François :
[
0:02] Est-ce qu'il y aura une caméra ? Est-ce qu'il y aura des petits haut-parleurs ?
François :
[
0:08] En fait, on ne sait pas trop ce que c'est, mais je pense que ça va apporter plus que simplement un petit device avec lequel tu vas pouvoir parler.
Jérôme :
[
0:18] Il ne faut pas perdre de vue l'aspect aussi stratégique de ça pour OpenAI. C'est pour capter de la donnée.
Bruno :
[
0:24] L'acquisition de données.
Jérôme :
[
0:25] Parce que, eh ouais !
Bruno :
[
0:27] Monde numérique, le grand débrief.
Jérôme :
[
0:34] Bienvenue à l'écoute du Grand Débrief de Monde Numérique. Cette émission est parrainée par FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises. FreePro est un opérateur spécialisé pour les pros qui s'adresse à toutes les entreprises, les TPE, PME, mais aussi, on le sait moins, les grandes entreprises à travers les solutions experts, des solutions IT, cloud, télécom et cybersécurité spécifiques pour les directions techniques et informatiques. FreePro dispose d'experts de la connectivité et de la donnée, Là où ils mettent le paquet aujourd'hui, c'est dans l'accompagnement personnalisé des clients via des équipes dédiées, présentes dans une dizaine de villes. FreePro, c'est un peu comme ce podcast, sérieux sans se prendre au sérieux. Leur objectif, c'est de bousculer l'ordre établi sur le marché du B2B comme ils l'ont fait dans le grand public, avec un crédo, simplicité et innovation. Pour en savoir plus, rendez-vous sur freepro.com et merci à FreePro de soutenir Monde Numérique.
Jérôme :
[
1:33] Et c'est parti pour le grand débrief de Monde Numérique. Chaque mois, on passe en revue, l'actu tech du mois écoulé, en podcast audio, bien sûr, et en vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique, avec des pointures du secteur, mes éternels camarades et fidèles amis, François Sorel et Bruno Guglielminetti. Salut les amis.
François :
[
1:51] Salut.
Bruno :
[
1:52] Moi, j'attends les applaudissements, là.
François :
[
1:54] Ah bah oui, attends. Ouais !
Jérôme :
[
1:57] Pas d'applaudissements cette semaine. François Sorel, RMC BFF. Non, tu n'es plus RMC en plus.
François :
[
2:03] Ah non, depuis 5 ans, non, mais ça va. À part ça, tout va bien, Jérôme.
Bruno :
[
2:08] Jérôme, c'est le gars qui nous parle d'actualité de technologie.
François :
[
2:10] Oui, c'est ça. Donc, BFF Tech & Co. C'est peut-être parce qu'on va parler d'un anniversaire tout à l'heure.
Bruno :
[
2:17] Ah, c'est ça.
Jérôme :
[
2:19] Exactement. Et puis, de l'autre côté de l'Atlantique, Bruno Guglielminetti du podcast Mon Carnet. Ça va, mon petit Bruno ?
Bruno :
[
2:26] Oui, le petit Bruno va bien.
Jérôme :
[
2:28] Les amis, un objet connecté conçu par l'ancien designer d'Apple en partenariat avec OpenAI. À quoi ça va ressembler ce truc-là ? À quoi ça va servir ? Est-ce que ça va changer notre rapport à la technologie ? C'est un peu la question à 1000 dollars de la semaine. Donc évidemment, on va se la poser ensemble et vous allez me dire tout ce que vous pensez de cette chose, de cette annonce qui est sans doute l'annonce du mois. Je crois qu'on peut le dire. On va parler évidemment aussi d'intelligence artificielle, de l'IA partout, notamment chez Google. dans la recherche en ligne, dans la création vidéo. Google va mettre du Gemini absolument partout, également dans ses lunettes. Et puis de l'IA, en revanche, pas vraiment partout chez Apple. On sait qu'ils sont toujours un petit peu en retard chez Apple. Par contre, ils ont un peu des problèmes de tous les côtés chez Apple. Tim Cook doit avoir des nuits un petit peu agités en ce moment. Voilà, c'est le sommaire de ce grand débrief du mois de mai 2025.
François :
[
3:25] T'es sûr que c'est mai 2025 ?
Jérôme :
[
3:27] Ben oui.
François :
[
3:28] On est le 30 ?
Jérôme :
[
3:30] Oui, mais on débriefe l'actu du mois de mai.
François :
[
3:35] Ah. Non, mais parce que t'es d'accord que 90% des gens qui vont l'écouter, ils vont l'écouter en juin.
Jérôme :
[
3:40] Bon, OK.
Bruno :
[
3:41] Jérôme, tu veux expliquer ton concept à François une dernière fois ?
François :
[
3:45] Non, non, non, mais c'est bon.
Jérôme :
[
3:46] C'est bon, c'est bon.
François :
[
3:47] C'est bon, c'est bon, j'ai compris.
Jérôme :
[
3:48] Non, non, alors, OK, vous nous écoutez...
François :
[
3:50] C'est l'actu de mai.
Jérôme :
[
3:51] Voilà, vous nous écoutez peut-être au mois de juin, mais comme François nous le fait remarquer c'est bon, c'est bon t'as vu ça comment il m'embrouille j'ai.
François :
[
4:06] Compris le concept,
François :
[
4:10] oui.
Jérôme :
[
4:10] Bien sûr merci d'être venu en plus on va parler de date parce qu'il y a plusieurs anniversaires à fêter cette semaine alors égoïstement je vais commencer par le mien puisque c'est mon anniversaire Ah oui.
Bruno :
[
4:24] C'est vrai.
Jérôme :
[
4:25] Oui, non, mais attends.
François :
[
4:28] Jérôme, à l'heure où on enregistre le podcast, ce n'est pas encore ton anniversaire. Tu n'as pas encore 70 ans. Tu n'en as que 69. Donc, s'il te plaît, ne commence pas à raconter des bêtises.
Jérôme :
[
4:37] Et attention. À laquelle les gens nous écoutent, c'est bon anniversaire.
Bruno :
[
4:40] Et attention, parce que moi, je me suis déjà pris d'avance. Alors, je n'ai plus besoin de te souhaiter bonne anniversaire.
Jérôme :
[
4:45] Bruno, il m'a souhaité bon anniversaire avec huit jours d'avance. Je n'ai pas compris pourquoi.
Bruno :
[
4:50] Non, mais j'avais une liste d'anniversaires à souligner. je l'ai fait.
François :
[
4:53] Non mais ça vraiment c'est le décalage horreur.
Jérôme :
[
4:55] Oui mais c'est dans l'autre sens d'habitude. Il est en retard chez nous.
Bruno :
[
4:59] Non mais non je suis en avance.
Jérôme :
[
5:01] Bon écoutez ça va être compliqué cette émission.
François :
[
5:04] On a une bonne introduction qui apporte quand même, qui est riche, qui est dense.
Bruno :
[
5:08] Et qui est rigoureuse.
Jérôme :
[
5:09] On a perdu la moitié des auditeurs là, on est d'accord.
François :
[
5:12] Non mais il n'en reste plus qu'un.
Bruno :
[
5:16] Non même lui je viens de l'avoir quitté.
François :
[
5:19] Il s'en va, il est parti.
Bruno :
[
5:20] Revenez, revenez.
François :
[
5:22] Non, on plaisante.
Jérôme :
[
5:23] Ne faites jamais l'émission avec des vieux amis qui ont par-dessus tout l'envie de vous bousiller votre show.
François :
[
5:29] Mais pas du tout, pas du tout, Jérôme.
Jérôme :
[
5:31] En plus, tu vois, j'allais te faire de la pub, puisque l'autre anniversaire à souhaiter, c'est un peu le tien. Puisque toi, t'es hyper vieux, tu fêtes tes 25 ans de tech, c'est ça ?
François :
[
5:43] T'es hyper vieux, il dit. Ben ouais, ouais, ouais, c'est vrai. On fête les 25 ans de quoi je me maile.
Bruno :
[
5:49] C'est vrai ?
François :
[
5:51] Ouais, 25 ans. Tout ça est arrivé, c'était en mars 2000. J'étais à Monaco à l'époque, j'étais sur RMC. Et voilà, je lançais cette émission qui était à l'époque le soir, en semaine.
François :
[
6:04] Et ça fait 25 ans. Voilà. Donc, on s'est dit, tiens, 25 ans, c'est pas mal, ça sonne bien. On va faire quelque chose.
Jérôme :
[
6:10] Donc, vous allez faire une petite fiesta, c'est ça ?
François :
[
6:13] On va faire une petite fiesta. En fait, BFM Business va se mettre aux couleurs de la tech jeudi 5 juin. Et tout au long de la journée, alors ça, j'aime un peu moins. Je serai un peu partout dans toutes les émissions pour célébrer les 25 ans de la tech de BFM Business. Alors, avec des invités prestigieux, il y aura des petites anecdotes. On reviendra sur les innovations qui ont marqué ces 25 dernières années. Il y en a des tonnes et des tonnes. Tu connais bien ça, Jérôme, toi, avec ton site TechTime. c'est impressionnant et donc voilà, on va un peu s'amuser et puis le soir on fera une grande émission dans le grand studio de BFM en public pour, célébrer la tech, là aussi encore avec des invités sympas, il y aura le patron d'Amazon France il y aura des pointures de l'intelligence artificielle etc etc. Il y aura Raphaël Elgéant que tu connais bien il y aura Fred Potter aussi le créateur de Netatmo. Enfin, que de la crème de la crème, quoi.
Jérôme :
[
7:15] Ça va être cool. À quelle heure tu veux qu'on vienne ?
François :
[
7:18] Mais attends, mais tu sais quoi ? Tu es le bienvenu, mon Jérôme. Bruno, je t'aurais bien proposé, mais tu es un peu loin.
Bruno :
[
7:25] Oui, je viendrai une semaine de retard, mais je serai là.
Jérôme :
[
7:28] En plus, les 25 ans de la tech, je les ai un petit peu vécues avec toi pendant une bonne période, pendant une longue période.
François :
[
7:35] C'est pour ça que je dis, si tu peux être là, ça serait cool. Franchement, ça serait pas mal. Jeudi soir.
Jérôme :
[
7:39] Je vais voir ça avec mon secrétaire. avec mon secrétariat. Voilà pour... et puis c'est bon 25 ans de.
François :
[
7:47] Quoi jamais et 10 ans de Tech & Co aussi accessoirement.
Jérôme :
[
7:49] On en profite.
François :
[
7:49] Pour faire voilà de multiples anniversaires.
Jérôme :
[
7:52] Tu m'as battu parce que moi j'ai fait sur France Info j'ai fait que 23 ans de tech donc tu m'as battu mais bon derrière il y a eu 4 ans de ah oui tiens il y a un autre anniversaire ça va être les 4 ans de monde numérique là bientôt d'accord wow très bien t'as rien à fêter Bruno ben.
Bruno :
[
8:07] Moi j'ai fait mes 30 ans en décembre dernier de tech.
Jérôme :
[
8:11] Wow ah ouais c'est le plus vieux en fait ouais.
Bruno :
[
8:14] Puis sinon en septembre, ça va faire neuf ans, mon carnet.
François :
[
8:18] Pas mal, hein? Vous vous rendez compte, moi, 25 ans de... Enfin, une émission qui a 25 ans, déjà, c'est rare. Il n'y en a pas beaucoup, il y a des grosses têtes, il y a des trucs comme ça, mais je raconterai un petit peu...
Bruno :
[
8:33] Surtout avec le même animateur, c'est ça qui est...
François :
[
8:35] C'est ça. C'est impressionnant. C'est étonnant et puis c'est assez rigolo qu'une émission sur l'innovation dure aussi longtemps, finalement. Ça fait 25 ans qu'on parle d'innovation. Il y a 25 ans, l'innovation, c'était autre chose. C'est assez rigolo, en fait.
Bruno :
[
8:50] François, puisque je ne serai pas là pour faire l'entrevue, est-ce que tu as eu l'impression, à travers ces 25 ans-là, de te répéter à l'occasion? De voir les choses se répéter?
François :
[
9:02] Oui, oui, oui, mais en fait, tu sais, quand tu es dans un média comme ça, te répéter n'est pas un problème parce que tu sais pertinemment que la plupart des gens qui t'écoutent ne sont pas les mêmes que ceux qui t'écoutaient lorsque tu t'es préalablement répété. tu vois ce que je veux dire mais après on se répète tous, plus ou moins avec des itérations, avec des petits changements, mais quand on parle d'intelligence artificielle quand on parle d'open AI il y a plein de fois où on se répète mais je pense que le contexte change je pense que, il y a le contexte il y a aussi la chronologie qui fait que c'est pas la même chose donc oui on se répète mais je pense que il y a... Enfin, ce n'est pas l'essentiel de ce qu'on raconte.
Bruno :
[
9:48] Non, parce que souvent à travers tes 25 ans, c'est l'arrivée de l'Internet, c'est l'arrivée des réseaux sociaux, c'est l'arrivée de l'IA il y a quelques années. C'est trois bons importants de...
François :
[
10:00] Oui, mais bon, c'est l'arrivée aussi des smartphones. Enfin, je veux dire, il y a tellement de trucs incroyables qui nous sont arrivés. Tout, en fait. Tout, tout.
Jérôme :
[
10:10] C'est l'histoire de la tech.
François :
[
10:12] Il y a 25 ans, c'était les balbutiements d'Internet. C'était les balbutiements d'Internet. C'est ça, le point de départ, c'est l'an. Et on s'émerveillait devant ce modèle ADSL. C'était le tout début d'ADSL, je m'en souviens, qui est arrivé un petit peu avant, peut-être en 98, quelque chose comme ça. Mais vraiment, on était au début de l'ADSL. et on avait, tu te rappelles Jérôme, ce modem qui ressemblait à une Raymanta, qui était Wanadu qui fournissait ça et c'était une révolution parce que tu surfais sur internet de manière rapide t'avais plus la connexion qui bloquait la ligne téléphonique enfin voilà, et tout ça c'est en fait c'est le début de l'ADSL qui a été un peu le précurseur Spotify un peu avant quand même un.
Jérôme :
[
10:55] Peu avant l'ADSL quand même parce qu'il y avait.
François :
[
10:58] Enfin internet Non, je te parle des 25 ans, moi. Je te parle des 25 ans de mission, si tu veux. Après, bien sûr, oui, il y a eu plein de trucs passionnants avant.
Jérôme :
[
11:07] Non, mais la TEC grand public, ça a démarré, on a commencé à en parler avec Windows 95 en 95. Moi, j'ai commencé les chroniques sur info en 94.
François :
[
11:17] Oui, oui, oui.
Jérôme :
[
11:17] Et c'était là, quoi. C'est là où ça devenait un sujet grand public.
François :
[
11:21] C'est vrai.
Bruno :
[
11:22] On a commencé à la même époque.
François :
[
11:25] Mais si tu veux, il y a eu un déclic quand même. Moi, je m'en souviens. et c'est pour ça que j'avais lancé « De quoi je me mêle ? », c'était l'explosion du web. 2000, c'était l'explosion du web c'était le début.
Bruno :
[
11:34] C'était en France parce que vous aviez été retenu à cause de l'hégémonie de France Télécom avec son Minitel qui ne voulait pas vous laisser aller mais c'est ça, parce que moi en 95 je commençais, je me souviens à un moment donné Jérôme m'avait fait un guet-tapin il m'avait envoyé, c'est quoi, c'est le téléphone sonne ouais, c'était une.
Jérôme :
[
11:55] Émission sur France Inter.
Bruno :
[
11:56] Et je m'étais retrouvé devant un représentant de France Télécom et le pauvre petit Québécois qui allait faire la promo d'Internet alors que la France n'était pas encore branchée, ils hésitaient encore à mettre des passerelles entre le Minitel et l'Internet. Mais c'est ça, le tsunami en 2000, l'Internet était lâché et là, on a vu plein de géants français apparaître.
François :
[
12:22] Oui, voilà. Et c'est vrai que c'était à ce moment-là où ça devenait vraiment pertinent d'en parler parce que c'est là que la révolution du e-commerce est arrivée, le voyage en ligne, les moteurs de recherche. On était en pleine période de Yahoo, de Lycos, d'Alta Vista, je ne sais pas si vous vous souvenez de tous ces trucs-là. Il y avait aussi AOL. Enfin bref, Club Internet ici en France. Plein de choses et il y a des millions de trucs à raconter. Et c'est dingue, c'est dingue comme le temps passe.
Bruno :
[
12:54] C'est vrai qu'il faut avoir une télé-série sur Netflix. ah il veut pas.
Jérôme :
[
13:00] Parler non c'est pour plus tard bon bah écoutez c'était bien cette séquence cette séquence on vous laisse reprendre.
Bruno :
[
13:08] Pour le début.
Jérôme :
[
13:09] Merci pour ce bond dans le passé je vous propose qu'on parle du futur maintenant si ça vous va, pour vous mettre dans l'ambiance je vais vous faire écouter et regarder pour ceux qui nous regardent en vidéo sur Youtube une petite séquence une petite chose là écouté ça.
Bruno :
[
13:30] Le premier produit sur lequel nous avons travaillé a complètement mobilisé notre imagination. La mission qu'on se fixe est de créer une famille de dispositifs qui permettraient aux gens d'utiliser l'IA pour faire toutes sortes de choses magnifiques.
Jérôme :
[
13:47] Voilà. Sam Altman et Johnny Ive dans cette petite vidéo qui restera sans doute dans les annales. Ça aussi, ça fait un point d'histoire pour le futur, pour l'annonce de la convergence entre les deux. C'est Altman qui rachète la startup de Johnny Hive. Ils appellent ça I.O. et ils vont nous faire un super objet dont on va parler maintenant. Vous avez vu comment il parle, Sam Altman, maintenant ? On parle comme ça, comme ce truc très américain qui consiste à aller chercher au fond de la gorge pour faire un peu plus sérieux. C'est plutôt les femmes, c'est souvent des Américaines qui font ça pour essayer d'avoir une voix plus grave pour… Et qui finissent en prison d'ailleurs. Non, pas du tout.
Bruno :
[
14:29] Oui, tout à fait. Oui, il y avait l'histoire de cette, j'oublie son nom, mais la jeune femme qui avait fait une start-up en pharmaceutique.
Jérôme :
[
14:37] Ah, Théranos. Oui, Théranos. Elle parlait comme ça? Oui, c'est vrai.
Bruno :
[
14:41] Oui, puis ça avait été documenté. ils avaient retrouvé des vieux vidéos dans lesquelles elle n'avait pas du tout cette voie-là. Mais elle voulait devenir la Steve Jobs de l'époque.
Jérôme :
[
14:50] Mais c'est ça. Et ça, Maltman, c'est un peu pareil. C'est pour faire le côté grand sage, etc. Alors honnêtement, je déteste cette façon de parler des Américains. Mais bon, bref, c'est pas ça qui est important. C'est donc ce qu'ils ont annoncé. Qu'est-ce que vous en pensez? Est-ce que c'est le truc qui va nous changer la vie? Comment est-ce que vous voyez cet appareil? Donc, ça a été présenté comme peut-être l'après-smartphone, un truc qui sortirait du cerveau de Johnny Hive, qui est quand même l'homme qui a dessiné, designé, conçu l'iPhone, l'iPad, quoi d'autre ? Les Macs, etc. chez Apple.
Bruno :
[
15:30] C'est tout ?
Jérôme :
[
15:32] Non, il y a d'autres choses aussi, il y a plein d'autres trucs. C'est marrant parce que Jonathan Hive, ça aussi, c'est une question de génération, il n'est pas connu parmi les plus jeunes.
Bruno :
[
15:40] Non.
Jérôme :
[
15:41] Là, il est sorti, il a été très médiatisé. On en a beaucoup parlé ces derniers jours à cause de cette annonce. Mais les plus jeunes ne savent pas qui est ce monsieur.
Bruno :
[
15:50] Et même les plus vieux, Jérôme. Là, on le sait parce qu'on s'intéresse au sujet. On s'entend que met sa photo à la télé.
Jérôme :
[
15:58] C'est vrai.
Bruno :
[
15:58] Et on se demandait si c'était.
Jérôme :
[
15:59] Surtout les Apple addicts qui savent.
François :
[
16:02] Oui, bien sûr. Tous ceux qui s'intéressent à l'histoire d'Apple, parce que c'est vrai que c'est quelqu'un. C'est un personnage clé dans la réussite d'Apple.
Jérôme :
[
16:09] C'était un très proche de Steve Jobs, qui a mis en musique, si on peut dire, toute la vision de Steve Jobs. Vous avez l'impression qu'il a un peu retrouvé un nouveau Steve Jobs avec Sam Altman, justement ?
François :
[
16:25] C'est compliqué à dire parce que Steve Jobs nous a quittés il y a quoi ? Il y a 14 ans ?
Jérôme :
[
16:32] C'est toi le spécialiste des dates.
François :
[
16:37] Je me souviens très bien, tu m'avais envoyé un SMS. Je crois qu'on a appris ça un matin très tôt ou l'année. Tu m'avais envoyé un SMS pour me le dire.
Jérôme :
[
16:44] Moi, la radio m'avait tiré du lit à 4 heures du matin.
François :
[
16:48] C'est pour ça que tu m'avais envoyé un SMS genre « Bye bye Steve » ou un truc comme ça. Non, mais après, j'ai cru comprendre, en tout cas de tout ce que j'ai pu lire, que Jobs et Jonathan Ive étaient très proches, étaient très complices sur plein de choses. C'était de vrais amis et on va dire la quintessence, enfin tout ce qu'on a pu ressentir de majestueux dans les produits Apple, on leur devait on les devait à tous les deux finalement. Après, bon, les relations que qu'entretiennent Sam Altman et Jonathan Ive, je ne sais pas du tout si tu veux. Tu vois cette vidéo voilà, elle a dû être hyper scriptée. Elle a dû être recommencée des dizaines de fois, donc tu ne sais pas trop, finalement, tu vois. Mais ce n'est peut-être pas ça le plus important. Le plus important, c'est qu'est-ce qui va se passer dans un an et demi, parce que visiblement, ce serait dans un an et demi que ce produit sortirait, d'après ce que j'ai compris. Fin 2026, début 2020, ça dit tout va bien. Déjà, si ça sort dans 18 mois, ce produit existe. C'est-à-dire qu'il y a des prototypes qui circulent et qu'ils testent.
Jérôme :
[
17:57] Qui ne circulent pas, qui doivent être bien cachées.
François :
[
18:00] Bien sûr, et c'est peut-être pour ça que Sam Altman a mis 6 milliards et demi sur la table pour pouvoir bénéficier de tout le savoir et de l'ingénierie et du design de Jonathan Hive. Parce que ce qui est intéressant, c'est qu'on parle beaucoup de design avec Jonathan Hive, mais ça fait plusieurs années qu'il a embauché une cinquantaine d'ingénieurs techniques, qui sont sur du hardware. C'est ça qui est intéressant. Donc, il y a quelque chose qui existe.
François :
[
18:28] Ce n'est pas qu'un embryon. Et je trouve que c'est fascinant. Parce que quand tu vois aujourd'hui ce qu'est devenu Chagipiti, qui est de plus en plus impressionnant, notamment sur la voie. Je m'en suis encore servi cet après-midi. J'étais complètement bluffé. Il se souvient de choses que j'ai dites il y a plusieurs semaines. Enfin, ça commence vraiment à être costaud. Et tu te dis, quel est l'objet ? Moi, je me pose la question, quel est l'objet avec lequel je pourrais parler et qu'il soit le plus invisible possible, finalement ? Parce que c'est ça, l'idée, tu vois. Mais pas trop petit quand même, parce que si il est petit, il n'y aura pas beaucoup de batterie. Si il est petit, il n'y aura peut-être pas beaucoup de fonctionnalité, etc. Et je ne sais pas. Franchement, j'ai cru comprendre qu'il y avait peut-être un truc qu'on accrocherait quelque part, tu vois. ou sur une chemise ou sur un blouson, un truc mais je ne trouve pas ça une bonne idée, je ne sais pas moi j'aimerais bien avoir un bracelet par exemple parce qu'un bracelet c'est quelque chose que tu que tu portes de manière naturelle, qui te permet de faire des enfin qui te permet d'avoir un design intéressant aussi donc franchement j'ai aucune idée de ce à quoi ça peut ressembler. Mais une chose est sûre, c'est que ça doit exister. Et pour que ça m'attarde de mettre 6 milliards et demi, c'est qu'il y a une bonne raison, je pense.
Jérôme :
[
19:53] Tu penses quoi, toi ? Ça peut être un truc qu'on mettrait autour du cou, un bracelet, des lunettes, une oreillette, un truc comme le AI-PIN qui s'accroche aux vêtements ?
Bruno :
[
20:05] Je pense que le AI-PIN, on peut le mettre de côté parce qu'on a vu que, en tout cas, Son accueil a été un peu refroidi assez rapidement.
Jérôme :
[
20:16] Parce qu'il ne marchait pas bien.
Bruno :
[
20:18] Oui. Mais non, c'est ça. Mais si tu me permets, je veux juste faire du pouce sur ce que François dit. J'ai l'impression avec Evie dans le décor, puis on faisait un parallèle avec Apple à ses débuts, je retrouve dans cette histoire-là le même secret qui existait à l'époque d'Apple. Je ne vais pas faire mon nostalgique, Mais on sent que c'est ça. On sent qu'ils sont en train de travailler sur quelque chose et on ne sait pas ce que c'est. Et rappelez-vous, à la belle époque, quand l'iMac est sorti, et puis les quelques années qui ont suivi, c'était ça. On regardait Apple, puis on se disait, mais sur quoi ils sont en train de travailler?
Jérôme :
[
21:02] L'iPhone et l'iPad, à chaque fois.
Bruno :
[
21:05] Mais tu sais, il y a cet aspect de rêve, cet aspect d'innovation, qu'on s'entend, ça n'existe plus chez Apple. Mais c'est un peu comme si Ive l'aurait amené avec lui et là, on est en train de revivre la même chose, mais dans ce partenariat qu'il fait avec OpenAI. C'est ça que je trouve intéressant. Maintenant, est-ce que ça se portera au cou, à la main, au pied, à la jambe?
Jérôme :
[
21:31] Ça m'importe. Sur la tête.
Bruno :
[
21:32] Sur la tête.
Jérôme :
[
21:33] Une casquette, peut-être? Une casquette connectée?
Bruno :
[
21:35] Aux États-Unis, ça marcherait bien. Make tech great again, quelque chose comme ça.
François :
[
21:42] Parce que je me pose la question, je me dis si c'est un appareil avec lequel on va pouvoir parler et dialoguer, ça pourrait être des Airpods oui moi exactement mais si c'est des Airpods et que c'est connecté à un iPhone qui lui-même a une appli de chat GPT non.
Bruno :
[
21:58] Ça vaut pas la peine.
François :
[
21:59] Non mais tu vois en fait je me dis il y a autre chose forcément parce qu'autrement, si c'est simplement qu'une interface ou un petit produit qui te permet de discuter, tu te mets des Airpods connectés à un iPhone et c'est réglé ça existe déjà, tu peux déjà dialoguer avec ChatGPT ça doit aller plus loin mais.
Bruno :
[
22:21] Ils n'ont pas dit que ça allait remplacer le téléphone intelligent.
Jérôme :
[
22:25] Ou que ça allait remplacer ou que ça allait ça.
François :
[
22:29] Pouvait remplacer je trouve que leur message est très flou d'ailleurs ils en disent très peu c'est presque du fantasme on est dans du fantasme, Mais je pense qu'il y a autre chose. Est-ce qu'il y aura une caméra ? Est-ce qu'il y aura des petits haut-parleurs ? En fait, on ne sait pas trop ce que c'est, mais je pense que ça va apporter plus que simplement un petit device avec lequel tu vas pouvoir parler. Parce que ça, on peut déjà le faire. Et je pense que si ce produit est révolutionnaire, enfin, devra être révolutionnaire, c'est qu'il apporte quelque chose que la combinaison d'un smartphone et des Airpods, ou la combinaison d'un smartphone avec une montre, ou la combinaison d'un smartphone avec, je ne sais pas moi, une bague, existe déjà. Donc il y a forcément quelque chose.
Jérôme :
[
23:24] Oui, parce que la question c'est de savoir s'il sera autonome ou s'il aura besoin d'un smartphone.
Bruno :
[
23:28] Ça, ça serait affreux.
François :
[
23:32] Non mais attendez, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'avec ce produit-là, on n'aurait plus besoin de smartphone ?
Jérôme :
[
23:37] Pour certaines choses, alors, attends, pas pour tout.
François :
[
23:39] Oui, mais si tu dis pour certaines choses, ça veut dire que tu aurais toujours ton smartphone avec toi.
Jérôme :
[
23:44] François, tout à l'heure, tu disais, et je te rejoins complètement, j'ai utilisé encore récemment ChatGPT en mode vocal et il est génial. Et moi, je le constate aussi, de plus en plus, tous les jours, moi, autour de moi, ce n'est pas ultra généralisé, tout le monde n'utilise pas ça.
Jérôme :
[
24:02] Mais à chaque fois qu'on le montre, ça séduit des gens. Et quand tu commences à prendre l'habitude, chaque fois que tu as une requête à faire pour tout et n'importe quoi, une recette de cuisine... Là, j'étais en vacances, il y avait une tourterelle qui avait fait son nid dans le jardin, etc. On ne savait rien sur les tourterelles. Ma femme est allée interroger Tchadjipiti pour tout savoir sur les tourterelles. Elle a tout fait en mode vocal, tu vois. Et c'est toutes ces petites choses, comme ça, de manière... restaurant, tu discutes avec des amis. Avant, c'était le réflexe Google. C'était j'attrape mon téléphone et encore avant, c'était je vais sur mon ordinateur et je tape sur Google. Là, aujourd'hui, quand tu commences à prendre le pli de parler à ton assistant et encore, je parle uniquement d'aller chercher des réponses à des questions mais demain, ça peut être réserve-moi, un truc chez le coiffeur la semaine prochaine, je ne sais pas quoi. Ça peut être toutes ces choses-là. Le réflexe de parler à un véritable assistant qui nous sera personnalisé grâce à l'intelligence artificielle, à mon avis, il peut arriver très, très vite. Très, très vite. Donc, s'il y a le geste, s'il y a le besoin, il ne reste plus qu'à créer le ou les outils qui vont permettre ça.
François :
[
25:14] Totalement. Je suis d'accord avec toi, Jérôme. Mais tu es d'accord que tout génial que peut être ce concept, il ne remplacera pas un écran d'un smartphone. C'est-à-dire que quand tu voudras répondre à un email, quand tu voudras regarder quelque chose sur Internet. Il y aura plein de fonctionnalités qui feront que ton smartphone ne devra pas être loin. Tu ne pourras pas partir, au travail sans un écran de smartphone. On est d'accord ? Tu seras toujours obligé d'en avoir un. À partir de ce moment-là, si tu as ton smartphone dans la poche, À quoi va servir ce produit ? Parce que finalement, toi, tes Airpods connectés à ton iPhone, tu as déjà toutes ces fonctionnalités. C'est pour ça que je me dis, qu'est-ce qui va se passer ? Parce que, évidemment, ils sont loin d'être cons, Sam Altman et Jonathan Hive. Ils ont pensé déjà à tout ça. Qu'est-ce qui va faire qu'ils vont craquer le truc ? Qu'est-ce qu'ils vont apporter de plus qui va, changer nos habitudes, si tu veux. Parce qu'aujourd'hui, la combinaison de nos différents appareils font qu'on peut discuter avec Chagipiti de manière totalement fluide. Qu'est-ce qu'ils vont faire ? C'est ça la question.
Jérôme :
[
26:26] Mais c'est ça le truc. C'est-à-dire que nous, on n'arrive pas à l'imaginer. Donc, est-ce qu'eux arriveront à imaginer un truc ?
François :
[
26:32] Je pense qu'il a déjà craqué le truc.
Bruno :
[
26:35] Et ça vaut 6 milliards de dollars. Et c'est pour ça que... Mais ça doit être aussi révolutionnaire que le jour où il y a... Mais c'est pas Steve Jobs qu'ils l'avaient pensé, les gens de Nokia et d'autres l'avaient fait avant, mais c'est le jour où tu arrives en disant à des gens qui ont passé leur vie à leur vie, une partie de leur vie, à naviguer sur Internet et puis dire, un jour, tu le feras à partir de ton téléphone. Oui, oui, oui, c'est ça. Puis du jour au lendemain... Ça n'intéressait personne au début. Mais du jour au lendemain, tu arrives avec des modèles de Nokia ou même il y a eu les assistants personnels qui ont existé pendant un moment. Et là, on se dit, ah oui, on peut vivre loin d'un ordinateur. Bon, bien là, ça va être, bien oui, on peut vivre loin de son téléphone. Mais il faut faire ce saut-là.
Jérôme :
[
27:20] Surtout.
François :
[
27:20] Moi, le seul truc que je vois, que j'imagine, qui pourrait se substituer au téléphone et à l'écran, c'est la paire de lunettes. Tu vois, parce que tu peux imaginer que la paire de lunettes pourrait te projeter des informations visuelles qui te permettraient de se substituer au smartphone. Et encore, c'est même pas sûr. Il faudrait que la qualité, la définition de ce qu'on projette dans les lunettes soit excellente. Mais là, à ce moment-là, tu te dis, OK, si tu as une paire de lunettes et par exemple des petits...
Bruno :
[
27:54] Et même pas, ça peut être embarqué sur les barrettes.
François :
[
27:57] Exactement, tu as raison. Mais bon, d'après ce que j'ai compris, ils ont dit que ce n'était pas une paire de lunettes.
Bruno :
[
28:03] C'est ça.
Jérôme :
[
28:04] Alors après, il y a autre chose, c'est que je ne sais pas ce que vous en pensez, mais il ne faut pas perdre de vue l'aspect aussi stratégique de ça pour OpenAI. C'est-à-dire qu'OpenAI, contrairement à Meta, contrairement à Apple, contrairement à toutes les autres marques, n'a pas de produit, n'a pas de device, n'a pas d'équipement. Ils sont en train de devenir un gros poids lourd grâce à ChatGPT, mais ils n'ont pas d'appareil. Et ils ont besoin d'un appareil pour plusieurs raisons. Ils ont besoin d'un appareil, un, pour continuer à séduire et à conquérir de plus en plus d'utilisateurs. Et pour une deuxième chose, c'est pour capter de la donnée parce que, C'est pour récupérer de la donnée, et notamment dans cette optique de AGI, d'intelligence artificielle générale, et notamment dans cette philosophie d'intelligence artificielle multimodale, si on écoute Yann Lequin, l'IA, on pourra fabriquer l'AGI que si on arrive à avoir un système qui capte le monde comme nous on le capte, C'est-à-dire avec nos yeux, nos oreilles, notre connaissance, notre mémoire, etc. Donc, ce serait a priori un appareil qui sera capable aussi de voir, d'entendre et de récupérer de la donnée d'une manière nouvelle. C'est-à-dire qu'il y a le service qui va nous être offert et puis il y a surtout la poule aux eaux d'or que ça devrait représenter pour OpenAI. Et c'est là où il pourrait peut-être nous surprendre avec, encore une fois, quelque chose qu'on n'imagine pas du tout aujourd'hui.
Bruno :
[
29:32] Mais encore là, la comparaison avec l'iPhone, où l'iPhone, quand ça a été lancé, l'idée, c'était de savoir, je ne sais plus où j'ai eu cette discussion-là, mais c'était de savoir, il faut sortir un appareil qui va nous permettre de créer un écosystème duquel on va générer des profits. Ça a été ça. Puis finalement, le iTunes Store, quand il est arrivé, ils ont dit, oui, ça va servir à générer du contenu, puis ça va créer des revenus. Et c'est la même chose. Donc, il faut qu'ils créent un appareil, puis tu as tout à fait raison, qui génère des revenus par la vente, mais qui génère aussi des données pour justement permettre à OpenAI data d'avancer. c'est vraiment intéressant c'est la.
François :
[
30:15] Question à.
Bruno :
[
30:15] 6 milliards de dollars.
François :
[
30:16] Non mais exactement c'est bien reçu franchement là c'est du pur fantasme alors peut-être que dans les mois qui viennent on en sort un petit peu plus, peut-être qu'il y aura des fuites etc etc mais aujourd'hui c'est pas facile Chérôme.
Bruno :
[
30:30] Promets-moi que tu conserves cette discussion là et dans 10.
Jérôme :
[
30:33] Ans on la ressortira allez dans 10 ans on la ressort à la place des grands hommes, et on passe à autre chose Patrick !
Bruno :
[
30:41] Allez François, allez Jérôme !
François :
[
30:44] Tu faisais Patrick Bouel là ?
Bruno :
[
30:46] Ouais. Merci.
François :
[
30:49] Merci.
Jérôme :
[
30:50] Vous êtes bien.
François :
[
30:51] On me fait pas bien Patrick.
Jérôme :
[
30:55] Bon, vous voulez qu'on parle de Google ou d'Apple maintenant ?
Bruno :
[
30:57] Ah ben, c'est ton choix.
François :
[
30:59] C'est ton choix, c'est ton émission.
Jérôme :
[
31:01] Franchement, j'hésite parce que Google, il y a eu des énormes... Ouais, enfin non, on fera ça le mois prochain. Mais il y a eu vraiment des trucs intéressants chez Google cette semaine. Et puis Apple, je trouve que c'est intéressant d'en parler aussi parce que c'est presque en... C'est le côté négatif de tout ce dont on vient parler.
Bruno :
[
31:21] Alors de quoi on parle ? De Google ?
François :
[
31:23] Moi, j'ai un petit truc à dire, si vous le voulez bien. Moi, le truc qui m'a bluffé et qui m'a bouleversé ces dernières semaines, et je dirais même ces derniers mois, c'est VO3.
Jérôme :
[
31:34] Ah, ben voilà. Tu vois, exactement.
François :
[
31:38] Là, VO3, ça a été une espèce de claque incroyable et qui nous met vraiment devant le fait accompli accompli de ce que peut faire aujourd'hui l'intelligence artificielle générative.
Jérôme :
[
31:53] Alors, il faut rappeler ce que c'est vite fait pour les gens qui auraient raté l'histoire.
Bruno :
[
31:57] C'est un logiciel.
François :
[
31:58] Voilà, c'est un logiciel qui est dans le cloud, sauf que vous promptez, c'est-à-dire vous écrivez ce que vous voulez, sauf que vous l'écrivez dans la posture de faire une vidéo et donc vous dites tiens, j'aimerais bien avoir une vidéo de deux journalistes qui discutent de tech, dans un environnement podcast, avec une qualité d'image un petit peu dégradée quand même, parce que je veux que ça fasse podcast, avec un fond de telle manière, etc. J'en veux un qui soit brun, l'autre qui ait les cheveux un peu blancs, mais les yeux bleus, etc.
Jérôme :
[
32:33] Qui soient tous les trois très beaux.
François :
[
32:35] Voilà, exactement.
Jérôme :
[
32:37] Attention.
Bruno :
[
32:39] Il faut être consistant dans la requête.
François :
[
32:41] Tu prends ton maximum. Tu vas très, très loin. Évidemment, tu peux dire aussi, j'ai envie qu'ils discutent de, je sais pas moi, de cet objet un petit peu mystérieux que Sam Altman et Jonathan Hive doivent mettre au point. Et puis, t'appuies sur OK, t'attends. Et puis après, t'as une vidéo qui sort. Et là, la vidéo qui sort, elle est d'une qualité qui est à se retourner par terre. Moi, j'ai vu des vidéos, mais c'était effrayant. C'est-à-dire que je regardais ça et j'étais effrayé. Effrayé, bouleversé.
Jérôme :
[
33:15] Tu vois, Bruno, François, la même réaction que moi, C'est exactement ce que
Jérôme :
[
33:18] je t'ai dit la semaine dernière dans notre débrief transatlantique. La première fois, je t'ai dit, ça va trop loin, c'est too much, c'est trop.
François :
[
33:31] Évidemment, après la conséquence, c'est que ça va trop loin, c'est too much. Mais je me dis, waouh, c'est quand même incroyable ce qu'on arrive aujourd'hui à faire simplement avec l'intelligence artificielle et générative. et la qualité de la vidéo, le réalisme des personnages, la voix.
Jérôme :
[
33:50] Mais c'est surtout ça, François.
Bruno :
[
33:52] C'est ça, c'est ce qui est nouveau.
Jérôme :
[
33:55] C'est ça. Et voilà, on est tous les trois des gens de radio, et c'est peut-être pour ça aussi qu'on y est particulièrement sensible, c'est qu'en fait, qu'est-ce qu'ils ont apporté de plus ? C'est l'audio. C'est-à-dire qu'il y avait déjà des IA qui fabriquaient des séquences vidéo. C'est vrai que VO va encore plus loin en termes de réalisme d'image, mais surtout, surtout, ils mettent des dialogues synchronisés et une bande-son derrière, genre une sirène de pompier, des oiseaux, etc. Et ça, c'est ça qui rend le truc incroyablement réaliste. C'est le son en plus de l'image.
François :
[
34:27] Et puis, t'imagines les conséquences que ça va avoir. C'est obligé parce que c'est là. Après, le choc, le fait d'être grogui quand tu vois ça, tu te dis mais ça va bouleverser. Et là, c'est obligé que ça va bouleverser la création publicitaire, cinématographique. Ça va même bouleverser notre métier, notre métier de journaliste. J'ai vu une vidéo, il y avait une encore woman qui était parfaite. Enfin, c'était... Comme tu dis, Jérôme, c'est notre métier. On voit, là, elle avait des petites hésitations. C'était... Enfin, voilà. Franchement, moi, j'ai été bluffé. Je n'arrivais même plus... Je n'arrive pas à voir si c'est vrai ou pas. Voilà. Et là, tu te dis, qu'est-ce qui va se passer ? Tu vois, demain, on peut très bien prompter ce qu'on fait là. D'accord ? Ils nous ont numérisés. « Jérôme, toi, tu ne te fais pas chier. Tu te dis, tiens, François, son ton un petit peu, je ne sais pas quoi. Bruno va avoir un ton un petit peu comme ça. De temps en temps, il mettra son doigt comme ça parce que c'est un peu sa spécialité. Tu vois, tu promptes ton truc que tu auras pré-prompté parce que finalement, si c'est tous les mois, tu vas garder un petit peu des postures qui sont habituelles. Et puis, tu lui dis, discutez de trois, quatre sujets d'actualité.
Jérôme :
[
35:45] Ça fait du travail pour prompter tout ça. Je pense que c'est plus amusant de le faire en vrai. On précise qu'aujourd'hui, aujourd'hui.
François :
[
35:51] Mais dans 2-3 ans. Tu ne sais même pas que... Enfin, ça va tellement vite.
Jérôme :
[
35:58] Bruno ? Ça te laisse songeur.
Bruno :
[
35:59] Je vous écoute. C'est beaucoup d'émotions. De voir que c'est peut-être la dernière fois qu'on se parle les trois en vrai.
Jérôme :
[
36:08] Non. Mais c'est vrai que... Après, il y a des cas de figure. Je crois qu'on en a déjà parlé ensemble. Tu peux imaginer... On vieillit. demain, on peut être privé de la parole ou autre, ça ouvre aussi des perspectives géniales.
François :
[
36:27] C'est clair, c'est clair. Mais tu sais, ça me fait penser à un truc, Quand est-ce qu'est arrivé GarageBand ? sur Mac.
Jérôme :
[
36:38] 2004, quoi.
François :
[
36:40] Voilà. Un musicien, avant GarageBand, qu'est-ce qu'il faisait ? Il allait dans un studio d'enregistrement, il allait dans un studio d'enregistrement, il avait son batteur, son guitariste, il avait son clavier, il avait des violons, il avait, je ne sais pas moi, 10 musiciens, il enregistrait, il posait sa voix, il mixait, et puis voilà. GarageBand est arrivé, le gars, il peut être dans sa salle de bain, dans un train, je ne sais où, il a tous ces instruments qui sont dans son ordinateur et il fera le même métier en fait il va faire la même qualité de ce qu'il aurait pu faire s'il avait de vrais musiciens sauf qu'il va le faire avec un écran et un clavier et en fait VO3 me fait penser à ça pour tous les créateurs de contenu pour tous les créateurs de vidéos, pour les réalisateurs parce que demain demain tu n'auras plus enfin si on a vu, si ce qu'on a vu est vrai je pense que Google ne s'est pas moqué de nous Depuis.
Bruno :
[
37:37] On en a eu d'autres, oui.
François :
[
37:38] Demain, tu prends un scénariste ou, je ne sais pas moi, un réalisateur, il n'a plus besoin de quoi que ce soit. Il se met devant sa machine, il prompte, il peut faire son film.
Bruno :
[
37:48] Moi, ma théorie, François, c'est que le prochain jeune Spielberg, il est chez lui en train de faire un court-métrage et il ne touche pas la caméra.
François :
[
37:59] Certainement.
Bruno :
[
38:00] Il a une histoire, il a une vision de son histoire et il fait des requêtes et des requêtes et des requêtes. et est en train de générer scène après scène après scène.
François :
[
38:09] Pas de tournage, pas de prise de son, pas de dire, tiens, la lumière n'est pas bonne.
Bruno :
[
38:14] Ou je ne sais pas quoi.
François :
[
38:16] Pas de comédien, pas de metteur en scène, pas de décorateur. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais à quoi va ressembler Hollywood dans 10 ans ?
Jérôme :
[
38:27] Là, il va être un peu en PLS.
François :
[
38:30] En fait, c'est Pixar à 100% pour tout. C'est Pixar pour tout à 100%.
Jérôme :
[
38:37] Moi, ce que je retiens de ta comparaison avec GarageBand, qui est intéressant, je trouve, c'est que ça ne veut pas dire que c'est facile, tout ça.
François :
[
38:43] Ah non, c'est pour ça que ce n'est pas terminé. Ma réflexion, le talent humain sera toujours obligatoire dans cette histoire-là.
Jérôme :
[
38:52] Il faut l'impulsion humaine.
François :
[
38:54] Tu peux avoir le meilleur des outils. Mais si tu n'es pas bon, tu feras quelque chose de pas bon. En revanche, si tu sais te servir de ces outils-là et que tu es créatif et que tu es quelqu'un qui a une vista, etc., tu vas faire des étincelles. Et tu vas faire des étincelles dans ta chambre d'étudiant avec un ordinateur et un clavier.
Bruno :
[
39:16] C'est ce qui est dingue. Et puis l'exemple parfait aujourd'hui, c'est les IA qui permettent de faire de l'imagerie. Il n'y a pas meilleur qu'un photographe qui sait composer une photo pour aller faire une requête qui va te permettre d'avoir une image pleine qui raconte une histoire. Pourquoi? Parce qu'il va parler du premier plan, mais de la profondeur. Il va composer son image et ça va te donner une superbe image et quelque chose de beau à regarder. C'est sûr que vous et moi, on pourrait essayer de faire la même chose, mais il y a du détail qu'on n'aura pas, que l'œil du photographe aura. Et c'est donc vrai pour VO3. L'idée, c'est de... Puis François, tu le disais, mais c'est le contenu prime, l'idéation prime. Et ça, il faut l'avoir, parce que tout le monde peut mettre la main sur un marteau, mais ce n'est pas tout le monde qui est capable de faire une cathédrale avec.
François :
[
40:07] Non, ce qui est formidable, c'est que tu dis... Non, mais voilà, tu as raison. Et c'est une très belle image. Mais ce qui veut dire que finalement, demain, si ces outils deviennent très faciles d'accès, tu vas avoir des créateurs issus de nulle part qui vont faire des trucs qui vont être incroyables. Et c'est ça qui est formidable. Ça, c'est ce que propose le numérique, finalement. Le numérique ouvre le champ des possibles à des personnes qui sont dans l'ombre, d'accord ? Ça va être pareil pour ça.
Bruno :
[
40:42] Mais encore, il faut permettre aux plus jeunes d'y avoir accès rapidement.
François :
[
40:47] Je pense que ça va se démarrer.
Jérôme :
[
40:48] Ça, ça va arriver.
François :
[
40:50] Regarde la tech. On parlait tout à l'heure des 25 ans. La technologie s'est démocratisée. Tu prends l'exemple d'un smartphone. Aujourd'hui, un smartphone, t'en as pour 200 euros, tu peux avoir un smartphone qui tient la route. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a une démocratisation de toutes ces technologies. Ça prendra peut-être un petit peu plus de temps. Franchement, ça ouvre des perspectives qui sont formidables pour tous les créateurs. Mais en revanche, ça va désinguer des métiers entier. Et ça, on n'est pas prêt à ça. On n'est pas prêt à ça. C'est un peu comme les Uber qui vont se confronter, qui vont être confrontés aux voitures autonomes, tu vois. C'est un peu pareil. D'un coup, tu vas te retrouver avec des gens qui vont se retrouver sur le bas-côté de la route en disant, OK, mon métier n'existe plus, tu vois.
Bruno :
[
41:37] Aujourd'hui, François, je faisais une conférence cette semaine sur l'impact de l'IA sur le monde du travail. Aujourd'hui, c'est 60% des métiers vont être impacté ou sinon remplacé par l'IA. Ça veut dire qu'il y a seulement 40 % des métiers qu'on connaît qui, aujourd'hui, ne seront pas impactés, mais peut-être demain ou après-demain.
Jérôme :
[
42:01] Mais impacté et remplacé, ce n'est pas pareil quand même.
François :
[
42:05] Non, c'est ça. Tu peux être impacté en bien. Oui, oui, oui. Si on supprime ton métier, là, tu es impacté en mal. Tu vois ce que je veux dire? Et c'est ça qui est un peu vertigineux. Et c'est vrai que c'est encore un peu flou tout ça, tu vois, quand les médias mainstream parlent de l'IA qui va supprimer des emplois. Aujourd'hui, à part quelques petits coûts, tu vois, comme ça, spécifiques, où il y a des métiers, c'est vrai que les infographistes aujourd'hui ont moins de travail qu'avant, mais finalement, il y en a peu des métiers qui sont impactés par l'IA vraiment et qui s'en prennent pas la figure. Je parle en France. Oui, OK.
Bruno :
[
42:42] Mais François, le premier job que tu as... Moi, c'est ça, ma blague. Le premier job qui a été créé pour l'IA, bien aujourd'hui, personne n'en cherche. Les prompt engineers. Il y a deux ans et demi, ça gagnait 200-300 000 $ américains. Aujourd'hui, sur la liste des emplois au niveau du numérique, ils sont en bas de l'échelle. Il n'y a plus personne qui en veut. Pourquoi? Bien parce que maintenant, les IA vont tellement dans le raffinement et tu questionnes par rapport à la requête que tu es en train de faire. Il n'y a personne qui a besoin d'un spécialiste parce que l'IA t'interpelle en disant, quand tu dis ça, est-ce que tu parles de ça ou est-ce que tu veux ça? Ça bouge tellement vite. Écoute, c'est un boulot qui existait depuis deux ans et demi. C'est parti.
François :
[
43:25] Non, mais c'est clair, mais quand la vague, quand le tsunami va arriver et que, tu vois, il y a des métiers antiques qui vont se retrouver sur le bas côté de la route et ça va arriver, ça va être chaud, quoi, tu vois, ça va être chaud. Ça va être merveilleux parce que ça va nous permettre de voir des trucs incroyables. C'est-à-dire que, tu vois, aujourd'hui, il y a des limites au tournage, au tournage physique, même aux effets spéciaux, parce que les effets spéciaux, ça coûte très, très cher. Il y a des effets spéciaux que certaines productions abandonnent parce qu'ils n'ont pas le budget. Là, tout ça, c'est terminé, si tu veux. Et voilà, ça va être un terrain de jeu phénoménal pour les créatifs, mais ils n'auront plus besoin de quoi que ce soit.
Jérôme :
[
44:10] Mais est-ce que tu ne crois pas qu'après, c'est un peu comme il y aura aussi, malgré tout, de la place pour de l'artisanat, entre guillemets ? Est-ce que le luxe ne sera pas de se dire, au milieu d'une pléthore de productions faites par IA, de se payer un humain ? hier j'ai vu un film avec des vrais acteurs ah ouais c'est vrai il y en a encore oui oui viens voir et tout et ça c'est génial et ce sera peut-être un petit marché mais c'est comme les vinyles par rapport au CD mais c'est un marché.
Bruno :
[
44:41] C'est comme les mondes suisses et puis le reste des mondes connectés. C'est un luxe aujourd'hui.
François :
[
44:47] Oui, mais vous oubliez un truc.
Jérôme :
[
44:49] Le modèle économique.
François :
[
44:50] Non, mais c'est le modèle économique. Qu'est-ce qui va se passer? Qui va vouloir financer un vrai film avec des vrais comédiens? Est-ce qu'il va rester des vrais comédiens? Parce que s'il y a plus de... si 90% de la production est faite par l'IA, tu vois, il n'y aura plus besoin de comédiens. Très peu.
Bruno :
[
45:05] Non, mais il va rester. Les gens vont continuer d'aller au théâtre. alors il y aura toujours des comédiens.
François :
[
45:12] Oui, mais le théâtre, ça représente quoi par rapport au cinéma, Bruno ? Oui, bien sûr, tu as raison. Le théâtre, les comédies musicales, il va rester des spectacles de rue, etc.
Bruno :
[
45:23] Ce qu'on appelle le spectacle vivant, ça, il en reste toujours.
François :
[
45:26] Oui, mais tu es d'accord que le cinéma représente quand même une grosse partie de cette industrie.
Bruno :
[
45:30] Mais ça, c'est une industrie.
Jérôme :
[
45:33] Au-delà de ça, et ça, Bruno, on en a déjà parlé ensemble, je crois, dans un de nos débriefs, Est-ce que humainement, et je vais dire presque, vraiment c'est au fond de nous-mêmes, est-ce qu'on est réceptif ? Est-ce qu'on va par exemple pouvoir s'attacher à un comédien virtuel ? Alors, tu vas me dire, oui, on s'est attaché à des personnages de bande dessinée, on s'est attaché à Astérix et Félix, à ce qui tu veux, etc. Mais est-ce qu'on pourra s'attacher à un faux humain ? C'est-à-dire un faux... Comment il s'appelle ? Mission Impossible.
François :
[
46:12] Un Tom Cruise.
Jérôme :
[
46:14] Un faux Tom Cruise. Tu vois, est-ce que c'est envisageable ? Parce que je crois que c'est assez difficile. et ça, on en parlait Bruno à propos de notre bouc à l'aime pour dire que c'est bien, ça fait des trucs super, mais en fait on a du mal à comprendre, on a du mal à accrocher, même si les voix sont hyper réalistes, on retient moins bien l'information qui est donnée de cette manière, etc. Parce que tu n'as pas d'humain. Oui c'est ça, il y a quelque chose de reptilien au fond de nous qui fait qu'on a besoin de voir des vrais humains en fait.
François :
[
46:46] Ouais, mais demain, je reprends mon exemple de film publicitaire ou courts-métrages ou longs-métrages ou séries télévisées. Si derrière, tu as un créatif humain qui arrive à donner tous ces sentiments qui font qu'on va être bluffé et qu'on va croire que c'est du vrai, on va tomber dans le panneau. Tu vois ? On va tomber dans le panneau.
Jérôme :
[
47:08] Oui, il y a un côté aussi...
François :
[
47:10] C'est un peu comme... Imagine un dessin animé. Tu peux être ému devant un dessin animé.
Jérôme :
[
47:15] C'est pareil. On sait que Bambi ou Le Roi Lion n'existent pas.
François :
[
47:21] Et pourtant, le roi Lion, c'est hyper émouvant. Mais pourquoi ? Parce qu'il y a des humains derrière qui prennent tes tripes et qui font que tu es bouleversé par ce qui se passe. Ça va être pareil avec l'IA. Tu vas avoir un mec qui va te créer un film qui va te toucher de la même manière ou qui va te faire peur, qui va être impressionnant en termes d'action. Tu pourras tout imaginer. sauf que ça n'existera plus. Il n'y aura plus de comédiens, il n'y aura plus de décors, il n'y aura plus de monteurs, il n'y aura plus de tout ça. Ça sera...
Jérôme :
[
47:57] Il n'y aura plus rien.
François :
[
47:58] Ouais.
Jérôme :
[
48:04] Ça jette un froid Bruno se touche le nez imagine l'industrie.
François :
[
48:08] De la pub imagine l'industrie de la.
Jérôme :
[
48:10] Publicité, on est.
François :
[
48:13] D'accord quand même on est d'accord.
Jérôme :
[
48:15] Ça va être impressionnant ça va être un carnage raison de plus pour que dans ce métier là comme dans tous les métiers on s'approprie ce truc là parce que oui ça va faire, ceux qui vont se l'approprier pourront s'en servir, trouveront les moyens de s'en servir Ceux qui ne prendront pas le train en marche seront comme ceux qui n'ont jamais su se servir de Word ou de Excel dans une entreprise et qui ont vieilli sans jamais l'utiliser. Donc, il est urgentissime de s'y mettre.
François :
[
48:47] La seule variable, ça va être le temps que ça va prendre pour se démocratiser tout ça, combien ça coûte.
Jérôme :
[
48:57] Et accessoirement, l'impact environnemental aussi.
François :
[
49:00] Oui, oui, oui, oui. Mais bon, bien sûr, mais l'impact environnemental...
Jérôme :
[
49:05] Le dernier livre de Luc Julia, là, et quand même, il rappelle que… Ça.
Bruno :
[
49:09] C'est du placement publicitaire que tu viens de faire ?
Jérôme :
[
49:11] Ça, c'est du… Voilà. Je montre le livre de Luc, là, qui a fait ma semaine. Parce que c'est un sujet qu'il aborde vachement. Il dit que plus on va vers ce gigantisme synthétique avec l'intelligence artificielle, et l'impact environnemental prend des proportions hallucinantes.
François :
[
49:29] Oui, mais Jérôme, si demain tu crées un film.
Jérôme :
[
49:33] Et si demain tu remplaces tous les films par l'IA, ce n'est pas possible. Il n'y a plus d'électricité à New York et il n'y a plus d'eau à Montréal.
François :
[
49:41] Oui, mais quand tu tournes un vrai film, imagine Mission Impossible, t'imagines l'impact environnemental de ce film ?
Bruno :
[
49:49] Bon point.
Jérôme :
[
49:50] Oui, non, mais ça n'a rien à voir. Mais non, comment ça.
François :
[
49:54] Ça n'a rien à voir ? Tu parles de l'impact environnemental, mais en fait, générer un film par l'IA aura un impact environnemental moindre qu'un vrai film physique avec des déplacements de santé.
Jérôme :
[
50:07] Non, ça, on ne peut pas le dire. Ce n'est pas sûr.
François :
[
50:10] On ne peut pas le dire aujourd'hui, mais tu verras que demain, avec l'optimisation de tous ces algorithmes, c'est toujours pareil si tu veux on sait que la technologie fait de plus en plus de choses avec de moins en moins de ressources c'est comme ça.
Jérôme :
[
50:28] C'est naturel c'est l'espoir qu'on a, maintenant il faut qu'on y arrive bon les amis, il faut qu'on avance voilà pour V3 de Google qui est quand même, c'est vrai, un truc absolument dingue, et qui fait que les petits films en question les vidéos, on les voit, elles se multiplient sur les réseaux, ah, accessoirement Il faut préciser que pour l'instant, c'est limité à moins de 10 secondes. Et l'une des raisons, c'est notamment les ressources.
François :
[
50:51] Non, non, mais attends.
Jérôme :
[
50:52] Il y a des trucs.
François :
[
50:53] Excuse-moi, Jérôme. Il y a des vidéos, et je vous invite à aller sur X. Vous tapez hashtag VO3, et vous avez des vidéos qui font une minute plus, qui sont des péplums. Moi, j'ai vu des trucs.
Jérôme :
[
51:03] Oui, parce que c'est des séquences mises bout à bout. C'est des trucs mises bout à bout. Parce que si tu demandes à l'IA de te pondre d'un seul trait un film d'un quart d'heure ou 20 minutes, elle ne sait pas. D'abord, elle va faire exploser les data centers. Et deuxièmement, elle perd le fil. Elle ne sait plus où elle habite. Et là, elle ne sera plus capable. Donc, tu es obligé énormément d'avoir de l'humain pour recoller les morceaux, etc.
François :
[
51:24] On est d'accord que c'est aujourd'hui, ça. Dans deux, trois ans, ce problème sera résolu.
Bruno :
[
51:29] Mais pendant que tu es dans les précisions, Jérôme, c'est aussi important de préciser que, pour le moment, cet outil-là, il est accessible uniquement aux utilisateurs payants de Gemini.
Jérôme :
[
51:39] Oui, et payons cher.
François :
[
51:40] C'est 250 euros par mois.
Bruno :
[
51:41] Non, il y a aussi la formule de 20 dollars par mois.
Jérôme :
[
51:44] D'accord.
François :
[
51:44] Non, je crois que c'est VO2 qu'on a pour 20 $. Ce n'est pas VO3.
Bruno :
[
51:49] Moi, j'ai accès à VO3 et je ne paye que 20 $ par mois.
François :
[
51:54] Il ne faut pas le dire.
Jérôme :
[
51:55] Toi, tu es le président de Sondar Pitchard.
Bruno :
[
51:58] Non, non.
François :
[
52:00] Mais tu as testé VO3 ou pas?
Bruno :
[
52:02] Oui.
François :
[
52:03] Alors?
Bruno :
[
52:04] Je n'ai pas fait de chef-d'oeuvre parce que je n'ai pas mis le temps, mais j'ai vu que j'étais capable de faire un plan de 10 secondes d'une marée qui montait tranquillement sur le bord de la plage.
Jérôme :
[
52:14] – Ah oui, il faut que tu nous montres ça.
Bruno :
[
52:16] – Oui, avec les petits oiseaux derrière.
François :
[
52:18] – Il est réaliste.
Bruno :
[
52:19] – Oui, oui, oui. Et moi, c'était plus le... Jérôme l'a dit, c'était plus le son. C'était d'entendre les goûts élan, d'entendre le bruit des vagues qui claquaient. C'est beau.
Jérôme :
[
52:31] Bon, les amis, on se garde dix minutes pour parler d'Apple. Pourquoi Apple ? Parce qu'on est obligé de parler d'Apple quasiment tous les mois. Je ne sais pas pourquoi, mais si, parce qu'il y a toujours des choses à dire. Il y a plein de trucs à dire. D'abord, je veux dire ce que je disais dans le sommaire, Tim Cook doit avoir des nuits quand même un peu agitées. Entre ses problèmes en Europe, les obligations réglementaires qui l'obligent à ouvrir l'App Store, qui vont l'obliger peut-être à faire concurrence à Siri au sein même de ses appareils. Là, ils ont un mois pour ouvrir l'App Store, donc. Aux Etats-Unis, il y a aussi une action en justice contre les supposées écoutes abusives. Aux Etats-Unis, Donald Trump qui lui dit « Tu viens fabriquer tes iPhones sur le territoire américain, sinon ça va très mal aller. » Et puis, à côté de ça, en intelligence artificielle, l'actu du mois, elle lui échappe, son designer fétiche, c'est même plus avec Apple qui fait des annonces, enfin qu'est-ce qui se passe quoi qu'est-ce qui se passe pour Apple moi c'est ça que je trouve le plus, symbolique, est-ce que I.O. le truc de Johnny Ive, ça aurait pas dû être Apple qui annonce un truc comme ça.
François :
[
53:48] Après le divorce Tim Cook et Jonathan Hive, il est consommé. Ça fait des années que Jonathan Hive ne travaille pratiquement plus pour Apple. Il a quitté la société, je ne sais plus quoi, il y a peut-être cinq ans. Il avait encore des missions, on va dire, avec Apple. Mais je pense que c'était vraiment histoire de dire, voilà, j'ai encore un lien, mais vraiment très ténu. donc tu vois moi je pense l'histoire l'histoire de Jonathan Hive Apple elle est terminée depuis longtemps d'accord ? Oui mais elle.
Jérôme :
[
54:20] Aurait pu continuer à s'écrire enfin on aurait pu imaginer que voilà.
François :
[
54:24] Jonathan Hive.
Jérôme :
[
54:24] Son nom était quand même intimement lié à Apple et tout d'un coup là il se retrouve, quasiment il est passé à l'ennemi en fait.
François :
[
54:31] C'est pas que C'est ce qu'on disait tout à l'heure pour Jonathan Hive à mon avis Apple n'est plus Apple sans Steve Jobs et on peut le comprendre tu vois quand tu vois quand tu vois quand tu regardes les vidéos de Steve Jobs et sa personnalité que tu mets Tim Cook en face, ça n'a strictement rien à voir. C'est deux personnalités qui sont à l'opposé.
Jérôme :
[
54:50] C'est un rockeur et un fonctionnaire.
François :
[
54:53] Exactement. Mais un putain de fonctionnaire, le Tim Cook, parce que lui, c'est la supply chain. C'est un génie pour organiser qu'Apple puisse sortir 200 millions d'iPhone le jour J, avec une qualité, avec des coûts maîtrisés, etc. ce que ne savait pas faire Steve Jobs lui ce qui l'intéressait c'était de créer des trucs, et avec Jonathan Hive où là ils pouvaient changer leur créativité etc donc tu vois je pense que Jonathan Hive il est sorti d'Apple depuis un bon moment, après je pense le problème le plus important pour Apple c'est Trump aujourd'hui, parce que là aussi tout oppose Donald Trump à Tim Cook, Même s'ils sont, comment dirais-je, intimement liés l'un à besoin de l'autre, et vice-versa, mais tout les sépare, tu vois. Tim Cook est un démocrate, qui plaide la diversité, enfin voilà, qui est à l'opposé d'un Donald Trump, tu vois. Voilà, et je pense que le business...
Jérôme :
[
56:03] Oui, c'est l'ultra-progressiste face à l'ultra-conservateur.
François :
[
56:08] Exactement. Et je pense qu'ils arrivaient à s'entendre sur le terrain du business, jusqu'à ce que Trump sorte ses droits de douane, si tu veux. D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez suivi, sans doute, l'actu, mais en fait, il y a un tribunal qui a rejeté toutes ces augmentations de droits de douane. Donc, en fait...
Jérôme :
[
56:30] Comme beaucoup de choses annoncées par Donald Trump. Alors, pas pour tout.
François :
[
56:34] D'après ce que j'ai compris. Pas pour tout, parce que ça reste pour l'assistir, pour les véhicules et pour les semi-conducteurs. Mais pour le reste, tout a été retoqué.
Jérôme :
[
56:42] Mais là, c'est vrai qu'on ne sait pas comment ils vont faire, parce qu'on dit que s'ils devaient le fabriquer aux États-Unis, déjà, ils n'ont pas la main-d'œuvre qualifiée, enfin, en quantité suffisante, comme elle existe en Chine. Ils n'ont pas la chaîne d'approvisionnement. Et ça ferait des iPhones qui coûteraient au minimum 100... Moi, j'ai vu passer le chiffre de 160 dollars de plus par iPhone.
François :
[
57:04] Non, mais c'est impossible.
Jérôme :
[
57:05] C'est impossible.
François :
[
57:07] Pour Apple de fabriquer des iPhone aux Etats-Unis. C'est impossible. Quand tu vois comment c'est complexe de fabriquer un smartphone comme ça, quand tu vois qu'il te faut des centaines de fournisseurs tout autour de ton usine qui assemble, tu vas à Shenzhen, on y est allé, Jérôme, il y a longtemps, et c'était il y a très longtemps. J'imagine que ça a bougé depuis. Tu as cette usine Foxconn ou Pégatron qui sont des villes entières. Et puis tout autour, tu as le gars qui va fournir les petites vis pour l'iPhone. Tu vas avoir le gars qui est à 10 kilomètres, qui attend que Pégatron lui demande...
Jérôme :
[
57:45] Qu'on lui commande 6 millions de joints.
François :
[
57:48] Oui, ou la batterie qu'il faut, le petit composant qui permet de... imagine déplacer tout ça aux Etats-Unis pour qu'il y ait un écosystème immense pour fabriquer un iPhone c'est irréaliste et puis ça coûterait une fortune parce que t'as raison, la main d'oeuvre là-bas elle coûte cher les.
Jérôme :
[
58:08] Américains ils n'existent pas la main d'oeuvre qualifier des gens capables comme ça de... notamment c'est l'histoire de petites vis, on focalise toujours sur ces vis mais c'est apparemment vraiment un point de blocage sur l'iPhone ces micro-vis.
François :
[
58:22] Et les Américains ne vont pas travailler 12 heures par jour, 6 jours par jour.
Jérôme :
[
58:26] Non, en vivant sur place et en dormant dans des dortoirs.
François :
[
58:31] Non, non, non, non, parce que ce n'est pas l'art culture, c'est tout ça. Donc, Donald Trump a ce vieux fantasme qui est irréalisable. Et Tim Cook le sait très bien. Donc, il est obligé de faire le dos rond et attendre que ça passe. Mais ça ne va pas passer comme ça, je pense. Et voilà. L'autre problème de Tim Cook, c'est aussi de ne plus mettre ses œufs dans le même panier, parce qu'il commence à voir qu'avec la Chine, ça devient compliqué. Donc, il fabrique de plus en plus, à divers endroits, tous ses produits clés. L'Inde, il y a aussi le Vietnam. aussi, tu vois. Donc, il essaie petit à petit de diversifier sa production. Parce que si demain, la tension monte entre les États-Unis et la Chine, et la Chine dit, vous savez quoi ? Eh bien, Apple, ils ne peuvent plus fabriquer leurs iPhones en Chine, parce que vous commencez vraiment à me les chauffer, là. Tu vois ?
Jérôme :
[
59:22] C'est possible !
François :
[
59:23] C'est possible ! Tu vois ?
Jérôme :
[
59:24] Bruno, on ne pourrait pas les fabriquer au Canada ?
Bruno :
[
59:28] Non.
Jérôme :
[
59:30] Non, ce n'est pas possible.
Bruno :
[
59:31] Non, de toute façon, il y a une vidéo qui a circulé à un moment donné quand Donald Trump a commencé à fabuler par rapport à la fabrication des appareils aux États-Unis. Et il y a quelqu'un qui a été recherché un extrait d'une conférence que Tim Cook avait faite en Chine justement, et qui disait que quand les gens se posent des questions à savoir pourquoi, Apple est en Chine, c'est parce que vous avez un savoir-faire qui n'existe pas ailleurs. Et c'est ça. Puis vous le disiez, c'est une histoire de main-d'oeuvre, c'est une histoire d'approvisionnement et de savoir-faire. Sous-titrage ST' 501.
François :
[
1:00:05] Et ce n'est pas beaucoup moins cher, en plus. C'est ce qu'il disait. C'est-à-dire qu'évidemment, ça coûte un petit peu moins cher, mais ce n'est pas la raison principale. Ils arrivent à gérer des coups de feu. Là, tu vois, l'iPhone 17, la production va commencer sans doute début juillet pour être prêt en octobre. Ils vont gérer les coups de feu. D'un coup, tu sais, c'est un peu comme ces restos trois étoiles où d'un coup, tu te retrouves avec 20 clients qui arrivent et qui vont commander des plats tous plus compliqués les uns que les autres. Tu vois, c'est pareil là-bas. D'un coup, tu vas avoir une armada de gars qui vont fabriquer des millions et des millions d'iPhone toutes les semaines. Ça n'a pas de prix et ni les États-Unis, ni l'Europe ne pourront le faire. C'est clair.
Bruno :
[
1:00:59] Mais Jérôme, pour revenir sur l'histoire de Tim Cook, moi j'ai l'impression que lui, là, aujourd'hui, il est en train de regarder son agenda et la date qu'il s'est mise pour prendre sa retraite.
Jérôme :
[
1:01:07] Oui, bien sûr.
Bruno :
[
1:01:08] Il faut que je tienne jusqu'à là, mais après, je remets le dossier à mon successeur, qu'on ne connaît pas encore.
François :
[
1:01:12] Mais d'un côté, quelle responsabilité il a? Tu te rends compte de la responsabilité qu'il a?
Bruno :
[
1:01:17] Oui.
François :
[
1:01:18] Parce que partir, OK, le précédent qui est parti, il est mort. Donc lui, il va falloir qu'il perpétue l'âme de la marque, l'essence de ce que ça représente. Tous les gens qui travaillent. La personne qui va, si tu veux, le berger qui va emmener Apple vers de nouvelles contrées avec de nouveaux produits, quelle direction prendre, etc. La difficulté que ça représente, ça doit être et c'est une responsabilité. Tu disais qu'il ne doit pas beaucoup dormir mais quand il doit penser à ça,
François :
[
1:01:52] à mon avis, ça ne doit pas être sympa aussi.
Bruno :
[
1:01:54] Mais François, Imagine-toi le scénario où Elon Musk achète Apple.
François :
[
1:02:04] On a tous pensé à ça. Et à un moment, avant qu'Elon Musk pâte un câble, on se disait « Waouh, ça aurait été peut-être pas mal qu'Elon Musk devienne le patron d'Apple, parce qu'il est visionnaire, etc. » Bon, après, il s'est passé tout ce qui s'est passé. Ouais, peut-être, peut-être. Mais tu imagines un Elon Musk avec Apple, avec Starlink, avec Tesla, avec Neuralink, avec SpaceX. C'est pas possible, tu vois.
Jérôme :
[
1:02:36] Mais c'est vrai que Musk, aujourd'hui, si on revient sur le plan politique, c'est un des seuls qui est capable de s'opposer à Trump. Il l'a fait, là. Il commence à critiquer la loi de finances de Trump, etc. Il est monté tellement dans le sein des seins que lui, il peut tenir tête. Mais bon, écoute, Ça aussi, c'est de la science-fiction.
François :
[
1:03:03] À mon avis, tu ne tiens pas peut-être longtemps à Donald Trump. Au bout d'un moment, même si tu t'appelles Elon Musk, tu dois te prendre une espèce de pitch net, là.
Jérôme :
[
1:03:14] Trump n'est pas éternel non plus. Il a un mandat qui s'arrêtera un jour.
François :
[
1:03:19] Il vient de commencer.
Jérôme :
[
1:03:21] Oui, il vient de commencer.
Bruno :
[
1:03:22] Et il parle déjà de 2028.
Jérôme :
[
1:03:25] C'est court, les mandats américains, en plus. En tout cas, rendez-vous le 9 juin, puisque ce sera quand même le prochain point d'étape d'Apple, la conférence WWDC. Et ils nous promettent donc plein de trucs, les systèmes d'exploitation qui vont changer de système de numérotation et peut-être des nouveautés au niveau design, mais on n'en parlera pas aujourd'hui dans cet épisode et je vous propose qu'on se retrouve le mois prochain pour en parler par contre. Si cela vous convient.
François :
[
1:03:54] On sera là, bien sûr, évidemment.
Jérôme :
[
1:03:57] OK, OK. Merci, les amis. Je pensais qu'on ferait court aujourd'hui. Finalement, on a débordé. On a même explosé les compteurs.
Bruno :
[
1:04:03] Écoute, on s'excuse auprès des auditeurs qui voulaient quelque chose de court.
Jérôme :
[
1:04:07] Qui voulaient quelque chose de court. C'est rare parce qu'en général...
François :
[
1:04:10] Ce qui est génial, c'est que tu peux arrêter, tu vois, si tu en as marre. C'est ça qui est top. Tu n'es pas obligé de te...
Bruno :
[
1:04:16] Oui, mais là, je m'adressais à ceux qui ont eu le courage d'écouter jusqu'à la fin.
François :
[
1:04:19] Oui, c'est ça. Tu sais qu'ils sont obligés. Ils n'arrivent pas à appuyer sur le bouton stop, tu sais.
Bruno :
[
1:04:23] Ah!
Jérôme :
[
1:04:26] Merci en tout cas à ceux qui ont écouté jusqu'au bout et puis on rappelle que vous pouvez retrouver mes petits camarades, chacun sur leurs médias François Sorel sur BFM et sur Tech&Co et donc en émission spéciale pour les 25 ans de la tech c'est quand le 5 juin.
François :
[
1:04:40] C'est ça ? c'est jeudi prochain c'est le 5 juin.
Jérôme :
[
1:04:45] Et Bruno dans son podcast Mon Carnet tous les vendredis et dans bien sûr 120 secondes de tech sur tous les réseaux sociaux qui bat des records d'audience.
Bruno :
[
1:04:54] Une semaine après-midi.
Jérôme :
[
1:04:56] Voilà. Et puis moi, je renvoie à tous les épisodes de Monde Numérique, des interviews... Tiens, allez donc écouter l'interview de Arnaud Fournier, le directeur d'Open&Eye France, que j'ai interviewé il y a quelques jours, et c'est assez intéressant. Il rappelle un peu le positionnement d'Open&Eye, qui est, dit-il, une entreprise, une société à mission.
Bruno :
[
1:05:17] Et qu'est-ce qu'on fait le 31 mai, ou qu'on a fait le 31 mai ? On a un gros bisou à Jérôme. Exactement, on a été souhaité bonne fête à Jérôme Colombin sur les réseaux sociaux.
Jérôme :
[
1:05:27] C'est gentil, les amis. Merci beaucoup.
François :
[
1:05:30] Et puis, ce qu'il y a de cool, c'est que bientôt, on voit Bruno à Vivatec.
Jérôme :
[
1:05:32] Et on se retrouve à Vivatec, en vrai, exactement.
Bruno :
[
1:05:35] Et le 10 juin, on est sur le plateau de François pour débriefer.
François :
[
1:05:41] Et t'as intérêt, alors là, je te prends vraiment à partie, mon cher Bruno. Le 14, il y a une soirée où on se retrouve tous avec Jérôme, etc., pour boire un verre. T'as intérêt à être là.
Jérôme :
[
1:05:51] Oui, mais ça, c'est un truc privé. Tu ne vas pas lancer tes invitations privées. Tu sais comment...
François :
[
1:05:56] Je prends un témoin.
Jérôme :
[
1:05:56] On est diffusé dans le monde entier, là.
François :
[
1:05:58] Je prends un témoin.
Jérôme :
[
1:05:59] Vas-y, donne l'adresse aussi, tant que tu y es.
François :
[
1:06:01] Je prends un témoin tes auditeurs.
Jérôme :
[
1:06:02] Pour aller chez François, rendez-vous.
François :
[
1:06:06] Non, non, non, non, non.
Jérôme :
[
1:06:07] Je donne le digicode et le numéro de téléphone aussi.
François :
[
1:06:11] Mais il va venir, Bruno. Je suis sûr qu'il va venir.
Bruno :
[
1:06:14] François, prépare-toi à être déçu.
Jérôme :
[
1:06:15] En tout cas, on se retrouvera ici, ici même, le mois prochain, dans le Grand Débrief sur Monde Numérique. Salut, salut les amis.
François :
[
1:06:23] Salut les amis. A très vite. Ciao, ciao.
Jérôme :
[
1:06:27] Le Grand Débrief de Monde Numérique vous était proposé en partenariat avec FreePro, le meilleur de free pour les entreprises.