. Moi, je...

Jérôme :
[33:16] Oh là là là !

Bruno :
[33:17] Tout est là.

François :
[33:17] Non, mais moi, je dirais même mieux.

Bruno :
[33:19] Non.

François :
[33:19] Jensen Young, Bruno Guglielminetti.

Jérôme :
[33:21] Bruno Guglielminetti, exactement.

François :
[33:23] Les deux seront là.

Bruno :
[33:24] J'arrête de me faire ma gueule.

Jérôme :
[33:27] Génial.

François :
[33:28] Il nous tarde de te voir.

Bruno :
[33:29] Je ne sais pas.

François :
[33:30] Bruno, ça va être cool.

Bruno :
[33:31] Ah oui, ça va être cool.

Jérôme :
[33:31] On t'attend avec impatience. Je voudrais qu'on reste sur l'IA,

Jérôme :
[33:36] mais on va prendre un peu de hauteur. Bruno, c'est toi qui va nous parler de ça, parce que tu as fait un article là-dessus, sur ton site.

Bruno :
[33:42] Qu'est-ce que j'ai fait encore ?

Jérôme :
[33:43] Oui, tu as encore fait un article. sur Geoffrey Hinton qui, une fois de plus, tire la sonnette d'alarme face au danger de l'intelligence artificielle. On va tous mourir.

Bruno :
[33:58] Oui, mais c'est intéressant parce que j'ai l'impression que depuis qu'il a repris son droit de parole en quittant l'Empire Gogol, c'est que ça qu'il dit depuis les débuts. Comme Joshua Benjot. Oui, exactement. Tu as les trois parrains. Yann Lecun, qui lui, est un jovialiste né, évidemment, parce qu'il est payé par les gens de méta, il y a de quoi pousser dans ce sens-là. Mais le jour où il va prendre sa retraite, moi, j'ai hâte de l'entendre.

François :
[34:27] Oui, il va entendre son vrai discours. Exactement.

Bruno :
[34:29] Et je ne dis pas qu'il ment, mais il y a quand même un serviteur à qui il doit rendre hommage de temps en temps, et surtout pousser sur la chandelle pour la protéger du feu. Mais les deux autres qui sont indépendants, Tu te souviendras, Jérôme, quand on a parlé à Joshua Benjo, à un moment donné, je lui avais posé, est-ce que ça vous permet une liberté, justement, de ne plus travailler pour les IBM et les autres de ce monde? Il dit oui, c'est de ça dont je suis le plus fier. Et quand on voit Hinton, c'est la même chose. Il a cette liberté et il est maintenant très critique par rapport à ce qui est devenu leur recherche. Et c'est ça. Mais on est vraiment dans….

Jérôme :
[35:11] Le discours est un peu toujours le même, c'est de dire l'IA c'est formidable, ça va nous faire faire des progrès incroyables en médecine et dans plein d'autres domaines, dans l'industrie, etc. Il y a des trucs fabuleux. je ne sais plus qui disait récemment, ce n'était pas Inton, mais là, pour le côté positif, l'IA, c'est... Si, c'était Demi Sassabis, le patron de Google DeepMind, qui disait l'IA, c'est la fin.

Jérôme :
[35:38] De la... C'est l'ouverture vers l'opulence. C'est-à-dire, ce sera une gestion tellement intelligente des chaînes d'approvisionnement au niveau mondial, donc production, approvisionnement, etc., que c'est la fin des pénuries à tous les étages. un horizon absolument magnifique. Et Joe Princeton, il reconnaît tout ça, mais il dit « Le problème, c'est que là, on part dans toutes les directions sans filet, pilotées par l'intérêt économique, évidemment, l'intérêt commercial. Personne ne réfléchit à rien aux conséquences, effectivement. Qu'est-ce que ce sera qu'un monde sans travail, peut-être, ou en tout cas avec beaucoup moins de travailleurs ? Qu'est-ce que ce sera qu'un monde où la machine sera plus intelligente au sens du QI, ça c'est le discours de Laurent Alexandre, la machine va être plus intelligente que l'homme, donc finalement, dès que t'as un doute, tiens, comment résoudre une crise économique ? Tiens, est-ce que je dois aller en guerre contre la Russie ? Eh bien, c'est la machine à qui on va demander son avis. Non, mais c'est ça, c'est ça la réalité.

Jérôme :
[36:37] Et ceux qui, aujourd'hui, fabriquent ces outils-là, sont contrefiches de tout ça. Ils s'en occupent pas. Et j'entendais... Dans un podcast, Michel Lévy-Provençal, qu'on connaît, François, qui est l'organisateur des conférences TED à Paris, qui disait « Mais Sam Altman, il est assis sur le toit du monde aujourd'hui. Ce qu'il fait est formidable, mais il a une responsabilité incroyable. Or, il ne propose aucune vision, aucun modèle de société. » Alors moi, je ne suis pas tout à fait d'accord avec lui parce que je trouve que ce n'est pas aux innovateurs de proposer le modèle de société. Ils ne peuvent pas tout faire. Et puis, quand tu as le nez sur le guidon, tu ne peux pas. Tu n'es pas le meilleur juge. mais la question est malgré tout bonne surtout quand il y a des considérations.

François :
[37:16] Commerciales au milieu.

Jérôme :
[37:16] Mais malgré tout la question est bonne c'est où est-ce qu'on va, alors là je prends un peu de hauteur par rapport à tout ça et c'est là où des gens comme Geoffrey Hinton, Joshua Benjo, remettent un peu l'église au centre du village si on peut dire en disant les amis le monde est en train de changer en profondeur mais très très profondément et on ne soupçonne pas à quel niveau et personne ne réfléchit à la suite on est arc-bouté sur des problèmes immédiats, des petites choses, en fait, conjoncturelles. C'est ça qui est quand même un petit peu effrayant, un peu vertigineux.

Bruno :
[37:47] Et je ne sais pas, c'est... Surtout que, je pense, à un moment donné, il y a peut-être avant deux ans et demi, quand ChatGPT est sorti, il y avait quand même des barrières avant de pouvoir utiliser l'intelligence artificielle. Mais aujourd'hui, j'ai regardé un sondage qui est passé, qui est sorti par Microsoft, qui parle notamment du boulot de Prompt Engineer, l'ingénieur en requête, qui maintenant... Juste, il y a un an, c'était un boulot que tu pouvais décrocher à 200-300 000 $ américains par année pour être un expert de la requête. Aujourd'hui, c'est n'importe quel, et je pèse mes mots, imbécile. qui a une idée, mais vraiment une mauvaise idée, peut utiliser. Pourquoi? Parce que maintenant, c'est devenu tellement simple que tu poses une question et quand l'IA elle-même se dit « est-ce que tu veux bien dire ça? », elle permet elle-même à n'importe qui, avec de mauvaises intentions, de peaufiner sa requête pour aller faire quelque chose qui n'est pas dans l'intérêt de la vaste majorité de la société. Ça, je trouve ça.

Jérôme :
[38:54] C'est désormais. C'est vrai que le métier a été dévalorisé. C'est un peu comme les spécialistes du SEO, du référencement. À une époque, c'était les rois du monde. Et puis aujourd'hui, c'est quand même beaucoup perdu en valeur. Mais sur les promptes, c'est vrai que c'est incroyable. Je ne sais pas si vous le faites, mais moi, il m'est arrivé quelquefois de demander à Chadjipiti de générer ses propres promptes. C'est-à-dire qu'au lieu de me demander quelle question je vais lui poser, je pars de ce à quoi je veux arriver. Et je lui dis, voilà, moi, je voudrais arriver à ça. Comment je peux te poser la question ? Et là, il crée ses promptes et tu lui rebalances et puis ça marche.

Bruno :
[39:28] Et perplexité et AI, c'est la même chose. Tu lui poses une question et là, tout de suite, après avoir répondu à ta question, il te génère au moins cinq propositions d'autres questions qui ont un trait avec ta question. Et tu dis, c'est vrai, je n'avais pas pensé à celle-là. Et tu cliques, puis la réponse arrive tout de suite. C'est du Google Search à 300%.

Jérôme :
[39:50] Oui, vas-y, François.

François :
[39:52] Puisqu'on parle de Perplexity, je ne sais pas si vous avez vu, mais il y a le patron de Perplexity qui s'amusait un petit peu il y a quelques jours à chambrer Apple avec Siri. Vous avez suivi ça ?

Jérôme :
[40:03] Non.

François :
[40:04] En fait, il y a eu une mise à jour sur l'iPhone avec l'appli Perplexity qui permet maintenant de pouvoir dialoguer avec Perplexity, comme on le fait avec Siri ou avec OpenAI, avec la GPT. et en fait Perplexity arrive malgré tout à rentrer un peu dans le système de l'iPhone et arrive à faire des choses que Siri ne fait pas. C'est-à-dire que c'est incroyable. En fait, on peut discuter avec Siri pour lui dire « Tiens, envoie un mail à Bruno avec Jérôme en copie pour savoir quand est-ce qu'on enregistre le prochain grand débrief. » Et en fait, on lui parle de manière naturelle. Il va faire le mail propre, qui va partir depuis l'appli mail d'Apple, de l'iPhone. Il y a plein d'autres trucs. On peut lancer la musique.

Jérôme :
[40:51] Oui, oui, si, je vois ce que tu veux dire. c'est la nouvelle version la version vocale de Perplexity qui a été.

François :
[40:57] Exactement et je trouvais enfin voilà il y avait le patron de Perplexity qui taquinait un petit peu, Apple en disant ben regardez alors j'ai pas accès j'ai pas accès à toutes les API parce que vous bloquez vous bloquez tout ben j'arrive à faire quand même des trucs quoi.

Jérôme :
[41:14] Aravine Srinivas le patron de Perplexity.

François :
[41:17] Ouais ouais.

Jérôme :
[41:19] Et ça te laisse sans voix Bruno Tu es bouche bée. Tu es bouche bée. Non, mais ça, c'est absolument génial. C'est génial. Qu'est-ce que je veux dire ? Alors, attendez, laissez-moi regarder un peu l'heure, parce qu'il faut que je surveille l'heure.

François :
[41:34] Moi, j'avais une question à Bruno.

Jérôme :
[41:36] Oui, vas-y.

Bruno :
[41:36] J'ai peut-être une réponse à François.

François :
[41:39] C'est quoi ce casque? Tu as un nouveau casque?

Bruno :
[41:41] Oui! Oh, tu as remarqué! Je me demandais qui l'allait remarquer. Oui, c'est un beau petit casque. C'est Bayer Dynamics, une entreprise allemande qui fabrique ces superbes casques-là.

Jérôme :
[41:54] C'est un classique, ça. On le trouve dans les studios de radio et tout.

Bruno :
[41:57] Oui, je le sais. Oui. Mais je n'étais pas en train de faire dans ma tête. Et là, ça a changé. C'est un casque de qualité de studio, d'enregistrement. Et j'en ai eu, ça fait 35-40 ans que je fais dans le boulot, dans le son, j'en ai eu des casques sur la tête. Mes préférés étaient les AKG, les gros AKG. Mais là, ça, je retrouve l'expérience du début. Mais ce qui est plus embêtant, c'est que je réécoute des productions que j'ai faites avec d'autres casques. Et je me dis, j'aurais peut-être pu travailler ça ici. C'est vraiment fou. Mais c'est un beau cadeau que je me suis fait, passant presque le plus clair de mes journées avec un casque sur la tête.

François :
[42:40] Mais c'est ta raison, Jérôme. Moi, ça a été mon casque pendant des années quand je bossais à RMC. Il n'y avait que des Beyerd Dynamics. C'est des super casques, hyper costauds en plus. Très confortables aussi, parce que quand tu fais des émissions qui durent des heures et des heures, tu es content d'avoir un casque que tu ne sens pas. Et puis le son, surtout, très très bon son.

Bruno :
[43:00] Et j'en suis rendu là parce que moi, j'étais depuis quelques années un fervent utilisateur des rods. Les rods, je pense, c'est NP100, quelque chose comme ça. Mais mon problème, c'est que chaque année, je devais en racheter un parce qu'il y avait toujours un morceau qui tombait. Et là, j'étais tanné. Donc, si c'est pour une mission éphémère, les rods, je vous les recommande. Mais si vous voulez un investissement sérieux, parce que bon, c'est quand même pas donné. Écoute, en dollars canadiens, avec les taxes et tout, c'est environ 300 dollars.

Jérôme :
[43:32] OK.

François :
[43:33] Donc, en euros, ça fait quoi?

Bruno :
[43:35] Exactement, oui.

Jérôme :
[43:38] Donc, en euros, ça fait combien, ça?

Bruno :
[43:40] Ça doit faire 95 euros.

Jérôme :
[43:42] Non! C'est fou!

Bruno :
[43:47] Non, on est peut-être autour de 175, 200 euros.

François :
[43:50] Mais il n'est pas Bluetooth, en revanche. C'est du filaire, les amis.

Bruno :
[43:52] Non, mais je m'en fous tellement.

François :
[43:55] 290 euros.

Bruno :
[43:56] Parce que je n'ai pas de latence.

François :
[43:58] Bien sûr.

Jérôme :
[43:58] Mais ce n'est pas très cher. 190 euros, 200 euros pour un casque pro comme ça.

François :
[44:03] Non, c'est vrai que c'est pas cher.

Jérôme :
[44:04] C'est pas cher.

Bruno :
[44:05] Ça, c'est l'édition 770. C'est une édition limitée que je me suis payé, là. Mais non, ça vaut vraiment la peine.

Jérôme :
[44:13] Dédicacé par M.

Bruno :
[44:14] Beyer et M. Dynamique. Oui, avec M.

Jérôme :
[44:15] Oui, exactement.

Bruno :
[44:16] Les frères Beyer et Dynamique.

Jérôme :
[44:19] C'est bien quand on parle de nos trucs shopping comme ça. Moi aussi, j'ai fait du shopping ce mois-ci.

François :
[44:24] Ah, je m'étonne.

Jérôme :
[44:25] Oui.

Bruno :
[44:26] Qu'est-ce que tu t'es acheté?

Jérôme :
[44:27] Du gros shopping. J'ai renouvelé mon ordinateur. Ton parc informatique. J'ai renouvelé tout mon parc informatique, 100% du parc. Voilà. Donc, j'ai changé de MacBook Pro et je suis vachement content parce que, bon, d'abord, évidemment...

Bruno :
[44:41] Est-ce que c'est ça que tu utilises présentement? Oui, tout à fait.

Jérôme :
[44:44] Et là, c'est la webcam du MacBook Pro. C'est pas mauvais quand même. Donc, déjà, je suis passé du 14 pouces au 16 pouces. Je suis passé du M1 au M4. Donc, évidemment, ça va plus bien.

Bruno :
[44:56] Est-ce que tu le sens?

Jérôme :
[44:57] Non, honnêtement, si un C'est pas sur le montage vidéo, mais pour le quotidien. Si, oui, ça va plus vite.

François :
[45:02] Oui, mais tu dois avoir plus de mémoire vive, je pense.

Jérôme :
[45:04] Alors, ça, c'est un vrai sujet, parce que c'est un problème, la mémoire vive sur les Mac, parce que c'est de la mémoire partagée qui gère tout.

Jérôme :
[45:15] Et je pense que j'ai un petit peu fait la même bêtise que sur la version précédente. J'avais 16 Go sur mon M1. Là, j'ai pris 24 Go. Mais j'ai encore des messages d'alerte. Quand tu vois, il y a Final Cut et Home et machin qui sont ouverts en même temps. bien au secours donc ça c'est assez énervant s'il faut mettre 40 gigas vu le prix de la mémoire chez Apple si tu veux.

Jérôme :
[45:36] En plus j'ai plutôt mis le prix sur le disque dur où j'ai opté pour 1 Tera mais surtout et c'est ça qui est intéressant, l'écran j'ai acheté l'écran qu'on appelle nano texturé c'est à dire l'écran mat d'Apple et alors c'est super intéressant et là je voudrais faire un petit retour d'expérience pour les, gens que ça intéresse et les acquéreurs potentiels, il y a beaucoup de reviews sur internet, moi j'étais allé lire plein de trucs regarder des vidéos sur l'écran nano texturé, alors les gens disent oui c'est bien, c'est pas mal et tout mais attention, on perd un petit peu en réalisme des couleurs, on perd en profondeur des noirs, machin bidule et tout. Et franchement, c'est une merveille. Moi, je trouve que tu ne perds pas du tout. L'écran est d'une qualité incroyable. Et cet aspect mat, je me mets dos à une fenêtre et je n'ai plus les reflets que j'ai. Et tu vois, c'est des reflets même auxquels on ne fait pas forcément attention. Je suis repassé sur mon ancien Mac à un moment et je me dis, oh là là, mais c'est horrible tous ces trucs qui brillent dans tous les sens. et là c'est un confort d'image avec ce côté un peu qui fait presque un peu comme du papier en fait le côté écran mat, c'est très très très agréable, j'aime beaucoup cet écran nano texturé.

François :
[46:47] Et pour regarder des films, tout ça c'est pas gênant ?

Jérôme :
[46:49] C'est pas ce que je fais sur mon ordi, donc non c'est pas gênant, mais là je vous vois en vidéo et franchement l'image est d'une clarté d'une brillance incroyable.

Bruno :
[47:01] Non mais ça, ce sont nos propos Oui.

Jérôme :
[47:03] Absolument Quand tu parles de brillance.

Bruno :
[47:05] Là...

François :
[47:05] Évidemment, évidemment. Vous et moi-même sommes nano-texturés.

Jérôme :
[47:10] Oui, tout à fait. Nano-texturés. Mais apparemment, nano-texturés, c'est-à-dire qu'ils ne se sont pas contentés de mettre un filtre matifiant. C'est vraiment dans la structure même de la dalle.

François :
[47:21] Ils ont même des iPads Pro avec cette technologie.

Bruno :
[47:23] Ah oui ?

Jérôme :
[47:24] Ils avaient commencé avec ça, d'ailleurs. Ils avaient commencé avec un modèle d'iPad Pro, je crois, en écran comme ça. Et ensuite, ils l'ont mis sur le MacBook Pro. Vraiment, je recommande. Évidemment, tu es obligé d'acheter la petite lingette à 35 euros ou à 25 euros qui va avec.

François :
[47:40] Évidemment, c'est Apple.

Jérôme :
[47:40] Bien sûr. Tu ne vas pas essuyer ça avec un sopalin, tu comprends.

François :
[47:45] Donc, tu as fait péter la carte bleue quand même, Jérôme Colombat.

Jérôme :
[47:48] Oui, mais c'est un investissement de travail aussi.

François :
[47:51] Oui, c'est un investissement de travail.

Jérôme :
[47:52] Le précédent avait trois ans et demi. Je pense que c'est raisonnable.

François :
[47:56] Oui.

Bruno :
[47:57] Et c'est pour ça que maintenant, il vit aux États-Unis, il n'est plus en France.

Jérôme :
[47:59] Il n'est plus les moyens. Oui, exactement. C'est pour ça qu'il faut vite qu'il rentre aussi. Parce qu'ici, tu vas trois fois au restaurant et à New York, ça te coûte le prix d'un MacBook Pro.

François :
[48:10] Ah ouais, c'est sûr.

Jérôme :
[48:12] Ah ouais, c'est chéros. Bon, François, t'as fait du shopping, toi, cette année ? Du shopping de geek, c'est de la dernière semaine, non ? T'as acheté quoi ? Du carrelage ? Il est plutôt dans un trip carrelage robinetterie, si tu veux.

François :
[48:26] J'avoue, j'avoue, j'avoue. On va pas rentrer dans les détails.

Jérôme :
[48:29] On va pas rentrer dans les détails.

François :
[48:31] Oui, oui, oui. Non, écoute, non, je n'ai pas eu le temps de me plonger dans un truc tech particulier ces derniers temps.

Bruno :
[48:42] Tu n'as pas essayé le gros téléphone ?

François :
[48:45] Non.

Jérôme :
[48:46] Il n'y en a pas beaucoup des nouveaux téléphones.

Bruno :
[48:48] Il y a le 9. Oui, le 9. Le 9. Oui, qui vient de sortir.

François :
[48:53] Oui, oui, oui. Que j'ai eu en main, qui a l'air très sympa.

Bruno :
[48:56] Moi, je suis en train de le tester.

Jérôme :
[48:57] C'est quoi ça, le 9 ? J'ai complètement...

François :
[48:59] C'est le...

Bruno :
[48:59] Le nouveau Pixel.

Jérôme :
[49:01] Ah oui, le Pixel. Google.

François :
[49:03] Qui est aux alentours des 550 euros et qui est une excellente affaire.

Bruno :
[49:06] Franchement.

Jérôme :
[49:07] Il y a Nothing aussi, la marque Nothing qui monte, qui fait du... Moi, au début, je regardais ça avec beaucoup de circonspections. Je disais, il y a encore une bande de marketeux qui ont fait un truc transparent pour se faire remarquer. Ils ne vendent pas ?

Bruno :
[49:20] Non, mais qui ne vendent rien avec un nom comme Nothing.

François :
[49:24] Il faut savoir que derrière, il y a du beau monde. Il y a quand même le fondateur de OnePlus. C'est un gars qui est assez costaud. Il est très, très bon.

Jérôme :
[49:34] C'est avant tout du marketing. Tu es d'accord ?

François :
[49:37] Oui, mais ils ont un design particulier. Ils ont un Android qui est pur. il y a quelques petits trucs qui plaisent aux fans.

Jérôme :
[49:47] Aux geeks et qui ne font pas acheter du nothing et moi j'ai testé les écouteurs qui ne sont pas mauvais du tout les écouteurs nothing ils sont vraiment pas mal et c'est vrai qu'ils ont un look très particulier ce côté très transparent, ça ça vient chercher l'oeil c'est pas comme les machins que tu as dans les oreilles, actuellement, sans vouloir dire parce qu'il faut peut-être préciser que ce ne sont pas des boucles d'oreilles.

François :
[50:11] C'est mes petits écouteurs JVC filaires, les amis, pour ne pas avoir de latence. Le son est excellent.

Jérôme :
[50:21] Et d'ailleurs, ça sonne.

François :
[50:23] Et ça fait sonner chez moi à l'instant.

Jérôme :
[50:25] Écoute, c'est le gong. C'est le gong qui va marquer la fin de cette émission. Il va falloir que tu ailles répondre.

Bruno :
[50:32] Mais c'est intéressant parce qu'on a vu, Jérôme.

François :
[50:35] Attends deux secondes, je reviens.

Jérôme :
[50:37] Excusez-moi. Vas-y, fais ta vie, bien sûr.

Bruno :
[50:39] Je veux dire, remarque Jérôme, on t'a vu étendre le bras et là, on entend...

Jérôme :
[50:43] Je vais lui couper sa caméra quand même, non? Parce qu'on ne va pas pénétrer dans l'intimité de François Sorel.

Bruno :
[50:50] Mais laisse le son quand même.

Jérôme :
[50:51] Oui, je laisse le son, bien sûr. Et ouais. T'es revenu ou pas, François? Non, il est... Il dit qu'il ne fait pas d'achat, mais apparemment, c'est un livreur quand même.

Bruno :
[51:02] Il se fait livrer.

Jérôme :
[51:03] C'est quand même le podcast le plus décousu de toute la blogosphère. N'est-ce pas? Blogosphère, t'as vu le terme que j'ai sorti, là?

Bruno :
[51:11] Je t'ai fini, c'est.

Jérôme :
[51:12] Ce mot qui n'existe plus, la blogosphère, ça date du Minitel, en fait.

Bruno :
[51:16] Ben oui, exactement.

Jérôme :
[51:18] Ça date des blogs. Bon, j'étais sur le point de faire mes adieux, de fou faire mes adieux et puis de vous remercier encore chaleureusement. On se voit quand, Bruno? Alors, on se voit à Vivatech bientôt, c'est ça?

Bruno :
[51:29] Oui, mais sinon, on se voit virtuellement dans la prochaine édition de mon carnet et numérique.

Jérôme :
[51:35] Puisque, bien sûr, on se retrouve toutes les semaines dans ton carnet et dans Monde Numérique. Je regarde si François est reviendu. Ah, c'est joli, là. C'est sympa. On entend la livraison. C'est génial. Moi, je vais faire un peu de ménage, là. Ah ! Ah ! C'est bien, les amis.

François :
[51:56] Excusez-moi.

Jérôme :
[51:57] Génial. C'est un policier. Tu vois que tu as fait des achats, quand même.

Bruno :
[52:03] Et tu félicites ton caméraman qui t'a suivi. Tu fais des achats.

Jérôme :
[52:05] Quand même.

François :
[52:06] Oui, c'est pratique, hein.

Jérôme :
[52:07] Ouais. J'avais coupé la caméra par, tu vois, par privacy, par souci de ta... Respect de ta vie privée.

Bruno :
[52:13] Mais on écoutait, quand même.

François :
[52:15] Ben, voilà.

Bruno :
[52:16] Ouais.

Jérôme :
[52:16] C'est le cas où se revoit.

François :
[52:18] Bon, ben, on en était où ? On se dit au revoir, là ?

Jérôme :
[52:19] On était en train de se dire au revoir, ouais, tout à fait. On était en train de dire que Bruno et moi, on se retrouve toutes les semaines dans nos podcasts respectifs et puis qu'on l'attendait, bien sûr, très bientôt à VivaTech. Et toi, François, on te retrouve toutes les semaines, tous les jours même, de la semaine sur Tech & Co. Tu y vas là ? Tu bosses aujourd'hui ?

François :
[52:38] Eh oui, parce que je ne sais pas quelle heure il est chez vous, mais là, il est 16h. Alors, j'ai déjà bien... On a peut-être checké tous les sujets pour ce soir, et on sera là dès 20h tout à l'heure.

Jérôme :
[52:50] Tu parles de quoi ?

François :
[52:52] On va parler de Kuiper avec les premiers lancements des satellites de Jeff Bezos. On va parler justement de ce qu'on disait d'OpenAI et de ChatGPT qui commencent à faire du shopping. Voilà, il y a plein de sujets. Ça va être sympa.

Jérôme :
[53:05] C'est cool. Évidemment, quand vous entendrez ça, l'émission sera passée, elle sera déjà en ligne.

Bruno :
[53:09] Elle sera disponible sur le secte.

François :
[53:11] Évidemment, en replay.

Jérôme :
[53:13] Bon, les amis, je vous remercie beaucoup. Un grand merci. Je vous dis au mois prochain, si vous êtes d'accord. On se retrouve pour un prochain épisode du Grand Débrief. à écouter chaque mois sur le fil du podcast Monde Numérique en audio et puis à regarder en vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Salut, salut !

Bruno :
[53:31] Salut, bye !

François :
[53:32] À très vite !

Jérôme :
[53:35] Le grand débrief de Monde Numérique vous était proposé en partenariat avec FreePro, le meilleur de free pour les entreprises.

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