Monde Numérique :
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0:10] Un couvre-feu numérique pour les mineurs, c'est l'idée préconisée par un rapport parlementaire afin de protéger les plus jeunes contre les dérives et les risques
Monde Numérique :
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0:20] des réseaux sociaux. TikTok est dans le collimateur notamment. Mais est-ce techniquement possible ce couvre-feu ? Eh bien, on en parle cette semaine dans Monde numérique l'hebdo. L'actu de la semaine, c'est aussi Apple qui dévoile ses nouveaux joujoux avec des bonnes et des mauvaises surprises. L'Albanie qui nomme un ministre virtuel qui est en fait une intelligence artificielle. Et puis une innovation technique pour lutter contre le pillage des sites web par intelligence artificielle. Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, on évoque notamment la Chine qui se lance dans la fabrication de ses propres puces pour intelligence artificielle afin de s'affranchir de la dépendance à l'américain Nvidia.
Monde Numérique :
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1:11] Les interviews de la semaine de Monde Numérique. On va parler de l'IA à l'école et à la fac. Comment bien l'utiliser ? Eh bien, par exemple, pour réviser ses cours, mais sans remplacer les profs. C'est l'idée de l'application Koro AI, créée par des jeunes Français. L'un des cofondateurs est mon invité. Et puis, que se passerait-il si les géants de la tech fabriquaient de plus en plus leur propre énergie, grâce au nucléaire notamment ? C'est l'un des scénarios présentés dans un livre de science et de politique-fiction. On en parle avec le directeur de l'innovation d'EDF, Julien Villeret.
Monde Numérique :
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1:46] Bienvenue à l'écoute de Monde numérique, l'hebdo du 13 septembre 2025.
Invité :
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1:52] Monde numérique, Jérôme Colombin.
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1:57] Ravi de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Monde Numérique. Monde Numérique, l'hebdo, c'est chaque samedi 50 minutes de news, de talks, d'interviews consacrées aux meilleurs de la tech. Et cette semaine, comme je l'avais laissé entendre la semaine dernière, eh bien, une grande nouvelle à vous annoncer, c'est le lancement de l'application officielle de Monde Numérique. Une vraie application mobile qui va vous permettre de retrouver sur votre smartphone ou votre iPad tout l'univers de Monde Numérique d'un seul coup. Alors les épisodes audio, les vidéos également, le blog, la newsletter et avec la possibilité de télécharger les épisodes audio pour les écouter hors connexion. Voilà l'application officielle Monde Numérique, donc disponible dès à présent sur l'App Store, si vous avez un iPhone ou un iPad, ou sur le Google Store pour Android. Et surtout, n'hésitez pas à me faire des retours, à me dire ce que vous en pensez, ça peut toujours s'améliorer. A noter pour la petite histoire que cette application a été créée avec le service GoodBarber, qui est une plateforme française de création d'applications mobiles no-code, c'est-à-dire sans avoir besoin de programmer. Donc en quelques clics, on peut créer sa propre appli iOS, Android ou Progressive Web App. Il y a plein de modèles de base qu'on peut ensuite personnaliser. C'est ultra simple. Il m'a fallu à peine quelques heures pour créer mon appli. Vous pouvez, si vous le souhaitez, aller faire la vôtre en allant sur le site goodbarber.com.
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3:21] Ça sent un peu le roussi pour TikTok. L'application chinoise est dans le collimateur des parlementaires français. Avec la publication cette semaine d'un rapport qui met gravement en cause TikTok, mais aussi tous les réseaux sociaux d'une manière générale, à propos des effets sur la santé mentale et physique des plus jeunes. Les témoignages se multiplient, notamment de la part de certaines jeunes filles qui racontent comment l'application a tendance à leur pousser, à leur proposer toujours plus de contenus liés, par exemple, à l'anorexie, aux scarifications, au suicide, dès lors qu'elles montrent une fois ou deux la curiosité pour ce type de contenu. Voilà, c'est tout le problème de la redoutable efficacité de l'algorithme de recommandation de TikTok.
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4:06] Ce rapport parlementaire préconise donc carrément l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans et un blocage pour les plus jeunes le soir, en fin de journée, un véritable couvre-feu numérique. On en reparle tout à l'heure en détail dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, parce que si l'intention est bonne, ce n'est pas simple à mettre en œuvre. Il y a déjà des choses qui se font ailleurs, mais ce n'est pas simple. En ce qui concerne TikTok, en tout cas, plus précisément, un député a même annoncé son intention de porter plainte, de saisir la justice pour mise en danger. Il s'agit du député socialiste Arthur Delaporte. De son côté, TikTok se défend et rejette catégoriquement ce qu'il qualifie comme une présentation trompeuse de son application par la commission parlementaire. Voilà, et à noter qu'aux États-Unis aussi, ce sujet est en l'air, mais alors c'est plus l'intelligence artificielle aujourd'hui qui est visée, avec ces affaires terribles dont on a déjà eu l'occasion de parler dans ce podcast, des suicides de plusieurs personnes, notamment des jeunes, après avoir discuté avec des chatbots d'IA. Eh bien la FTC, l'Agence Américaine de Protection des Consommateurs, vient d'ouvrir une enquête sur ce sujet.
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5:13] C'était en début de semaine, c'était incontournable, c'était la traditionnelle Keynote Apple, Keynote consacrée principalement à la sortie des nouveaux iPhone 17. Alors trois nouveaux modèles classiques, iPhone 17, 17 Pro et 17 Pro Max. On ne va pas s'étendre forcément en détail là-dessus, je vous propose un épisode spécial de Monde Numérique que vous pouvez retrouver il y a quelques jours où je rentre un peu plus en profondeur dans les annonces. Mais ce qu'il faut retenir aussi, ce sont un petit peu les faits saillants de ces annonces. Et notamment en ce qui concerne le quatrième modèle qui a un peu volé la vedette aux autres, je veux parler de l'iPhone Air. Cet iPhone ultra fin, 5,6 mm d'épaisseur, l'un des plus fins du marché, ce qui est une véritable prouesse personnelle. Technologique. Particularité, ce sera aussi le premier smartphone disponible en France uniquement avec une eSIM, c'est-à-dire on ne pourra pas mettre de carte SIM physique à l'intérieur, ce sera uniquement le procédé de carte SIM, donc d'abonnement téléphonique.
Monde Numérique :
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6:15] Électronique, que l'on souscrit par code. Ça existe déjà sur les autres iPhones, mais en Europe, il y avait encore le petit tiroir pour mettre la SIM classique. C'est super, ces cartes eSIM, c'est hyper pratique, et puis on peut en avoir plusieurs sur son téléphone, pour avoir plusieurs lignes. Il n'y a qu'un bémol. Moi, je l'ai vécu l'été dernier dans un pays qui ne proposait pas d'abonnement local en eSIM, en tout cas pas à un prix acceptable. C'était le Liban pour tout vous dire. Et il fallait absolument une SIM physique. Donc là, j'étais bien content d'avoir un appareil qui acceptait encore les SIM physiques. Malgré tout, les eSIM, c'est l'avenir, on va dire. C'est vraiment bien. Pour l'instant, il n'y a qu'un modèle d'iPhone qui sera uniquement eSIM en France. La question surtout à propos de cet iPhone Air, c'est malgré son design de fou, est-ce qu'il sera à la hauteur ? Est-ce que ce ne sera pas un peu un iPhone au rabais ? D'abord en termes d'autonomie, Apple annonce un jour d'autonomie, mais il s'empresse en même temps de lancer une nouvelle batterie d'appoint, ce qui n'est pas forcément bon signe. Ensuite, comme il est ultra fin, on peut se poser des questions sur la solidité et ça c'est la grande question en ce moment sur les réseaux sociaux, même si Apple fait des démonstrations pour montrer qu'il est super solide, il est en titane. Voilà en tout cas à propos de l'iPhone Air Et puis, ce n'est pas tout, puisque la marque américaine a également dévoilé de nouvelles Apple Watch et de nouveaux AirPods, des écouteurs. Alors là aussi, il y a des choses à dire. Bon, Apple Watch Series 11, elle est mieux, etc.
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7:41] Pareil, une nouvelle Apple Watch Ultra version 3. Donc ça, c'est le gros modèle. Et notamment, elles seront enfin compatibles avec la mesure de la tension artérielle, qui est un truc qui attendent beaucoup de gens. Alors à propos de ça, il y a une bonne nouvelle. c'est qu'en fait c'est une mise à jour logicielle dont pourront bénéficier également les Apple Watch précédentes, les anciens modèles, donc ça c'est plutôt bien. Mais la mauvaise nouvelle, c'est que ce truc-là n'est pas encore disponible en Europe, et même aux Etats-Unis ça va traîner un peu pour des questions d'autorisation sanitaire. Bon, ça devrait arriver, on verra bien. Enfin, je termine avec les Airpods 3, donc nouvelle paire d'écouteurs connectés d'Apple, avec une réduction de bruit qui a été grandement améliorée. Et là encore une Killer App, une super fonctionnalité, c'est la traduction simultanée.
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8:28] Et ce qu'il y a de bien, c'est que là encore, c'est une amélioration logicielle qui sera également disponible sur les modèles d'avant, les AirPods Pro 2. Ça, c'est la bonne nouvelle, mais la mauvaise, c'est que ce système de traduction simultanée ne sera pas non plus disponible en Europe. Apple nous rejoue l'histoire du oui, mais en Europe, vous avez une réglementation qui nous embête. Donc, ça va être plus compliqué et on ne sait pas du tout quand ça arrivera. Cela dit, il semble que cela puisse fonctionner en Europe si vous achetez vos AirPods 3 à l'étranger, donc aux Etats-Unis ou même en Grande-Bretagne, car c'est intégré au hardware. Mais attention, c'est une fonction qui est liée à Apple Intelligence. Donc il faut avoir son smartphone dans la poche et il faut que ce soit au minimum un iPhone 15 Pro ou un iPhone 16 ou 17. Voilà, vous savez tout, en tout cas les points clés concernant ces annonces Apple du 9 septembre 2025.
Monde Numérique :
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9:21] Une actuelle frontière entre la tech et l'économie, c'est ce partenariat entre la start-up française Mistral & High, coqueluche de la French Tech, avec une entreprise néerlandaise qui n'est pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit d'ASML, ce géant qui est le seul au monde à fabriquer des machines permettant de produire les puces électroniques les plus fines du monde pour l'intelligence artificielle. Donc ASML devient actionnaire de Mistral à hauteur de 1,7 milliard d'euros. Un joli partenariat qui va propulser encore la valorisation de Mistral à hauteur de 11,7 milliards. Ainsi, la start-up devient la première du genre qualifiée de décacorne. Ça ne veut rien dire, sauf qu'elle pèse plus de 10 milliards, donc une belle étape pour Mistral. C'est bien, c'est bien pour la souveraineté européenne, la souveraineté française, même s'il faut regarder aussi le verre à moitié vide, c'est encore loin, par exemple, d'un open eye dont la valorisation pourrait atteindre prochainement les 500 milliards de dollars. 11,7 500 milliards. Rappelons aussi qu'aucune de ces entreprises n'est cotée en bourse, donc ce sont encore des estimations sur le papier. Et puis rappelons qu'elles ne font pas de bénéfice, ni les unes ni les autres. C'est la course à l'intelligence artificielle, en espérant pouvoir prendre une place importante sur l'échiquier mondial dans ce domaine.
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10:46] Et si l'intelligence artificielle prenait le pouvoir politique ? Voilà une idée, qu'elle est bonne ou pas, une idée qu'on évoque parfois sur le ton de la plaisanterie. Imaginez un pays dirigé par une IA, qui serait donc en théorie plus intelligente que l'homme, plus neutre aussi et plus honnête. Voilà, ça reste toutefois purement théorique, sauf en Albanie, où c'est devenu en partie réalité avec la nomination cette semaine d'une intelligence artificielle au poste de ministre. Ministre des marchés publics, c'est une première mondiale. Elle se prénomme Diella, ce qui signifie « soleil » en albanais. Et donc, cette ministre virtuelle sera chargée de s'occuper de la question des marchés publics, c'est-à-dire ce que les entreprises privées font pour le secteur public, de prendre toutes les décisions relatives aux appels d'offres dans ce domaine. Le but, éviter la corruption. Alors, il faut savoir qu'il existait déjà en fait en Albanie un chatbot qui renseignait les entreprises sur tout ce qui touche au marché public, qui leur fournissait des documents à remplir, etc. Et donc, c'est une forme de promotion, ce chatbot est devenu ministre. Il aura même des pouvoirs et pourra recruter des talents dans le monde entier, a précisé le Premier ministre albanais.
Monde Numérique :
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11:57] Il s'appelle Stéphane Mala, il est français, il a 62 ans et il est chercheur en mathématiques. Il a reçu cette semaine la médaille d'or du CNRS, l'une des plus prestigieuses récompenses scientifiques françaises. Ça a un rapport avec le numérique, car Stéphane Mala est récompensé pour ses travaux liés au stockage de données. Vous avez envie d'en savoir plus ? Eh bien, j'ai demandé à notre amie, la journaliste virtuelle de Notebook LM, de nous expliquer un petit peu l'importance de tout ça.
Invité :
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12:24] Alors c'est une récompense hyper prestigieuse du Centre National de la Recherche Scientifique et elle salue un chercheur dont le travail sur les données et l'intelligence artificielle, eh bien ça change vraiment la donne dans plein domaine. Premièrement, son travail sur les ondelettes. Bon, en gros, pensez à ça comme un super zoom mathématique hyper efficace. C'est crucial pour compresser des images, vous savez le standard JPEG 2000, c'est en partie grâce à lui. Et puis pour analyser finement toutes sortes de signaux sans prendre trop de place mémoire. Deuxièmement, il explore vraiment les maths derrière les réseaux de neurones artificiels. Vous savez, ces systèmes un peu inspirés du cerveau qui apprennent à partir de données. Ses recherches actuelles, elles visent à mieux comprendre les fondements de l'apprentissage profond, le fameux deep learning, et aussi de l'IA générative, celle qui crée des textes ou des images. C'est hyper important de comprendre ça, non ? Enfin, et ça c'est clé, Mala, il ne fait pas que de la théorie. Non, il transforme ses découvertes en innovations concrètes. Il a déposé dix brevets internationaux, quand même, et a fondé une start-up, Letit Wave. Elle a développé des technologies bien réelles, par exemple pour améliorer la netteté des vidéos définitions. Bref, pour résumer, Stéphane Mala est primé pour avoir brillamment connecté les maths pures, le traitement du signal, l'IA et des technologies bien concrètes qui nous servent au quotidien.
Monde Numérique :
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13:39] Voilà, et merci donc à l'intelligence artificielle de Google pour ce résumé, même si quelquefois sa longue fourche et elle nous parle de technologie, mais c'est pas grave.
Monde Numérique :
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13:52] L'innovation de la semaine, alors c'est un peu pointu, ça intéressera notamment les pros d'Internet, les pros du web. C'est un nouveau protocole destiné à faire face au pillage des sites par l'intelligence artificielle. Alors que les procès commencent à se multiplier, surtout aux Etats-Unis, contre des firmes d'IA qui aspirent sans vergogne tout ce qu'elles trouvent sur Internet pour entraîner leur modèle, c'est ce qu'on appelle le fameux scrapping, et bien des éditeurs viennent de dévoiler un protocole qui pourrait éviter aux sites web de se faire piller. Ça s'appelle le RSL. Explication, là encore, de notre journaliste virtuel made by Google.
Invité :
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14:29] Alors, vous savez, les IA comme ChatJPT, elles apprennent en aspirant des tonnes de données sur le web. C'est ça, le scrapping. Le hic, c'est que c'est souvent fait sans payer les créateurs. Et du coup, bonjour les problèmes de droit d'auteur. La norme Really Simple Licensing, ou RSL, essaie de proposer une solution. Premièrement, le souci majeur. Ce scrapping massif, même s'il est super utile pour entraîner les IA, eh bien, il bafoue souvent les droits d'auteur. Résultat, des procès qui coûtent cher, comme ceux contre Openei.
Invité :
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15:00] RSL, en gros, veut créer un cadre légal, OK pour utiliser les données, mais de façon autorisée et payante. Deuxièmement, pourquoi c'est intéressant pour les éditeurs de contenu ? Eh bien, RSL leur permettrait d'intégrer des conditions de paiement, genre abonnement ou paiement à l'usage, directement dans le code de leur site, via le fameux fichier robot.txt qui dit aux robots où ils peuvent aller. Imaginez pour des sites comme Reddit ou Yahoo, c'est une potentielle nouvelle source de revenus, bien plus simple que les négociations actuelles, souvent très complexes et réservées aux géants. Enfin, où on en est concrètement ? Pour le moment, RSL, c'est une proposition, un standard ouvert. Son avenir dépendra vraiment de l'adoption par les grandes entreprises d'IA. La norme toute seule ne bloque pas les robots qui ne respectent rien, Mais on réfléchit à des outils techniques et à une action juridique groupée, un peu comme pour les droits musicaux, pour encourager son adoption. En bref, RSL pourrait bien organiser la rémunération des contenus web par l'IA, mais son succès dépendra de son adoption par l'industrie.
Monde Numérique :
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16:00] Avant de passer à la suite de cette émission, un mot à propos de Froganz, partenaire de monde numérique. Froganz, c'est une technologie innovante qui permet de diffuser du contenu via des mini-sites qui ressemblent à des widgets. Grâce à un protocole technique unique en son genre, initié en France. Et l'une des particularités de Froganz, selon ses concepteurs, c'est qu'il est nativement sécurisé et respectueux de la vie privée. Alexis Tamas, co-créateur de Froganz. Froganz, en fait, n'est pas basé sur la technologie des cookies. Quand on visite ton site Frogance et qu'on stoppe sa visite, en fait, on ne va pas être reconnu à la prochaine visite, sauf si je mets le site Frogance dans mes favoris. Et donc, ça crée en fait pour l'utilisateur une possibilité de contrôler complètement les données qu'il envoie et à qui il les envoie. Alors, est-il possible de révolutionner Internet depuis la France ? Si le sujet vous intéresse, deux réunions d'informations que j'aurai le plaisir d'animer auront lieu à Paris les 16 et 22 septembre prochains. Renseignements et inscriptions sur le site f2r2.fr. f2r2.fr, Salut Bruno Guillemin-Minetti à Montréal.
Invité :
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17:04] Salut Jérôme Colombain à Paris.
Monde Numérique :
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17:06] Alors toi qui es toujours très en pointe sur l'actualité, je sais que tu as suivi de près des choses qui se sont passées ici chez nous.
Invité :
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17:14] Parle-moi de ce nouveau rapport français. Moi j'aime toujours ça quand ça vient de chez vous. Un rapport qui s'est intéressé, les parlementaires se sont intéressés. C'est les sénateurs ou les parlementaires?
Monde Numérique :
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17:26] Les sénateurs, ça fait partie des parlementaires en fait.
Invité :
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17:28] Parce que le Parlement.
Monde Numérique :
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17:29] C'est l'Assemblée nationale plus le Sénat. Donc, c'est un rapport parlementaire, mais je ne sais plus si c'est les sénateurs ou les députés qui ont fait ça, peut-être les deux en même temps.
Invité :
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17:44] Mais l'important, c'est surtout les conclusions de ce rapport.
Monde Numérique :
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17:49] Oui, et ça fait beaucoup de bruit ici en France. Ça a été beaucoup repris par les médias parce qu'ils frappent fort. D'abord, ils font un constat, c'est celui des effets des réseaux sociaux, des écrans d'une manière générale sur la santé des plus jeunes, des problèmes de concentration, des problèmes de sommeil, des problèmes psychologiques, d'addiction, de perte d'estime de soi, notamment pour les adolescentes. Et du coup, il ressort de ce rapport une proposition qui est assez iconoclaste, puisque les parlementaires suggèrent la mise en place d'un couvre-feu numérique pour les 15-18 ans. C'est-à-dire que de 22h à 8h du matin, eh bien, il faudrait qu'il y ait un moyen technique qui empêche les jeunes d'utiliser les écrans. Et notamment TikTok, parce que TikTok est vraiment pointé du doigt et mis en accusation d'ailleurs. Il y a même une plainte qui est déposée contre TikTok, TikTok France qui proteste, etc. Mais il n'y a pas que TikTok et donc il y a cette histoire de couvre-feu numérique.
Invité :
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18:52] Et là, de 15 à 18 ans, il y aurait un couvre-feu.
Monde Numérique :
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18:55] Oui, oui, oui, tout à fait.
Invité :
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18:57] Est-ce qu'on commence à entendre des réactions de jeunes dans la rue?
Monde Numérique :
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19:01] Oui, mais bon, il ne faut pas écouter tout ce que disent les jeunes. Non, mais surtout à cet âge-là, excuse-moi, c'est des enfants. Ils sont sous l'autorité de leurs parents maintenant. Il faut arrêter de rigoler. C'est-à-dire que, déjà, le gouvernement français voudrait qu'on arrive à finaliser l'interdiction au moins de 15 ans, première chose. Ça, c'est déjà acté, mais ce n'est pas entièrement validé, ce n'est pas entré véritablement en vigueur. Et à partir du moment où ce sera interdit au moins de 15 ans, ça veut dire qu'à partir de 15 ans, on peut se connecter, mais de 15 à 18 ans, ce sera régime maigre, et donc avec ce couvre-feu. Alors, Je trouve que ce n'est pas inintéressant parce que, un, il y a un vrai problème. Il ne faut pas se voiler la face. C'est dramatique. On est à deux doigts d'un réel problème sanitaire. Ce n'est pas seulement en France, c'est dans le monde entier.
Invité :
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19:58] Non, c'est partout.
Monde Numérique :
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20:00] Mais maintenant, comment ils vont faire ? Alors, on peut interdire, décréter des choses, faire retomber la responsabilité sur les uns et les autres. Est-ce qu'il y aura vraiment des résultats ? Moi, j'ai regardé un peu ce qui se faisait dans le monde. et il y a des choses intéressantes et en fait, ceux qui sont le plus avancés dans ce domaine, c'est les Chinois. Alors, est-ce qu'on a envie d'aller sur le modèle chinois ?
Invité :
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20:23] Oui, ils vont savoir faire sur l'encadrement.
Monde Numérique :
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20:25] Exactement. Il y a des choses aussi qui se font un peu aux États-Unis, notamment dans l'Utah et dans d'autres États, mais ça n'a pas été, enfin, c'est en suspente pour des raisons juridiques. Mais techniquement, et je ne vais pas te la prendre, pour faire un couvre-feu, il faut savoir où on se situe, où est-ce que ça pourrait se passer, est-ce que c'est au niveau de l'application qu'on a sur le smartphone ? Est-ce que c'est au niveau du système d'exploitation ? Est-ce que c'est au niveau de l'opérateur télécom ? Pourquoi pas ? Ou bien est-ce que c'est au niveau du serveur ? C'est-à-dire l'application, mais côté serveur. Et là, déjà, il faut décider, et ce n'est pas évident, et il n'y a que l'application, il n'y a qu'un contrôle au niveau serveur qui peut véritablement, déboucher sur quelque chose, c'est-à-dire qu'il faudrait que TikTok, Instagram, etc., intègre un système qui coupe ou qui limite à certaines heures la fonction et l'utilisation du réseau. Mais ça veut dire qu'il ne faut le limiter que pour les 15-18 ans. Donc, problématique de l'identification de l'âge de l'utilisateur avec des systèmes biométriques au moment de l'inscription ou autre. Pourquoi pas ? Mais on sait qu'il y a des possibilités de fraude infinies, en fait.
Invité :
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21:37] Ah non, ça soulève énormément de questions, ce rapport-là. D'une part, est-ce que vous y allez? Puis après, comment vous la mettez en place?
Monde Numérique :
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21:44] Donc il y a une vraie volonté, ce qui n'est pas nouvelle, mais franchement, je me demande comment ils vont faire. C'est très compliqué. Alors il y en a qui risquent de s'en sortir, c'est les opérateurs télécom, parce que je pense qu'on ne va même pas leur demander, tellement c'est compliqué. Mais en revanche, TikTok, Instagram, etc., ils vont encore se prendre un truc. Ils vont nous adorer, déjà qu'ils nous aiment beaucoup dans la Silicon Valley. Ils adorent toutes les réglementations qu'on leur impose. et là, ils vont véritablement nous adorer. Mais on s'en fiche, il faut trouver une solution, c'est un vrai problème, dans beaucoup de familles, c'est tragique. Alors évidemment, l'idéal, c'est d'être dans la confiance, c'est de pouvoir discuter avec ses enfants, c'est de pouvoir leur faire comprendre des choses et tout, mais ce n'est pas toujours possible, il y a des comportements, enfin j'entendais des témoignages à la radio complètement fous de jeunes qui deviennent, mais on est à deux doigts de la maladie mentale, et là, c'est incontrôlable. Les parents, même les mieux intentionnés, ne peuvent plus rien faire. Ils n'ont plus prise. Donc, c'est dramatique.
Invité :
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22:48] Oui, puis on a vu des codes de dépendance sérieuses avec l'une ou l'autre de ces plateformes-là. Non, non, c'est un véritable problème.
Monde Numérique :
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22:56] Voilà, donc on commence. Et puis après, je suis sûr que vous ferez pareil chez vous, Bruno.
Invité :
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23:00] Si on voit que ça fonctionne chez vous, probablement, oui.
Monde Numérique :
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23:03] Mais souvent, on fait les choses quasiment en même temps entre la France et le Canada.
Invité :
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23:07] Oui, mais on attend de vous laisser vous engueuler entre vous.
Monde Numérique :
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23:11] Chercher tout ce qu'il y a.
Invité :
[
23:12] Quand ça passe à l'action, nous, on le fait.
Monde Numérique :
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23:14] Tu sais, il y a une phrase très célèbre issue d'un roman de Marcel Pagnole qui dit « Laisse un peu mesurer les autres. » Avant de plonger, laisse un peu mesurer les autres.
Invité :
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23:26] C'est exactement ce qu'on fait au Canada. On vous regarde et vous plantez, puis après, on se plante.
Monde Numérique :
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23:32] Voilà.
Invité :
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23:34] Troisième sujet.
Monde Numérique :
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23:35] Oui, troisième sujet.
Invité :
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23:37] Oui. Je te lance. Est-ce que tu as un troisième sujet?
Monde Numérique :
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23:40] Non. On parle de quoi? On parle de Chine?
Invité :
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23:44] Moi, là, ça m'a mort les lèvres, mais je vais attendre. On va parler de Chine. On va parler de... Non, non. Et puis, tu sais de quoi je veux parler. C'est une autre dimanche cette semaine. Et je suis touché parce que je pense que c'est un scoop que tu vas permettre à mes auditeurs et aux tiens d'apprendre en même temps. Je suis touché par la chose. Mais avant d'en parler, moi je voulais revenir sur...
Monde Numérique :
[
24:08] Alors les miens le savent déjà.
Invité :
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24:09] C'est vrai, ils le savent déjà?
Monde Numérique :
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24:10] Ils le savent déjà au moment où ils nous ont.
Invité :
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24:13] J'en profite pour les saluer pendant qu'ils nous écoutent. Mais les miens ne le savent pas. Ils vont l'apprendre dans un instant. Mais avant qu'ils apprennent ça, ça c'est un méchant teaser. En anglais, on appelle ça. Donc, oui, je voulais revenir rapidement sur la grosse nouvelle qui est sortie en fin de semaine. C'est Alibaba et Baidu qui passent à leur propre puce d'IA. Et donc, c'est un tournant stratégique dans la petite histoire de l'IA en Chine.
Monde Numérique :
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24:40] C'est gros, ça.
Invité :
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24:41] Parce qu'essentiellement, c'est comme on dit, bye bye Nvidia, on n'a plus besoin de vous. Il y a déjà Huawei qui commençait à proposer des solutions, mais là, ça devient sérieux. Alibaba et Bayou qui ont décidé nous on va faire nos propres puces comme d'autres le font aux États-Unis et puis on va rouler avec nos choses.
Monde Numérique :
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25:00] Oui, on parle des puces pour l'IA.
Invité :
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25:03] Pour faire fonctionner l'IA.
Monde Numérique :
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25:05] Oui, mais la question, c'est est-ce qu'ils arriveront à faire aussi bien?
Invité :
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25:10] Jusqu'à maintenant, les entreprises s'équipaient chez Nvidia, mais de moins en moins, avec les pressions américaines, ils avaient accès à du matériel qui était intéressant. Alors, ils se disent, on va faire chez nous.
Monde Numérique :
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25:22] Oui, on leur filait les cartes d'entrée de gamme, les cartes graphiques d'entrée de gamme.
Invité :
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25:26] Et là, c'est ça, ils ont décidé qu'ils vont pouvoir travailler directement avec leur propre matériel.
Monde Numérique :
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25:33] Non, mais c'est très intéressant et ça montre bien les vélétés de la Chine de reconquérir sa souveraineté numérique. Elle a les moyens de le faire. Elle a les moyens et en même temps, elle a les mêmes limitations que tout le monde. Pour faire les puces les plus performantes du monde, il faut les usines, il faut TSMC à Taïwan. Et il faut les machines de, je ne me souviens jamais du nom, ASML, cette entreprise hollandaise qui fournit les machines pour faire les puces gravées très, très finement.
Monde Numérique :
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26:06] Et si tu n'as pas ça, oui, tu feras des cartes graphiques, mais ce ne sera pas les dernières générations de cartes NVIDIA.
Invité :
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26:13] Oui, mais alors on parle beaucoup d'indépendance numérique, de souveraineté numérique. Ah oui, oui, oui. C'était le temps de les voir aller parce que jusqu'à il y a quelques semaines encore, c'était un peu le gouvernement américain qui les tenait par le bout d'oreille en disant « Non, non, non, vous allez avoir ce qu'on veut que vous ayez. » Et puis finalement, là, bon, ça suit.
Monde Numérique :
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26:32] Alors, ces deux mouvements qui.
Invité :
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26:33] Décident de prendre les.
Monde Numérique :
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26:36] Règles… C'est Trump qui va récolter ce qu'il a semé. Voilà, c'est ça, c'est le retour de bâton du protectionnisme et des mesures protectionnistes.
Invité :
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26:46] C'est malheureusement les actionnaires de Nvidia qui vont probablement aussi.
Monde Numérique :
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26:50] Après, il faut faire les comptes. Est-ce que tu es gagnant? Est-ce que tu n'es pas gagnant sur le long terme? Si après, ils arrivent à développer leur marché interne par ailleurs, bon, je parle des Américains pour le coup.
Invité :
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26:59] Oui, ça, c'est sur des années parce qu'il faut bâtir.
Monde Numérique :
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27:02] Oui, c'est sur des années.
Invité :
[
27:03] Il faut développer le savoir-faire, ce qui n'est pas maison. Alors, il va falloir voir. Mais voilà, moi, c'est ce que je voulais apporter à l'oreille de tes auditeurs. Et là, la grosse nouvelle de la semaine, oublie Apple. C'était une petite pomme à côté de ton histoire, parce que c'est ton histoire dont on va parler.
Monde Numérique :
[
27:18] C'est ma vie même, je crois.
Invité :
[
27:20] À quelque part, ça deviendra ta vie.
Monde Numérique :
[
27:22] Voir mon intimité.
Invité :
[
27:24] Je n'irai pas jusque-là. Je ne veux pas que les gens ferment. Non, Jérôme, tu viens de lancer une application.
Monde Numérique :
[
27:32] Oui, l'application mobile officielle de Monde Numérique.
Invité :
[
27:36] Qu'est-ce qu'on retrouve là-dessus?
Monde Numérique :
[
27:37] Eh bien, écoute, on retrouve tout naturellement tous les contenus de Monde Numérique, c'est-à-dire les épisodes de podcast, évidemment, avec des petites alertes chaque fois qu'il y a un nouvel épisode, des notifications. Et puis aussi tout ce qui va autour. Alors, la newsletter, les vidéos, les vidéos de la chaîne YouTube.
Invité :
[
27:59] Tu allais te poser la question parce que tu fais autant dans l'audio que dans le vidéo.
Monde Numérique :
[
28:01] Ouais et donc l'idée si tu veux c'est ça, c'est d'offrir aux gens qui aiment bien écouter et suivre Monde Numérique et bien en un clic sur leur téléphone, pas besoin de lancer l'appli de podcast, d'aller chercher le dernier épisode, aller fouiller, alors au milieu de plein d'autres podcasts de très bonne qualité certes et là, ils lancent l'appli Monde Numérique et ils ont accès directement aux derniers épisodes et ils peuvent les écouter. Et ce qu'il y a de pas mal, en plus, c'est qu'ils peuvent télécharger les épisodes pour les écouter, y compris hors connexion. Ce qui était un peu une condition sine qua non pour que je lance cette appli, parce que moi, en tant qu'utilisateur, c'est la fonction que je voulais. Parce que ce n'est pas possible d'avoir une appli qui soit juste une web app et qui t'oblige à être connecté pour écouter les épisodes. Voilà. Qui a été réalisée, cette appli, je le signale avec, et je l'ai déjà indiqué à mes auditeurs, avec l'entreprise française, la société Good Barber, qui fait un super boulot où tu peux fabriquer ta propre appli directement en ligne. Bon, après, il faut te faire un peu aider.
Invité :
[
29:09] Oui, de la personnalisation et du fine-tuning, comme je dirais. Mais est-ce que ça veut dire que, parce que là, c'est déjà beaucoup de contenu, est-ce que tu penses maintenant que tu as ton application développée, peut-être autre chose qui sera propre à l'application?
Monde Numérique :
[
29:22] Oui, tu penses à quoi? Un groupe média, par exemple?
Invité :
[
29:25] Oui, parce que là, tu es rendu là. Alors, on Partons l'application pour créer un groupe.
Monde Numérique :
[
29:30] Non, écoute, step by step, comme dirait l'autre.
Invité :
[
29:33] C'est une célèbre fonction, ça.
Monde Numérique :
[
29:34] Oui, c'est un plus que j'offre aux auditeurs qui seront intéressés. Tout le monde n'utilisera pas forcément l'appli, parce que les podcasts restent sur les applis de podcast. Donc, voilà, pour l'instant, on s'en tient à ça.
Invité :
[
29:51] Et ça, c'est gratuit ?
Monde Numérique :
[
29:53] Elle est complètement gratuite.
Invité :
[
29:54] D'accord. Et donc, est-ce que les gens qui sont abonnés à ton service payant sur Apple Podcast, est-ce qu'ils ont une valeur ajoutée à… Alors.
Monde Numérique :
[
30:02] Pour l'instant, non. Pour l'instant, non.
Invité :
[
30:05] Et tu leur prépares quelque chose.
Monde Numérique :
[
30:07] C'est uniquement le contenu gratuit, mais on verra après, effectivement, si on va vers quelque chose d'un peu premium, etc., avec ce qu'on appelle un paywall.
Invité :
[
30:19] Une version immersive du débrief transatlantique.
Monde Numérique :
[
30:22] Mais tu sais, c'est aussi, qu'est-ce qui m'a poussé à faire ça ? C'est à la fois pour les auditeurs et puis à la fois pour me faire plaisir parce qu'en tant que geek, tout comme toi, c'est amusant à faire, en fait, une appli. J'avais déjà fait des applis iPhone. Alors, quand je dis fait, moi, je ne développe pas véritablement. J'avais un petit peu mis les mains dans Xcode, qui est le langage d'Apple, il y a quelques années, mais bon, j'en suis vite ressorti. Mais c'est surtout ça qui est amusant, c'est de faire le truc soi-même en termes de design, en termes d'organisation. Aujourd'hui, ça s'est beaucoup simplifié par rapport à ce que j'avais pu faire il y a 15 ans. Et ça, c'est un vrai bonheur. En revanche, c'est paradoxal parce que techniquement, ça s'est simplifié. Mais alors, ce qui s'est complexifié, mon ami, c'est la partie de la soumission aux plateformes, à la fois sur le plan technique et administratif. Et notamment, ici en France, à cause du DSA. Parce que quand tu crées, tu veux publier une application sur l'App Store principalement, sur Google, c'est plus simple. Et bien là, tu rentres dans des process, des trucs, des machins, des notions, des trucs administratifs insupportables et tu es obligé de passer par là. Donc ça, c'est une expérience, c'est une mauvaise expérience, mais instructive.
Invité :
[
31:38] J'entends ta douleur.
Monde Numérique :
[
31:40] J'espère que tu compatis à ma douleur.
Invité :
[
31:42] Enfin, c'est fait. Comment on la retrouve sur les deux boutiques?
Monde Numérique :
[
31:47] Très facile, sur l'App Store et sur le Google Play Store. Il suffit de taper Monde numérique et c'est disponible sur tous les iPhones, sur tous les smartphones Android et aussi sur iPad, évidemment. Il y a une version iPad.
Invité :
[
31:58] Et partout sur la planète.
Monde Numérique :
[
32:00] Et partout sur la planète, all over the world, absolument.
Invité :
[
32:03] Important de mentionner.
Monde Numérique :
[
32:04] Voilà, puis les liens sont sinon dans les newsletters, etc. Et sur le site mondenumérique.info. Bruno, de quoi parles-tu dans ton podcast cette semaine?
Invité :
[
32:14] Écoute, je vais prendre des nouvelles d'Afrique parce qu'il y a plein d'initiatives en numérique qui s'y trouvent et qui se font. Des choses d'ailleurs qui pourraient nous inspirer autant en Europe qu'au Canada, au Québec. Alors, c'est Muriel Hedjow que je vais retrouver, le rédacteur en chef de We Are Africa. Pardon, c'était We Are Tech Africa. C'est pour mieux citer comme il faut. Et puis, sinon, je m'entretiens avec un monsieur qui a fait de belles années dans un grand studio de jeux vidéo 3A. Des grands noms, avec des grands titres, où il y a probablement des gens qui nous écoutent qui ont joué, mais je n'aimerais pas les titres. Et donc, il a quitté ce merveilleux monde-là parce qu'il avait le goût de faire son jeu à lui. C'était vraiment intéressant. Alors, il est parti de son côté. Il s'est créé un peu comme un solopreneur. il s'est créé son propre studio et il a fait un jeu qui s'appelle Go Elan et qui est disponible comme les mecs.
Monde Numérique :
[
33:12] Qui quittent la radio pour faire du podcast.
Invité :
[
33:14] Exactement exactement d'ailleurs j'ai une pensée pour toi et toi aussi oui c'est vrai en parlant avec lui alors c'est ça cette histoire-là il y a un petit côté, inspirationnel à la conversation qu'on a et puis en plus le jeu il est vraiment chouette je ne sais pas est-ce que tu as lu quand tu étais jeune toi Jonathan le Go Elan.
Monde Numérique :
[
33:36] Ça me dit quelque chose, mais pas plus que ça.
Invité :
[
33:38] Mon père américain, donc j'ai oublié le nom, c'est assez dommage parce que c'est un grand succès littéraire.
Monde Numérique :
[
33:44] Oui, c'est plus le livre me parle. C'est le titre d'un livre.
Invité :
[
33:48] Mais donc, c'est ça. Mais là, le jeu n'est pas basé du tout sur un livre, mais ça m'a rappelé parce que tu joues, tu as le contrôle d'un goéland, il peut faire des bêtises ou il peut faire des trucs chouettes et qu'il se promène dans un bord de mer. C'est assez.
Monde Numérique :
[
34:02] Ah oui, c'est pas trop Call of Duty.
Invité :
[
34:03] Non, pas du tout, ça change.
Monde Numérique :
[
34:05] Oui, c'est plus poétique.
Invité :
[
34:07] Un peu, oui. Et donc, pour le détail, il faudra écouter l'entrevue. Alors, c'est ça, j'attire l'attention de tes auditeurs vers cette entrevue-là. Sinon, il y a bien des gens qu'on va pouvoir entendre après toi sur mon carnet.
Monde Numérique :
[
34:20] Comme d'habitude dans ce podcast très riche. Eh bien, merci, mon cher Bruno. J'invite tout le monde à aller écouter mon carnet, enfin ton carnet cette semaine.
Invité :
[
34:29] Oui, non, je le garde. Il y a déjà une application.
Monde Numérique :
[
34:33] Il est à toi, il est à toi, je te le laisse. et je te dis à la semaine prochaine.
Invité :
[
34:36] Allez, salut, à la semaine prochaine. Monde numérique, le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
[
35:04] Et on passe aux interviews de la semaine de Monde Numérique. On va parler dans un instant de science-fiction, en tout cas de scénario-fiction autour de l'énergie. Mais avant cela, on s'intéresse à l'IA, à l'école et à la fac. Les interviews que vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcast ou Spotify. Sinon, retrouvez-les en épisodes séparés, version longue, la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique.
Monde Numérique :
[
35:33] Bonjour, Jérémy Lambert. Bonjour, Jérôme. Jérémy, tu es un jeune créateur de start-up et notamment créateur d'une application qui s'appelle le Koro AI, AI comme intelligence artificielle, destinée aux collégiens, aux lycéens, aux étudiants, pour leur permettre de travailler grâce à l'intelligence artificielle. Tu peux nous présenter un peu cette appli ? Exactement. C'est un outil, une plateforme d'aide à l'apprentissage et d'aide aux révisions qui se destine, comme tu l'as dit, des étudiants soit du collège-lycée, soit de l'enseignement supérieur. Et le principe, c'est que les étudiants peuvent mettre leurs cours sur la plateforme dans n'importe quel format, photo, Word, PDF et la plateforme va venir leur générer des fiches de révision pour leur permettre d'apprendre les notions clés et d'intégrer leurs cours le plus efficacement possible et ensuite, ils ont de nombreux outils pour venir se tester, tester leurs connaissances, des quiz interactifs type QCM qui vont être générés aussi uniquement sur leurs cours, ce qu'on appelle des flashcards, des cartes mémoires, qui vont aussi être bénéfiques pour l'apprentissage, et un chat également avec lequel ils vont pouvoir échanger sur leurs cours. Chat qui est, pareil, cantonné à leurs cours et qui ne va pas les dériver ailleurs.
Monde Numérique :
[
36:51] Donc, c'est l'utilisation de l'intelligence artificielle, mais ce n'est pas, comment dire, open bar pour ChatGPT. L'idée, ce n'est pas de s'en remettre complètement à ChatGPT en lui demandant de nous parler de tel ou tel sujet. C'est vraiment de partir des cours qui sont dispensés par les enseignants.
Monde Numérique :
[
37:09] Exactement, en fait on a tout un système d'intelligence artificielle qui se base sur ce qu'on appelle les LLM, les Large Language Models type ChatGPT, en réalité on n'utilise pas que ChatGPT, il y en a des dizaines sur le marché et aujourd'hui nous on les a tous analysés et notre expérience fait qu'on utilise une combinaison de beaucoup de ces modèles pour s'assurer de la qualité du rendu, des résultats pour les étudiants et surtout s'assurer d'avoir un contrôle. Et que le produit qui est sorti pour l'étudiant ne dérive pas du cours. Donc, il n'y aura aucune information qui va sortir qui ne sera pas du cours. Oui, pour éviter les hallucinations, etc. Exactement. Mais alors, qu'est-ce que ça apporte de plus ? C'est-à-dire, puisqu'on a déjà les cours, finalement, les éléments qui vont être générés par cette application sont censés permettre de mieux comprendre, de mieux assimiler, etc.?
Monde Numérique :
[
38:07] Exactement. Notamment, beaucoup de notre utilisation vient de filières où il y a des quantités de cours et des quantités de choses à apprendre qui sont assez gigantesques, type les études de droit, les études de médecine, les études de lettres, ce genre de choses. Et nous, ce qu'on va venir faire, c'est tout un travail de restructuration finalement du cours pour permettre d'avoir une structure d'apprentissage qui soit beaucoup plus optimale, une identification des notions clés qui soit bien mieux faite et derrière tout un système de jeu, un système ludique pour l'apprentissage via les quiz, via les cartes mémoires. On peut prendre un exemple, Jérémy ? Un exemple, j'ai un cours de droit en affaires. Je vais mettre mon cours qui est en PDF qui fait 50 pages et en 5-6 secondes la plateforme va ressortir des fiches de révision.
Monde Numérique :
[
38:56] Avec les définitions principales des notions secondaires qui vont être associées, ensuite je vais lire ces fiches, je vais pouvoir les éditer si je veux rajouter des choses, surligner des choses qui me paraissent très importantes, une fois que j'ai bien travaillé via ces fiches pour m'assurer de n'avoir manqué aucune notion je vais aller faire un quiz Pareil, je clique sur un bouton, mon cours est déjà enregistré, ça va me générer un quiz en quelques secondes. Et j'aurai une dizaine ou une vingtaine de questions avec quatre choix à chaque fois. Je vais répondre à toutes ces questions. On va me signaler quand je vais me tromper, on va m'expliquer quelle était la bonne réponse et pourquoi. Et à la fin, j'aurai une petite note, une petite moyenne si j'en ai fait plusieurs. Et je vais pouvoir voir à peu près où je me situe avant mon examen et potentiellement continuer via des quiz, via des flashcards.
Monde Numérique :
[
39:42] À progresser pour arriver près le jour de l'examen et arriver sans stress.
Monde Numérique :
[
39:47] Et alors, comment est-ce que vous avez eu l'idée de créer cette application ? Eh bien, alors en fait, je suis accompagné de deux autres fondateurs dans la création de cette application. Et on est tous les trois issus d'une entreprise tech, déjà dans l'intelligence artificielle avant. Donc, on a toute cette maîtrise d'intelligence artificielle depuis de longues années.
Monde Numérique :
[
40:05] Et on a aussi dans notre entourage, l'entourage de mes cofondateurs, des enseignants. Et ces enseignants, ils nous faisaient le retour qu'en fait, la majorité de leurs élèves utilisent ChatGPT, que c'est un problème pour eux parce que ça part un peu dans tous les sens et qu'il y avait vraiment un besoin ici de, dans tous les cas, les élèves utilisent l'IA, autant qu'ils aient une interface contrôlée, une interface structurée faite pour l'apprentissage. Donc, on est venu combler ce besoin-là. Donc, voilà comment est venue un peu l'idée. Jérémy, qu'est-ce que tu penses, et toi et tes cofondateurs, qu'est-ce que vous pensez de l'utilisation de l'IA dans l'enseignement ou de la non-utilisation ? Ce qui se reflète dans le monde de l'enseignement et dans tout l'univers pédagogique, c'est ce qui se reflète dans le monde du travail et dans le monde en général. Il y a beaucoup de tâches aujourd'hui qui sont extrêmement simplifiées par l'IA, qui font gagner beaucoup de temps. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas garder un contrôle dessus, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas garder un esprit critique, mais évidemment que ça va changer les choses. Comme quand on a inventé la calculette, on a arrêté de faire les calculs simplistes à la main. On s'est concentré sur d'autres compétences et je pense que, tout est une histoire de contrôle et tout est une histoire aussi d'adaptation, et que demain forcément les étudiants ils ont accès à l'IA, ils s'en serviront les professeurs iront peut-être un peu faire la chasse de temps en temps, au contenu IA, mais ils s'en serviront aussi, eux, pour leur travail.
Monde Numérique :
[
41:34] Même pour les enseignants, en réalité, ils ont des programmes, ils ont beaucoup de supports pédagogiques et aujourd'hui, grâce à l'IA, ils peuvent le transformer, le structurer en des choses exceptionnelles pour les élèves. Merci beaucoup, Jérémy Lambert de Koro. On renvoie sur le site Koro-ai.com Cette appli qui est Et comme vous le dites sur le site, ton allié pour réussir tes exams. Bonjour Julien Villeret.
Invité :
[
42:11] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
[
42:12] Directeur de l'innovation d'EDF. Ravi de vous retrouver comme chaque mois dans
Monde Numérique :
[
42:15] Monde Numérique en partenariat avec EDF. Et on parle ce mois-ci de science-fiction, carrément. Alors ça pourra surprendre, mais oui, de science-fiction parce qu'en fait, EDF est à l'origine d'un livre qui sort ce mois-ci aux éditions Talendier et qui parle d'énergie. En fait, c'est un livre qui reprend certains scénarios pour montrer différents aspects les plus innovants de l'énergie, ce qu'on appelle les Game Changers. Qu'est-ce que c'est exactement ce livre ?
Invité :
[
42:48] C'est vrai, c'est vraiment venu d'une rencontre, parce que nous, évidemment, notre métier, ce n'est pas du tout d'éditer des livres. Mais un éditeur, donc Talandier, est venu nous voir quand il a appris qu'on travaillait justement sur des scénarios de rupture dans le monde de l'énergie. Et depuis quelques années maintenant, l'éditeur nous dit que le monde de l'énergie, c'est un monde qui fascine beaucoup, qui intéresse beaucoup les lecteurs, parce qu'il porte évidemment plein d'enjeux économiques, sociétaux, évidemment écologiques. Et donc, ces choix énergétiques, finalement, c'est quelque chose qui pourrait se rapprocher du thème de la science-fiction parce que ça s'exprime dans le temps long. Évidemment, les choix énergétiques qu'on fait aujourd'hui, on les vivra encore avec ou on les subira, si on ne fait pas les bons, dans 30, dans 50, dans 100 ans. Et donc, c'est des impacts sur plusieurs générations. Et donc, effectivement, nous, on travaille en prospective sur ce qu'on appelle ces game changers, Ce qui peut venir finalement infléchir une tendance ou créer une vraie rupture dans le monde de l'énergie. Et donc, plus on travaillait finalement sur ces Game Changers, plus on s'est dit qu'il y a peut-être une histoire ou des histoires à raconter pour rendre accessible cet outil professionnel, parce qu'évidemment, c'est un outil de planification professionnel, mais le rendre accessible finalement au public qui s'intéresse à l'énergie et à ces grands changements de société que ça peut entraîner.
Monde Numérique :
[
44:08] Qu'est-ce que c'est qu'un game changer dont vous parlez ? C'est quoi, par exemple ?
Invité :
[
44:13] Donc, si je prends un exemple, l'hydrogène blanc. On entend parler souvent de l'hydrogène, on dit qu'on va se servir de l'hydrogène pour déplacer des camions, faire alimenter des automobiles ou des camions ou décarboner l'industrie, par exemple. Mais l'hydrogène, on le produit. C'est l'hydrogène qu'on va fabriquer avec des électrolyseurs tout de suite mécaniques. Mais si en fait, l'hydrogène était naturel, formé naturellement sous la Terre, ça s'appelle l'hydrogène blanc, et qui existait en quantité, comme le pétrole. On pourrait extraire finalement de l'hydrogène du sol comme on extrait du gaz ou du pétrole. Évidemment, ça transformerait complètement le secteur énergétique, puisque tout d'un coup, on aurait une ressource très abondante, totalement décarbonée, puisque l'hydrogène, quand on le brûle, quand on l'utilise, ça n'émet que de la vapeur d'eau. Et donc, ça transformerait complètement le paysage énergétique. Ça, c'est un game changer. C'est-à-dire que c'est quelque chose qui, finalement, nous transformerait complètement.
Monde Numérique :
[
45:05] Mais on n'y est pas.
Invité :
[
45:06] Et on n'y est pas encore. Mais et si ? Ce qui est très important à comprendre, c'est qu'un game changer, ce n'est pas l'idée de prédire l'avenir. C'est de le préparer. C'est-à-dire qu'on identifie des scénarios possibles pour pouvoir s'y préparer. On n'est pas en train de faire la boule de cristal en disant ça va être ça l'avenir. Ça, il vaut mieux éviter parce qu'en général, la futurologie, tout le monde se trompe. Par contre, ce qui est intéressant, c'est d'identifier tous les scénarios possibles et de s'y préparer. Et c'est là aussi où la dimension littéraire d'un ouvrage finalement s'y prête bien parce que dans nos scénarios Game Changer, en tant que tel, il y a quand même déjà beaucoup d'incertitudes et donc ce petit piquant de est-ce que ça va vraiment arriver ?
Monde Numérique :
[
45:43] On peut prendre un ou deux exemples ? Qu'est-ce qu'il y a comme histoire ?
Invité :
[
45:47] Je ne voudrais pas totalement, évidemment, déflorer, mais si je prends vraiment l'introduction ou le chapeau d'une ou deux histoires, il y en a une que j'aime beaucoup sur la pénurie d'experts. On a une histoire où, en fait, c'est un ingénieur nucléaire à la retraite qui participe à un programme inédit qui a transféré toute sa mémoire, toute son intelligence du sujet énergétique à une intelligence artificielle qui est conçue pour capter finalement l'expérience humaine et puis la rendre accessible aux futures générations. Et quand on fait ça, évidemment, on se dit c'est génial parce que cette IA permet d'avoir un coffre-fort de savoir absolument géniaux. Mais en même temps, ça peut attirer des acteurs malveillants pour des cyberattaques, des manipulations psychologiques, des espionnages. Enfin voilà, donc on va suivre finalement cet ingénieur qui, depuis retraité d'EDF, devient finalement une espèce d'agent du bien pour essayer, avec ses anciens collègues et camarades, d'empêcher finalement ce dessin négatif autour de ce projet. Donc ça, c'est plutôt une histoire assez légère et humoristique.
Monde Numérique :
[
46:54] Il y a une autre histoire, Julien, dans laquelle interviennent les GAFAM, les géants de la tech, évidemment, et ça résonne avec des choses réelles qu'on a vues dans l'actualité récemment. C'est leur volonté, eux aussi, d'autonomie, d'indépendance. Ils investissent massivement dans la production d'énergie et ça peut déboucher sur des scénarios de toutes sortes.
Invité :
[
47:18] Exactement, on l'a déjà dit d'ailleurs, je crois ici même, les GAFAM investissent dans l'énergie, y compris dans leur propre centrale nucléaire, ce qui est quelque chose de tout à fait nouveau dans le paysage, de privatiser finalement des moyens énergétiques de ce niveau-là pour des besoins. Et donc, oui, ça a beaucoup, beaucoup intéressé nos auteurs qui se sont saisis de ce sujet-là en se disant, finalement, ces entreprises Tech Energy qui ont cette volonté d'être autonomes pour alimenter leur propre data center avec cette énergie, qu'est-ce qui se passait s'ils utilisaient finalement cette capacité ? Plus pour leurs propres besoins que pour le bien de l'humanité. Je ne veux pas trop en défleurer, donc je ne veux pas en faire beaucoup plus. Mais on pourrait se réveiller un matin autour des rails, dans la maison pilotée par tous les objets connectés, qu'on est quand même nombreux, j'imagine, chez nos auditeurs à avoir. Quand on s'intéresse à cette émission, on doit s'intéresser à tout ça. Si tout d'un coup, les volets restent fermés, la température est glaciale, les appareils ne répondent plus normalement, on peut se dire que c'est des hackers, il y a quelque chose qui s'est passé. Mais ça peut être encore plus étrange.
Monde Numérique :
[
48:26] Ah ah, bon. Encore une question, Julien Villeret. C'est quoi l'objectif de ça ? Vous l'avez dit, ce n'est pas un livre sur EDF.
Invité :
[
48:38] Alors absolument pas. On ne parle pas d'EDF dans ce cas.
Monde Numérique :
[
48:40] Non, mais c'est pour faire passer quel message, malgré tout ? C'est une espèce de prise de conscience dans l'importance stratégique de l'énergie à l'échelle d'un pays, à l'échelle mondiale ?
Invité :
[
48:50] Exactement. Je crois que quand on est EDF, on est une entreprise publique, évidemment, d'énergie, vous le savez. Et donc, on a cet enjeu et ce devoir de faire de la pédagogie autour du sujet de l'énergie, tout simplement pour bien que tout le monde comprenne que c'est important, qu'il faut s'y intéresser et que c'est un sujet de souveraineté pour un pays comme le nôtre. Alors, depuis la guerre en Ukraine, je crois que le message est passé assez naturellement. Néanmoins, c'est quelque chose qui nous paraît important. Et après, quand on veut faire de la pédagogie, il nous semble qu'il faut le faire de façon ludique, intelligente et intéressante. On n'est pas là pour donner des cours. Ce n'est pas du tout l'idée. Mais on est juste là pour dire qu'il y a peut-être des dimensions de ce sujet-là que vous n'aviez pas perçues, mais qui sont importantes de comprendre pour de futurs choix que le pays va faire. Et ça va être des choix, évidemment, politiques, des choix économiques. Et donc ça nous paraissait important à travers ce prisme de dire il y a tous ces angles-là finalement qui peuvent jouer dans le monde de l'énergie et peut-être que demain si vous choisissez sur votre maison de mettre des panneaux solaires et d'autoconsommer votre électricité, pensez à autre chose que la facture, il n'y a pas que la facture derrière, ça embarque d'autres dimensions. Peut-être quand un parti politique dira il faut investir comme ci ou comme ça dans l'énergie à l'avenir vous vous poserez la question au-delà de ouais bon j'en sais rien Si, en fait, c'est des questions qui nous touchent tous. Donc voilà, c'est finalement l'idée de se dire à travers cette lecture, on est plus intelligent sur l'énergie, même si on ne donne aucune leçon ni aucune direction. On donne juste des pistes de réflexion.
Monde Numérique :
[
50:16] Voilà, donc ça s'appelle Hautes Tensions au pluriel. Neuf récits fictionnels d'un collectif d'auteurs coordonné par l'écrivain Romain Lucaso, c'est ça ?
Invité :
[
50:28] Exactement, un très bon écrivain de science-fiction que tous les spécialistes connaîtront. reconnaît trop.
Monde Numérique :
[
50:33] Oui, qui avait participé à Red Team, qui est un bouquin que moi j'avais adoré personnellement. Donc, haute tension aux éditions Tanandier, sorti le 25 septembre 2025.
Invité :
[
50:44] Et dans toutes les librairies, évidemment, commandables en ligne mais aussi achetables chez tous les libraires. Donc c'est vraiment un livre que vous pourrez trouver normalement assez facilement.
Monde Numérique :
[
50:52] Merci beaucoup Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF.
Monde Numérique :
[
51:05] Voilà, c'est la fin de cet épisode de Monde Numérique, l'hebdo du 13 septembre 2025. J'ai été ravi de passer ce moment avec vous. Ça fait quatre ans qu'on est ensemble. Merci pour votre fidélité. Continuez à écouter Monde Numérique. N'oubliez pas de laisser un commentaire, des petites étoiles à propos de ce podcast sur votre plateforme d'écoute. Enfin, celles qui permettent de mettre des étoiles et des commentaires, notamment Apple Podcast. Réagissez aussi, si vous le souhaitez, sur le site mondenumérique.info ou sur les réseaux sociaux. Vous pouvez vous abonner à la newsletter. Et puis surtout, maintenant, vous pouvez télécharger l'application de Monde Numérique, sur le store de votre choix, iOS ou Android, cette magnifique application réalisée avec Good Barber. Vous retrouverez tous les contenus de Monde Numérique et vous recevrez même si vous abonnez aux notifications, un petit pop-up pour chaque nouvel épisode.
Monde Numérique :
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51:56] On se retrouve samedi prochain pour l'hebdo. Et d'ici là, chaque jour, un épisode de Monde Numérique. Les interviews en version longue et puis des actus, des éditos. Passez une très bonne semaine, pleine de tech. Salut !