📆 L'HEBDO 21/03 - L’IA menace les cols blancs, c'est grave ou pas ?
Monde Numérique21 mars 202650:08

📆 L'HEBDO 21/03 - L’IA menace les cols blancs, c'est grave ou pas ?

L’intelligence artificielle menace les emplois du tertiaire. Starlink franchit la barre des 10 000 satellites en orbite. Meta hésite sur l’avenir du métavers. Un robot fou dans un restaurant. Le futur selon SXSW. Microsoft lance un vaste plan de formation à l’IA en France.

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L’IA pourrait supprimer 5 millions d’emplois en France

Une étude de Coface et de l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM) évoque la possible suppression de 5 millions d’emplois en France d’ici 2030 sous l’effet de l’IA générative. Les métiers les plus exposés seraient paradoxalement les plus qualifiés : ingénieurs, architectes, professions financières ou fonctions support. Au-delà du chiffre choc, l’analyse prévoit une transformation profonde du travail plutôt qu’une hécatombe immédiate.

Strava Leaks : le porte-avions Charles de Gaulle localisé

Le porte-avions Charles de Gaulle a pu être localisé via des données publiées sur l’application sportive Strava. Un officier aurait partagé son parcours de course à pied sur le pont du navire, permettant de déterminer sa position en Méditerranée. Un nouvel épisode révélateur des risques liés au traçage numérique, y compris dans des sphères sensibles. L’affaire relance la question de la cybersécurité et de la sensibilisation aux usages des données personnelles.

Des robots soldats en Ukraine

La start-up américaine Foundation a déployé en Ukraine deux robots humanoïdes Phantom MK1, capables de transporter des charges lourdes et, à terme, de manier des armes. Pour l’instant téléopérés, ces systèmes pourraient évoluer vers davantage d’autonomie. La perspective de robots capables de décider d’ouvrir le feu pose des questions éthiques majeures. Un sujet abordé plus en détail dans un épisode spécial de Monde Numérique.

Un robot apprend le tennis en cinq heures

Le robot humanoïde chinois Jiwan, conçu par Unitree Robotics, a appris à jouer au tennis en seulement cinq heures grâce à un système d’IA en deux étapes. Le projet a été mené par des chercheurs de Université Tsinghua. En analysant des gestes imparfaits puis en ajustant ses mouvements en temps réel, la machine illustre les progrès fulgurants de l’apprentissage robotique.

Meta enterre (puis ressuscite) son métavers

Après avoir annoncé la fermeture de Horizon Worlds sur les casques Quest, Meta a finalement fait marche arrière. Ce revirement illustre les hésitations autour du métavers, un projet qui aurait déjà coûté plus de 80 milliards de dollars. La vision immersive portée par Mark Zuckerberg semble aujourd’hui en quête d’un nouveau souffle.

Starlink dépasse les 10 000 satellites

La constellation Starlink, opérée par SpaceX, franchit le cap des 10 000 satellites en orbite basse. Un maillage spatial sans équivalent, loin devant Kuiper (Amazon) ou Eutelsat OneWeb. Un succès stratégique pour Elon Musk, alors que la connectivité par satellite devient un enjeu géopolitique majeur.

NVIDIA promet une révolution du jeu vidéo

Le patron de NVIDIA, Jensen Huang, a présenté DLSS 5, une technologie de rendu neuronal censée transformer le réalisme graphique des jeux vidéo. Textures, tissus, cheveux : l’IA améliore les images en temps réel. Si les démonstrations impressionnent, certains joueurs redoutent une uniformisation artistique et une dépendance accrue aux technologies propriétaires.

Pokémon Go, mine d’or cartographique

En jouant à Pokémon Go, les utilisateurs ont contribué à collecter des milliards d’images géolocalisées exploitées par Niantic. Selon une enquête du MIT Technology Review, ces données servent désormais à entraîner des systèmes de cartographie pour robots. Une illustration des usages inattendus des données issues du jeu vidéo.

Orange transforme ses pylônes en détecteurs de drones

L’opérateur Orange lance Drone Guardian, un service de détection de drones s’appuyant sur ses 20 000 pylônes en France. Objectif : surveiller les zones sensibles dans un rayon de 6 à 20 kilomètres.

Un dispositif destiné aux acteurs professionnels et aux autorités, dans un contexte de multiplication des incidents liés aux drones civils.

L’IA, infrastructure du XXIe siècle – Interview

[PARTENARIAT] De retour du festival South by Southwest, Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF souligne la convergence entre énergie et intelligence artificielle. Pour lui, l’IA n’est plus un simple outil mais une infrastructure stratégique, dépendante d’électricité, d’eau et de data centers. Selon les débats observés à Austin, l’automatisation renforce paradoxalement le rôle du discernement humain, tandis que les “moonshots” technologiques pourraient redevenir la norme.

Former un million de Français à l’IA – Interview

Céline Corno, directrice du plan de compétences IA chez Microsoft France, détaille l’objectif : former un million de Français à l’intelligence artificielle. Au programme : compréhension des modèles, apprentissage du “prompting”, enjeux éthiques et environnementaux. Un dispositif gratuit et agnostique, destiné aussi bien aux demandeurs d’emploi qu’aux salariés ou aux particuliers, pour démocratiser les compétences clés de l’ère IA.


Monde Numérique : [0:10] L'intelligence artificielle va-t-elle remplacer ? Les cols blancs, Monde Numérique : [0:14] les études se succèdent et se ressemblent. Les questions sont toujours plus concrètes. Et les réponses pas simples, on en parle cette semaine dans cet épisode de Monde Numérique. L'actu de la semaine, c'est aussi Starlink qui franchit le cap des 10 000 satellites en orbite. Méta qui annonce la fin du métavers et puis qui change d'avis, vous allez voir. Scandale en mer, le porte-avions Charles de Gaulle localisé grâce à l'appli Strava Et puis en Californie, un robot qui devient fou dans un restaurant. Monde Numérique : [0:53] Le débrief transatlantique avec Bruno Guilleminetti On s'interrogera pour savoir pourquoi les IA génératives en réalité ne savent pas écrire, Et puis on se demandera pourquoi Samsung abandonne son smartphone à trois écrans, qui pourtant, paraît-il, se vendaient comme des petits pains. Les interviews de la semaine, quel futur a l'ère de l'IA ? Quel impact sur l'emploi, je vous le disais ? Eh bien, on va en parler avec Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF, qui revient du festival South by Southwest aux Etats-Unis, consacré aux enjeux du futur. Et puis Microsoft veut former un million de français à l'intelligence artificielle. Pourquoi ? Comment ? Réponse dans cette émission avec la responsable de ce programme chez Microsoft France. Monde Numérique : [1:46] Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'hebdo du 21 mars 2026. Invité : [1:53] Monde Numérique, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [1:59] C'est parti pour un nouvel épisode de l'hebdo. Comme chaque samedi, 50 minutes de news, de décryptage, d'interviews. Abonnez-vous à ce podcast sur la plateforme de votre choix si ce n'est pas déjà fait. Faites-le connaître à vos amis. Merci pour vos petites étoiles et vos commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée. Si c'est possible de mettre des étoiles, ce n'est pas le cas sur toutes. Et puis bien sûr, retrouvez aussi l'application mobile de Monde Numérique, signée GoodBarber pour iPhone et Android, et le site web mondenumérique.info. Voilà, je crois que j'ai tout dit, on peut y aller. C'est parti pour l'actu ! Monde Numérique : [2:31] L'intelligence artificielle va-t-elle tuer l'emploi ? Encore une étude cette semaine qui sème le trouble. Oui, une étude qui émane de la compagnie d'assurance française Coface, c'est de l'Observatoire des emplois menacés et émergents. Ça existe, OEM. Une étude qui suggère donc que l'IA générative pourrait supprimer 5 millions d'emplois en France d'ici 5 ans, soit plus de 16% du marché du travail d'ici à 2030. Alors c'est un chiffre qui donne le vertige, et d'autant plus que, comme d'autres études qui l'ont montré avant, le plus troublant, ce n'est même pas le nombre, c'est le type d'emploi concerné, puisque les métiers les plus exposés seraient paradoxalement les plus qualifiés et les mieux rémunérés. On peut citer les architectes, ingénieurs, professionnels de l'informatique, de la finance, etc., ainsi que les fonctions support en entreprise. Bref, ce qu'on appelle les cols blancs et qui représente 10% des salariés les mieux payés en France. Donc en cause, c'est l'IA générative qui excelle dans les tâches cognitives, l'analyse, la synthèse, la rédaction, etc. Monde Numérique : [3:36] Cela dit, il faut tempérer cette étude une fois de plus, car plutôt que des vagues de licenciements, rassurons-nous, en fait, on prévoit surtout une transformation progressive du marché du travail. Oui, des métiers vont disparaître, mais d'autres se créent. C'est la fameuse destruction créatrice. il faut raisonner au niveau global et pas seulement au niveau individuel. Donc ne cédons pas à la panique ni à l'IA bashing, bien français. Au contraire, il paraît urgent de s'emparer de ces technologies pour ne pas rester sur le carreau, d'autant que l'IA est avant tout un formidable outil d'accélération et d'augmentation de la productivité individuelle. Ça, ce n'est pas l'étude qui le dit, c'est moi. Monde Numérique : [4:15] Savez-vous quel est le meilleur moyen de localiser un porte-avions nucléaire dont, en principe, on devrait ignorer la position exacte ? Réponse, eh bien, grâce à l'application de sport Strava. Ça, c'est le mini-scandale de la semaine. On parle déjà de Strava Leaks, des journalistes du Monde. On réussit à localiser la position exacte du porte-avions français Charles de Gaulle en Méditerranée simplement en regardant le parcours publié par un utilisateur de Strava qui n'était autre qu'un officier de marine s'entraînant à courir sur le pont du navire. Alors bon, la position du Charles de Gaulle était déjà un peu connue, puisque le président de la République l'avait annoncé, on sait qu'il est en Méditerranée. Mais sur le principe, n'empêche, ça fait des ordres. Ce n'est pas la première fois que ça arrive. Déjà, Strava avait permis de savoir où se trouvaient des soldats français en Afghanistan, en Irak, en Syrie. Également de localiser des agents secrets à Paris du côté du siège de la DGSE. Ou même ça avait permis de localiser Emmanuel Macron en faisant du footing avec ses gardes du corps. Il y a clairement un manque de sensibilisation à la problématique du traçage numérique, y compris dans certaines sphères où pourtant ça devrait être une préoccupation majeure. Monde Numérique : [5:26] Heureusement, bientôt, ce sont des robots qui iront faire la guerre, des robots humanoïdes. Ce n'est plus de la science-fiction. La startup américaine Foundation a mis au point un robot, le Phantom MK1, conçu spécialement pour la défense. Un robot humanoïde qui peut transporter des charges de 40 kg et qui, à terme, surtout, sera capable de manier des armes. Deux modèles de ces Phantom MK1 viennent d'être envoyés sur le front en Ukraine. C'est ce que nous apprend le Time. Les entreprises qui travaillent sur ces projets de robots humanoïdes destinés à l'armée assurent que l'avantage, c'est qu'envoyer des robots au combat, ça permet de préserver des vies humaines. Pour l'instant, il faut dire que ces robots sont télécommandés, mais à terme, l'ambition, c'est de les rendre autonomes, comme de vrais robots, un peu comme les drones, ce qui n'est pas sans poser des questions pour le moins vertigineuses. Les robots décideront-ils un jour, tout seuls, d'ouvrir le feu sur une cible ennemie ? Du coup, on voit tout ce que ça peut poser comme question. Est-ce qu'ils ne se tromperont pas ? Est-ce qu'ils prendront les bonnes décisions ? Pour l'instant, rassurons-nous, il y a encore un humain dans la boucle. Mais pour combien de temps ? C'est toute la question. Si ça vous intéresse, je vous en parle dans un épisode spécial de Monde Numérique en date du 20 mars 2026, si vous voulez en savoir plus. Monde Numérique : [6:44] Et pendant ce temps, justement, la robotique civile continue de progresser à grands pas. Cette semaine, c'est le robot humanoïde chinois Jiwan de la marque Unitree qui a franchi une nouvelle étape. Il a appris à jouer au tennis en à peine cinq heures. Comment ? Eh bien, en s'entraînant à partir de matchs qui n'étaient même pas des matchs parfaits, mais des fragments de mouvements dits imparfaits. Un système qui a donc fonctionné, qui fonctionnait en deux étapes. D'abord, une IA analyse les gestes humains et ensuite, une seconde couche d'intelligence artificielle décide quel mouvement il faut effectuer en fonction de la trajectoire de la balle. C'était un projet scientifique très sérieux, mené par des chercheurs de l'université Tsinghua en Chine, et qui auraient donc réussi en cinq heures à peine à fabriquer un champion de tennis. Comme quoi, il n'y a peut-être pas que l'école Blanc qui risque d'être remplacée par les IA et les robots. Monde Numérique : [7:37] Vous vous souvenez du métavers, le grand projet de Mark Zuckerberg, annoncé en fanfare en 2021, ça devait changer le monde grâce à la réalité virtuelle. Et le métavers, ça fait plusieurs fois qu'on annonce qu'il bat de l'aile et que, en fait, le rêve va s'arrêter. Eh bien, cette semaine, c'est une news qui a fait pas mal de bruit. Meta a annoncé qu'ils allaient fermer, alors non pas le métavers qui n'a jamais existé en réalité, mais un espace qui était une préfiguration du métavers, le système Horizon Worlds. Fermeture annoncée pour le 15 juin prochain, en tout cas pour l'accès via les casques de réalité Quest. Mais l'info a fait pas mal de bruit, elle a fait pas mal réagir, au point que Meta a décidé finalement de changer son fusil d'épaule. Et là, quelques jours plus tard, rectificatif, non, Horizon Worlds ne va pas fermer. En tout cas, pas tout de suite. Il faudra attendre encore un peu. En tout cas, ce jour, l'aventure Metavers de Meta lui aura quand même coûté quelques 80 milliards de dollars. Monde Numérique : [8:35] Starlink passe la barre des 10 000 satellites en orbite autour de la Terre. Joli coup pour Elon Musk, qui prouve que son pari de mailler l'espace avec des satellites en basse orbite pour fournir des connexions Internet n'importe où sur la planète est plutôt réussi. Starlink, c'est une constellation qui couvre aujourd'hui plus de 100 pays, qui relie plusieurs millions d'abonnés. Face à ces 10 000 satellites de Starlink, deux concurrents principalement, mais qui ne sont clairement pas au même niveau. Kuiper d'Amazon, avec 210 satellites en orbite actuellement et un objectif de dépasser les 3000 à terme. Et puis les Européens de E-Telsat OneWeb, qui eux ont 630 satellites déployés sur un total prévu de 650. Mais E-Telsat utilise une technologie un peu différente qui mêle des satellites en orbite basse et des satellites géostationnaires beaucoup plus hauts, qui ont une durée de vie plus longue, mais qui n'apportent pas la même qualité de service puisque les connexions sont moins rapides qu'avec Starlink. Il est vrai que le public n'est pas le même. Le Telsat s'adresse en priorité au gouvernement, aux entreprises, plutôt qu'au grand public comme Starlink. Monde Numérique : [9:43] Elon Musk, justement, qui lâche l'affaire face à l'Union Européenne. Vous vous rappelez que Bruxelles avait récemment condamné le réseau social X à une amende de 120 millions d'euros au nom du Digital Services Act, le DSA, pour différentes infractions, notamment le manque de transparence concernant les annonceurs, le refus d'ouvrir les données aux chercheurs, et puis la fameuse histoire des petites coches bleues qui ne sont plus attribuées sur dossier, en quelque sorte, mais uniquement contre paiement. Une amende de 120 millions d'euros, donc Elon Musk avait beaucoup râlé publiquement, mais finalement il a payé 1-0 dans le match entre l'Europe et les Etats-Unis, et une preuve peut-être que ce DSA finalement peut servir à quelque chose. Monde Numérique : [10:27] C'est une révolution pour le jeu vidéo. Voilà comment Jensen Huang, le patron de Nvidia, a présenté cette semaine la dernière trouvaille de sa compagnie. Ça s'appelle DLSS 5. C'est une technologie censée améliorer les images de jeux vidéo grâce à l'intelligence artificielle. Un modèle de rendu neuronal en temps réel qui permet d'améliorer considérablement le réalisme des tissus, de la peau ou des cheveux, uniquement par un système d'éclairage des pixels. Les images sont bluffantes, c'est vrai, et Jensen Wang compare cette avancée à un moment chagipiti pour le jeu vidéo, mais c'est une innovation qui soulève des critiques, et oui, des critiques notamment de la part de certains joueurs qui redoutent une uniformisation artistique, donc un peu querelle d'experts, mais aussi certains pensent que ça va modifier l'économie des jeux vidéo et la manière dont on va fabriquer les jeux, où on va finalement peut-être moins soigner les jeux d'origine, sachant que l'IA sur l'ordinateur du joueur fera tout le boulot. Voilà, Jensen Huang promet un nouveau bond géant pour le graphisme informatique en matière de jeux vidéo, mais un bond géant qui serait donc principalement au bénéfice de la compagnie NVIDIA. Monde Numérique : [11:45] Jeu vidéo toujours, si vous avez joué au jeu Pokémon Go ces dernières années, vous savez, ce jeu qui consiste à capturer virtuellement des créatures en réalité augmentée, ça existe depuis 2016, et bien vous ne le saviez peut-être pas, mais en fait, vous allez rapporter beaucoup d'argent sans doute à la société Niantic, éditrice du jeu, puisque vous avez contribué en fait à collecter la plus grande collection d'images à travers la planète pour un système de cartographie. Et oui, en capturant les Dracofus et les Pikachus, vous avez envoyé plein d'images dans cette base de données qui va servir à entraîner des robots livreurs. Voilà, c'est ce qu'a révélé une enquête du MIT Technology Review. Donc, Niantic a recueilli ce trésor de 30 milliards d'images géolocalisées, y compris dans les moindres recoins, dans les villes, etc. Et c'est intéressant dans les villes parce que c'est là où le GPS, en général, ne fonctionne pas bien. Donc, les systèmes de localisation classique ne sont pas opérationnels. Mais là, avec ces images, ça permet d'avoir un degré de localisation au mètre près, beaucoup plus précis que ce qu'utilise Google, par exemple. Voilà, donc grâce à vous qui avez peut-être joué à Pokémon Go, on pourra bientôt se faire livrer des pizzas dans les moindres recoins partout dans le monde. Bon, le seul problème, c'est que vous n'étiez peut-être pas au courant et qu'on ne vous a peut-être pas demandé votre avis. Monde Numérique : [13:08] Et on termine par cette info originale. En France, l'opérateur Orange va transformer ces pylônes sur lesquels se trouvent les antennes de téléphonie mobile, il va les transformer en détecteurs de drones. Face à la multiplication des incidents qui impliquent des drones, des drones civils, en effet, Orange a lancé un service qui s'appelle Drone Guardian. C'est une solution de surveillance aérienne anti-drone qui va donc exploiter les 20 000 pylônes de l'opérateur et puis tous les points hauts qu'il possède. Sur lesquels il y a actuellement des antennes. Ils vont rajouter en plus donc des capteurs de drones capables de détecter les engins volants dans un rayon de 6 à 20 km grâce au système d'identification électronique dont en principe tous les drones du commerce sont équipés. Alors, ce n'est pas un système pour neutraliser les drones. Il n'y aura pas de rayons laser pour les détruire ou d'autres systèmes comme ça. C'est juste un système de détection et d'alerte pour les installations civiles comme les aéroports ou les organisateurs de spectacles, de manifestations sportives Bref, dès qu'il y a un risque potentiel avec des drones, ce système pourra les détecter. Ce sera un service payant, commercialisé par Orange auprès de clients professionnels. Et ensuite, éventuellement, les forces de l'ordre et elles seules sont autorisées à intervenir. En tout cas, Orange prévoit de couvrir 2000 zones critiques en France en moins de 3 ans et espère même exporter ce service en Europe de l'Est. C'est plutôt original. Monde Numérique : [14:37] Avant d'aller plus loin, un mot de Froganz, partenaire de l'hebdo de Monde Numérique. En 2025, je vous ai fait découvrir cette initiative technologique unique au monde, une nouvelle manière de consulter, de publier du contenu en ligne. Froganz fait sortir Internet du cadre avec des sites graphiques, simples, très fluides. 2026 sera une année décisive pour Froganz, qui s'adresse pour l'instant en priorité aux développeurs. Comment ça marche concrètement ? Alexis Tamas, cofondateur de Froganz. Invité : [15:04] Le fonctionnement de Froganz du point de vue de l'utilisateur final, c'est une application. Alors sur un téléphone, ça vient d'un store tout à fait traditionnel. Sur un ordinateur, pareil, on télécharge un petit logiciel qui s'appelle Froganz Player, qui est disponible gratuitement, qui ne nécessite pas d'enregistrement de la part des utilisateurs et qui est distribué par l'OP3FT qui est en charge de la standardisation de Froganz. Monde Numérique : [15:24] Et pour en savoir plus, rendez-vous sur f2r2.fr, f2r2.fr. Monde Numérique : [15:30] Le débrief transatlantique. Invité : [15:35] Jérôme Colombain à Paris, bonjour. Monde Numérique : [15:37] Salut Bruno Guglielmminetti à Montréal. Bruno, j'ai lu un article très intéressant sur ton carnet cette semaine, où tu racontais comment, tu expliquais comment l'intelligence, pourquoi l'intelligence artificielle, les IA génératives qu'on utilise, ChatGPT, Cloud, etc., eh bien en fait ne savent toujours pas écrire, ou en réalité, elles n'arrivent pas à sortir d'une forme d'écriture qui est hyper conventionnelle et pas très originale. Invité : [16:03] Oui, c'est une lecture que j'ai faite dans le magazine américain The Atlantic qui s'est intéressé à la chose. C'est une belle plume que ce journaliste qui a écrit le texte et puis il racontait ça. Puis je me suis mis à réfléchir et je me suis dit, tiens, je vais mentionner cette histoire-là, évidemment en lui donnant la paternité de cet article et de cette idée-là. Mais ce qu'on se rend compte quand on lit des spécialistes sur le sujet, c'est que l'IA générative, générative, bien qu'elle arrive à solutionner tous les problèmes de la planète quand on lui pose des questions. Le problème, c'est que quand vient le temps d'écrire. Invité : [16:37] Elles misent tout sur la cohérence d'un texte et non pas sur la créativité. Invité : [16:43] Et ce qui donne, en tout cas pour l'œil affiné du lecteur, ce qui donne que rapidement, à un moment donné, quand on lit des textes, on se rend compte que c'est une IA qui l'a écrit parce qu'on est toujours sur les faits, les faits, les faits. Quelquefois, des hypothèses. Sinon, quand elle amène des choix, c'est toujours trois choix. Ça n'existe pas deux choix ou quatre choix, c'est toujours trois choix. Il y a comme une façon de procéder qui fait que, puis il ne mise pas sur le fait d'être maladroit comme un humain. Il ne va pas sur des tournures un peu particulières. Non, il est toujours exact. Il y a une formule, il y a une approche et c'est ça qu'il prend. Et donc, lui, l'important, c'est de juxtaposer des mots qui vont bien et qui vont l'emmener à bon port. On en a déjà parlé en disant qu'une IA, ça n'a qu'un but, c'est de réussir la tâche qu'on lui a donnée par tous les moyens nécessaires. Alors, c'est ça qui arrive. Et là, ce qu'on se rend compte, c'est qu'à moins de lui demander à l'IA générative d'écrire un texte à la façon de, on va toujours être pris avec ce modèle-là. Et donc, selon la plupart des spécialistes, puis moi, après la lecture de cet article-là, je me suis amusé. Et puis effectivement, le même texte, si on lui dit, prends ce texte-là et refais-le à la façon de, bien là, on a quelque chose de plus sympathique. Mais ça ne vient pas de façon « naturelle ». Ce n'est pas le premier geste que l'IA va poser. Monde Numérique : [18:11] Mais encore faut-il que l'auteur, par exemple, qu'il va copier, il faut qu'il ait suffisamment de données. Invité : [18:19] C'est ça. Et le problème que ça engendre, c'est que si tu lui demandes ça et qu'il réussit, ça veut dire qu'il l'a lu. Ça veut dire qu'il l'a pillé. Monde Numérique : [18:30] Il y a ce problème-là, mais c'est surtout que si c'est des auteurs qui ne sont pas connus, moins connus, tu ne peux pas lui faire ça. Moi, typiquement, j'essaie de lui faire écrire des articles et je voudrais qu'il écrive comme moi, mais qui est plus une écriture destinée à l'oral qu'elle écrit. Et c'est vrai qu'il n'y arrive pas. Il est incapable, mais parce que je ne suis pas Victor Hugo, il n'a pas pu s'entraîner sur des centaines d'articles. Invité : [19:00] Mais tu sais, moi, j'ai réglé ce problème-là il y a longtemps parce que j'avais parlé avec quelqu'un à l'époque, il y a trois ans, de chez Microsoft, qui m'avait dit, écoute, si tu es capable de brancher ton IA génératif en utilisant un API, donc une passerelle, et l'amener sur ton blog ou un endroit où elle va retrouver tes textes et lui dire d'apprendre là-dessus, il va être capable de reprendre ton style. Et c'est ça que moi, j'ai fait. Sauf que, faisant ça, j'ai aussi cédé mes textes et tout ce que j'ai raconté dedans. Et donc, du coup, quand j'ai fait ça, moi, c'est 2500 textes qui sont partis dans la mémoire. Il y avait SonicWrite et il y avait Chagipiti au début. Mais bon, pour ce que ça vaut, ils sont disponibles aussi sur mon carnet. Monde Numérique : [19:48] C'est bien. Comme ça, maintenant, je vais pouvoir, moi, demander à Chagipiti de m'écrire un texte à la manière de Bruno Guglielminetti. Invité : [19:55] Tu imagines le succès que tu vas avoir avec ces textes-là. Monde Numérique : [19:57] Ah, mais ça va être un best-seller. Invité : [19:59] Si tu pensais que tes choses allaient bien, tu vas voir comment ça va être formidable. Monde Numérique : [20:02] Mais c'est rigolo qu'on parle de ça parce que, écoute, je vais te faire une confidence. Là, je suis en train de finaliser l'écriture d'un bouquin, justement. Invité : [20:07] Non. Monde Numérique : [20:08] Et si, si. Alors, ce n'est pas un roman. Allez, je te le dis. Invité : [20:14] Qu'est-ce que c'est? Monde Numérique : [20:16] Ça ne va pas trop te surprendre. C'est un guide sur le podcasting, bien sûr. Invité : [20:20] Mais attends, tu offres déjà une formation en ligne. Monde Numérique : [20:23] Eh bien, voilà. Ce sera la version écrite. et donc j'utilise un peu les IA je ne m'en cache pas, mais pour la mise en forme et pour la structure je lui ai donné le plan je lui ai donné les trucs en fait c'est parce que je n'étais pas satisfait de mon plan, je lui ai dit ça ne me va pas il y a un truc qui ne va pas, le déroulé ne va pas trouve-moi, aide-moi à faire mieux et alors là, je suis parti dans un truc, il m'a embrouillé il m'a dit oui c'est vrai tu ferais mieux de mettre ce passage ici ce passage là, celui là, etc alors je commence à le faire, puis après je lui dis non mais attends ça va pas parce que ça j'en ai parlé avant je vais en reparler après, ah oui tu as raison alors on va plutôt faire ci, et il m'a fait un micmac pas possible et ça m'a rajouté des heures et des heures de boulot et tout, ça c'était avec Chajipiti J'ai opté, j'ai fait un peu différemment. Après, je suis allé voir Claude et je dois dire que Claude est un meilleur élève pour ce genre de choses. Effectivement, il m'a fait des choses assez intéressantes. Après, il m'a sabré mon texte, il m'a raccourci tous mes articles qu'il faut que je réécrive. Enfin bon, bref, je te passe les détails. Invité : [21:30] Il est dur, Claude, mais il écrit bien. Monde Numérique : [21:32] Il est dur, oui, mais il écrit bien, c'est vrai. Tout ça pour dire que c'est une aide fantastique, mais ce n'est pas plug and play. Il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton, loin de là. Invité : [21:39] Non, c'est vrai, c'est vrai. Monde Numérique : [21:41] Bon, enfin, voilà. Invité : [21:43] Écoute-moi, tu vois, est-ce que tu as déjà une date de parution? Monde Numérique : [21:48] Non, pas encore, mais je ne manquerais pas de te tenir informé, ni les auditeurs. Invité : [21:52] Genre, tu vises le Salon du Livre de Paris? Monde Numérique : [21:56] Oui, certainement, oui, bien sûr. Je ne sais pas quand c'est. Non, non, non, pas spécialement. Je ne vis pas spécialement. Invité : [22:01] Je veux savoir si j'achète mon billet pour aller voir le Salon. Monde Numérique : [22:05] Ah, bien, je te ferai signe. Invité : [22:07] OK, merci. Autre chose. Monde Numérique : [22:09] Je t'ai craché le morceau, en tout cas. Invité : [22:11] C'est sur mon carnet que les gens ont entendu ça la première fois. Écoute, je veux t'entendre sur cette histoire de cette semaine, Samsung qui a mis fin à son téléphone intelligent, pliable en trois. Monde Numérique : [22:24] Ben oui. Invité : [22:25] Après seulement trois mois sur le marché, c'est quand même rapide. Monde Numérique : [22:28] C'est dingue. Alors, sur le marché uniquement asiatique, uniquement en Corée. Il était vendu qu'en Corée du Sud, hein? Invité : [22:35] Mais ça veut dire quoi pour toi ? Je pense qu'aux États-Unis, on pouvait l'avoir, mais il fallait le commander. Monde Numérique : [22:41] Et aux États-Unis, oui. Invité : [22:42] Mais ça dit quoi, toi, cette histoire-là ? Monde Numérique : [22:45] Je suis un peu surpris parce que j'ai vu Samsung au Mobile World Congress de Barcelone. Ils présentaient leur téléphone. Ils étaient très fiers. Et ils expliquaient qu'ils se vendaient comme des petits pains. Donc, je pense qu'ils m'ont menti. Invité : [23:00] Je pense qu'ils m'ont baratiné. Monde Numérique : [23:02] Ou alors, c'est qu'il y a un autre problème. Honnêtement, je ne sais pas du tout comment décrypter cette information. Est-ce que ça veut dire qu'ils arrêtent le concept même du pliant en trois parties ? Ou bien c'est simplement ce modèle-là qui peut-être était trop cher ? Il était très cher. Il était quoi ? Invité : [23:21] À 2 900 dollars américains. Monde Numérique : [23:22] Voilà, on va dire 3 000 dollars. Invité : [23:24] 3 000 dollars, oui. Monde Numérique : [23:26] Est-ce que donc c'était un problème de pricing, en fait, de prix, comme on dit en bon français ? Est-ce qu'il était trop cher parce qu'il était trop difficile à fabriquer et du coup, peut-être qu'il s'orienterait vers quelque chose d'un peu plus bas de gamme ou en tout cas accessible ? Je ne sais pas du tout ce qu'il y a derrière cette décision, mais elle interroge parce qu'effectivement, on pensait qu'ils ouvraient une nouvelle voie. Ils ne sont pas les seuls. Huawei, enfin, ils ne sont pas les seuls, mais il n'y a pas beaucoup de monde qui fait ça. Invité : [23:55] À part Huawei ? Monde Numérique : [23:56] Il y a Samsung et Huawei qui font des smartphones qui s'ouvrent en trois. C'est tout. C'est les deux seuls à ma connaissance. Donc, on va voir ce que fait Huawei, qui, lui, ne vend son pliable, son Trifold, je ne sais plus comment il s'appelle, que en Chine, exactement. Donc, ce n'est pas le même truc. Voilà, écoute, on va voir. Est-ce que c'est la fin, c'est comme le métaverse, est-ce que ça part dans les égouts du numérique avec le métaverse, le Samsung, le smartphone qui s'ouvre en trois, ou est-ce que c'est juste pour ajuster le tir ? Qu'est-ce que tu en penses ? Invité : [24:28] C'est vraiment des belles images, hein. Les égouts du numérique. Monde Numérique : [24:32] Les égouts du numérique, oui. Les égouts de la tech. Invité : [24:35] Mais c'est ça. Moi, quand j'ai lu ça, j'ai dit, bon, c'est une chose ou c'est l'autre. Ou ils trouvent qu'ils n'ont pas assez... Ça, c'est sûr. Monde Numérique : [24:42] Arrête, on dirait ChatGPT. Alors, c'est une chose ou c'est l'autre? Invité : [24:45] Attends. Si j'étais ChatGPT, j'aurais dit, c'est une chose, l'autre ou l'autre. Il y aurait eu trois. Monde Numérique : [24:50] C'est entre telle chose et telle chose. Il finit toujours comme ça. C'est entre ça et ça. Invité : [24:55] Bref. Monde Numérique : [24:56] Bref. Pardon, vas-y. Invité : [24:58] Mais non, c'est ça. Alors, ou c'était parce qu'ils ne faisaient pas assez de retours sur investissement sur l'appareil, finalement, ça vient trop cher pour une petite clientèle, même si toute cette petite clientèle-là se lance, comme des petits pains chauds, pour reprendre l'expression de Barcelone, ou sinon, c'est parce qu'ils sont peut-être en train de préparer quelque chose d'autre. Et là, ils se disent, bon, bien, regarde, on va vendre ce qu'on a produit, on arrête ça là, puis il y a une autre génération. Oui, c'est pas possible. Monde Numérique : [25:27] Oui, exactement. Ce n'est pas impossible. Peut-être qu'ils étaient partis sur une voie où ça faisait un produit trop cher et ils ont trouvé…, Oui, c'est souvent pour des raisons industrielles qui nous échappent un peu, en fait, que ces décisions sont prises. Il ne faut pas le perdre de vue. Bon, enfin, donc, on verra bien. Bon, Bruno, ça fait à peine 2h40 qu'on se parle. De quoi parles-tu dans ton carnet cette semaine? Invité : [26:09] Cette semaine, je me garde spécial édition suisse avec deux Suisses. Mais ce n'est pas vrai. Il y a trois Suisses cette semaine dans mon carnet. Il y a évidemment Thierry Weber qui vient faire son passage. Monde Numérique : [26:18] Trois Suisses et La Redoute aussi? Invité : [26:22] C'est fort. C'est une blague pour les Français, ça m'est bon. Monde Numérique : [26:25] Oui, c'est une blague de français. C'est une blague de boomer française. Invité : [26:28] Oui, c'est vrai, pardon. Mais donc, trois Suisses, trois Helvettes, si tu veux, ça va aller mieux. Et donc, il y a Bruno Giassini, qui est un vieux de la veille dans le monde de la techno. Ça a été longtemps le patron des TED Talk. Monde Numérique : [26:44] Un vieux de la veille ou un vieux de la vieille? Invité : [26:46] Un vieux de la veille. Monde Numérique : [26:48] Un vieux de la veille? Invité : [26:50] Oui, parce que ça fait longtemps qu'il surveille ce qui se passe sur Internet. Monde Numérique : [26:52] Ah oui, parce que... Invité : [26:53] La vieille, je ne sais pas où elle est rendue, mais la veille, moi, je sais qu'il en fait encore. Monde Numérique : [26:57] Un vieux de la vieille, c'est une expression en France. Invité : [26:59] Oui, mais lui, c'est un vieux de la veille. Monde Numérique : [27:01] OK, c'est pas mal, joli. Invité : [27:03] C'est ma version d'eux, mais bon. Mais merci d'avoir souligné amplement la façon que tu l'as fait. C'est très agréable. Donc, alors, ce Bruno-là, il vient de commettre un livre qui veut permettre aux Suisses, mais pas que, de se soulever devant tous ces géants de l'Internet et de ne pas rester des utilisateurs B.A. devant tout ce qu'il faut faire. Ça, c'est intéressant. Il y a plein de trucs en Suisse. Monde Numérique : [27:27] Il y a plein de services suisses. Oui, vas-y. Invité : [27:29] Après, j'arrête de t'interrompre. Je parle à Pascal Greco. Est-ce que ça dit quelque chose? Monde Numérique : [27:36] C'est le fils de Juliette? Non, je ne sais pas. Invité : [27:38] Non, et il ne chante pas. À ma connaissance, il ne chante pas. De quoi, il n'a pas chanté pendant l'entrevue. Lui, c'est un photographe professionnel. Il travaille beaucoup en Asie. Mais là, il vient de commettre un livre de photos, un album de photos. Des photos qu'il prend dans les jeux vidéo. Alors, c'est vraiment intéressant. Il utilise plusieurs jeux vidéo dans lesquels il a fait ça. Il se rentre dans des endroits qui existent vraiment. Il prend des photos de ces lieux-là, de la façon qu'ils les ont refaits dans les jeux vidéo. Et c'est vraiment beau. Il y a un hyper lien dans le descriptif de l'entrevue. Vous irez faire un tour. Et c'est tellement beau qu'à un moment donné, il a fait un livre sur l'Islande. Mais il avait trouvé un jeu, je pense que c'était un jeu japonais, qui utilisait le décor de l'Islande. Et c'était tellement vrai qu'il avait été prendre des photos dans le jeu et les gens pensaient que c'était des vraies photos qu'il avait été prendre en Islande. Alors, c'est pour te montrer comment il arrive à bien capter. Monde Numérique : [28:38] Mais lui, en fait, il fait des captures de jeux vidéo, c'est ça? Invité : [28:41] Oui, oui. Monde Numérique : [28:41] Ah, OK. Il ne va pas sur le terrain? Invité : [28:44] Non, il va dans le jeu vidéo, il va prendre des images de cellules-là. Monde Numérique : [28:48] D'accord, ok, d'accord. Mais donc, c'est des images qui ont été créées par des artistes, créateurs de ces jeux. Invité : [28:55] Oui, je suis content, Jérôme, tu suis bien. Merci. Monde Numérique : [28:57] Oui, oui, oui. C'est bien compliqué, ta mise en abîme, là. On est dans la huitième dimension avec Bruno. Ce n'est pas facile. Invité : [29:05] Dis le gars qui parlait de Metaverse il n'y a pas tellement longtemps. Sinon, dans 40 ans, la société, la technologie, le numérique, ça va ressembler à quoi? Monde Numérique : [29:14] Je ne sais pas. On est toujours dans le sommaire de ton émission, là? Invité : [29:16] Oui. Monde Numérique : [29:17] OK, d'accord. Invité : [29:18] Catherine Mathis va venir nous en parler parce qu'elle donne une conférence très bientôt. Et puis, je parle à une collègue à toi qui te porte hautement en estime, Mathilde Mélin, qui est journaliste spécialisée dans le podcast. On l'a lu dans Téléroman, puis on l'a lu ailleurs. Et donc, c'est drôle parce qu'elle, ça fait 10 ans qu'elle fait de la critique de podcast. Et elle va lancer un nouveau podcast très bientôt. Monde Numérique : [29:45] Ah, cool. Invité : [29:46] Alors, je voulais... Toi, tu as cette réalité des auteurs. Toi, tu sais ce que c'est, lancer un livre. Tu en as eu plusieurs dans ta vie. Alors, elle, elle lance des podcasts comme ça. Alors, ça sera intéressant. Et c'est aussi à écouter dans mon carnet. Alors, voilà, somme toute, une partie du sommaire de cette édition de cette semaine. Ben, Jérôme, je vois le temps qui file et j'imagine tes auditeurs qui sont en Invité : [30:11] train de taper du pied en disant, bon, c'est quand la suite? Monde Numérique : [30:14] Allez, allons-y. Invité : [30:15] Alors, je te laisse poursuivre ton édition et puis moi, je vais poursuivre la mienne et je te dis à la semaine prochaine. Salut. Monde Numérique : [30:21] Eh ben, écoute, je te dis à la semaine prochaine, mon cher Bruno. C'est super intéressant et on se retrouve comme chaque semaine dans huit jours. Ciao, ciao. Invité : [30:30] Huit jours, déjà. Moi, la semaine, elle fait sept jours. Monde Numérique : [30:33] Oui, sept jours. Mais nous, on dit huit jours. Ça, c'est un paradoxe français. On dit dans huit jours, ça veut dire sept chez nous. C'est comme ça. Invité : [30:38] Oui, ça explique beaucoup de choses. Monde Numérique : [30:40] Oui, je suis d'accord. Invité : [30:41] Vous devriez réglementer les semaines, ça vous ramènerait ça à ça. Allez, salut. Monde Numérique : [30:45] Bye. Ciao. Invité : [30:58] Monde numérique, le meilleur de la tech. Monde Numérique : [31:06] La suite de Monde numérique, on passe aux invités de la semaine. Juste avant, je dois vous signaler la semaine prochaine, un nouvel épisode du podcast Maison Connectée. Ce deuxième podcast que je vous propose, consacré, comme son nom l'indique, à la domotique. Et on parle ce mois-ci du système Home Assistant. Maintenant, c'est cette plateforme en open source qui permet de piloter absolument tout ce qu'on veut à la maison. On ne va pas rater, nouvel épisode de Maisons Connectées, donc ce sera le 25 mars. En attendant, tout de suite, on va s'intéresser à une initiative de Microsoft qui, comme plusieurs grandes entreprises, a décidé de prendre son bâton de pèlerin pour aller former des gens à l'intelligence artificielle dans plusieurs pays, notamment en France. Objectif, un million de personnes formées à l'IA. Bon, ça veut dire quoi concrètement ? J'ai posé la question à la responsable de ce projet. Et puis avant cela, direction les Etats-Unis, le Texas, pour faire le point sur l'événement annuel South by Southwest, cette manifestation étonnante où on essaye d'imaginer le futur. Et vous allez voir, ce qu'il en ressort est particulièrement intéressant. On en parle tout de suite avec mon invité. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcasts et Spotify. Sinon, retrouvez-les en épisodes séparés la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique. Bonjour Julien Villeret. Invité : [32:28] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [32:30] Directeur de l'innovation d'EDF. On se retrouve chaque mois en partenariat entre monde numérique et EDF. Et pour parler ce mois-ci d'un événement assez étonnant qui a lieu chaque année aux Etats-Unis et auquel vous avez la chance de vous rendre d'ailleurs régulièrement, c'est le fameux South by Southwest. South by pour les intimes ou SW. Invité : [32:52] SXSW, oui. Monde Numérique : [32:53] Alors, question inévitable, qu'est-ce qui vous a le plus marqué cette année ? Invité : [32:56] Alors moi, j'ai retenu sept points qui sont un peu les sept points qui illustrent la thématique cœur. Et la thématique cœur, c'était l'humain face à l'IA. Alors, ce n'est pas une thématique très originale en ce moment. On est tous à se poser plein de questions sur ce sujet-là. Mais là, très clairement, c'est ce qui a émergé. Et le premier point, c'est d'abord justement une forme de convergence. C'est-à-dire qu'il n'y a plus vraiment des tendances isolées. Avant, on disait qu'on regardait la tendance du numérique, les tendances dans l'énergie, les tendances dans ceci, les tendances dans cela, la géopolitique, que sais-je. En fait, aujourd'hui, tout se percute. C'est-à-dire qu'il n'y a plus de tendances chacune dans leur couloir, dans leur silo. Il y a une convergence de tendances qui viennent se percuter. Invité : [33:38] Et finalement, ces percussions, c'est ça qui vient vraiment changer le monde. Par exemple, l'intersection, puisqu'on en a déjà parlé ici, de l'IA et de l'énergie, c'est vraiment quelque chose qui est absolument fondamental. On va y revenir et c'était un des gros sujets qui étaient discutés par exemple à Sassouette donc voilà cette percussion finalement des tendances entre elles leur potentialisation c'est peut-être le premier des sujets, le deuxième c'est que pour la plupart des intervenants c'était assez intéressant de voir que l'IA n'est plus un outil. Invité : [34:09] C'est une infrastructure. En fait, le vrai sujet d'IA, ce n'est pas tant les modèles, leur évolution, le software, ce que ça va savoir faire, parce qu'évidemment, il y a encore énormément de progrès devant nous et évidemment, ça va toujours aussi vite. Mais la vraie problématique, le vrai bottleneck, comme disent les Américains, c'est l'infrastructure. Et donc, ce qui est aujourd'hui, finalement, difficile à planifier, c'est comment on va pouvoir avoir une IA durable, C'est-à-dire qu'il va continuer dans le temps à pouvoir vivre dans un monde où l'énergie est rare, où l'énergie est chère, surtout en ce moment quand on regarde les effets géopolitiques, où il n'y a pas assez de data centers, on n'arrive pas à les déployer assez vite pour faire fonctionner cet IA. Donc ça, finalement, c'est la vraie question de l'infrastructure IA. Et derrière, c'est une question évidemment de maîtrise de la technologie, de dépendance à d'autres pays éventuellement. Bref, il y a une vraie question de ces data centers qui sont un peu les usines du 21e siècle. Comme on les a connues au XIXe siècle avec la révolution industrielle, est-ce qu'on va être capable d'en avoir chez nous assez vite, et assez durablement, et assez puissante pour répondre à tous nos besoins ? Donc, il y a quelque chose qui est très puissant sur cette notion d'infrastructure. Invité : [35:25] Autour de l'IA. Le troisième point que j'ai noté, c'est que l'IA finalement, redevient ou rend le numérique physique, rend le numérique matériel. Et c'est un peu la suite du point que j'ai abordé précédemment sur les infrastructures. C'est-à-dire qu'on se rend compte que l'IA, c'est de l'énergie, de l'électricité, en l'occurrence beaucoup, c'est de l'eau, c'est du terrain, c'est de l'espace au sol. Et donc finalement, c'est des conditions physiques qui vont permettre au numérique d'exister. Et donc ça, c'est un peu finalement comme le pétrole hier. Quand on avait du pétrole hier, on pouvait faire du plastique, on pouvait faire produire énormément de choses dans le monde industriel. Aujourd'hui, on a besoin massivement d'électricité, d'eau et de terre, d'espace, pour pouvoir fabriquer de l'IA. Et donc, ça crée une fracture entre ceux qui ont ces capacités, ceux qui ont la possibilité de le faire, et les autres. Donc, typiquement là, on est dans cet exemple où l'énergie et le numérique sont un seul et même sujet, et on en avait déjà parlé ici même ça se renforce finalement de plus en plus. Invité : [36:31] Autre point qui est quatrième que j'ai noté et celui-là il est assez disruptif dans notre psychologie en tout cas dans la façon dont on aborde ces sujets-là et encore une fois c'est autour de l'IA c'est que plus on automatise, plus finalement, et c'était en tout cas le point de vue de beaucoup de conférenciers là-bas, l'humain devient clé. Alors ça, c'est le paradoxe. C'est qu'on nous raconte partout que l'humain va être remplacé par l'IA, si je ne sais plus le dire, et que donc finalement, la valeur de l'humain dans tout ça, etc. Eh bien, en fait, non, pas forcément. Alors oui, c'est vrai que plus on utilise l'IA, plus on automatise, et cette fameuse étude du MIT qui date de l'année dernière, plus le cerveau perd en compétence, et puis le cerveau finalement devient un petit peu idiot. Par contre, l'humain apporte une valeur et apportera durablement selon ses experts une valeur qui est celle du discernement, du jugement. Et qu'il n'y a pas aujourd'hui, il n'y aura plus en tout cas de valeur dans la connaissance, très clairement, il n'y aura plus de valeur dans la quantité de travail parce que évidemment la productivité d'une automatisation par IA est 100 fois supérieure à celle de l'être humain. Par contre, le jugement, la capacité à piloter, à décider de ce que font ces IA, donc ce leadership finalement sur l'IA, va devenir et va rester et va devenir encore plus une compétence très forte à avoir. Je ne sais pas si c'est vrai, mais en tout cas, c'est la vision et le point de vue de beaucoup d'experts. Monde Numérique : [38:00] Ça a l'avantage d'être assez rassurant comme hypothèse. Invité : [38:03] Exactement. Et donc, c'est ça qui est séduisant, c'est que ça va un peu à l'encontre de ce qu'on a pu entendre nativement, un peu ces derniers mois, ou ces dernières années, d'autant que c'est par conséquence, et c'est le cinquième point, quelque chose qui leur fait dire qu'en fait, le travail ne disparaît pas. Dans un monde tout IA et tout automatisé, il se déforme. C'est-à-dire qu'il n'y a pas forcément de suppression massive de tous les emplois. Il y en aura, très clairement. La destruction créatrice va faire son œuvre. Invité : [38:31] Mais c'est vraiment des types d'emplois et surtout des types de personnes qui vont occuper ces emplois vont beaucoup changer. Et le vrai point critique et très inquiétant, c'est les juniors. C'est-à-dire que des jeunes qui ne savent pas apprendre parce qu'ils se sont reposés tout le temps sur l'IA et qui, historiquement, apprenaient par des tâches de junior, comme on dit, c'est-à-dire des tâches où on apprenait son métier à la base sur le terrain, ça, clairement, il n'y en a plus besoin. Donc, ça veut dire qu'on risque d'avoir une grosse fracture entre des seniors qui vont être très expérimentés, très augmentés, qui vont avoir la capacité de se maintenir au niveau de leadership pour piloter ces IA. Et par contre, des juniors, des jeunes qui apprennent moins bien et qui n'apprendront pas, du coup, à devenir ces seniors très compétents. Et donc là, c'est vrai qu'il y a un vrai risque de fracture des compétences qui a été relevé par une étude absolument passionnante qui est menée par l'université de Sydney sur justement les compétences qu'il va falloir développer pour être toujours à la page compétent en 2030 dans un monde où l'IA fait beaucoup de choses. Donc ça, c'était assez fort. Monde Numérique : [39:37] Ouais, ouais. Et enfin ? Invité : [39:39] Et enfin, et ce seront les sixièmes et septièmes points que j'ai retenus, c'est le retour. Cette idée est une idée que je trouve assez forte. C'est le retour des moonshots. Invité : [39:51] Alors, je ne sais pas si vous vous souvenez, Jérôme, il y a une époque, il y a maintenant une dizaine, quinzaine d'années, où on avait ce fantasme de l'innovation qui va chercher des moonshots, c'est-à-dire viser la Lune, pour le dire en français. Ça a été la grande spécialité d'Elon Musk quand il a construit Tesla. C'était un moonshot quand il a pensé SpaceX et développé et déployé SpaceX. D'ailleurs, Starlink aussi. Ce sont des moonshots. Google était le grand spécialiste de ça en disant, moi, je fais des paris vraiment de disruption complète, de transformation complète du monde. Et puis, on était rentrés après dans une époque un peu plus modeste, en disant, bah oui, les moonshots, ça ne marche pas souvent, c'est bien gentil, mais ce n'est peut-être pas comme ça qu'il veut fonctionner. Et bien là, l'idée clé, c'est de se dire que dans un monde là aussi très automatisé où l'IA permet de faire beaucoup de choses incrémentales, par exemple, chercher beaucoup plus de médicaments, beaucoup plus vite, faire des choses automatiquement, et bien le rôle de l'humain, avec l'IA évidemment qui l'augmente, ça va être d'aller justement chercher ses problèmes majeurs, ses objectifs très, très, très ambitieux, et donc ses moonshots. C'est que les avancées de l'humanité vont être moins incrémentables et vont être beaucoup plus par grands sauts, finalement, moonshots. Alors, on peut se dire, ça va déjà tellement vite en ce moment que ça paraît un peu fou et disruptif comme idée. En tout cas, c'est la vision d'un certain nombre de ces chercheurs. Il faut se souvenir que les moonshots, ça ne date pas des Lodbosk. Le nucléaire, c'était un moonshot pour la France. Le spatial, la conquête de l'espace, ça a été évidemment dans les années 60 un moonshot de la NASA. Invité : [41:17] Et lui, pour le coup, stricto sensu, vraiment, ils ont visé la lune donc c'est quelque chose en tout cas, qui est dans les cartes, a priori, selon les experts. Et puis, le dernier point qui est finalement un peu un résumé de tout ça, c'est que le numérique, à cause ou avec l'IA, devient finalement politique. C'est-à-dire que ce n'est plus un outil neutre, je reviens à cette idée initiale que ce n'est plus un outil, ça devient en fait avant tout un sujet de souveraineté, un sujet de puissance économique, un sujet de confiance, qui le contrôle, qui dépend de qui, qui décide. Et donc ça remet au cœur finalement de la géopolitique la notion de confiance parce qu'on va tous et on est tous interdépendants sur ce sujet-là. Et donc voilà, c'était finalement un South by Southwest cette année qui expliquait que dans le monde dans lequel on vit, tout est lié et tout est lié pour probablement longtemps donc ça transforme assez profondément nos façons d'agir et de penser. Monde Numérique : [42:17] Merci beaucoup Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF. Bonjour Céline Corno. Invité : [42:30] Bonjour. Monde Numérique : [42:31] Vous êtes directrice du plan de compétences IA chez Microsoft France. Un plan qui a été lancé en 2024. L'objectif, former un million de Français à l'intelligence artificielle. Ça veut dire quoi se former à l'IA aujourd'hui ? Invité : [42:45] Alors se former à l'IA, c'est une aventure, c'est toute une journée. Ce n'est pas simplement isolé de quelques sujets. On commence d'abord par démystifier. Le point principal avec cette technologie, c'est qu'elle a été adoptée très vite. Néanmoins, on se pose la question, est-ce qu'on l'utilise correctement et surtout, est-ce qu'on comprend ce que c'est ? Donc, on commence toujours par expliquer ce qu'elle y a et ce qu'elle n'est pas pour le recentrer autour d'un modèle qui repose sur des mathématiques et des probabilités. Donc, non, ce n'est pas magique. Non, ce n'est pas une réalité absolue. On part vraiment des définitions. Monde Numérique : [43:15] Vous expliquez qu'elle n'est pas intelligente et qu'elle n'a pas d'émotion. Invité : [43:18] Etc. On part vraiment sur les définitions. Ensuite, on permet aux gens d'apprendre à prompter cette nouvelle compétence, comment interagir avec ces outils. Parce que souvent, on pose une question assez simpliste à ces outils en espérant avoir une réponse fantastique et non, on explique aux personnes qu'il faut y mettre de l'effort, de la méthodologie. Et donc, prompter, c'est pouvoir clairement préciser un rôle, donner un rôle à l'intelligence artificielle, du contexte, des détails, une intention. Bref, c'est interagir de manière efficace. Monde Numérique : [43:46] Par exemple, un cas d'usage ? Quelqu'un qui a envie d'utiliser l'IA, je ne sais pas, pour son usage personnel ou pour son usage professionnel, ça peut être quoi ? Et qu'est-ce que vous lui dites ? Invité : [43:58] Par exemple, on peut prendre le cas d'un demandeur d'emploi qui souhaite se préparer à un entretien d'embauche. On travaille avec France Travail pour former justement les demandeurs d'emploi dans ce cas d'usage très précis. On peut par exemple se servir de l'IA pour peaufiner son CV ou sa lettre de motivation. On peut utiliser l'IA aussi pour s'entraîner avant un entretien. Je parlais tout à l'heure d'une méthodologie, on peut donner un rôle à l'IA, d'être un recruteur pour identifier peut-être des questions qui pourraient être posées, donner des détails sur l'offre d'emploi et des réponses qui lui permettent de se préparer. Parce que dans la recherche d'emploi, bien sûr, il y a les compétences, mais il y a aussi la confiance en soi. Et le fait de pouvoir être préparé en avance, cette compétence-là interpersonnelle, l'IA est quelque chose qui peut nous permettre justement d'y accéder plus facilement. Monde Numérique : [44:41] Alors vous l'avez dit, c'est agnostique, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce n'est pas uniquement de la formation à Copilot de Microsoft ? Invité : [44:46] Pas du tout, en effet. Ce n'est pas se former aux outils Microsoft, c'est vraiment se former au concept. Ce qu'il y a, comment on interagit, je le disais, avec ces outils, sans oublier les enjeux qui gravitent autour. Parce que c'est un outil, certes, mais ça a aussi des implications fortes dans notre quotidien. Ça pose des questions de responsabilité, de confidentialité des informations, d'éthique, d'environnement. Et donc, tous ces enjeux, on veut que les Français puissent comprendre, quand ils utilisent ces outils, qu'est-ce que ça implique. Et je le disais, point essentiel, ce n'a jamais été aussi important aujourd'hui que de développer ses compétences humaines. Donc apprendre à apprendre parce que ces technologies évoluent très très vite. Rester curieux et surtout développer son esprit critique pour avoir le bon niveau, le bon rapport de distance avec ces outils. Monde Numérique : [45:28] Est-ce que c'est l'occasion également de répondre à des questions qui sont un peu angoissantes, que se posent beaucoup de gens ? Est-ce que l'IA va me remplacer ? Est-ce que l'IA va dominer ceci ou cela ? Sachant qu'on n'a pas forcément les réponses à toutes ces questions. Invité : [45:42] Tout à fait, le point principal c'est qu'on considère aujourd'hui que l'IA générative constitue une véritable révolution technologique. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que d'abord la compétence IA elle devient finalement une compétence fondamentale, un peu comme l'était la bureautique il y a quelques années. Donc on encourage tout un chacun à comprendre et à savoir utiliser correctement cette compétence-là pour gagner en productivité, pour un assistant, pour booster sa créativité. Tout ça, ce sont ces enjeux qui nous permettent vraiment de saisir les opportunités de l'IA dans notre sphère personnelle comme dans notre sphère professionnelle. Il y a aussi... Comme je le disais, ça évolue extrêmement vite et se pose aussi la question à l'échelle de l'organisation des entreprises. Qu'est-ce que ça veut dire adopter une stratégie IA ? Ça vient transformer toutes les opérations, la manière dont on collabore, dont on interagit, dont on produit, dont on crée. Et cette nouvelle révolution, c'est celle-là. C'est vraiment l'arrivée de ces agents IA. Comment est-ce qu'ils s'intègrent dans nos processus métiers ? Comment ils transforment finalement la vision de l'entreprise pour mettre l'humain au centre avec l'IA comme catalyseur d'intelligence, de créativité, de productivité. Monde Numérique : [46:46] Une session de formation, vous l'avez dit, ça dure une journée, c'est ça ? Invité : [46:48] Alors, ça dépend des programmes. Par exemple, l'exemple de notre partenariat avec France Travail, c'est un calendrier de l'IA. Donc, chaque jour, c'est une petite compétence en plus sur l'IA, comme un calendrier de l'Avent. Donc, les personnes peuvent sur un mois se former à l'intelligence artificielle. Il y a des sessions qui sont plus courtes, qui peuvent être d'une ou deux heures pour aborder les bases de l'IA. Ça dépend vraiment des cibles et puis ça dépend du niveau de maturité aussi des publics, puisqu'il y a des personnes qui découvrent pour la première fois ces outils, d'autres qui ont besoin d'aller un peu plus dans les cas d'usage. Donc, ça va vraiment dépendre de nos programmes et de nos partenariats. Monde Numérique : [47:20] Et le prix ? Si je suis un particulier, ni demandeur d'emploi, ni salarié dans une grande entreprise, est-ce que c'est possible ? Invité : [47:28] Tout est gratuit. Tout ce que nous proposons, nos partenaires le mettent à disposition gracieusement de l'ensemble de leurs bénéficiaires. Donc, c'est gratuit, agnostique, disponible à toutes et tous en fonction, encore une fois, de votre situation et de votre volonté de vous former. Monde Numérique : [47:41] C'est une initiative qui a lieu également dans d'autres pays ? Invité : [47:43] Tout à fait. Ce programme-là est porté dans les pays où opère Microsoft. Donc oui, j'ai des homologues dans différents pays qui déploient ces mêmes actions pour s'assurer que le plus grand nombre puisse bénéficier des opportunités de l'IA. Monde Numérique : [47:55] Et puis d'autres grandes entreprises également qui font des opérations équivalentes. Merci Céline Corno, directrice du plan de compétence IA chez Microsoft France. Invité : [48:04] Merci beaucoup. Monde Numérique : [48:16] Fin de cet épisode de l'hebdo de Monde Numérique du 21 mars 2026. Merci de l'avoir suivi jusqu'au bout. Vous pouvez retrouver les interviews en version intégrale la semaine prochaine, en épisodes séparés. C'est ça le principe de Monde Numérique. Comme ça, il y en a pour tous les goûts, tous les formats. Monde Numérique : [48:31] Voilà, si vous voulez creuser le sujet, on entendra un peu plus. Rendez-vous lundi pour le débrief Transat version intégrale, également, avec mon camarade Bruno Guglielminetti. Et puis aussi en vidéo. Alors, le débrief Transatlantique en vidéo. certaines interviews en vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique et même l'actu la séquence actualité est désormais disponible en vidéo grâce au super montage de Lino, voilà, vous savez tout je vous donne rendez-vous non, j'allais oublier également de rappeler donc mercredi 25, nouvel épisode. Monde Numérique : [49:04] Du podcast Maison Connecté, consacré au système Home Assistant, on en parlera avec quelqu'un qui connait ça sur le bout des doigts, c'est Gonzague d'Ambricourt voilà, passez une très bonne semaine pleine de tech, salut.
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