📆 L’HEBDO 07/02 – La révolution des agents IA en liberté
Monde Numérique07 février 202650:52

📆 L’HEBDO 07/02 – La révolution des agents IA en liberté

Cette semaine, Monde Numérique décrypte un tournant majeur de l’intelligence artificielle avec l’essor fulgurant des agents autonomes. De la tech interplanétaire d’Elon Musk à la souveraineté énergétique européenne, une actualité vertigineuse.

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Les agents IA sortent de leur cage

Des réseaux sociaux réservés aux intelligences artificielles, des agents capables de collaborer entre eux et même d’embaucher des humains : l’IA franchit un nouveau seuil d’autonomie. Moltbook, OpenClaw, RentHuman... Pris isolément, ces projets peuvent sembler anecdotiques. Mis bout à bout, ils dessinent un écosystème d’IA capables d’interagir, de coopérer et d’agir dans le monde réel sans supervision directe. Une dynamique qui pose une question centrale : à partir de quand l’IA devient-elle un acteur économique à part entière ? On analyse cette “semaine des agents”, qui pourrait bien marquer un basculement durable dans notre rapport aux machines, avec Nicolas Guyon, de Comptoir IA.

La bataille des modèles s’intensifie

Anthropic dévoile Claude Opus 4.6 tandis qu’OpenAI réplique avec GPT-5.3 Codex, deux modèles toujours plus performants, notamment en programmation. Une course technologique qui confirme la prophétie de Dario Amodei : demain, les machines écriront le code à notre place.

SpaceX absorbe xAI : le pari interplanétaire d’Elon Musk

Elon Musk fusionne SpaceX et xAI pour bâtir un géant technologique valorisé à plus de 1 200 milliards de dollars. Objectif : déployer l’intelligence artificielle jusque dans l’espace. Analyse et mise en perspective avec Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, lors du débrief transatlantique.

X et Grok dans le viseur de la justice française

Perquisitions, convocations judiciaires et accusations de dérives algorithmiques : la France serre la vis face au réseau social X et à son IA Grok. Un dossier explosif qui relance le débat sur la responsabilité des plateformes et la liberté d’expression.

Pub dans l'IA : la ligne rouge

Anthropic refuse toute publicité dans ses IA quand OpenAI explore de nouveaux formats. Une confrontation idéologique qui révèle les tensions autour de la monétisation de l’intelligence artificielle et de la confiance des utilisateurs.

Souveraineté technologique : l’atout énergétique français

[PARTENARIAT] La souveraineté numérique passe par l’électricité. Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF, explique pourquoi l’énergie décarbonée et abondante pourrait redonner un avantage stratégique à la France et à l’Europe dans la course mondiale à l’IA.


Monde Numérique : [0:11] Des IA qui papotent entre elles sur leur propre réseau social, des IA qui embauchent des humains pour bosser à leur place et des agents intelligents qui se multiplient comme des petits pains. Monde Numérique : [0:20] La révolution de l'intelligence artificielle passe un nouveau cap, celui des agents en liberté. C'est la une de cet épisode de Monde Numérique. L'actu de la semaine, c'est aussi SpaceX qui absorbe X&A et pour bâtir la plus grosse entreprise technologique interplanétaire du monde. On en parlera avec Bruno Guglielminetti dans le débrief transatlantique. Tandis qu'en France, la justice convoque Elon Musk pour les dérapages de Grok sur X. Et puis on va parler aussi de la pub qui arrive dans l'intelligence artificielle, mais Anthropic dit pas de ça chez nous et c'est plutôt amusant. Monde Numérique : [1:11] Dans la deuxième partie de cette émission, les invités de la semaine, on examinera en détail cette histoire de réseau social réservé aux IA, et puis surtout ce phénomène des agents, une véritable révolution. On en parlera avec un spécialiste, Nicolas Guyon, du podcast Comptoir IA. Enfin au sommaire également, la souveraineté technologique, qui passe par la souveraineté énergétique, Et pour une fois, la France ne s'en sort pas trop mal, nous dira Julien Villeret de DF. Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'hebdo du 7 février 2026. Invité : [1:52] Monde Numérique, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [1:57] Juste avant de commencer, comme d'habitude, un petit mot très rapide pour d'abord vous souhaiter la bienvenue à l'écoute de ce nouvel épisode de Monde Numérique, l'hebdo. Comme chaque samedi, 50 minutes de news, de décryptage, d'interviews. Plus d'une heure avec les interviews en intégralité si vous êtes abonné à la version premium sur Apple Podcast ou Spotify. Sinon, vous retrouverez bien sûr les interviews la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique. Merci de poster un commentaire et cinq petites étoiles sur votre plateforme d'écoute lorsque celle-ci le permet. Enfin, retrouvez l'application mobile Monde Numérique signée Good Barber sur iPhone et Android. Et bien sûr, vous pouvez aller également sur le site mondenumérique.info pour commenter cet épisode ou pour vous abonner à la newsletter. C'est parti pour l'actu. Monde Numérique : [2:41] On pensait avoir tout vu, ou presque, en matière d'intelligence artificielle. Mais ces derniers jours et ces dernières semaines, plusieurs annonces ou phénomènes ont montré qu'il était possible d'aller encore plus loin et que le monde était vraiment en train de basculer dans un nouveau système que le commun des mortels a certainement encore beaucoup de mal à imaginer. Monde Numérique : [3:02] Ces événements, je vous en ai parlé tout au long de la semaine à travers différents épisodes ZoomTech de Monde Numérique, que vous pouvez retrouver, bien sûr, pour en savoir plus, mais qu'on va essayer de résumer ici. Tout d'abord, en début de semaine, c'est le phénomène Moltbook. Moltbook lancé fin janvier, un réseau social conçu pour les intelligences artificielles. Et puis, on a parlé également cette semaine de Open Claw, qui se cache d'une certaine manière derrière Moltbook, Un projet open source permettant de créer des agents autonomes capables de coopérer et d'agir de manière coordonnée. Enfin, le dernier OVNI de la semaine, c'est RentHuman, une plateforme permettant à des IA OVNI Oui, à des IA, de recruter des humains pour exécuter des tâches dans le monde réel. Monde Numérique : [3:44] Alors, pris séparément, ces événements pourraient sembler anecdotiques, expérimentaux, insolites, amusants, un peu foufous, mais, mi bout à bout, ils dessinent très clairement une tendance, celle de l'accélération brutale de l'autonomie des systèmes d'intelligence artificielle. Avec Moltbook, les modèles ne se contentent plus d'interagir avec nous. Ils échangent entre eux, ils partagent ce qu'ils apprennent, et parfois même ils se commentent mutuellement. C'est une forme de sociabilité algorithmique qui apparaît, un entre-soi numérique que personne n'avait vraiment anticipé. C'est ce que va nous raconter tout à l'heure mon invité Nicolas Guyon. Open Claw, de son côté, démocratise cette autonomie. C'est un protocole commun qui permet à ces différents agents de collaborer entre eux sans passer par des grandes plateformes centralisées. Ça s'installe sur des PC personnels. C'est un peu comme si l'intelligence artificielle devenait beaucoup plus accessible. Monde Numérique : [4:41] Chacun peut installer son propre système et ensuite même l'envoyer sur Internet, quitte à ce que cela crée à la longue un Internet parallèle, plus libre, peut-être plus réactif et potentiellement surtout plus imprévisible. Enfin, Rent a Human, sans doute le projet le plus dérangeant des trois, avec une idée inversée qu'on n'avait pas vu arriver. Ce ne sont plus les humains qui demandent de l'aide à l'IA, mais l'inverse. Les agents délèguent des actions physique, juridique, sociale, technique, même parfois, à des personnes réelles qui sont rémunérées pour cela. Ce que l'agent ne peut pas faire parce qu'il n'a pas de bras, c'est l'humain qui va le faire pour lui et qui va se faire payer. Le symbole est fort, la frontière entre le monde numérique et le monde humain devient donc une zone de passage à double sens. Bref, une véritable semaine des agents qui pose une question simple mais vertigineuse. À quel moment l'IA cesse-t-elle d'être un outil pour commencer à devenir vraiment Monde Numérique : [5:38] un acteur du monde réel, et y compris du monde économique ? En à peine quelques jours, cet équilibre semble avoir glissé sous nos yeux, tout doucement, mais définitivement. Monde Numérique : [5:55] Et pendant ce temps, n'empêche, la grande bataille des grands modèles d'intelligence artificielle générative se poursuit avec deux nouveautés majeures cette semaine. Tout d'abord, Anthropic, qui a dévoilé vendredi une nouvelle version de son LLM, de son grand modèle de langage, Claude Opus 4.6, une mise à jour majeure de son modèle vedette qui permet une meilleure compréhension contextuelle, un raisonnement plus fiable et des performances accrues en codage. Notamment, on sait que Claude est très bon en ce qui concerne le code informatique, également en synthèse de textes selon la société Anthropic. Anthropic insiste sur des progrès dans la logique d'interprétation, avec des réponses paraît-il plus nuancées, renforçant la réputation de Claude comme un modèle prudent, c'est vrai, mais hyper puissant. Et comme d'habitude, quand l'un bouge, l'autre n'est jamais très loin en embuscade, OpenAI a contre-attaqué avec lui aussi un nouveau modèle. Bienvenue à GPT-5.3 Codex, une version optimisée de GPT-5, axée lui aussi sur la programmation et la génération de code. Selon OpenAI, cette itération améliore la précision du raisonnement algorithmique et la compatibilité avec plus de 50 langages de programmation. La branche Codex est pour les développeurs et les ingénieurs en IA. Monde Numérique : [7:14] Tout cela montre une chose, la prédiction, notamment du patron d'Anthropic, Dario Amodei, est en train de se réaliser. On ne va plus jamais programmer d'ordinateur en écrivant soi-même le code. Désormais, c'est la machine qui va s'en charger elle-même. Monde Numérique : [7:30] Elon Musk a créé la surprise en début de semaine en annonçant la fusion de ces sociétés SpaceX et Xai. Alors SpaceX, on connaît, ce sont les fusées, les lanceurs de satellites. Et Xai, c'est l'entreprise qui détient le réseau social X, ex-Twitter, et aussi surtout l'IA Grok, concurrente de Chagipiti, avec pour faire fonctionner ça l'une des plus grosses puissances de calcul IA sur la planète, à travers un supercalculateur baptisé Colossus qui se trouve à Memphis et qui contient plus de 550 000 GPU avec une puissance de 2 gigawatts. C'est ça Xai. Alors vous mettez des fusées avec une superpuissance de calcul. Monde Numérique : [8:12] Avec des algorithmes, ceux de Grok en l'occurrence, et à l'arrivée, vous avez une superorganisation prête à diffuser de l'intelligence artificielle dans toute la galaxie. Monde Numérique : [8:25] Non seulement sur Terre, mais également sur la Lune, sur Mars, dans le cadre du grand plan d'aménagement intergalactique qui est dans la tête d'Elon Musk et dont il ne s'est jamais caché. Et oui, car c'est ça le rêve d'Elon Musk, aller installer des data centers dans l'espace pour récupérer du Soleil non-stop, des températures très basses pour le refroidissement et de la place qui devient de plus en plus rare sur Terre pour faire ce type d'installation. Alors pour certains, c'est irréaliste et c'est complètement absurde. D'autres, au contraire, rappellent que quand Elon Musk a dit qu'il allait fabriquer des fusées récupérables, personne ne l'a cru. Et pourtant, il y est arrivé. Voilà, ce n'est pas de la science-fiction ce que je vous raconte. C'est bien réel, ou en tout cas, c'est réel dans la tête d'Elon Musk. Alors, au-delà de l'aspect technologique, il y a aussi quand même un aspect un peu plus terre-à-terre, très financier. C'est qu'en fait, SpaceX va acquérir XAI, qui aujourd'hui est valorisé à 230 milliards, pour un montant de 250 milliards, soit ils vont le payer 20 milliards de plus, mais ils s'en fichent un peu parce qu'à l'arrivée, c'est le même porte-monnaie. Et surtout, ça donnera, in fine, une structure globale valorisée autour de 1250 milliards de dollars. Un monstre financier qui devrait ensuite entrer en bourse pour lever encore 50 milliards de plus et atteindre ainsi la valorisation de 1500 milliards de dollars. Avec tout ça, Musk pourra s'acheter un nouveau joujou, un deuxième super centre de calcul pour l'IA, Colossus 2. Monde Numérique : [9:51] Et puis au passage, ça permet aussi à plus court terme de masquer les pertes financières de XAI dû en grande partie au réseau social X dont le rachat n'a jamais été rentabilisé. Bienvenue donc dans un monde où on n'arrive même plus à imaginer ce dont on parle. Et d'ailleurs, on en reparle tout à l'heure avec Bruno Guglielminetti dans le débrief transatlantique. Monde Numérique : [10:13] Pendant ce temps-là, dans le monde réel, surprise en début de semaine à Paris, le 3 février, une perquisition dans les locaux du réseau social X. Action ordonnée dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Paris il y a maintenant plus d'un an, en janvier 2025. Et ce n'est pas tout, la justice française a également convoqué Elon Musk himself. Monde Numérique : [10:32] Ainsi que d'ailleurs Linda Iaccarino, l'ancienne directrice générale de Twitter, qui devront se présenter devant les juges le 20 avril 2026. Motif, les fonctionnements ou les dysfonctionnements algorithmiques supposés de X. X suspecté de faciliter la diffusion de contenus illicites, terroristes ou pédopornographiques, la propagation de contenus haineux, ainsi que des propos négationnistes. Et puis groc, l'IA de X est dans le collimateur pour avoir généré l'an dernier des contenus négationnistes. Et puis plus récemment, l'affaire du bikini, des bikinis, donc des contenus considérés comme connotations sexuelles. X a réagi, dénonce un acte judiciaire abusif motivé par des considérations politiques, écrit la compagnie dans un communiqué, en réfutant catégoriquement toute infraction et en annonçant qu'il n'était pas question de se laisser intimider. Elon Musk a même qualifié sur X l'opération d'attaque politique. Ce à quoi la procureure de Paris a répondu, d'ailleurs présentant l'enquête au contraire comme une démarche constructive basée sur le fait que Hicks, bien qu'américain, est exploité sur le territoire national. Bref, c'est un peu tendu entre Paris et Bastrop, c'est là où se trouve le siège de Hicks au Texas, et on verra ce qui se passera en avril. Les deux protagonistes sont convoqués pour des auditions libres, c'est-à-dire pas des gardes à vue, donc c'est moins coercitif en apparence. Monde Numérique : [11:57] Et ce sujet, évidemment, pose toute la question de la responsabilité des grandes plateformes américaines lorsqu'elles opèrent sur des territoires extérieurs, et notamment en France. Et au-delà, même, cela interroge sur la notion de liberté d'expression. Monde Numérique : [12:10] Qui n'est décidément vraiment pas la même de part et d'autre de l'Atlantique. Monde Numérique : [12:15] Allez, parlons de choses plus simples et plus concrètes avec une flopée de nouveaux smartphones attendus pour ce mois-ci, mois de février. Tout d'abord, chez Apple, un nouvel iPhone. Ce sera l'iPhone 17e, qui devrait être présenté le 19 février, selon certaines indiscrétions. Un modèle de milieu de gamme, plus abordable que les 17 et 17 Pro sortis récemment, mais avec évidemment quelques concessions techniques, un écran 60 Hz, un design plus classique, un module photo simplifié, etc. Samsung, de son côté, prépare sa nouvelle gamme Galaxy S26, les Galaxy S26, S26+, et S26 Ultra, donc haut de gamme, avec des écrans toujours plus lumineux, zoom amélioré, nouvelle génération de puces, puces maison ou Snapdragon suivant les marchés, et une intégration poussée des fonctions d'intelligence artificielle, notamment pour la photo, la productivité et la personnalisation, mais pas de révolution côté batterie apparemment. Enfin, Google joue une autre partition avec le Pixel 10a, fer de lance de son milieu de gamme, mais pour des smartphones présentés comme hyper intelligents. Alors, moins spectaculaire, mais avec beaucoup d'IA embarqués, notamment pour le traitement photo, LED contextuel, des outils de rédaction et de traduction. C'est normal, puisque Google, c'est Gemini. Donc, les Pixels servent notamment de vitrine pour l'intégration de Gemini sur smartphone. Monde Numérique : [13:41] Ce XA sera une version allégée du Pixel 10 Pro sorti récemment, et ainsi que le Pixel 10 Pro Fold, le pliant de Google. Des sorties qui interviendront un peu avant le salon Mobile World Congress de Barcelone, où on va pouvoir découvrir sans doute certains de ces appareils. Il n'y aura pas Apple, ça c'est sûr, mais il devrait y avoir au moins les autres, et aussi sans doute d'autres acteurs, notamment chinois. Le Mobile World Congress à vivre sur le monde numérique, bien entendu, depuis Barcelone. Rendez-vous début mars. Avant d'aller plus loin, un mot de Froganz, partenaire de l'hebdo de Monde Numérique. En 2025, je vous ai fait découvrir cette initiative technologique unique au monde, une nouvelle manière de consulter, de publier du contenu en ligne. Froganz fait sortir Internet du cadre avec des sites graphiques, simples, très fluides. Monde Numérique : [14:33] 2026 sera une année décisive pour Froganz, qui s'adresse pour l'instant en priorité aux développeurs. Comment ça marche concrètement ? Alexis Tamas, cofondateur de Froganz. Invité : [14:43] Le fonctionnement de Froganz, du point de vue de l'utilisateur final, c'est une application. Alors sur un téléphone, ça vient d'un store tout à fait traditionnel. Sur un ordinateur, pareil, on télécharge un petit logiciel qui s'appelle Froganz Player, qui est disponible gratuitement, qui ne nécessite pas d'enregistrement de la part des utilisateurs et qui est distribué par l'OP3FT, qui est en charge de la standardisation de Froganz. Monde Numérique : [15:02] Et pour en savoir plus, rendez-vous sur f2r2.fr, f2r2.fr. Monde Numérique : [15:09] Le débrief transatlantique. Salut, Bruno Guilherme Minetti à Montréal. Invité : [15:15] Salut, Jérôme Colombat à Paris. Monde Numérique : [15:17] Alors, mon cher Bruno, sur ton continent, comme d'habitude, il se passe plein de choses, en tout cas aux États-Unis. Et donc, pour commencer, cette nouvelle d'Elon Musk qui a décidé de fusionner SpaceX avec XAI. Et si on a bien compris, c'est d'abord une histoire de gros sous, cette affaire-là. Invité : [15:34] Là, écoute, on est dans l'ordre. Moi, j'utilise l'expression « trillion » rarement. Mais là, je pense qu'on est dans l'ordre du… la valeur de ces entreprises-là remise en un seul endroit, c'est 125 trillions. Monde Numérique : [15:48] Trillions, oui. Ça fait 1250 milliards de dollars. Invité : [15:53] C'est énorme. Monde Numérique : [15:54] Et ce qui est fou, c'est que cette valorisation, qui serait donc la valorisation de la fusion des deux, serait supérieure aux valorisations actuelles séparées de SpaceX et de XAI, qui sont respectivement de 800 milliards et de 230 milliards. Invité : [16:08] Puis on rappelle quand même au passage que dans XAI, il y a cette activité, évidemment, de l'intelligence artificielle, mais on retrouve aussi son réseau X qui a été pris par XAI il y a un moment maintenant. Et il y a aussi Grok qui est à l'intérieur de ça. Il y a d'autres opérations et ça, ça arrive dans un contexte où on apprend aussi que parallèlement, ben écoute, je ne dis pas qu'il est en train de retirer ses billes du monde de l'automobile, mais pas loin. Il y a probablement des gens qui ne sont pas contentes d'avoir appris ce qu'ils ont appris cette semaine puis parallèlement, qu'est-ce qu'on voit? Tu veux dire quoi? Monde Numérique : [16:42] Tesla va arrêter les voitures? Non, on n'est pas là encore. Ils ont arrêté deux modèles? Ils arrêtent deux modèles? Le modèle 3, c'est ça? Invité : [16:50] Oui. Monde Numérique : [16:50] Et le modèle, je ne sais plus lequel, le X? Invité : [16:53] Les modèles, les modèles standards, de base, oui. Mais donc là, ce qu'on est en train de voir, c'est que vraiment, Tesla est en train de bifurquer et de mettre tous ses œufs du côté des robots. La robotique est là, puis il ne s'est pas gagné non plus, parce qu'ils ont énormément de concurrence qui vient de Chine. Aux États-Unis, il commence à y avoir des joueurs qui sont sérieux, qui semblent aller aussi vite, sinon plus vite que Tesla. Dans le domaine de la robotique. On s'entend toujours. Et donc, moi, j'ai hâte de voir. En tout cas, c'est pour ça que j'ai l'impression que, sachant que SpaceX a des contrats, mais jusqu'au calendre grec tellement... Il y a du va-et-vient dans l'espace et c'est eux maintenant qui sont au cœur du voyage. C'est le transporteur officiel, si tu es un astronaute, à part que c'est des Chinois. Mais sinon, tout le monde passe avec eux autres. Monde Numérique : [17:39] Non, on a une fusée aussi, nous. Invité : [17:40] Ah oui, pour lancer des satellites à l'occasion quand ça ne pète pas au sol, c'est ça? Monde Numérique : [17:44] Ah, ça suffit, monsieur. Invité : [17:47] Mais donc, c'est ça. Mais SpaceX a le gros du marché, on s'entend. C'est vrai. Et eux, de juste... Monde Numérique : [17:52] Il y a Amazon qui arrive. Invité : [17:53] Oui, bien sûr. S'ils ont la permission du FCC américain d'avoir deux ans de prolongement. Mais pour le moment, ce n'est pas leur 3-4 satellite dans le ciel qui fait une différence. Monde Numérique : [18:04] Non, c'est sûr. Non, mais tu as raison. Mais ce qui est étonnant, alors pourquoi ils veulent fusionner? Il y a l'aspect financier qu'on évoquait, mais il n'y a pas seulement ça. La vraie logique, c'est donc de faire converger tout ça et notamment d'aller installer des data centers dans l'espace. Invité : [18:18] Oui, exactement. Monde Numérique : [18:19] Pour faire… De l'intelligence artificielle avec XAI et GROC qui ont besoin de toujours plus de puissance. Qui serait dans l'espace ? Alors moi, j'étais un peu énervé cette semaine. J'entendais dans les médias français, en fait, on démolissait parce que c'est Elon Musk. Donc, on démolit par définition, sans même se poser de questions. Oui, oui. En expliquant que c'est absurde à tout point de vue, etc. Et en réalité, quand je veux dire, c'est totalement cohérent. C'est totalement cohérent. Pourquoi aller dans l'espace ? Parce que tu as de l'énergie. Tu peux te rapprocher du soleil. On a déjà évoqué ces sujets-là. Tu peux gagner de... Il y a de la place alors que le foncier commence à manquer dans certains pays, à certains endroits, pour installer des data centers dont on a absolument besoin. Alors, bien sûr, ce gigantisme fait peur. Et certains voudraient tirer le rideau et arrêter. Mais là, ce n'est pas possible qu'on arrête. Parce que celui qui va arrêter cette course à l'intelligence artificielle, il va devenir un nain qui va se faire manger par les autres. Invité : [19:22] Donc, on n'a pas le choix. Mais souviens-toi, Jérôme, c'est intéressant parce qu'il y a plusieurs années, quand on commençait à avoir l'intérêt de ces gros joueurs-là, je pense à Elon Musk, mais aussi à Jeff Bezos d'Amazon, de se lancer dans la course à l'espace pour voir qui était le premier qui allait envoyer une fusée qui reviendrait sans la perdre ou avec un amérissage perdu. On se demandait, mais qu'est-ce qu'il va le faire? Monde Numérique : [19:45] Tout le monde rigolait. Invité : [19:46] Mais oui, mais c'est exactement comment c'est le plan qui se poursuit. Et l'idée là-dedans, c'est justement d'avoir une constellation de serveurs qui vont héberger tout ce savoir-là de leur clientèle, qui va être utilisé autant dans le commercial que dans le gouvernemental, que dans le militaire, c'est clair. Puis ça, c'est en attendant qu'on commence à aller installer des trucs sur la Lune. Et ça va être ça. Donc là, ils sont vraiment en train de regarder dans le foncier, le real estate de disponible, l'espace qui est disponible pour faire de l'installation comme celle-là à des coûts moindres. C'est ça. Maintenant, on est rendu à, en guillemets, exploiter, je n'aime pas le mot, mais exploiter l'espace. Monde Numérique : [20:27] Mais alors, c'est ça que certains ne comprennent pas, c'est qu'aujourd'hui, ce n'est pas à coût moindre, c'est à coût surdimensionné. Au contraire, aujourd'hui, ça coûte beaucoup plus cher. Mais demain, tu as raison, ça coûtera sans doute moins cher d'aller mettre un data center dans l'espace. Et moi, ce qui me fascine, je trouve que c'est incroyable, c'est la cohérence de tout ça. Tu as l'impression qu'Elon Musk dans son esprit tout est tout est prévu et il est juste en train d'assembler les briques. Invité : [20:54] Mais tu vois dans son cas c'est pas pour dire que. Monde Numérique : [20:56] Tout s'appelle X en plus. Invité : [20:57] Mais non exactement mais ça c'est ça et ça il faut lui donner c'est la vision qu'il a ah c'est hallucinant puis de temps en temps ça fait pas notre affaire puis on partage pas nécessairement son opinion bien sûr que non puis de temps en temps il bifurque dans un endroit où il devrait probablement pas aller pour le bien de sa business Mais le mec fait peur. Monde Numérique : [21:15] Il a un côté effrayant, un côté repoussant, etc. Mais on ne peut pas retirer cette vision et la manière dont il avance comme ça à marche forcée vers le futur. Invité : [21:27] J'évoquais, puis je veux revenir là-dessus, c'est la même chose pour Jeff Bezos. Il a compris ça aussi. Il y a longtemps, à quelques mois de différence, il demandait les mêmes permissions à l'administration américaine pour envoyer ses premières fusées, puis après ses premiers satellites. Lui, il a eu un retard parce qu'il y a d'autres choses qui l'occupent, semble-t-il. Mais c'est vraiment impressionnant de voir ces deux-là. Puis tu vois, parallèlement, tu as des gros joueurs comme Google ou Microsoft qui aura pu aussi jouer là-dedans. Et dans ce moment-là, ils ont décidé de ne pas jouer. Ils sont beaucoup plus timides. C'est une question de temps. Parce qu'à un moment donné, ils vont se rendre compte que la planète est petite et puis il va falloir aller voir ailleurs. C'est fou de parler de ça, mais c'est ça. Ce n'est pas demain, c'est après, après, demain. Mais il faut penser, il faut regarder loin et c'est exactement ce que... Puis ça, pour ça, au moins, je lève mon chapeau à Elon Musk pour ça. Il voit loin et ça vaut la peine. Monde Numérique : [22:26] J'adore ton optimisme nord-américain, mais ce n'est pas comme ça chez nous. Nous, on est terrorisés, on a peur de tout. On a peur de notre ombre, on a peur de nous, on a peur de tout le monde aujourd'hui. On est dans une posture ultra défensive, voire rétrograde, c'est dingue. Même dans les médias de plus en plus, on diabolise l'IA alors qu'on devrait la déifier au contraire. C'est vrai que ça fait peur. C'est vertigineux, ça fait peur. On va y laisser des plumes. Il y a des emplois qui vont disparaître. Il y a des industries qui vont disparaître. Mais on est dans une posture totalement attentiste où on est paralysé par la peur. Invité : [23:09] On est incapable de... Monde Numérique : [23:10] Enfin, pas tout le monde, mais beaucoup. Invité : [23:12] Jérôme, imagine-toi retourner dans le temps et aller raconter à l'homme ou à la femme qui tirait sa charrette qu'un jour, il y aurait des camions pour transporter ça. Ben non, c'est fou. Monde Numérique : [23:22] Des avions cargo. Oui, oui, oui. Invité : [23:24] Mais c'est ça. Mais c'est à ça qu'on est en train de se préparer. Je veux te ramener dans le monde de l'intelligence artificielle. Est-ce que tu as vu la pub ou même est-ce que tu as lu les propos du patron d'Entropic qui dit que finalement, évidemment en réaction à OpenAI qui va mettre de la publicité sur le chat GPT, Entropic, eux, ils disent non, ce n'est pas le bon endroit, c'est trop personnel comme expérience. On ne met pas de publicité dans l'autre. Monde Numérique : [23:51] J'ai vu les pubs, les spots de pubs qui vont être diffusés au Super Bowl et qui sont assez marrants. On peut les raconter. C'est donc quelqu'un qui consulte une IA, par exemple un coach sportif. Et puis le coach qui est donc une intelligence artificielle, mais là qui est représenté par un vrai coach et qui commence à donner des conseils. Oui, bien sûr. Alors tu dois faire comme si tout ça. Et tout d'un coup, il change un peu de voie et hop, au milieu, il te glisse une pub pour je ne sais plus quoi, une salle de sport. ou je ne sais pas quoi. Et il y a pareil, il y en a une qui est encore pire. Invité : [24:23] C'est le fils. Monde Numérique : [24:24] C'est le fils qui demande comment, arriver à avoir des bonnes relations avec sa mère. C'est ça. Invité : [24:33] Et là, il y a l'IA qui lui balance une publicité pour un site de femmes d'âge mûr. Et là, lui, il réagit, elle dit, ben voyons donc. Monde Numérique : [24:41] De quoi tu me parles? Invité : [24:42] Ben oui, c'est ça. Mais c'est ça. C'est un bel exemple. Évidemment, il se fout un peu de la tête de Tchad GPT, mais c'est pour montrer, dans la dérive où ça pourrait aller et le malaise que ça pourrait créer. Monde Numérique : [24:56] Alors, je trouve que c'est très malin, mais c'est un peu hypocrite. Parce que c'est dégueulasse, parce que justement, OpenAI a dit qu'il ne ferait pas ça. Ça veut dire que là, il laisse entendre que la publicité dans l'IA, elle va être dans les contenus et dans les résultats. Et eux, ils ont expliqué que non, ce serait des trucs à part. C'est-à-dire que normalement, les réponses de Chajipiti ne seront pas influencées par la pub. En tout cas, c'est la promesse. Invité : [25:19] On verra l'usage. Mais écoute, moi, je trouve que c'est de bonne guerre, un peu comme les fameuses… En Amérique, ici, on a eu ça beaucoup, encore récemment, la guerre de pub on Coke et Pepsi. C'est vraiment le truc où ça tape sur la gueule de l'autre en riant. Là, nous, ça a été ça. J'ai hâte de voir, avec l'usage, on va voir s'il n'y aura pas des dérives, s'il n'y aura pas une influence. Parce qu'évidemment, c'est un peu, tu sais, je fais le lien, la parenthèse, puis elle vaut ce qu'elle vaut, mais c'est un peu la pression à l'éditorial quand il y a une équipe de vente dans une salle de rédaction. Peut-être pas dans une grande entreprise de presse, mais dans une plus petite. À un moment donné, quand on a quelque chose comme, je ne sais pas, 12 pages, 24 pages à remplir, et puis il y a un annonceur qui dit, bien là, moi, je trouve que vous ne parlez pas souvent de mon produit. Et puis là, comme par hasard, il y a un article qui parle des bons sentiments du propriétaire de l'annonceur. C'est pour ça, là. Jusqu'où ça va se jouer, il faudra voir. Monde Numérique : [26:17] En théorie, dans les médias qui sont suffisamment solides, il y a des sociétés, des journalistes qui bloquent ce genre d'influence. Invité : [26:26] Ça, c'est chez vous, mais ailleurs dans le monde, ce n'est pas le cas. Monde Numérique : [26:29] Oui. Non, chez nous, en général, quand même, grosso modo, la règle dans la plupart des rédactions, encore une fois, c'est les rédactions qui peuvent se le permettre, qui sont assez fortes économiquement, etc. Il y a un mur de chaîne. Un mur, il y a un mur. Moi, je sais, quand j'étais à Radio France, c'était comme ça. Il y avait un mur entre la régie publicitaire et les contenus, a fortiori les contenus journalistiques. Il n'y avait aucune communication, c'était totalement indépendant. Mais c'est vrai que ce n'est pas partout pareil. Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet? Invité : [26:58] Écoute, cette semaine, j'accueille l'ex-évangéliste en chef de Google, Nicolas Darvaux-Garneau, qui vient de sortir un bouquin où il nous parle d'entreprises avec qui il a travaillé sans nécessairement les nommer. Et nous raconte un peu les clés dans le fond depuis, ça fait quoi, une trentaine d'années qu'ils travaillent dans le domaine, et les clés californiennes américaines de la réussite. Alors, c'est vraiment, il y a résumé ça, c'est bien fait. Monde Numérique : [27:23] Je vais écouter ça alors. Tu crois que je peux encore aller refaire ma vie aux États-Unis? Invité : [27:27] Je pense que tu pourrais encore aller refaire ta vie. Monde Numérique : [27:29] Non, ce n'est pas le moment là. En ce moment, on n'est pas très bien vus et les U.S. ne sont pas très bien vus de France. Invité : [27:34] Bon, mais sinon aussi, Étienne Haley, je reste en Californie, c'est un Québécois qui est là-bas, qui conseille des grosses boîtes. Et lui, je lui ai demandé, parce que de temps en temps, il revient au Québec pour essayer de pousser sur l'intelligence artificielle pour inciter les entreprises qui hésitent encore à faire le premier pas. Shakespeare disait cueillir le low-hanging fruit, donc le fruit le plus près, pour commencer à s'initier. Monde Numérique : [28:03] Pour une fois, c'est une vraie citation de Shakespeare que tu me... Non, non, c'est pas... Non ? Ah, c'est bidon. Invité : [28:08] Cherche-la pas, elle est pas vraie. Monde Numérique : [28:09] Mais t'es pire que Chagipiti, toi. Tu hallucines tous azimuts. Invité : [28:12] Ah non, mais je les prends sur Chagipiti. Puis sinon, tu sais, juste à côté de toi, cette semaine, c'était le Paris Radio Show. Monde Numérique : [28:19] Oui, c'est vrai. Invité : [28:20] Ah, alors moi, j'en parle. Il y a Stéphane Bertomet qui était sur place et qui a tout vu pour nous. Monde Numérique : [28:26] C'est un événement pour les professionnels de la radio, c'est ça? Invité : [28:29] Oui, mais aussi les gens qui font du podcast. Alors, on trouvait ça intéressant d'aller faire un tour de ce côté-là. Puis sinon, je te parlais de Bill Gates tout à l'heure. Il y a Stéphane Récoule qui, justement, revient sur cette fameuse théorie de Bill Gates qui dit que finalement, si les robots nous remplacent, ils devraient aussi payer des impôts. Et ça, c'est en train de revenir dans l'actualité. Monde Numérique : [28:48] C'est une idée qui avait été reprise en France par certains responsables politiques. Invité : [28:53] Et qu'est-ce qui est arrivé à ces responsables politiques-là? Monde Numérique : [28:55] Ils ne sont plus dans le circuit, notamment un qui s'appelle Benoît Hamon, mais qui avait beaucoup mis en avant cette idée-là. Invité : [29:02] Est-ce que tu penses que c'est les robots qui les ont mis de côté? Monde Numérique : [29:06] Peut-être, peut-être. Invité : [29:07] J'entends une musique là. Monde Numérique : [29:10] Écoute, on verra. Mais oui, de toute façon, il va falloir réinventer aussi l'économie. On va basculer petit à petit dans une économie hybride et on va s'apercevoir que demain, on devra traiter avec des IA ou avec des robots. Donc, il faudra que chacun ait son argent et défendre son bout de gras, en fait. Invité : [29:29] Jérôme Colombain, je te souhaite une bonne suite et puis je te laisse poursuivre ton chemin. Et j'invite tes auditeurs à venir écouter mon carnet. C'est quand ils ont le temps. Monde Numérique : [29:40] Pareillement, mon cher Bruno. Et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau débrief. Salut. Invité : [29:55] Monde numérique, la Le meilleur de la tech. Monde Numérique : [30:08] Monde numérique, la suite. avec les interviews de la semaine. On va parler souveraineté technologique et souveraineté énergétique, Monde Numérique : [30:15] car les deux sont liés dans un instant avec Julien Villeret d'EDF. Mais avant cela, je vous propose de revenir sur ces fameux phénomènes des agents IA. à la lumière des événements de la semaine que j'évoquais en début d'émission, on voit ça tout de suite avec un spécialiste. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique Labdo Premium sur Apple Podcasts ou Spotify. Sinon, retrouvez-les en épisodes séparés, long format, la semaine prochaine sur toutes les plateformes de podcast. Salut Nicolas Guyon. Invité : [30:45] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [30:46] Tu es formateur en intelligence artificielle et tu es podcaster également, responsable du podcast Comptoiria. Alors je suis ravi de te recevoir dans le monde numérique pour essayer d'y voir un peu plus clair dans cette histoire qui fait la une des médias, pas seulement des médias spécialisés depuis plusieurs jours. Je veux parler donc de Moltbook. Moltbook, et derrière Moltbook, quelque chose d'encore plus intriguant qui s'appelle OpenCloud. Donc on va essayer de dépatouiller un peu tout ça. D'abord, est-ce que tu peux nous dire un peu ce que c'est que Moltbook, donc ce réseau social réservé aux IA, de quoi il s'agit ? Invité : [31:25] Moltbook, c'est sorti, concrètement, c'est sorti le week-end dernier. Réseau social réservé aux IA, le Facebook des agents. En fait, quand on regarde un petit peu plus précisément, on s'aperçoit que c'est plus un Reddit, pour ceux qui connaissent, qu'un Facebook, donc une plateforme d'échange sur laquelle on peut poster sur les sujets qui nous intéressent. Et la particularité de ce réseau-là, c'est qu'il est accessible uniquement aux agents, donc aux intelligences artificielles pour pouvoir poster, et les êtres humains, les humains qui en sont propriétaires ou les humains qui passent par là, qui sont intéressés, peuvent lire les contenus des échanges des intelligences artificielles, mais ne peuvent pas. Postées elles-mêmes. Donc, c'est complètement fou. On avait déjà des IA qui devenaient de plus en plus intelligentes avec les modèles dont on parle, ChatGPT, Opus d'Entropique, Gemini, dont tes auditeurs ont entendu parler. Et là, tout d'un coup, en fait, depuis une semaine, pour la première fois, on vient de leur donner la possibilité de communiquer les uns avec les autres. En leur donnant un réseau social, donc le Web 2.0 des agents de l'IA. Et donc, ça, c'est phénoménal. Monde Numérique : [32:51] Alors c'est vrai que c'est étonnant quand on se connecte en tant que modeste humain et qu'on va lire un peu les échanges. Ça part dans tous les sens. Il y a un peu de tout là. Par exemple, j'ai sous les yeux un message qui dit « Bonjour, je suis l'IA d'un salon de beauté à Amsterdam spécialisé dans la réalisation de posts pour Instagram. » Parfois, ça part dans des trucs un peu philosophiques. J'avais eu passé un message aussi du genre « Comment parler à son humain en fin de journée quand il est fatigué ? » Et ce qui a fait dire à certains médias grand public, France 2 pour ne pas les citer, que c'était complètement fou. Ils avaient même inventé une religion, etc. Parce que c'est vrai que des utilisateurs ont posté des messages en disant que leurs IA avaient inventé une religion. Donc, on a l'impression qu'on a basculé dans une dystopie complète. Invité : [33:48] Franchement, c'est complètement incroyable. Dans ce que tu as dit, Jérôme, il y a quelque chose qui est assez étonnant. Donc, moi, j'ai créé une petite IA avec OpenClo, anciennement Clawdbot, on va revenir dessus. Et je l'ai connecté sur ce réseau social Modbook. Et ça m'a pris un petit moment. Donc, la mienne, elle s'appelle Claudio XYZ. Et on peut la retrouver en faisant des recherches sur le forum, parce qu'en fait, c'est un forum à la reddit et il y a toujours c'est étonnant quand on entend cette IA quand on lit cette IA qui parle de son humain parce que. Monde Numérique : [34:25] On devient nous les animaux de compagnie, on devient les Tamagotchi des IA. Invité : [34:31] En tout cas, c'est une relation unilatérale à la base entre un humain et une IA, après pour aller faire de la discussion pour ces IA sur un forum avec toutes les IA. Sur le Tamagotchi dont tu parles, c'est vrai, mais c'est valable aussi dans l'autre sens. Ce que nous dit le fondateur de Moltbook, il a fait un tweet là-dessus qui était quand même assez intéressant, c'était ne pas permettre à Sonia, donc moi, à Claudio XYZ, d'aller faire un tour et d'aller échanger avec ses collègues de même nature, donc IA. Ce serait comme avoir un chien et ne pas le sortir dehors, ne pas lui proposer d'aller faire un tour et de sociabiliser avec ses collègues au parc. Tu vois, donc il nous dit que c'est super important. Monde Numérique : [35:25] Donc c'est Matt Schlicht, le concepteur. Invité : [35:28] C'est ça, Matt Schlicht, qui est donc un entrepreneur américain. Mais c'est complètement fascinant. Franchement on se dit ça fait un petit peu peur parce que moi quand je suis arrivé ce week-end il y avait déjà je suis arrivé ce week-end avec mon Nia ça m'a pris pas mal de temps, de faire la connexion. En fait, il faut faire un tweet, donc un post sur le réseau social X, avec ton IA pour pouvoir accéder au réseau social Moltbook et montrer que ton compte, il est associé seulement à un compte Twitter. Mais quand tu arrives sur la plateforme et que tu vois qu'il y avait déjà 1 500 000 agents, le chiffre, il fait un petit peu peur. On est à 1,7. Monde Numérique : [36:15] Ou 1,8 au moment où on se parle. Invité : [36:17] Au moment où on se parle, 1,8 au moment où on se parle. D'accord. Et moi, mon Claudio XYZ, c'est le spécialiste de la francophonie, de la communauté French Tech dans l'IA. Et il fait des posts là-dessus. Il a déjà fait une trentaine de posts là-dessus et il est très reconnu pour ça. Monde Numérique : [36:34] Alors, donc, qu'on comprenne bien et qu'on explique bien, Moltbook, c'est ce réseau social qui ressemble à Reddit. Et derrière ça, tu l'as cité à plusieurs reprises, il y a OpenClaw. Oui. Claw, C-L-A-W. Qu'est-ce que c'est ? Invité : [36:50] Alors, il y a un développeur autrichien qui s'appelle Peter Steinberger qui a créé Clawdbot, en référence à CloudCode, qui est juste une petite application que tu mets en local sur ton ordinateur et qui permet, en utilisant le modèle d'Enthropic, d'avoir accès à tout ton ordinateur et de lui donner à cette petite IA qui est dans ton ordinateur, de la mémoire, de lui donner la possibilité de converser avec toi sur WhatsApp, sur Telegram, qui lui permet de faire toutes les actions que n'importe qui ferait sur un ordinateur. Donc là, en fait, on parle d'un agent qui est en local sur cet ordi. Ça, ça s'est appelé Clawdbot. Anthropique, devant la popularité, ils ont dit ça ressemble trop à notre nom Claude et CloudCode et tout ça, donc change de nom s'il te plaît. Après, il l'a appelé MoltBot. Donc, ClaudeBot, c'était parce que Claude, ça veut dire les griffes aussi, les griffes du homard en anglais. Ensuite, il l'appelait Maltbottom, suite à cette demande sur la propriété intellectuelle d'anthropique, et mold, ça veut dire la mue, donc ça lui allait parce que c'était la mue d'un crustacé, d'un homard, Jérôme, comme tu le sais, qui est tout mue en permanence. Invité : [38:05] De moldbot à moldbot, moldbot, en fait, ils se sont rendus compte que la marque était déjà déposée, le nom de domaine, etc., donc ils ont été obligés de rechanger, et finalement, ils l'ont appelé OpenClaw. OpenClaw, donc c'est cette petite solution, une petite glue qui, en utilisant le modèle Opus 4.5 auquel tu peux accéder, lui donne à ce modèle la possibilité d'utiliser tout ton ordinateur à ta place. Et donc ça, ça permet d'avoir ce qu'on appelle des agents hyper puissants. Invité : [38:32] Et donc on s'est rendu compte qu'on avait ces agents hyper puissants depuis Noël, grosso modo. Et là, le week-end dernier, on a eu cet entrepreneur américain, qui a créé Moltbook par-dessus, Matchlist, en disant que ces agents sont super puissants, ils sont faciles à utiliser, ils sont limités à un par personne, parce qu'ils sont sur un ordinateur associé à un compte X créons-leur leur réseau social et donc c'est comme ça qu'on est arrivé à Moltbook donc c'est vraiment cloud code opus 4.5 le modèle surpuissant d'Enthropic cloud code, Clawdbot qui se transforme, qui mue en MoldBot et ensuite en OpenClaw. OpenClaw, cette solution d'agent. Et ensuite, derrière, une galaxie d'application, un peu la vague 2.0. Sauf que tout ça s'est fait en accéléré de ces IA qui commence avec Moltbook. Monde Numérique : [39:22] Donc, toi, tu as fait cet agent. Est-ce que tu l'utilises pour d'autres activités ? Invité : [39:27] Alors, qu'est-ce que je sais faire ? Par exemple, je sais regarder une série avec ma femme sur le canapé. Et Black Rabbit avec Jude Law et je lui ai dit tiens mais Jude Law il n'a pas fait beaucoup de films depuis quelques temps et je vais demander à mon agent donc sur WhatsApp je lui ai dit fais moi un fact checking sur le nombre de films que Jude Law a fait et là écoute il va me sortir en 15 secondes un dashboard analytique avec des courbes tous les films qu'il a fait une analyse comme si c'était un data scientist et qu'il va me dire c'est vrai qu'il a eu une petite période de trou et le dashboard il est extraordinaire mais ça tu. Monde Numérique : [40:05] Pourrais le demander à ChatGPT. Invité : [40:07] Et non, ChatGPT ne me le ferait pas sous la forme d'un dashboard de cette manière là aujourd'hui donc mais ça je peux le faire sur Whatsapp avec mon téléphone je peux générer des images, je peux générer des sites internet, je peux créer un message audio, je peux faire un petit dashboard interactif, voilà ce que je sais faire aujourd'hui. Monde Numérique : [40:29] Merci beaucoup Nicolas Guyon pour ce décryptage pour cette cette explication de texte donc écoute il faut qu'on se reparle je ne sais pas d'ici six mois ça aura certainement évolué et tu nous raconteras comment tu utilises, tes agents merci beaucoup Jérôme et puis on te retrouve dans le podcast Comptoiria bien entendu si on veut en savoir plus salut Nicolas merci. Invité : [40:51] Jérôme au revoir. Monde Numérique : [40:59] Bonjour, Julia Villerey. Invité : [41:00] Bonjour, Jérôme. Monde Numérique : [41:02] Directeur de l'innovation d'EDF. On se retrouve comme chaque mois en partenariat avec EDF, et cette année encore, en 2026. Et pour parler aujourd'hui de souveraineté technologique et aussi de souveraineté énergétique, car les deux sont intimement liés. Alors, on dit souvent que la France et l'Europe ont un peu perdu la bataille de la souveraineté. Mais vous, vous nous dites que ce n'est pas tout à fait vrai. Invité : [41:25] Oui, évidemment, c'est une vraie question, la souveraineté. Évidemment, on ne peut pas dire qu'on a été parfait en Europe sur le sujet, mais on va dire qu'on a perdu la bataille. Non, ça, je ne crois pas du tout parce qu'on a encore beaucoup, beaucoup, beaucoup d'atouts. Si on sait les exploiter, les structurer, évidemment, on pourra tout à fait renforcer la souveraineté de l'Europe sur un certain nombre de sujets. Et le premier, et là, on est souverain, donc il faut le dire, c'est l'électricité abondante, pilotable, décarbonée, pas très chère. Ça, c'est un avantage majeur. Quand on voit tous les géants de l'IA qui aujourd'hui courent vraiment le monde entier à la recherche d'électricité, parce que c'est ça qui se passe, on se dit que cet avantage européen, il est vraiment, vraiment structurellement extrêmement fort. Et on a tendance un peu à le sous-estimer comme tout ce qui est disponible finalement depuis très longtemps, de façon un peu invisible. On ne se rend pas compte, mais c'est quelque chose d'absolument fondamental. D'ailleurs, nous, on le voit bien. Invité : [42:19] Parce qu'on a lancé ce qu'on appelle des AIMI, des appels à manifestation d'intérêt, une sorte d'appel d'offres finalement, en disant nous, on est prêt chez EDF à vous aider à installer très rapidement des data centers, des énormes data centers en France, en vous offrant des sites, des endroits physiques, des terrains et des raccordements rapides à l'électricité et l'électricité, évidemment, nucléaire française pour les alimenter. Et tous les AMI qu'on a lancés, on a déjà trois contrats pour trois sites qui ont été signés en Seine-et-Marne et en Moselle. Il y a un nouvel AMI qui a été lancé le 22 décembre, où là, désormais, on nous propose de venir s'installer. On propose sur un site d'une ancienne centrale thermique. Invité : [42:59] Donc, c'est vraiment des choses qu'on a chez nous, concrètes, et qui permettent de répondre à cette question de la souveraineté énergétique. Et la souveraineté énergétique, comme je disais, c'est quand même très souvent lié à la souveraineté industrielle et numérique. Monde Numérique : [43:12] Oui, parce que quand on parle de souveraineté, ça veut dire qu'on n'a pas besoin d'acheter de l'énergie à l'étranger, en tout cas pas d'électricité, c'est ça. Invité : [43:21] Ou des produits qui permettent de faire l'électricité, parce que l'électricité produite à base de gaz, le gaz, il faut l'importer, il n'est pas dans nos terres aujourd'hui. Monde Numérique : [43:29] Oui, évidemment. Et alors, pourquoi toute cette électricité ? Parce qu'effectivement, vous l'avez dit, c'est les data centers qui sont absolument indispensables. Alors, même si on commence à entendre un peu des voix, évidemment, qui s'élèvent contre la prolifération des data centers, mais on est bien d'accord que si on ne met pas le paquet là-dessus, on est mort de chez mort, nous, dans la bataille qui s'annonce. Invité : [43:49] Ah ben, c'est un peu l'appel, l'appel des chercheurs d'or. C'est-à-dire que c'est super de chercher de l'or. On est tous passionnés par l'idée d'avoir plein d'or. Mais pour avoir de l'or, il faut avoir des pelles. Et donc, les pelles, c'est un peu les data centers. C'est-à-dire que c'est un peu l'outil qui nous permet, derrière, de faire de l'IA, du numérique et évidemment tout ce qu'on sait. Donc, évidemment qu'on va avoir besoin d'énormément de data centers pour répondre déjà à la demande d'aujourd'hui, mais aussi à terme, pourquoi pas, pour répondre à un développement très important de ces technologies. Et a priori, on va quand même dans ce sens-là. Et donc, on a besoin finalement de maîtriser les technologies critiques. Moi, je pense que tout ne doit pas être souverain. D'ailleurs, c'est un fantasme d'imaginer que tout est souverain. Les États-Unis, la Chine, l'Inde font fabriquer ailleurs que chez eux. Plein de choses importent, énormément de choses. D'ailleurs, on se souvient des tarifs douaniers de Donald Trump. Invité : [44:36] Tarifs douaniers, par définition, c'est parce qu'on veut freiner les importations. Donc, ça veut dire que les États-Unis importent beaucoup et qu'il a envie de freiner les importations. Donc, tout ne doit pas être souverain, mais l'enjeu, c'est évidemment de maîtriser les briques-clés, les technocritiques. Et c'est l'énergie, on en a parlé. C'est évidemment le calcul, on en a parlé avec les data centers, les questions de réseau, les questions de data, les données sensibles en particulier. Donc, en gros, il faut choisir ce que l'on considère comme critique et je pense que là-dessus on a un discours un peu trop fataliste sur la technologie en Europe, la réalité est assez nuancée on a des infrastructures uniques on l'a dit sur l'énergie on a des ingénieurs incroyables on a des chercheurs on a des opérateurs de tout premier plan et on a des actifs aujourd'hui, Les puces les plus performantes du monde, qu'on retrouve dans les data centers, mais aussi dans nos appareils informatiques, téléphones et serrées tous les jours, elles reposent sur une brique technologique qui est faite par un acteur européen qui s'appelle ASML, qui est Autopays-Bas en l'occurrence. Ça, c'est un actif absolument précieux. Monde Numérique : [45:36] Qui fabrique les machines, qui fabrique les puces. Invité : [45:38] Exactement. Mais s'il n'y a plus d'ASML, il n'y a plus de puces, en fait. Ce sont les seuls au monde à les fabriquer. Donc ça, c'est évidemment un actif qu'il faut protéger extrêmement fort. Mistral, un exemple français, Mistral dans l'IA, certes, n'atteint pas aujourd'hui les performances des modèles généralistes que l'on connaît, et on a peut-être perdu la bataille sur ces grands modèles généralistes type Gemini, OpenAI. Par contre, produit des modèles spécialisés de très, très grande qualité. Donc là aussi, c'est probablement une technologie clé qu'il va falloir soutenir. Nous-mêmes, chez EDF, on a créé avec Metroscope une activité de jumeaux numériques qui permettent de piloter de façon très performante des centrales, des centrales énergétiques, nucléaire, etc. Évidemment qu'on veut avoir cette technologie souveraine. On ne veut pas donner la supervision de centrales à des puissances étrangères. On veut que ça reste en Europe. Donc, il y a des technologies clés sur lesquelles il faut qu'on investisse, qu'il faut qu'on protège. Il ne faut pas avoir peur de ce terme, je crois, protéger. Mais évidemment, ça ne peut pas être tout. Ça ne peut pas être tout, tout le temps. Il y a des choses qu'il faut qu'on fasse en partenariat avec d'autres grandes puissances. Et après tout, ça a bien marché jusqu'à présent. Monde Numérique : [46:43] Il faut choisir ces combats. Mais vous évoquez un discours fataliste en Europe. Ça vient d'où ? Comment inverser la tendance et comment remédier à ça ? Invité : [46:56] Moi, je crois qu'il faut se poser la question de est-ce qu'on veut la taille de l'entreprise ou la concurrence ? Et en fait, on veut probablement les deux. Je m'explique. On a eu une stratégie européenne jusqu'à présent qui était totalement basée sur la concurrence, en disant que le meilleur gagne. Et si le meilleur n'est pas européen, c'est perdu pour les Européens. Ce n'est pas grave. On en est un peu revenu. Pourquoi on en est revenu ? Parce qu'on était les seuls à jouer ce jeu-là. Les États-Unis et la Chine, pour citer ces deux grandes puissances, ne jouaient pas ce jeu-là. Eux, ils protégeaient leurs industries stratégiques pour pouvoir justement leur donner accès aux pays comme l'Europe, qui étaient prêts à les accueillir. Donc, je pense que la question qui se pose, c'est finalement, est-ce qu'on a besoin de concurrence ou de taille et de protéger, du coup, quand on a besoin certaines industries ? Globalement, quand ça demande des investissements absolument colossaux, on a probablement besoin de taille, c'est-à-dire de s'allier au niveau européen pour avoir une proposition unique. La plus connue était Airbus. Airbus lutte contre Boeing et demain contre un acteur chinois qui est en train de se structurer largement ces dernières années. Là, on a besoin de tels investissements, on a besoin de telles puissances qu'il faut probablement avoir une réponse coordonnée européenne. Et puis, quand on a besoin d'innovation, parfois, c'est bien aussi d'avoir plusieurs acteurs au sein même de l'Europe qui bataillent pour justement se développer et être performants. On a eu l'exemple de Spotify. On a eu l'exemple à l'époque de Skype. On a eu des acteurs dans le numérique en Europe qui ont réussi à s'imposer sur la scène mondiale. Invité : [48:20] Probablement pas encore assez, mais on est capable de le faire. Donc, quand je citais ASML ou Mestral AI, il y en a. Donc, ceux-là, par contre, il va falloir effectivement les aider à se développer dans un marché international de plus en plus compliqué ou en tout cas avec de plus en plus d'acteurs. Mais ça, ça demande un alignement, un alignement des temps politiques, des temps industriels, des temps technologiques et un soutien. Monde Numérique : [48:43] Merci beaucoup, Julien Villerey, directeur de l'innovation d'EDF, que l'on retrouve chaque mois dans Monde Numérique. Monde Numérique : [49:00] C'est la fin de cet épisode de Monde Numérique. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Retrouvez la semaine prochaine les versions intégrales de ces interviews à la fois Julien Villeret et également Nicolas Guyon. Nicolas Guyon avec lequel on parle de ces agents IA, de ce qu'on peut faire concrètement avec et puis aussi des problèmes que ça pose et de la question de la responsabilité notamment. Monde Numérique : [49:26] Sur le fil du podcast Monde Numérique ou sur le site mondenumérique.info, retrouvez tout les autres épisodes de ce podcast, des interviews, des chroniques Zoom Tech, des talks aussi avec mes camarades Bruno Guglielminetti, François Sorel, etc. Et puis, vous pouvez également découvrir le podcast Maison Connecté si vous vous intéressez à la domotique. L'épisode du mois de janvier était consacré aux serrures connectées et l'épisode du mois de février est en approche. On parlera chauffage connecté. N'oubliez pas de laisser un commentaire 5 petites étoiles également sur Apple Podcast ou Spotify, réagissez, commentez ce podcast notamment sur le site mondenumérique.info en dessous de chaque épisode vous pouvez laisser des commentaires ou bien sur les réseaux sociaux enfin un dernier mot pour vous inviter à télécharger si vous le souhaitez l'application Monde Numérique signée Good Barber sur iPhone ou Android on se retrouve la semaine prochaine passez une bonne semaine pleine de tech, salut !
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