Patrice Duboé:
[
0:01] Pas de surprise si on dit que 2026 va être l'année où la partie robots et humanoïdes
Patrice Duboé:
[
0:07] va encore aller plus avant. Bien entendu, supporté par tout ce qui est IA et IA générative, on commence à parler de plus en plus des fameuses dark factories, donc ces usines noires, surtout en Chine, où en fait on a des usines immenses qui sont pilotées totalement par des robots, par des humanoïdes, par de l'IA.
Monde Numérique :
[
0:33] Bonjour Patrice Duboé.
Patrice Duboé:
[
0:35] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
[
0:36] Directeur de l'innovation pour l'Europe du Sud chez Capgemini. Ravi de vous accueillir à nouveau dans le monde numérique pour ce rendez-vous mensuel en partenariat avec Capgemini. Patrice, c'est la fin de l'année, c'est donc l'heure des bilans, tout naturellement et du haut de votre tour de contrôle.
Monde Numérique :
[
0:55] Vous avez observé tout ce qui s'est passé en 2025. Vous avez aussi des idées sur ce qui va se passer en 2026. D'abord, si on doit faire un peu un bilan de l'année écoulée, quelles sont les grandes tendances à retenir ?
Patrice Duboé:
[
1:07] Alors, une année très, très riche en termes d'innovation et de technologie. Il serait difficile de conclure 2025 sans parler de l'IA, de l'IA générative et surtout des agents. Ils sont enfin arrivés, ils sont déployés. Donc, nous avons plein d'usages. L'un de ceux, je pense, qui est le plus déployé, c'est aider les call centers, par exemple, les centres de support des entreprises pour essayer de trouver une réponse précise à des cas récurrents qui reviennent. Donc, on a l'exemple dans une industrie où on a 40 ans de tickets, de supports qui ont été enregistrés. Ça peut être de la data, des images, des rapports. Et dès qu'il y a un nouvel appel qui arrive, en fait, on décrit le cas et l'outil va aller regarder dans les dizaines de milliers de cas et va ressortir, en fait, les causes possibles. Et aujourd'hui, cet outil est déployé sur des milliers de personnes, donc c'est vraiment à l'échelle et c'est ça qui est important aujourd'hui. Et ça permet de gagner 25% de productivité sur le temps de recherche des solutions. Donc voilà un cas très concret aujourd'hui qui est de plus en plus déployé.
Monde Numérique :
[
2:15] Alors l'IA, les agents, il y a un domaine aussi qui a avancé, semble-t-il, c'est le quantique, l'informatique quantique ?
Patrice Duboé:
[
2:25] Toujours beaucoup de recherches. Pourquoi le quantique nous permet d'aller plus loin, d'aller plus vite, de faire plus de calculs ? On voit les applications immédiates, la météo. Aujourd'hui, on est passé d'une prévision à quelques jours, à pratiquement deux semaines. Pourquoi ? C'est des simulations de modèles qui sont très consommateurs de données. Et le quantique va permettre d'aller encore plus loin, de faire plus de simulations encore plus rapidement. Ça, c'est pour le bon côté des choses. Également dans la recherche scientifique pour la médecine, la recherche pour le cancer, c'est des choses qui sont vraiment très très douables et qui vont nous aider dans le côté plutôt dark sombre la cyber aujourd'hui les malfrats attendent aussi avec grande impatience, le jour où le quantique va permettre de casser les clés de cryptage qu'on utilise aujourd'hui parce que nos ordinateurs n'ont pas la capacité à casser des clés de 128 ou de 158 mais lorsqu'on On va arriver avec le quantique et le post-quantum crypto. C'est le jour, l'heure, la minute à laquelle les ordinateurs quantiques pourront casser ces clés. Donc ça, aujourd'hui, c'est très suivi par toutes les entreprises. Donc, on se doit de faire attention et de prévoir les protocoles que l'on doit
Patrice Duboé:
[
3:35] mettre en place et qui seront, eux, résistants aux ordinateurs quantiques. Donc, beaucoup de recherches aujourd'hui dans ces domaines, avec plein d'applications dans différents métiers.
Monde Numérique :
[
3:45] On a beaucoup parlé également de robots cette année. On a l'impression qu'ils ont fleuri un peu partout, surtout en Chine, il faut bien le dire.
Patrice Duboé:
[
3:55] Oui, il n'y a pas de surprise. On sait que tous les grands leaders des fabricants de robots et maintenant des humanoïdes, donc les robots à forme humaine, commencent à déployer dans les entreprises. Alors, pas forcément pour remplacer tous les agents, tous les ouvriers dans les entreprises.
Monde Numérique :
[
4:13] Ce n'est pas encore au point à ce niveau-là, mais la perspective est prometteuse.
Patrice Duboé:
[
4:17] Non, après, ce n'est pas au point, ce n'est pas forcément la cible. Aujourd'hui, on veut vraiment aller détecter les tâches difficiles, les tâches dangereuses. On a parlé dans un précédent épisode des humanoïdes déployés dans des zones nucléaires, par exemple. On n'a pas envie d'envoyer un humain pour aller faire une réparation. Mais c'est le cas aussi peut-être dans des usines d'assemblage de véhicules automobiles où, en fait, on préfère avoir des robots qui vont faire des tâches complexes, pas forcément adaptées à l'humain, et remettre l'humain à des places qui sont un peu plus faciles pour notre condition.
Monde Numérique :
[
4:53] Alors, il y a une préoccupation dont on parlait déjà l'année dernière. Est-ce qu'elle a été prise en compte cette année ? C'est tout ce qui concerne la question environnementale, Patrice.
Patrice Duboé:
[
5:04] Le sujet est toujours d'actualité. Ce qui change, c'est un petit peu les engagements des entreprises. On l'avait vu avant l'IA Générative et après, où beaucoup d'entreprises ont dit surtout dans les data centers, dans les leaders de ces modèles IA, ils ont dit qu'on doit entrer nos modèles, donc on doit consommer beaucoup d'énergie, donc on va repousser un petit peu nos engagements pour devenir net zéro, carbone neutral. Néanmoins, la problématique est toujours là. On en a vu pour preuve, par exemple aux États-Unis, la data center Valley qui a tellement de besoins de demandes dans de nouveaux data centers pour héberger entraîner ces modèles d'IA générative qu'on arrive à une pénurie d'électricité. Donc aujourd'hui, il y a un retard sur le fait d'accorder des droits de construction pour des nouveaux data centers, parce qu'on est en limite et il faudrait peut-être commencer à rationner justement l'électricité par rapport à ces immenses data centers. Donc aujourd'hui, c'est encore plus d'actualité, comment faire la part des choses, comment continuer d'un côté à avoir des modèles moins consommateurs en énergie et donc en électricité, et d'un autre côté, comment réussir à répartir ça sur un territoire. On a vu des nouvelles centrales nucléaires qui se remettent en marche avec des usages exclusifs pour les data centers.
Patrice Duboé:
[
6:22] Donc, c'est toujours d'actualité, ça va le rester dans les années qui suivent.
Monde Numérique :
[
6:25] En matière d'automobiles, d'automobiles autonomes, de voitures autonomes, de véhicules électriques, etc., est-ce qu'on peut dire que 2025 a été une année, intéressante ou finalement, c'était plutôt un plateau, il ne s'est rien passé de spécial ?
Patrice Duboé:
[
6:40] Je pense que c'est une année vraiment charnière, surtout en Europe. Pourquoi on peut illustrer ça avec trois faits marquants le premier c'est les véhicules électriques sont chinois c'est définitif, on le voit aujourd'hui les parts de marché sont énormes on l'a vu arriver, ça fait quand même plusieurs années pour le dire vous les voyez dans les rues, ils sont partout ils maîtrisent la batterie, les usines, sur le côté IA embarqué, si vous avez eu la chance d'Ala San Francisco, vous avez pu monter à bord des taxis Waymo qui sont autonomes, sans aucun taxi driver. Donc ça, c'est impressionnant. On voit l'avance, là aussi, des US sur l'entraînement de ces modèles. Et puis en Europe, il y a quelques jours, une décision assez forte. Il avait été décidé que les moteurs terminaient thermique se terminait en 2035, machine arrière, la Commission européenne a décidé de mitiger, cette contrainte et donc les véhicules hybrides seront autorisés vu qu'il faut diminuer la consommation non plus de 100% mais de 90% et ces 10% sont très importants, ça veut dire qu'on fait un pas en arrière et peut-être avant d'en faire deux. Donc là on voit très bien que l'Europe est en position difficile et se laisse un peu de temps pour réfléchir et voir comment réagir pour essayer de ramener cette industrie en Europe. On a vu Vercors qui a inauguré sa nouvelle usine à Valenciennes, mais il va falloir aller plus loin.
Monde Numérique :
[
8:06] C'est une bonne ou une mauvaise nouvelle, cette décision concernant les véhicules thermiques en Europe qui vont continuer à être autorisés ?
Patrice Duboé:
[
8:13] Je ne sais pas si je suis en position de juger cette décision.
Monde Numérique :
[
8:17] Tout dépend de quel côté on se met.
Patrice Duboé:
[
8:19] Exactement. Je pense qu'industriellement, l'Europe n'est pas prête. Donc, c'est peut-être aussi une possibilité de continuer d'avancer, mais en préservant les emplois, parce que si on décide de supprimer tous les moteurs thermiques en 2035, il y a beaucoup d'usines qui vont fermer en Europe. Donc, c'est peut-être un équilibre à trouver.
Monde Numérique :
[
8:36] Alors, ça, c'est pour 2025. Bon, la page se tourne. Maintenant, regardons vers l'avenir. L'année 2026 qui s'annonce, de quoi sera-t-elle faite ? Est-ce qu'il y a une tendance de fond majeure que vous avez identifiée chez Capgemini ?
Patrice Duboé:
[
8:51] Alors, partons sur 2026 à venir très proche, dans quelques jours, dans quelques semaines. Je dirais pas de surprise si on dit que 2026 va être l'année où la partie robot et humanoid va encore aller plus avant. Bien entendu, supporté par tout ce qui est IA et IA générative, on commence à parler de plus en plus des fameuses dark factories, donc ces usines noires, surtout en Chine, où en fait, on a des usines immenses qui sont pilotées totalement par des robots, par des humanoïdes, par de l'IA. Donc, c'est encore un petit peu secret, mais on commence à voir les premières images. On voit bien l'intérêt de ces Dark Factory. Pas d'humains, donc que des robots, donc pas d'énergie consommée pour l'électricité, pour le chauffage, pour la clim. Ça permet aussi...
Monde Numérique :
[
9:41] Oui, il n'y a pas de lumière, il n'y a pas d'éclairage.
Patrice Duboé:
[
9:42] D'où le Dark Factory, ça fonctionne tout seul et ça permet également de pallier une pénurie de main-d'oeuvre que l'on trouve partout, malheureusement. Difficulté à trouver des employés dans ces usines, donc les exemples sont multiples et surtout en Chine avec Ziker qui sort 1200 véhicules électriques par jour, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Xiaomi, qui produit aujourd'hui 10 millions de smartphones par an. Et si on sort de la Chine, lorsqu'on pense robot, on part forcément au Japon. Et donc, Fanu, qui a créé une usine de robots qui fabrique des robots. Donc là, on a fait le tour de la cointure du cercle.
Monde Numérique :
[
10:24] On savait que ça allait arriver, on y est.
Patrice Duboé:
[
10:26] Voilà, donc je pense que l'an prochain, on sera vraiment, vraiment sur une accélération de l'arrivée des robots dans les usines.
Monde Numérique :
[
10:33] Pour ce qui est de l'impact sociétal, on va dire, Vous dites que ça permet de pallier un manque de main-d'œuvre. C'est intéressant parce que le discours est souvent inverse, où on dit que ça va créer du chômage. Mais en fait, le problème, c'est qu'il n'y a pas d'ouvriers, en tout cas dans ces pays, c'est ça ? Autant, on sait que la main-d'œuvre était abondante en Chine.
Patrice Duboé:
[
10:54] En fait, dès qu'on a une nouvelle évolution technologique, c'est un peu de révolution, on voit de suite la crainte, ce qui est tout à fait humain, de dire, attention, cette transformation, cette révolution va supprimer des emplois. Alors, je pense que c'est supprimer certains emplois, mais ça en crée forcément d'autres. Lorsqu'on met des humanoïdes dans des entreprises, il faut quand même des gens qui vont réfléchir, des ingénieurs pour définir tous ces nouveaux modèles, des entraînés, des cols bleus qui vont aussi réfléchir à comment construire tout ça. Donc, on n'est plus sur une amélioration parfois des conditions de travail, mais on ne peut pas nier qu'il y a un manque de ressources. Regardez la natalité, c'est vrai en Chine, c'est vrai en Europe. On l'a vu il y a quelques semaines et la France a un taux de natalité qui baisse
Patrice Duboé:
[
11:39] et qui a franchi un cap assez difficile. Donc, on a besoin de nouvelles mains d'œuvre. Donc, soit on arrive à attirer de nouveaux talents de pays qui, eux, ont une natalité positive, soit on doit automatiser de plus en plus pour pouvoir quand même répondre à ces nouveaux enjeux.
Monde Numérique :
[
12:00] Alors, en termes de transformation à venir également, sur nos écrans, sur le web, l'intelligence artificielle qu'on évoquait, tout ce qui s'est passé en 2025, ça va continuer en 2026. Qu'est-ce que ça change concrètement pour toute la partie émergée d'Internet ?
Patrice Duboé:
[
12:16] Nous avons vu au cours des dernières années, on a parlé d'IA, ensuite d'IA générative, ensuite des agents. Quel sera le terme pour 2026 ? Je ne sais pas, je parlais beaucoup sur Géo.
Patrice Duboé:
[
12:27] Le géosearch dont vous savez que jusqu'à présent lorsqu'on avait une requête sur internet on allait sur Google pour ne pas le citer aujourd'hui les nouvelles générations font des recherches non plus sur Google mais sur.
Patrice Duboé:
[
12:39] ChatGPT sur OpenAI sur Copilot donc on a une nouvelle façon d'aller chercher la réponse à nos questions et donc ça veut dire quoi ça veut dire que les entreprises, doivent changer leur référencement donc on a de plus en plus de demandes des entreprises en disant on doit pouvoir répondre à cette nouvelle génération à ces nouveaux usages on doit pouvoir être repéré par les moteurs de GeoSearch, donc de Generative AI Search, et pas que par Google. Donc ça, c'est un premier changement. On voit que la nouvelle génération également s'est totalement appropriée ces nouveaux usages. Je suis encore surpris de voir le nombre d'étudiants qui prennent des licences payantes de Gemini, de Copilot, de ChatGPT. Pourquoi ? Parce qu'ils sont convaincus que ça les aide à être plus productifs, à aller plus vite, à aller plus loin. Donc dans la partie learning, formation, c'est vrai pour les jeunes, c'est vrai en entreprise, on parle de formation continue, donc c'est un outil, c'est vrai qui est fabuleux pour continuer à apprendre tout le temps. On a tous notre petit agent sur le téléphone où on peut conduire en discutant avec notre agent pour apprendre une nouvelle technologie, un nouveau sujet, donc ça je trouve c'est quand même passionnant. Et puis au niveau de l'entreprise, c'est la poursuite de l'automatisation. On avait... Beaucoup parler de RPA, donc l'automatisation des process. Et aujourd'hui, l'IA permet d'aller plus loin, d'analyser encore plus finement pour développer plus vite, pour adapter des process et les rendre de plus en plus productifs.
Monde Numérique :
[
14:05] Alors ça, c'est le bon côté des choses. Il y a aussi le revers de la médaille,
Monde Numérique :
[
14:08] qui est l'utilisation de l'IA en matière de cybercriminalité. Et on sait que, et on en parle souvent dans le monde numérique, c'est quelque chose qui ne va pas s'arranger.
Patrice Duboé:
[
14:20] Non, là, comme on le dit souvent, la technologie, elle est là pour tout le monde, pour ceux qui ont des bons usages et pour ceux qui en ont des moins bons. Nous sommes en France, la science sans conscience n'est que la ruine de l'âme. Donc, on ne peut pas reprocher une technologie ses effets pervers. Donc, bien entendu, les cyberattaqueurs suivent toutes les évolutions de l'IA, de l'IA générative. Le vidéo phishing est là. Tout ce qui est fake vidéo, fake mail, fake téléphone, maintenant on arrive à imiter la voix, donc ça devient très perturbant. Je pense que l'IA permet aussi de contrer ces attaques. On va aller vers des scènes de protection de plus en plus sophistiquées. Je pense que la partie authentification double va devenir un standard. On va devoir s'authentifier pas uniquement avec un mot de passe, mais peut-être avec de la biométrie, avec une photo, avec une empreinte digitale, avec des clés plus renforcées. Aujourd'hui, on n'a pas le choix. Il faut pouvoir lutter et les idées des cyberattaqueurs sont d'une imagination débordante et ravageante. Donc ça, ça va rester une priorité pour les entreprises et pour les citoyens. Ne l'oublions pas.
Monde Numérique :
[
15:29] Et puis, il y a aussi, Patrice, ces besoins en IA, très concrètement, ça veut dire toujours plus d'installations, de data centers, etc. Alors, on disait en 2025, ça s'est accéléré. En 2026, on va aller encore plus loin, ce qui peut quand même poser un certain nombre de questions.
Patrice Duboé:
[
15:51] Alors, allons plus loin, allons plus haut, plus fort. Partons dans l'espace. On a vu le 2 novembre le lanceur de SpaceX, Falcon 9, qui a mis sur orbite le premier satellite qui a embarqué, la dernière puce de Nvidia, la H100. Et donc, ce tir satellite a été réussi et il est aujourd'hui le satellite le plus puissant dans l'espace.
Monde Numérique :
[
16:15] C'est pour voir comment elle réagit ou c'est pour vraiment l'exploiter ?
Patrice Duboé:
[
16:19] Le projet de Star Cloud, c'est de créer le premier cloud dans l'espace, avec, imaginez, une immense factory avec des panneaux solaires de 4 km de côté et qui embarquent un data center qui doit rester là pendant des années. Ce premier satellite va devoir tester les conditions dans l'espace qui ne sont pas simples. Il y a beaucoup de rayonnement, il y a beaucoup de températures extrêmes, de moins 170 à plus 150, mais il y a aussi beaucoup d'avantages. On voit le soleil 90% du temps, il peut faire très froid, donc pour le refroidissement, il y a des systèmes qui sont assez performants, donc on pourrait imaginer qu'on pourrait avoir des data centers qui sont energy free, donc qui permettent d'être alimentés par le soleil 90% du temps, avec une efficience x10 par rapport à des panneaux sur Terre. Donc c'est un peu futuriste, mais qui n'a pas rêvé. Mais ça a déjà commencé. Ça a déjà commencé, et tous les leaders ont dit qu'ils iraient. Elon Musk a dit c'est parce que c'est compliqué qu'on va le faire, les os à continuer comme à la conquête de l'Everest pourquoi j'y suis allé, parce que c'était impossible, donc voilà, c'est des choses qui vont évoluer il y a une place, tous les clans ne seront pas dans l'espace, mais en tout cas ça vaut le coup de tester cette nouvelle technologie.
Monde Numérique :
[
17:33] Ce qu'on appelle le cloud in space.
Patrice Duboé:
[
17:35] Exactement.
Monde Numérique :
[
17:36] Une vraie tendance qui va se développer en 2026. Et si on revient sur Terre, Patrice Dubois, dernière question. Soyons très terre à terre avec la question qui agite tout l'écosystème tech depuis des mois.
Monde Numérique :
[
17:51] Y a-t-il une bulle de l'IA et celle-ci va-t-elle éclater une bulle financière ?
Patrice Duboé:
[
17:57] Alors, polémique ou pas polémique, bulle ou pas bulle. Déjà, il est important de différencier, on va dire, lorsqu'il y a une bulle, une bulle financière d'une bulle technologique. Et très souvent lorsqu'il y a une nouvelle évolution on surestime l'impact de cette nouvelle technologie à court terme et on sous-estime à moyen et long terme, je pense qu'il y a une surévaluation financière surtout aux US de la part des constructeurs de puces il y a quand même beaucoup de signaux qui le montrent donc je pense qu'il y aura un ajustement que je prévois plutôt sur le dernier, trimestre 2026, mais la technologie est là. Elle va perdurer. Pourquoi ? On voit les avantages. On apprend plus vite. On a un esprit de synthèse qui est donné par les outils dont la technologie est là. A l'inverse du métaverse, elle va rester. Je pense qu'on n'est pas sur une bulle à la fois financière et technologique. Je pense, il y aura un ajustement au niveau financier, mais la technologie, elle est là. Elle va perdurer et je pense qu'elle va changer durablement la façon dont nous travaillons aujourd'hui et dont nous travaillerons demain.
Monde Numérique :
[
19:02] Eh bien, nous verrons en 2026 si vos prédictions se révèlent vraies, ce dont je ne doute pas. Merci Patrice Duboé, directeur de l'Innovation pour l'Europe du Sud chez Capgemini.
Patrice Duboé:
[
19:13] Merci Jérôme et très bonne fête.
Monde Numérique :
[
19:15] Bonne fête également. Eh bien super, top.