📆 L'HEBDO 20/09 - Windows 10 : l’ultimatum de Microsoft
Monde Numérique20 septembre 202553:30

📆 L'HEBDO 20/09 - Windows 10 : l’ultimatum de Microsoft

Cette semaine : fin de Windows 10, sortie de iOS26, utilisations de ChatGPT, nouvelles lunettes Meta avec écran, Avatars dans Zoom, Republike réseau social éthique, porte-monnaie électronique européen Wero, cybercriminalité et manipulation mentale.


[PARTENARIAT] Comment révolutionner Internet depuis Paris ? L’exemple de Frogans sera au cœur d’une conférence que j’aurai le plaisir d’animer lundi 22 septembre à 17h (Hôtel du Louvre). Inscriptions : f2r2.fr.


💻 Windows 10 : clap de fin

Microsoft met fin au support de Windows 10 le 15 octobre 2025. Cela concerne entre 400 et 650 millions d'ordinateurs à travers le monde. Un problème majeur pour les particuliers comme pour les entreprises, confrontés à des coûts de renouvellement matériel ou à une « taxe Windows » pour prolonger les mises à jour. Quelles solutions pour prolonger la vie de votre PC ? Linux, Chrome OS Flex, ou paiement à l’année ? Décryptage.

🍏 iOS 26 est là : vive le design Liquid Glass !

Apple a lancé iOS 26 et ses iPhones 17. Le principal changement ? Un nouveau design “Liquid Glass”, rupture esthétique inédite depuis 12 ans. Menus transparents, ergonomie revue, et IA embarquée pour filtrer les appels inconnus. Coup d’œil aussi sur watchOS 26 et ses fonctionnalités santé renforcées.

🤖 À quoi sert vraiment ChatGPT ?

Une étude menée par OpenAI et Harvard révèle les usages réels de ChatGPT à travers 1,5 million de conversations : 40 % pour écrire ou planifier, 11 % pour s’exprimer, 30 % liés au travail. Le chatbot devient un outil central, surtout dans les pays émergents. Une photographie saisissante de nos pratiques.

🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat avec Bruno Guglielminetti

  • Meta revient dans la course avec les lunettes Ray-Ban Display, dotées d’un écran AR et d’un bracelet neural bluffant. Le métavers refait surface dans la stratégie de Mark Zuckerberg.

  • Zoom introduit les avatars, des clones vidéo pour assister à vos réunions. Gadget ou vraie avancée ?

🎤 Interviews de la semaine

  • Republike, le réseau social français qui veut en finir avec l’économie de l’attention. Un anti-X éthique et apaisé ? Je reçois son fondateur Étienne de Sainte-Marie.

  • Wero, le porte-monnaie électronique européen déjà adopté par 43 millions d’utilisateurs, va débarquer dans le e-commerce et les commerces physiques. Explications avec Ludovic Francesconi.

  • Cybercriminalité 3.0 : manipulations mentales, ingénierie sociale, attaques ciblées… Avec Arnaud Loubatière (SoSafe), on explore les nouvelles formes de menaces humaines, bien plus dangereuses que les simples virus [PARTENARIAT].


Monde Numérique : [0:10] Que faire de votre ordinateur sous Windows 10 ? C'est la panique mondiale chez les possesseurs de vieux ordi face à l'ultimatum de Microsoft qui va mettre fin au support de Windows 10 à partir du mois prochain. Monde Numérique : [0:22] Heureusement, il existe des alternatives, je vous dis tout dans cet épisode de Monde Numérique. Apple, de son côté, livre ses nouveaux iPhones et surtout la nouvelle version d'iOS. Alors quoi de neuf, docteur ? On va voir ça en détail. Au sommaire également, à quoi sert vraiment ChatGPT ? Pour quelles tâches l'utilisez-vous ? Une étude d'Open Air y révèle ce que nous faisons avec l'intelligence artificielle. Des lunettes intelligentes avec écran intégré signé Meta, des avatars dans les visioconférences de Zoom, et si le métaverse n'était pas mort, on en parle avec Bruno Guilleminetti dans le débrief transatlantique. Monde Numérique : [1:03] Les interviews de la semaine, vous allez découvrir un réseau social qui veut rompre avec l'économie de l'attention. une sorte d'anti-réseau social. C'est une innovation française, ça s'appelle Republike. Je reçois son fondateur. Connaissez-vous Wero, le porte-monnaie électronique européen qui permet de s'envoyer de l'argent entre particuliers ? Lancé l'an dernier, cette alternative aux géants du secteur annonce de nouveaux développements. Je reçois Étienne de Sainte-Marie, porte-parole de Wero. Monde Numérique : [1:36] Et puis, on va parler cybercriminalité avec les nouvelles formes de manipulation mentale utilisées par les cybercriminels. On fait le point avec l'entreprise SoSafe sur ces nouvelles attaques qui nous menacent tous. Bienvenue à l'écoute de Monde numérique, l'hebdo du 20 septembre 2025. Invité : [1:52] Monde numérique, Jérôme Colombin. Monde Numérique : [1:57] Très heureux de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Monde numérique. Comme chaque samedi, l'hebdo, 50 minutes de news, de talk, d'interview consacré au meilleur de la tech. avec plus d'une heure sans pub si vous êtes abonné à la version Premium sur Apple Podcast ou Spotify. Juste avant de démarrer, deux petites annonces. D'abord la première, si vous le souhaitez. Depuis ce mois-ci, vous pouvez télécharger l'application officielle Monde Numérique, réalisée avec Good Barber. Monde Numérique, l'appli, c'est sur l'App Store d'Apple pour votre iPhone, ou bien sur le Play Store de Google pour votre Android, et vous retrouverez tout l'univers de Monde Numérique. Alors à la fois les épisodes de podcast audio, les vidéos, la newsletter, etc. Et puis cette semaine également, j'ai besoin de vous, j'ai besoin de connaître votre avis. Pour cela, comme chaque année, je vous propose un sondage afin de savoir pourquoi, comment vous écoutez Monde Numérique, ce qui vous intéresse, ce qui vous plaît, ce qui vous plaît moins, etc. Alors c'est très utile évidemment et ce sera très utile pour améliorer encore ce podcast. Pour répondre à ce sondage, c'est très simple. Soit vous cliquez sur le lien dans la description de cet épisode, soit vous allez sur le site mondenumérique.info. Et si vous êtes abonné à la newsletter, vous aurez également le sondage dans la newsletter. Voilà, ça prend quelques minutes et puis il y a même une petite surprise à la fin. Je vous remercie vivement par avance du temps que vous pourrez consacrer à répondre à ce sondage parce que c'est évidemment très, très utile. Monde Numérique : [3:26] Alors cette semaine, qu'est-ce qu'on a dans l'actu ? Eh bien, on a surtout cette affaire Windows, l'affaire Windows 10. Des centaines de millions d'ordinateurs menacés d'être jetés à la poubelle. C'est le psychodrame qui se joue avec cette affaire dont vous avez certainement entendu parler, qui a même fait la une de la presse, des journaux télévisés. On va voir ça en détail. Quel est le problème exactement ? Eh bien, le problème, c'est que le système d'exploitation Windows version 10, sorti en 2015, équipe encore des centaines de millions d'ordinateurs dans le monde, chez des particuliers et surtout dans de nombreuses entreprises. Or, comme l'a annoncé Microsoft il y a deux ans maintenant, la firme américaine s'apprête à interrompre le service de mise à jour et notamment de mise à jour de sécurité pour cette version de Windows. Ce sera effectif à partir du 15 octobre 2025. 15 octobre. Conséquence, si vous êtes sous Windows 10, eh bien, celui-ci risque, à terme, de ne plus fonctionner, ou en tout cas de se ramasser toutes les cochonneries de la Terre en termes de code malveillant, et donc, in fine, de tomber en panne, voire pire. On parle de 400 à 650 millions de PC concernés à travers le monde, donc c'est vraiment énorme. Monde Numérique : [4:40] Notamment, c'est très difficile pour des tas de petites entreprises, des associations, des collectivités locales aussi, Ce qui n'est pas sans poser problème, un problème financier, puisqu'il s'agit de renouveler des parcs informatiques entiers. Et oui, parce que la solution face à ce souci, c'est la première, c'est de passer à Windows 11, la version d'après. Sauf que si votre ordinateur est trop vieux, pas assez puissant, pour faire tourner Windows 11, eh bien, il n'y a pas 36 solutions, il faut racheter un ordinateur. Pour des parcs informatiques d'entreprise, à grande échelle, c'est un véritable drame. Alors, il y a quand même une option qui est celle de payer pour continuer à bénéficier de ces fameuses mises à jour. Le prix, environ une trentaine d'euros pour les particuliers, une soixantaine pour les entreprises, par an et par ordinateur. C'est ce que payent d'ailleurs déjà certaines entreprises qui bénéficient du LTSC, le Long Term Servicing Channel. Elles, elles vont pouvoir garder encore un peu leur vieux PC. Mais un jour ou l'autre, il faudra passer à quelque chose de plus moderne. Et alors cette histoire de paiement pour un service qui jusqu'à présent était gratuit, c'est là où c'est en train de prendre une tournure quasiment politique. Parce qu'un vent de protestation s'est levé, notamment en France. Monde Numérique : [6:01] Contre ce qui est qualifié de taxe Windows. En France, mais pas seulement, aux États-Unis aussi, des associations de consommateurs demandent à Microsoft de repousser la date butoir au-delà du 15 octobre. Donc on n'est pas à l'abri d'une bonne nouvelle, peut-être d'une annonce de Microsoft. Ce n'est pas le cas à l'heure où j'enregistre ce podcast. Et pour l'instant, le problème reste donc entier. Il faut savoir en tout cas que cette pratique de Microsoft n'est pas illégale, contrairement aux apparences, car Windows 10 a plus de 10 ans et donc on est au-delà de tout ce que prévoient les lois contre l'obsolescence programmée. On n'est pas à l'abri non plus qu'un jour ou l'autre, il y ait une loi pour empêcher ce genre de problème avec les logiciels. Pour l'instant, le législateur n'y a pas vraiment pensé. Monde Numérique : [6:46] Concrètement, si vous êtes concerné, quelles sont les alternatives ? Eh bien, si vraiment vous voulez garder votre vieil ordinateur, soit vous pouvez payer les fameux 30 euros environ, enfin 30 dollars pour l'instant, pour les particuliers, pour pouvoir continuer à bénéficier de mises à jour. Soit vous pouvez envisager de remplacer Windows 10 sur votre vieil ordi, par exemple, mettre un autre système d'exploitation, alors il n'y en a pas des masses, mais il y a quand même Linux, ou Chrome OS, Chrome OS Flex. Ce n'est pas idiot, mais attention, il faut savoir le faire, et puis vous allez perdre bon nombre de vos habitudes. Alors, conseil, scrutez les bons plans dans certaines enseignes spécialisées, parce qu'en ce moment, ça commence à apparaître. Certaines marques proposent de faire pour vous ce switch ou bien il y a aussi des offres intéressantes de changements de PC à bon compte. Monde Numérique : [7:38] Peut-être faites-vous partie des aficionados qui se sont rués vendredi dans les Apple Store pour retirer leur nouvel iPhone, iPhone 17, iPhone 17 Pro ou Pro Max, ou encore le troublant iPhone Air ultra fin. Alors, on ne va pas s'étendre sur les caractéristiques de ces joujoux dont je vous parlais déjà la semaine dernière. Mais donc voilà, ça y est, ils sont sortis cette fois. Et puis surtout, ce qui est arrivé également cette semaine, c'est iOS 26, donc la nouvelle version du système d'exploitation pour iPhone qui fonctionne aussi très bien. Sur tous les anciens iPhones, à partir de l'iPhone 11 et de l'iPhone SE de 2020. Alors pas mal de nouveautés, Apple parle de 200 nouveautés au total, on ne va pas toutes les faire. La principale, elle est en termes de design, avec surtout ce nouveau design Liquid Glass, ce système un peu transparent, censé imiter le reflet de l'eau, avec des effets de loupe, des menus flottants. Alors moi, je n'avais pas installé la version bêta, donc j'ai découvert concrètement Liquid Glass avec la version iOS 26 finale. Et je dois dire que j'adore. Je trouve ça absolument somptueux, vraiment très réussi. Je sais qu'il y avait eu des avis assez divergents au début. Il y avait des pours, des contres, etc. Monde Numérique : [8:56] Il y a des gens qui trouvent que c'est trop transparent et qu'on ne voit pas bien les boutons, etc. Voilà, je fais partie et je suis dans le camp des pours. A noter que ce nouveau design, c'est la première rupture en termes de design depuis une douzaine d'années pour l'iPhone. Monde Numérique : [9:11] Alors évidemment, pour que ça prenne tout son sens, il faut que les applications soient compatibles. Donc elles ne le sont pas toutes, ce sont surtout les apps Apple qui téléphonent. Qui reprofit de ce nouveau design avec ces petits boutons transparents. Voilà, les autres nouveautés. Alors, des changements au niveau de l'ergonomie de l'appareil photo, de l'application photo, de CarPlay dans votre voiture qui change un peu de look. Et puis, une fonction téléphone, c'est le filtrage des numéros inconnus par intelligence artificielle. Un insistant répond à votre place lorsque c'est un numéro inconnu qui appelle et vous recevez une notification par message, libre à vous de décrocher ou pas. Enfin la traduction en temps réel qu'on trouve déjà chez Android, me semble-t-il. Donc voilà, je parle beaucoup de l'iPhone parce qu'en fait, pour tout vous dire, je sais que parmi vous qui écoutez ce podcast, il y a beaucoup de possesseurs d'iPhone, je le vois dans les chiffres. Mais bien sûr, il y a aussi beaucoup de possesseurs d'Android. Je ne vous oublie pas, on aura l'occasion de parler des nouveautés Android en temps voulu, bien entendu. Voilà, donc pour ces nouveautés iOS 26, à condition de faire la mise à jour. Monde Numérique : [10:12] Et puis du côté de... juste un mot pour les possesseurs d'Apple Watch également, une nouvelle version de WatchOS, pareil WatchOS 26 avec ce design Liquid Glass et les deux fonctions nouvelles les notifications d'hypertension qui, je l'ai déjà précisé sont une vraie avancée, mais attention c'est pas du tout un système qui permet de prendre sa tension comme chez le médecin c'est juste un truc par intelligence artificielle qui analyse des phénomènes liés à la circulation sanguine qui sont. Monde Numérique : [10:44] Corrélatives de l'hypertension et donc ils en déduisent lorsqu'il y a des troubles. Et puis, la fonction de score de sommeil est désormais disponible sur WatchOS 26. Monde Numérique : [10:55] Que faites-vous avec l'intelligence artificielle, très concrètement ? Parce que nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser ces gentils chatbots, mais pour faire quoi exactement ? Eh bien, c'est ce qu'a voulu savoir OpenAI, la maison mère, qui a fait réaliser une étude avec des universités américaines, études dont les résultats viennent d'être publiés. Pour en parler, je convoque les journalistes virtuels de monde numérique, l'intelligence artificielle, en l'occurrence pas celle d'OpenAI, mais celle de Google avec Notebook LM. Alors, je sais qu'un podcast entier fait par Notebook LM, ça n'a aucun intérêt, ce n'est pas forcément agréable à écouter. Mais en revanche, il me semble que ponctuellement, une fois de temps en temps, c'est un moyen très utile pour aborder certains sujets. C'est le cas à propos de cette étude de ChatGPT. Invité : [11:42] C'est la plus grosse étude faite là-dessus, menée par OpenAI et un économiste de Harvard. Ils ont analysé 1,5 million de conversations pour voir comment les 700 millions d'utilisateurs semaine s'en servent et créent de la valeur au quotidien. Premièrement, qui l'utilise ? Bon, le profil type change vite. L'accès se démocratise vraiment, l'écart homme-femme a quasi disparu. Les femmes sont passées de 37% à 52% entre janvier 2024 et juillet 2025. Et surtout, l'adoption explose dans les pays moins riches. c'était quatre fois plus vite qu'ailleurs, en mai 2025. Deuxièmement, pourquoi faire ? Surtout pour les trucs du quotidien, en fait. Les trois quarts des conversations, c'est pour des conseils pratiques, chercher des infos ou se faire aider pour écrire. En gros, il y a trois grands usages. Demander, ça c'est presque la moitié des messages, pour des conseils, des infos, et c'est ce qui plaît le plus et ça monte. Ensuite, faire 40% pour écrire, planifier, coder, dont à peu près un tiers pour le travail. Et enfin, exprimer, 11% pour le perso, la réflexion, le jeu. Et finalement, comment ça évolue tout ça ? L'impact économique, on voit bien qu'il touche le pro, environ 30% de l'usage, et le perso, 70%. Et les deux continuent de grandir. Invité : [13:03] Clairement, ChatGPT aide à décider. Ça booste la productivité, surtout dans les métiers intellectuels. Et puis, les gens trouvent toujours de nouveaux usages, à mesure que l'outil s'améliore. Bref, l'étude montre que ChatGPT devient un outil de plus en plus central, pro et perso, qui crée une vraie valeur économique, et ça continue d'augmenter. Monde Numérique : [13:22] Voilà pour cette étude concernant nos usages de ChatGPT, dont vous retrouverez le lien dans la description si je n'oublie pas de le mettre. Et puis précisons que ça concerne ChatGPT, mais je pense que les observations de cette étude peuvent sans doute s'appliquer à tous les chatbots actuellement sur le marché. Monde Numérique : [13:44] Avant de passer à la suite de cette émission, un mot à propos de Froganz, partenaire de monde numérique. Froganz, c'est une technologie innovante qui permet de diffuser du contenu via des mini-sites qui ressemblent à des widgets. Grâce à un protocole technique unique en son genre, initié en France. Et l'une des particularités de Froganz, selon ses concepteurs, c'est qu'il est nativement sécurisé et respectueux de la vie privée. Alexis Tamas, co-créateur de Froganz. Froganz, en fait, n'est pas basé sur la technologie des cookies. Quand on visite ton site Froganz et qu'on stoppe sa visite, en fait, on ne va pas être reconnu à la prochaine visite, sauf si je mets le site Froganz dans mes favoris. Et donc, ça crée en fait pour l'utilisateur une possibilité de contrôler complètement les données qu'il envoie et à qui il les envoie. Comment est-il possible depuis Paris de révolutionner Internet ? Pour répondre à cette question en s'appuyant sur l'exemple concret de Froganz, une conférence que j'aurai le plaisir d'animer aura lieu le 22 septembre à 17h Monde Numérique : [14:36] à l'Hôtel du Louvre à Paris. Inscription sur le site f2r2.fr. Invité : [14:41] Le débrief transatlantique, Jérôme Colombin à Paris, bonjour. Monde Numérique : [14:47] Bonjour Bruno Guglielminetti à Montréal. Invité : [14:49] Dis donc, premier sujet cette semaine, difficile de passer à côté des grandes annonces de méta qui parient le tout pour le tout dans ses lunettes intelligentes. Comment t'as vu ça, toi, cette présentation-là? Monde Numérique : [15:01] Écoute, je trouve qu'il s'en est plutôt bien tiré, l'ami Mark Zuckerberg, même s'il y a eu quelques bugs c'est un peu ça qu'on retiendra de la présentation, pauvre lui oui de temps en temps ça répondait pas trop, quand il essayait de faire une démonstration de conversation vidéo il arrivait pas à décrocher il y avait des trucs un peu bizarres ce qui prouve bien 4. Invité : [15:26] Essais 4 échecs. Monde Numérique : [15:27] Ce qui prouve bien que c'est pas encore tout à fait au point mais la promesse est quand même super intéressante super belle, parce que voilà ce sont les premières lunettes qui allient à la fois de la réalité augmentée, avec ce petit écran qui est intégré à l'intérieur du verre, ce qui est déjà une prouesse technologique, ce qui est pas mal. Invité : [15:46] Si on parle des Ray-Ban Display ? Monde Numérique : [15:48] Je parle évidemment des Ray-Ban Display, qui sont un peu le clou du spectacle. Invité : [15:55] La vedette. Monde Numérique : [15:55] La vedette du spectacle. Donc, de la réalité augmentée avec cet écran et de l'intelligence artificielle. Donc, on imagine quand même tous les scénarios qui pourraient découler de ça. Alors, ce qui a été montré pendant la keynote, genre je reçois des notifications WhatsApp, je reçois des appels vidéo, à condition de pouvoir décrocher, je peux suivre un itinéraire de mon GPS, je peux évidemment faire des recherches, poser des questions à Meta AI sur toutes sortes de sujets, faire de la traduction aussi. Donc, on sait que ça ne fonctionne pas encore très bien, même pour les autres modèles de lunettes qui sont déjà sortis mais l'idée est quand même vraiment pas mal et j'ai l'impression que Meta tient quelque chose de gros en fait. Invité : [16:44] Puis, il y a aussi la nouveauté par rapport à, justement, ces Ray-Ban Displays-là. Donc, le dernier cri, la dernière génération, en tout cas, la première génération de ceux-là, c'est le contrôle. Le contrôle qui se fait par un bracelet neural. Monde Numérique : [17:00] Absolument. Invité : [17:00] Ça, ce n'est pas banal non plus parce que c'est la première fois qu'on s'en va jusque-là. Auparavant, des casques déjà l'utilisaient, c'est-à-dire qu'on reconnaissait le mouvement des mains puis on arrivait à créer une action sur l'écran qu'on voulait, un contrôle. Mais là, on parle vraiment d'un bracelet qui capte les mouvements des muscles dans le poignet et qui permet, avec ça, par exemple, d'écrire. Puis ça s'écrit sur le… ça, c'est assez impressionnant. Monde Numérique : [17:30] Ça, c'est incroyable. Il écrit comme s'il avait un stylo dans la main. Et en fait, ça écrit un message, alors pas en écriture manuscrite. En plus, ça fait de la reconnaissance d'écriture manuscrite et ça écrit le message comme s'il l'avait tapé au clavier, en fait. Invité : [17:44] Et moi, je passais aux enfants qui sont en première année et qui se disaient, « Ouais, mais pourquoi on apprend à écrire encore pour être capable d'utiliser ton Ray-Ban display? Monde Numérique : [17:55] » Oui, oui, c'est vrai. Invité : [17:58] Mais il y a un truc de génération, ou sinon, j'avoue que j'ai bien aimé celle-là, quand vient le temps de lever le son, avec tous les appareils qu'on a, je ne sais jamais de la même façon, mais là, il revient d'un réflexe qui est quand même, je ne dirais pas millénaire, mais qui est centenaire, c'est de faire comme s'il y avait un gros bouton et de lever le son ou de baisser le son. Non, mais quand même, c'est de penser à ces mouvements-là et de dire qu'on revient à la jeunesse. On monte le son, on baisse le son. Monde Numérique : [18:26] Mais tu as raison, c'est un peu la cerise sur le gâteau, ce bracelet, le bracelet neural, c'est un peu la souris, la souris des lunettes. Invité : [18:36] Oui, exactement. Monde Numérique : [18:38] On savait qu'il préparait ce truc-là parce que je crois qu'il avait déjà fait des démos, Et c'est un peu la même logique que ce qu'il y a déjà dans l'Apple Watch, où tu peux faire, mais c'est beaucoup plus réduit sur l'Apple Watch, mais en cliquant les doigts, en faisant tac-tac entre ton pouce et ton index, moi, j'utilise mille fois par jour ce geste-là. Ça permet d'ouvrir la notification, de dérouler un urgent qui vient de tomber, etc. Et effectivement, c'est ce qui manque, parce que s'il avait fallu à chaque fois attirer tapoter sur les lunettes ou même parler, parce qu'il y a beaucoup de commandes vocales, mais dans de nombreuses situations, ce n'est pas pratique l'interaction vocale. Donc là, c'est très discret. Tu as ce bracelet à la main, même dans ta poche, tu peux cliquer et ça permet d'interagir avec les lunettes. Alors bon, ça fait un objet de plus à recharger le soir quand tu rentres à la maison. Invité : [19:31] Mais t'imagines, toi ton téléphone, toi ta montre, toi ton bracelet, évidemment, si tu as ces lunettes-là, toi, tes lunettes, c'est fou. Monde Numérique : [19:39] Mais je pense que dans quelques années, on aura plus vite fait de se coucher sur une batterie, si tu veux, de garder tous nos équipements sur nous et puis de recharger le bonhomme pour recharger les produits. Bruno, est-ce que tu as remarqué que le métavers est de retour ? Invité : [19:58] Oui. Monde Numérique : [19:59] Puisque ça a été mentionné plusieurs fois, je crois, par Zuckerberg dans la keynote. Invité : [20:03] Oui, on a même vu des images. Monde Numérique : [20:05] On a même vu des images. Dans le communiqué de presse qu'on a pu recevoir, c'est écrit noir sur blanc. On parle de métavers, etc. Donc, il a de la suite dans les idées, le garçon. Invité : [20:14] Moi, je pense qu'il veut rentabiliser ses milliards qu'il a investis dans le développement du métavers. Mais c'est intéressant parce que dans le fond, ce qu'il est en train de nous dire, c'est que vous ayez un gros casque Quest sur la tête ou une paire des nouvelles lunettes sur le bout du nez, vous allez pouvoir y accéder à mon métavers à moi. Monde Numérique : [20:36] Voilà, exactement. Invité : [20:37] Ça, c'est une bonne nouvelle. Monde Numérique : [20:39] De toute façon, le métavers, c'était ça, en fait. On s'est un peu braqué en disant « Oui, mais personne n'a envie de se déguiser en dinosaure pour aller dans un univers virtuel avec un machin qui pèse 500 grammes sur les yeux. » Mais je pense que vraiment, c'est bien au-delà. La vision, elle est au-delà. Le métavers, c'est un ensemble de choses, de technologies, de tout ce que fait méta, qui, à terme, nous feront basculer dans un monde de plus en plus virtuel ou Monde Numérique : [21:08] semi-virtuel. en fait. Voilà, en tout cas. Invité : [21:11] Tu vois, pour moi, le métavers, ça demeure la genèse, c'est le deuxième monde qui avait été créé par Canal avant les années 2000, où il y avait une disquette qu'on mettait dans son ordinateur, où j'avais un appartement qui ne me coûtait rien, absolument. D'ailleurs, c'est Kelloban. Mais c'est ça, c'était le monde virtuel, bien c'est ça, là, avec le métavers de Mark Zuckerberg, on est ailleurs, c'est à savoir quel outil on va utiliser pour y être, La question aujourd'hui, on parle de casques, demain, on parlera de lunettes, puis probablement qu'à un moment donné, on aura une puce directement dans le cerveau, puis on pourra switcher en disant, est-ce qu'on va être dans le monde réel ou dans le métavers? Exactement. Monde Numérique : [21:50] Est-ce que tu peux être un mec sympa ou un gros con? Pardon. Ça, ce serait bien, non? Invité : [21:54] La pilule bleue, la pilule rouge. Monde Numérique : [21:56] Ce serait bien, ça, non? Le truc qui calme. Le con est… Oui, bon. Invité : [22:00] Bruno, à propos… Je pense qu'il y a des gens qui ont perdu la switch. Monde Numérique : [22:03] Oui, je pense aussi. Invité : [22:04] Pardon. Monde Numérique : [22:04] À propos de métavers et de monde virtuel et d'avatar, les avatars arrivent pour de vrai dans le système de visioconférence Zoom. Invité : [22:13] Oui, et ça, je trouve ça assez cool. Zoom va permettre aux utilisateurs de sa plateforme de travail de se faire représenter par des avatars. Donc, vous pourrez enregistrer, je pense que c'est l'équivalent de deux minutes de vous-même en train d'en regarder la caméra. Puis, à partir de ce moment-là, il va prendre ces images-là, créer votre clone et votre clone pourra assister aux réunions. Et puis, évidemment, prendre des notes avec un adjoint à côté et suivre. Il pourra parler la langue que vous désirez qu'il parle parce qu'il y aura aussi de la traduction en temps réel et des deux côtés, pas simplement une paire de lunettes. Et donc, ça, ça va vous aider à travailler avec ça. Mais ce que je trouve intéressant, parce qu'on commence à voir ça, les gens de Google avec Teams en ont parlé et puis… Mais je crois que Google. Monde Numérique : [23:04] Zoom l'avait déjà annoncé, il me semble, il y a plus d'un an. Il l'avait évoqué en tout cas. Invité : [23:09] Oui, qui travaillait là-dessus, oui. Mais là, on commence à… Là. Monde Numérique : [23:12] Ça y est, ça arrive. Ça arrive concrètement. Mais alors, attends, explique-moi, parce que toi qui es un Zoomer, un gros Zoomer…. Invité : [23:20] Je suis un méchant Zoomer. Monde Numérique : [23:21] Tu es un méchant boomer Zoomer. C'est quoi l'intérêt? C'est quoi l'intérêt? C'est que tu... C'est pour quand tu n'es pas coiffé, tu es en pyjama, tu pourras faire des réunions de travail comme ça? Invité : [23:36] Écoute, eux, poliment, ils ont dit question d'être présentable à l'écran. Oui, c'est ça. Donc, tous les scénarios que tu as évoqués, ça peut être ça, mais ça peut aussi être des réunions de temps en temps. Moi, je sais que je me retrouve souvent dans cette situation-là où il y a des briefings techniques qui sont faits par des entreprises. Tu ne veux pas nécessairement allumer la caméra parce que tu ne vas pas être les yeux fixés sur l'écran. Tu veux écouter ce qui se dit. Monde Numérique : [23:59] En faisant autre chose. Invité : [24:01] Tu ne veux pas fermer la caméra parce que tu ne veux pas être désagréable ou impoli. C'est vrai, ce n'est pas poli. Monde Numérique : [24:07] Les gens qui n'allument pas la caméra sur les visios. Invité : [24:11] Ben non, ben non. Alors, d'ailleurs, il faudrait que tu rallumes la tienne. Et donc, là, c'est le meilleur des scénarios. C'est-à-dire que si tu n'as qu'à écouter ou à être présent avant qu'ils t'interpellent, tu mets ça et après, tu reviens. Monde Numérique : [24:25] C'est un use case intéressant, effectivement. Invité : [24:29] Au cinéma, on utilise depuis longtemps les stand-in, c'est ça. Alors, ils ajustaient tous les éclairages, tous les trucs, puis après, quand c'était le temps, la vedette arrivait. Monde Numérique : [24:36] Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet ? Invité : [24:41] Ben, écoute, on parle d'intelligence artificielle. Je me suis intéressé aux tests que Jean-Baptiste Martinelli est en train de faire. Invité : [24:49] C'est un monsieur qui est vraiment dans l'innovation, lui, depuis longtemps. Écoute, en 2010, quand Apple a sorti son premier iPad, lui sortait le premier appareil qui était compatible dans le monde Windows pour faire la même chose. Et depuis ce temps-là, je le suis. Et là, lui, il s'intéresse à l'âme de l'IA. Monde Numérique : [25:07] Wow. Invité : [25:08] C'est bien dit, c'est l'âme de l'IA. Donc, qu'est-ce qui se passe dans les circuits électroniques des machines quand on fait appel à eux et qu'ils fonctionnent? Et donc, grosse discussion là-dessus. C'est vraiment un champ d'intérêt pour lui. Il est en train d'avancer là-dedans. Sinon, écoute, moi j'ai une grosse histoire avec Pierre Trudel qui a écrit un article dans Le Devoir, qui est un journal très sérieux ici au Québec, et qui s'intéresse aux lois canadiennes. Mais je dis canadiennes, mais c'est vrai pour chez vous aussi. Mais tout le processus législatif qui, aujourd'hui, ne va pas assez rapidement en fonction de ce qui se passe maintenant dans le monde numérique. Alors, c'est une discussion sur le sujet avec lui. Monde Numérique : [25:54] Très intéressant. Invité : [25:56] Jérôme Colombain, je te laisse retourner à tes auditeurs. Moi, je retourne avec les miens. Et puis, on se dit à la semaine prochaine. Monde Numérique : [26:02] Salut, salut Bruno, à la semaine prochaine. Invité : [26:13] Monde numérique, le meilleur de la tech. Monde Numérique : [26:25] Allez, on passe aux interviews de la semaine de Monde numérique. Dans un instant, vous allez découvrir toutes les cyberarnaques que nous préparent les cybercriminels en s'attaquant non pas tant à nos ordinateurs qu'à notre cerveau. La manipulation mentale au cœur de la cybercriminalité du XXIe siècle, on verra ça avec l'entreprise spécialisée SoSafe et avec Arnaud Loubatière. Avant cela, on fera le point sur Wero, le porte-monnaie électronique européen. Le connaissez-vous ? Il paraît que oui, puisque le nombre d'utilisateurs est en hausse et WeRu prépare de nouveaux développements. Mais tout d'abord, si vous en avez marre des réseaux sociaux qui rendent fous, eh bien la réponse se trouve peut-être du côté de République, ou plutôt République-like, un réseau social français qui veut prendre le contre-pied de ce qui existe aujourd'hui. C'est mon premier invité. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez mon numérique lebdo premium sur Apple Podcast ou Spotify sinon retrouvez-les en épisodes séparés la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique, Bonjour Étienne de Sainte-Marie. Invité : [27:41] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [27:42] Vous êtes cofondateur et CEO, président, on va dire, d'un tout nouveau réseau social qui se lance là au mois de septembre 2025 et ça s'appelle Republike. Est-ce qu'on peut dire que c'est une sorte d'anti-réseau social ? Invité : [27:58] Anti-réseau social du modèle actuel, oui, clairement. Plus précisément, c'est l'ambition vraiment affichée à libérer l'industrie de l'emprise de l'économie de l'attention. Donc effectivement, tous les réseaux sociaux globaux aujourd'hui fonctionnent sur l'économie de l'attention. Et après, on pourrait dire autrement que c'est finalement peut-être le vrai réseau social. Monde Numérique : [28:14] Donc c'est le contraire de cette économie de l'attention qui consiste à occuper le temps de cerveau disponible, à retenir les gens le plus longtemps possible et à faire de l'argent avec tout ça grâce à la publicité. Mais est-ce qu'il existe vraiment un autre modèle possible aujourd'hui ? Invité : [28:33] Oui, au niveau global, c'est le modèle dominant, écrasant. Il y a des tentatives, il y a du freemium, mais pour moi, si je suis un peu radical, je pense qu'il y a le Web3 qui est venu aussi, censé nous débarrasser un peu de l'emprise, de tout ça. Mais en fait, au sens radical et profond du terme, je pense que ça reste l'économie d'attention, parce qu'un contenu qui fonctionne, hors toute autre considération, je dirais éthique, morale, sociétale, il va être poussé quel que soit le modèle au jour. Et pour nous, c'est ça le problème. En fait, tant que le contenu et l'information sont un bien de consommation et sont le driver de l'audience, on ne sortira pas du problème. Monde Numérique : [29:14] Alors, présentez-nous un petit peu Republike. En quoi ça consiste, à quoi ça ressemble et en quoi ça se différencie de ce qui existe, concrètement ? Invité : [29:21] Alors, en termes de format, c'est assez proche et c'est un mix un peu entre Facebook, Twitter, donc assez classique pour le moment. En termes de fonctionnement, c'est radicalement différent. tant en termes de business model, et c'est bien le sujet, qu'une fois débarrassé de ce business model qui monétise notre attention, donc en cassant cette dépendance financière au temps d'écran et aux mécanismes qui vont avec, ça nous autorise à reconstruire fondamentalement un nouveau modèle d'engagement, pour être très simple en fait, qui va construire un système de réputation qui dépend de métriques qu'on estime vertueuses pour tous, dynamiques, mises à jour en temps réel, Et ce système de réputation, dans la vision cible, va récompenser les utilisateurs financièrement. Pour le moment, ça influe directement sur la visibilité et sur la sollicitation dans la modération qui contribue à alimenter aussi cette métrique. Donc, en fait, plus les utilisateurs se comportent bien, plus ils vont être visibles et moins ils se... et dans le sens inverse aussi. Monde Numérique : [30:24] Donc plus je parle poliment, gentiment, de manière respectueuse, avec bienveillance, etc., plus je marque des points. Et inversement, si je sors les insultes, je me fais moi-même insulter et blacklister, c'est ça ? Invité : [30:38] Très bonne question aussi. Non, parce qu'on ne veut pas du tout un réseau de béni-oui-oui, et si vous allez faire un tour, vous verrez que ce n'est pas le cas. Monde Numérique : [30:44] Oui, c'est ça, c'est la question que j'allais vous poser. Est-ce que le risque, ce n'est pas de tourner à la guimauve généralisée ? Invité : [30:51] Non, c'est une vraie question. Et pour l'instant, encore une fois, avec notre connaissance factuelle, notre expérience factuelle, ce n'est pas le cas. Et pourquoi ? Parce qu'en fait, on a le droit de se dire les choses en face. On a le droit de dire franchement les choses en disant que je ne suis pas du tout d'accord avec toi. mais on n'est pas obligé de s'insulter pour ça et donc franchement ça fonctionne sur tous les sujets. Monde Numérique : [31:12] Quel type de sujets sont abordés par vos bêta testeurs ? Invité : [31:17] Je suis content de vous poser la question il y a eu des sujets très chauds, il y a eu des sujets depuis longtemps sur l'écologie, il y a eu des sujets Gaza-Israël on n'a pas franchi la limite il y a eu des Invité : [31:27] tensions mais il n'y a pas eu d'insultes il y a eu des sujets sur l'immigration là. Monde Numérique : [31:34] Vous devez avoir de la taxe Jukman etc. Invité : [31:40] Et franchement, ce serait mentir de dire qu'il n'y a pas eu un seul débordement, mais ce qui est intéressant de voir, c'est que les contenus sont systématiquement reportés par l'un ou l'autre de la communauté et quasiment tout le temps modérés dans le sens que l'on souhaite sur la plateforme. Monde Numérique : [31:57] Alors qu'on comprenne bien la mécanique, puis après on parlera aussi un peu de la philosophie qui est derrière, on en a déjà évoqué mais la mécanique c'est que si, je passe les bornes mon score va baisser c'est ça et à l'inverse vous parlez de récompense c'est quoi les récompenses ? Invité : [32:12] Alors, il y a un score qui évolue de manière dynamique et la vision cible, c'est trois outputs. La visibilité, donc la visibilité ne va plus justement être liée au clickbait, pour le dire poliment, et à la volumétrie pure. Monde Numérique : [32:26] C'est l'inverse de X, on va dire. Invité : [32:29] Alors, en fait, c'est ce que j'allais dire, c'est qu'on nous a souvent demandé, des investisseurs, etc., nous ont souvent demandé, mais en fait, c'est quoi la différence par rapport à X, quand ils arrivaient sur la plateforme. Et en fait, la réponse basique, mais qui est vraie, il faut la détailler ensuite, mais c'est un X anti-X. En fait, on résout quelque chose qu'à notre sens, personne ne résout jusqu'ici. Et à notre petite échelle, ça marche. Ce dilemme de la liberté d'expression entre loi de la jungle et censure, si je vais à l'extrême. Et nous, on arrive pour l'instant à réconcilier, encore une fois, ce sont les utilisateurs qui le disent, liberté d'expression assez radicale, je n'ai pas peur de le dire, avec sécurité, sérénité et expérience utilisateur apaisante presque, ou en tout cas satisfaisante. Monde Numérique : [33:09] Alors, est-ce qu'on peut dire que c'est un réseau social éthique. Invité : [33:12] Oui. Dans l'absolu, oui. Mais on pourrait dire aussi, et c'est une discussion qu'on a beaucoup en équipe, et les utilisateurs nous le remontent, que c'est un réseau social qui rassemble les utilisateurs à la recherche d'authenticité. En fait, c'est vrai, mais je trouve ça tellement... Enfin, ça reste une ambition énorme avec beaucoup d'humilité. Ça reste une bataille contre des machines de guerre. Donc, oui, au sens philosophique, c'est évidemment vrai, c'est éthique et c'est pour l'authenticité. Mais en fait, l'éthique et l'authenticité dans le monde réel, si on s'arrête à là, ça reste au monde des associations, je n'ai rien contre, mais l'ambition est vraiment plus vaste. On veut vraiment contribuer au moins au changement de modèle. Monde Numérique : [33:52] Donc, Republike est un réseau payant. Et combien ça coûte ? Invité : [33:56] Alors, pareil, là, on est en phase de lancement. Donc, en fait, c'est très abordable dans l'absolu. Ça coûtera en version cible, après on verra, il y a l'inflation, etc., mais ça coûtera 48 euros par an, 48 dollars, peut-être si la parité n'évolue pas trop aux États-Unis, Pourquoi ? Parce que c'est le haut de fourchette de la RPU des plateformes globales. Ça reste Facebook, la plateforme la plus rentable, qui est à 40 dollars par an en moyenne. Évidemment, ils ont 3 milliards et plus. Mais ensuite, ça chute très vite. Et il faut absolument que, pour cette ambition-là, intégrer le fait que c'est forcément un business de volume et que l'argent ne doit pas être une barrière à l'entrée. 48 dollars, on peut dire ce qu'on veut. Globalement, une énorme partie de la population peut se l'offrir. Après, c'est le plafond psychologique qu'il faut faire sauter. On y travaille. On pense que le time to market n'est pas mauvais pour ça. Monde Numérique : [34:43] Voilà, Republike, qui se peut se prononcer aussi république, mais avec un K et un E à la fin. Merci beaucoup, Etienne de Sainte-Marie, cofondateur. Invité : [34:54] Merci à vous. Monde Numérique : [35:03] Bonjour Ludovic Francesconi. Invité : [35:05] Bonjour Jérôme Colombain. Monde Numérique : [35:06] Vous êtes responsable du développement de Wero, W-E-R-O, le porte-monnaie électronique européen, qui a un an, qui a été lancé en 2024 et qui vient de faire un premier point d'étape, un premier bilan. Vous annoncez plus de 43 millions d'utilisateurs en Europe. On va refaire le point, on va faire le point sur cette innovation, sur ce service. Est-ce que vous pouvez nous rappeler un petit peu d'abord ce qu'est Wero ? Ça s'écrit W-E-R-O, il faut le préciser. Qu'est-ce que c'est et à quoi ça sert ? Invité : [35:37] Alors Wero, c'est la solution des banques, de votre banque en fait, pour faciliter les paiements dans la vie de tous les jours. Donc aujourd'hui effectivement en France, en Allemagne, en Belgique et d'autres pays arriveront par la suite. Et en France, nous avons opéré une migration d'une solution qui existait déjà et qui s'appelait Pélib. Pélib était déjà très utilisé pour les paiements de particulier à particulier, ce qu'on appelle le P2P. Monde Numérique : [36:13] Alors, il y a déjà un certain nombre de solutions pour s'envoyer de l'argent, de particulier à particulier. Vous n'arrivez pas sur un marché totalement vierge. Comment est-ce que vous pensez vous imposer encore plus ? Invité : [36:24] Alors déjà, sur le P2P en lui-même, notre spécificité… Le P2P. Monde Numérique : [36:30] C'est particulier à particulier. Invité : [36:32] Particulier à particulier, tout à fait. Notre spécificité, c'est que nous sommes intégrés dans les applications bancaires. Monde Numérique : [36:38] Donc, je suis dans mon appli de banque traditionnelle, à condition que ce ne soit pas la banque postale à ce jour. Je vais trouver immédiatement une option, cette fonction WeRow, qui va me permettre d'envoyer de l'argent très facilement à un particulier, à quelqu'un d'autre, à un ami, etc., à quelqu'un à qui je vends un objet sur le bon coin. Comment je le contacte ? Comment on établit la relation ? Invité : [37:01] Alors, il y a plusieurs manières. la manière la plus développée c'est qu'il y a le numéro de mobile donc il suffit de demander le numéro de mobile de son destinataire, donc s'il est déjà enregistré dans mes contacts dans mon téléphone, je vois tout de suite qu'il y a un petit logo WeRow à côté de son nom et donc je sais que je peux lui envoyer de l'argent parce qu'il est déjà accessible il est déjà enrôlé sur le service, et donc ça permet de trouver très facilement, son bénéficiaire. On a le numéro de mobile, on a aussi l'adresse email qui fonctionne, donc on peut aussi envoyer de l'argent via l'adresse email si la personne l'a enregistrée. Et on a également une troisième manière qui est encore plus, innovante, on va dire, c'est via le QR code. Et donc là, l'avantage, c'est que on peut soit présenter un QR code pour demander de l'argent, soit présenter un QR code pour envoyer de l'argent, donc ça va dans les deux sens et l'avantage c'est que c'est anonyme pour le coup, donc ça permet aussi, le type d'usage que vous mentionnez sur le bon coin quand j'achète quelque chose sur le bon coin j'ai pas forcément envie que le vendeur ait mes coordonnées personnelles et donc ça permet quand je l'encontre de lui dire, tenez regardez je vous montre, le vendeur me montre un QR code et je peux le scanner et il est reconnu automatiquement et de cette manière là je peux lui envoyer directement de l'argent même si le bon. Monde Numérique : [38:30] Coin a son propre système de paiement interne etc. Invité : [38:32] Oui tout à fait ce qu'on voit c'est que bon on le dit de particulier à particulier mais finalement l'usage l'est aussi étendu de plus en plus aux petits commerçants aux artisans etc, aux professions libérales et donc même sur les marchés on voit maintenant arriver des petits QR code Wero où en fait on a des commerçants qui déjà commence à accepter Weero en mode P2P. Monde Numérique : [39:00] Alors, vous venez d'annoncer que vous allez proposer bientôt le paiement en ligne et peut-être ensuite à terme le paiement en physique chez les commerçants, c'est ça ? Invité : [39:13] Tout à fait. Donc, effectivement, notre première étape, c'est d'abord le paiement en ligne. Et donc on va déjà lancer le paiement en e-commerce en Allemagne avant la fin de l'année, ensuite en Belgique début d'année prochaine et la France arrivera à l'été 2026. On a déjà annoncé cette semaine de grands noms en termes de marchands qui sont déjà engagés à accepter les paiements wiraux en e-commerce, à partir de l'été 2026, donc on est très fiers de ça par exemple l'État français, pour tous les usages publics au niveau État et collectivité locale. Invité : [40:02] Stationnement les hôpitaux, etc. Mais aussi, on a Leclerc Vipi Air France et d'autres qui sont des commerçants très importants, et qui sont très intéressés avec d'autres qui seront annoncés ultérieurement, à accepter les paiements Wero. Donc, on voit bien que c'est une base d'utilisateurs existante sur le P2P. À partir du moment où on va leur dire « vous pouvez aussi utiliser Wero pour payer en ligne », Quelque part, la transition va se faire naturellement, et donc ce sera une extension des usages existants aux paiements en e-commerce. Invité : [40:45] Et après, effectivement, l'état d'après, c'est le paiement au point de vente. C'est clairement le plus important aujourd'hui dans l'économie, puisque les paiements au point de vente, ça représente quand même la très grosse majorité des paiements commerçants. Même si le e-commerce progresse beaucoup, c'est quand même le point de vente qui est le plus important. Et donc là, on vise l'arrivée des paiements via QR code à partir de mi-2026. Monde Numérique : [41:17] QR code et sans contact ? Invité : [41:21] Et ensuite sans contact qui arrivera par la suite. La petite ce qui est intéressant c'est que ce qui a été aussi annoncé c'est que ce wallet Wero, il va permettre de payer avec son compte, en e-commerce, en point de vente avec du QR code, avec du NFC mais on va également permettre de payer avec sa carte donc c'est là où c'est, intéressant parce que c'est quelque part aujourd'hui avec sa carte bancaire et ça, ça permettra aussi de préparer le terrain pour l'arrivée progressive du paiement avec son compte, et pas seulement avec sa courte, aussi en point de vente. Monde Numérique : [42:00] Merci beaucoup Ludovic Francesconi, responsable du développement de Weero. Invité : [42:05] Merci à vous. Monde Numérique : [42:14] Deep fake, phishing, ransomware, la cybercriminalité explose, et en plus avec l'intelligence artificielle, ça ne s'arrange pas, et on peut même dire qu'on entre dans une nouvelle ère. On l'a vu encore l'été dernier avec toute une série de cyberattaques qui se sont multipliées. Et souvent, c'est l'humain plus que la technique qui est ciblée. On va parler de ce phénomène dans ce numéro spécial de Monde Numérique en partenariat avec la société spécialisée SoSafe. Bonjour Arnaud Loubatière. Invité : [42:42] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [42:43] Directeur Europe du Sud de SoSafe de plus en plus. Et très souvent, ça passe donc par les gens, les collaborateurs. C'est ce qu'on appelle l'ingénierie sociale. C'est de la manipulation mentale, on peut dire ça comme ça. Invité : [42:57] C'est exactement ça, en fait. L'ingénierie sociale, c'est assez particulier parce que l'objectif de l'ingénierie sociale pour un hacker, c'est de se dire je vais travailler sur, le côté psychique, le côté psychologique pour faire en sorte que le collaborateur ou l'humain mène une action pour moi. Alors, ça va prendre différentes formes. On peut le voir d'un point de vue personnel. Sur... Moi, j'aime bien donner l'exemple de la livraison de colis. Si tu attends un colis par hasard, que tu reçois un SMS... On a deux facteurs qui font que tu peux être porté à croire que ce qui est dit dans le SMS est vrai. Tu vas avoir la même chose dans l'entreprise. C'est-à-dire, ça va être sur un changement de document, ça va être sur un virement, ça va être sur quelque chose qui peut être encore différent, ça va être sur... On voit beaucoup de cas en ce moment avec des demandes de changement d'Iban. Imagine, tu es un service comptabilité, tu reçois un email d'un fournisseur qui te dit, on change d'Iban. et comment je vérifie que c'est la réalité. Et en fait, tout ça... Monde Numérique : [43:59] Ça paraît simple, pourtant. Ça paraît simple comme arnaque. Invité : [44:02] C'est hyper simple. Monde Numérique : [44:04] Il faut changer l'Iban, on a changé. Invité : [44:06] C'est hyper simple, mais maintenant, on a des technologies qui vont te permettre de cacher les emails. Donc, tu fais faire croire que tu as, je ne sais pas, la société X qui t'envoie, alors que c'est la société Y. Tu peux faire des faux Iban. Et tout ce genre d'informations-là est assez complexe à détecter. Donc, nous, ce qu'on fait, c'est qu'on permet aux collaborateurs de les former et en fait de leur donner quelques chips pour faire en sorte qu'ils arrivent potentiellement à détecter ce genre d'arnaque. Monde Numérique : [44:34] Avant de parler de ces chips pour se prémunir, comment est-ce que vous détectez, vous analysez dans les entreprises ce type de menace ? Vous arrivez à la quantifier ? Invité : [44:47] C'est assez ce qu'on aime à dire, ce qu'on voit. On va dire que sur l'ensemble des cyberattaques, tu as plusieurs études qui mettent ça, tu as nous dans nos études, on fait des sondages auprès des entreprises, tu as Verizon également qui sont en rapport chaque année. On aime à dire, alors c'est difficile de chiffrer, ça va être entre 60 et 80% des attaques qui vont viser l'humain en premier. Monde Numérique : [45:11] D'accord. Invité : [45:11] Ou sur lequel tu as l'humain qui est part de la cyberattaque. Ça veut dire qu'il n'a pas forcément été ciblée à un instant T, mais une action humaine, est responsable de la cyberattaque dans 70% des cas. Monde Numérique : [45:26] Ce qu'on dit, le maillon faible, c'est ce qu'il y a entre le clavier et la chaise. Invité : [45:30] Nous, ce qu'on essaie de faire, j'aime pas trop cette expression parce qu'il y en a beaucoup qui voient comme un maillot faible parce que l'humain, c'est assez difficile de travailler avec lui. On ne va pas cliquer sur un bouton pour lui faire prendre un automatisme. En fait, ça peut devenir une force. L'idée, c'est de transformer ton maillot faible en force pour que ce soit lui. Monde Numérique : [45:47] Que ce soit ta posture. En étant hypersensibilisé ? Invité : [45:50] Hypersensibilisé, mais surtout en l'accompagnant. Parce que pour nous, pour que tu aies quelque chose de vertueux, ce qu'on s'aperçoit, c'est que déjà, tu es obligé de donner l'information, de donner de la connaissance. C'est hyper important que les personnes soient informées qu'est-ce qu'un email de phishing, comment reconnaître, quelles sont les règles de sécurité dans ton entreprise, etc. Derrière, tu vas l'entraîner. Et c'est important d'entraîner les gens à reconnaître un email de sécurité. Sur Internet, tu tapes « email Outlook » de Microsoft. Tu as des exemples qui sont très bien faits. entre un faux email et un vrai email, ça t'explique comment les faire. Nous, on a des techniques autres. Monde Numérique : [46:27] Comment on repère ? C'est encore avec l'adresse. Invité : [46:30] Etc. Monde Numérique : [46:30] ? Invité : [46:30] Déjà, je peux te donner un exemple. Tu vois, les cyberattaquants, à la place d'un O, ils vont mettre un 0. À la place d'un L, ils vont mettre un I. Ça, c'est... Il faut arriver à le détecter. Tu vois, tu as des méthodologies pour le faire. Et puis derrière, ce qui est important, à mon avis, c'est un petit peu comme dans le sport. Moi, j'aime faire cette analogie-là. Tu vas donner des techniques que tu vas enseigner, tu vas entraîner. mais après, il faut un coach. C'est ça, en fait, qui va les aider. Nous, on a développé quelque chose à travers l'IA, un cyberaccompagnant, et c'est lui qui va être une posture, qui va aider le collaborateur à avoir une bonne posture cyber au quotidien, puisqu'il va être là pour pouvoir l'aider, il va être là pour pouvoir répondre à ses questions. Et au final, des fois, les collaborateurs, ils ont peur de te poser une question, parce que, tu vois, ça peut faire passer la personne pour être nul ou quoi que ce soit. Monde Numérique : [47:17] Tandis qu'à l'IA, on a moins de scopules. Invité : [47:20] Non, je pose la question et au moins une réponse était béni. Monde Numérique : [47:24] Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, finalement, les entreprises, mais aussi les particuliers, tous les systèmes informatiques sont relativement bien protégés d'un point de vue technique. Il y a beaucoup d'outils, de barrières, de firewall, de détecteurs de spam, de virus, etc. Mais, et c'est pour ça d'ailleurs que les pirates s'en prennent aux humains qui restent, malgré tout, on va dire quand même le maillon faible dans l'histoire. Invité : [47:47] Il reste le maillon faible et en fait, c'est plus simple à attaquer. C'est pour ça qu'on voit de plus en plus... Enfin, on continue à voir ces attaques au niveau de l'humain. Tu as eu l'avènement de l'intelligence artificielle, comme on le disait au début. Ça a vraiment aidé à... Démocratiser, alors je n'aime pas trop ce mot, mais c'est une réalité, c'est le fait de dire que ça démocratise en fait la capacité à... Monde Numérique : [48:10] De nuisance. Invité : [48:11] Exactement. Et en fait, ça a facilité, au final, vu qu'on a des systèmes qui sont de plus en plus perfectionnés, de plus en plus sécurisés, un travail de masse alimenté par l'IA, c'est un petit peu comme aller à la pêche au gros, tu vois, tu jettes un gros filet, t'as beaucoup de poissons qui vont passer à travers, mais il suffit que t'en touches un ou deux, et surtout que tu touches le bon, pour que ça passe. et pour que tu sois gagnant dans cette histoire. Monde Numérique : [48:34] Et puis en plus, c'est complètement multicanal. C'est-à-dire que ça peut être du mail, du SMS. Est-ce qu'il y a d'autres canaux même qui sont exploités aujourd'hui par les cybercriminels ? Invité : [48:42] Oui, il y en a beaucoup. Alors, tu vois, le mail, le SMS, c'est le plus connu. C'est le plus simple à utiliser. Monde Numérique : [48:48] On peut citer notamment, pardon, le SMS ces derniers mois. C'était le « Vous êtes chez vous ». On reçoit un SMS. « Vous êtes chez vous ». Et puis là, c'est pour engager la conversation, soit une pseudo-livraison, etc. Invité : [49:01] Celui-là, il marche super bien. Tu le vois d'ailleurs en fonction des réponses que tu fais. Tu vois que c'est une IA qui est derrière parce que ça ne te répond pas forcément. Elle n'est pas très bien entraînée, mais ça ne te répond pas forcément de la bonne manière. Donc, SMS, email. J'ai envie de dire, c'est un peu particulier, mais l'email pour le professionnel, l'SMS pour le particulier. Tu vois, sur le B2B, l'email, sur le B2C, le SMS. Et après, tu vas avoir d'autres angles. Tu as les outils de messagerie au sens large du terme. Monde Numérique : [49:29] WhatsApp. Invité : [49:30] Teams Slack qui peuvent être des vecteurs donc tu vois tout ce qui va être qui peut être aussi vérolé enfin, si tu as si tu as je te donne un exemple ça a été on avait fait une conférence la dernière fois tu avais une personne d'un grand groupe hôtelier une directrice générale qui s'était fait, voler sa photo WhatsApp de son compte perso il avait écrit à notre compte tu fais pas attention, tu vois la photo si t'as des jeux généraux, t'as pas forcément son numéro perso. Monde Numérique : [50:03] Bien sûr. Ça s'est même passé à de très hauts niveaux. Ce n'était pas du piratage, mais aux États-Unis, avec cette fameuse réunion WhatsApp où s'est retrouvé un journaliste pour des choses complètement confidentielles. Mais ce n'était pas du piratage. Invité : [50:15] Ce n'était pas du piratage. Monde Numérique : [50:16] C'était des erreurs. Invité : [50:16] C'est une erreur. C'est là où je te dis, le facteur humain, en fait, est hyper important. Une erreur peut avoir des conséquences dramatiques. Monde Numérique : [50:24] Et alors, est-ce qu'il y a des tendances conjoncturelles et d'actualité ? Est-ce que l'actualité est un élément ? Je ne sais pas, les grandes périodes de fêtes, les périodes de promotion, les Black Friday et compagnie ? Invité : [50:43] Oui, tu vas avoir des tendances en fonction de la saisonnalité, notamment plus sur le B2C. Monde Numérique : [50:49] Oui, c'est ça, saisonnalité. Invité : [50:50] Le saisonnalité ça va être plus sur l'individu en tant que tel que sur l'entreprise tout ce qui va être Black Friday etc je suis sûr qu'on va avoir une augmentation du nombre de textos pour de la livraison qui va être très classique les fêtes c'est pareil les fausses promotions ce genre de choses là sur l'entreprise, on voit que c'est assez stable en fait ça va être de plus en plus précis ça va être sur des sujets de plus en plus techniques ce que je veux dire sur des sujets de plus en plus techniques on va avoir de moins en moins d'approches de masse sur des tentatives de phishing, et on va revoir des cyberattaquants qui auront fait des meilleures recherches. Pourquoi ? Parce que le gain est plus gros. Au final, tu vois toutes les attaques que tu vas avoir sur du particulier, on va essayer de te gratter quoi ? 3, 4, 5 euros pour une livraison. Généralement, ce n'est pas des gros montants, mais qui font de la masse. Sur une entreprise, dès que tu commences à taper dedans, au final, si tu arrives à bloquer une entreprise, tu peux très rapidement, grâce à un ransomware, demander des grosses sommes d'argent, et c'est beaucoup plus rentable. Donc, les collaborateurs, les cyberattaquants, enfin, les collaborateurs sont beaucoup plus ciblés par des cyberattaquants sur des scénarios bien spécifiques. Monde Numérique : [51:57] Merci beaucoup, Arnaud Loubatière, directeur Europe du Sud de l'entreprise SoSafe. Invité : [52:03] Merci, Jérôme. Monde Numérique : [52:14] C'est la fin de cet épisode de Monde Numérique, l'hebdo du 20 septembre 2025. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Presque deux heures de podcast si vous écoutez la version longue, sinon environ 50 minutes comme d'habitude, avec l'essentiel des interviews. Et si vous en voulez plus, pas de problème, retrouvez gratuitement les interviews intégrales la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique. Et je vous les conseille vivement. N'hésitez pas à télécharger l'application Monde Numérique sur l'App Store ou sur le Google Play Store et puis merci d'avance de bien vouloir répondre au sondage de Monde Numérique en allant sur le site mondenumérique.info ou en cliquant sur le lien en description de cet épisode vous êtes de plus en plus nombreux à écouter ce podcast, Les chiffres en attestent. Je vous en remercie. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de l'hebdo. D'ici là, une bonne semaine pleine de tech. Salut !
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