Monde Numérique :
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0:10] Tandis que les Etats-Unis débrident l'intelligence artificielle,
Monde Numérique :
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0:13] l'Europe au contraire resserre les boulons. Donald Trump détricote tout ce que son prédécesseur avait mis en place pour encadrer l'IA. Et pendant ce temps sur le vieux continent, le règlement AI Act va bientôt entrer en vigueur. Mais attention, l'accouchement se fait dans la douleur. On vous explique tout dans cette émission.
Monde Numérique :
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0:35] Chat GPT bat des records de fréquentation et s'apprête à arriver en version 5. Un ChatGPT toujours plus intelligent avec le nouvel agent IA. Je l'ai testé, je vous raconte tout ça dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti. On verra aussi comment l'IA influence notre manière de nous exprimer. Et puis on verra comment des milliers d'entreprises dans le monde sont potentiellement victimes d'une énorme cyberattaque sur un logiciel Microsoft. Les interviews de la semaine, l'intelligence artificielle au service des commentaires sportifs avec la société DotVision. On verra comment pour la première fois des commentaires vont être générés en direct par une intelligence artificielle lors d'une compétition nautique à Hawaï. Et puis cet été, Monde Numérique, c'est une rediffusion des meilleures interviews de l'année. On revient cette semaine sur le sommet de l'IA qui avait lieu à Paris en février, avec Luc Julia, spécialiste de l'intelligence artificielle, qui décrypte cet événement pour nous. Et puis, conversation exceptionnelle entre Demis Hassabis et James Manyika, deux personnalités de Google DeepMind. Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'hebdo du 26 juillet 2025.
Invité :
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1:49] Monde Numérique, Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
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1:57] Monde numérique est toujours en vacances, enfin presque, pas tout à fait, vous le constatez, puisqu'on est là. Bruno Guglielminettiégalement est là, après un petit break la semaine dernière. Et puis Lino Tovena également, qu'on va retrouver dans un instant. Monde numérique, l'hebdo, c'est chaque samedi 50 minutes de news, de talk, d'interviews consacrés aux meilleurs de la tech. Merci pour votre fidélité, merci pour vos messages merci d'avance pour vos, petites étoiles, 5 étoiles sur Apple Podcast, et puis au mois d'août on passera en configuration allégée mais surtout continuez à écouter Monde Numérique, c'est idéal à déguster où que vous soyez, sur la plage à la montagne ou au bureau parce que ça arrive aussi, même l'été et même au meilleur, C'est une première mondiale. L'Europe s'apprête à appliquer sa fameuse réglementation pour encadrer l'intelligence artificielle, l'AI Act ou IA Act, en version plus française. Et oui, en Europe, on n'a pas d'IA ou pas beaucoup, mais on a des règlements, si on peut dire. Alors, cette réglementation ambitieuse vise à imposer des règles strictes aux grands systèmes d'intelligence artificielle comme ceux développés par OpenAI, Google ou Meta. L'entrée en vigueur va être progressive en fait. Ça va commencer à partir du 2 août, donc c'est très bientôt. Les géants vont devoir se plier tout d'abord à un code de bonne conduite, mais tout le monde ne joue pas le jeu. De quoi parle-t-on exactement ? Où en sommes-nous ? Lino Tovena explique-nous donc tout ça.
Invité :
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3:27] L'objectif, c'est clairement de reprendre la main. Avec l'IA Act, l'Union Européenne entend encadrer les technologies qui évoluent beaucoup plus vite que les lois. Cette nouvelle réglementation classe les IA selon leur niveau de risque, Plus le risque est élevé, plus les obligations sont lourdes. Transparence, sécurité, maîtrise des biais, contrôle des usages, c'est une approche pragmatique mais inédite à cette échelle. Et même si peu d'IA sont développées en Europe, les institutions européennes veulent imposer un cadre mondial comme elles l'avaient fait avec le RGPD pour les données personnelles. En attendant l'application complète de la loi, Bruxelles a lancé une phase de transition avec un code de bonne conduite assigné sur la base du volontariat. Il permet aux acteurs qui le rejoignent de montrer leur bonne volonté et de bénéficier d'un traitement plus souple par la suite. Mais il y a déjà des résistances.
Monde Numérique :
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4:12] Oui, des résistances. Et la plus spectaculaire, c'est celle du groupe Meta.
Invité :
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4:17] Et oui, Meta joue les frondeurs et refuse de signer ce code. Le groupe de Mark Zuckerberg avance plusieurs raisons. D'abord, il craint de devoir révéler des éléments sensibles sur la façon dont ces modèles d'IA fonctionnent. Il craint que ces informations puissent être copiées, détournées, voire utilisées pour bloquer certaines fonctions. Meta s'inquiète aussi des conséquences économiques. Si l'Europe devient trop réglementée, cela risque selon eux de ralentir le déploiement de ces solutions dans les différents pays. En refusant de signer le code, Meta s'expose pourtant à un encadrement beaucoup plus strict. À partir d'août, ils devront prouver qu'ils respectent la loi point par point, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu'à 7% de leur chiffre d'affaires mondial. C'est un pari risqué, mais qui en dit long sur les tensions autour de cette réglementation.
Monde Numérique :
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4:57] Alors cela dit, Meta n'est pas complètement isolé, car d'autres voix s'élèvent également pour protester contre l'IA Act.
Invité :
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5:04] Oui, car Meta n'est pas la seule à tiquer. En Europe même, des entreprises comme Airbus ou Bosch ont demandé un report ou des ajustements de texte. Elles redoutent une complexité réglementaire qui freinerait leurs projets. En revanche, d'autres grands noms ont décidé de la signer, comme OpenAI, Google, Microsoft ou encore des acteurs plus récents comme Mistral ou Hugging Face. Ces derniers préfèrent anticiper, gagner du temps et montrer qu'ils sont prêts à collaborer. Ce code de conduite n'a pas force de loi, mais il envoie un signal fort. Ce que joue l'Europe, c'est sa crédibilité en matière d'encadrement des technologies émergentes. Et au fond, cette affaire résume bien le paradoxe européen. Peu d'IA à la maison, mais la volonté d'en fixer les règles. Le tout sous les yeux de la Chine et des Etats-Unis, qui, eux, avancent beaucoup plus vite, mais sans aucun frein.
Monde Numérique :
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5:47] Et oui, c'est ça, tout le paradoxe. Faut-il ou pas réglementer ? Est-ce que ça ne risque pas de nous revenir dans la figure ? On en parle un petit peu tout à l'heure dans le débris transatlantique avec Bruno Guglielminetti. En tout cas, merci Lino Tovena pour ces explications. Et justement, aux États-Unis, pendant ce temps-là, Donald Trump, au contraire, lui, ouvre en grand les vannes de l'intelligence artificielle. Le président américain vient d'annoncer un plan d'action en totale rupture avec ce qu'avait entamé son prédécesseur.
Monde Numérique :
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6:19] Il veut libéraliser au maximum les innovations en matière d'IA. 90 mesures chocs pour s'affranchir en gros de toutes les barrières qui avaient été instaurées par Joe Biden, comme celles qui visaient à limiter les risques, les effets collatéraux, etc.
Monde Numérique :
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6:44] Trump part en guerre contre les modèles d'IA qu'il juge trop woke à son goût. La Maison-Blanche, notamment, vient d'interdire l'utilisation par les services gouvernementaux de logiciels IA, de logiciels IA, encourageant la diversité, l'équité, l'inclusion, et puis aussi certains éléments concernant le changement climatique. Ça soulève donc une question intéressante, en fait. Voilà, Chevalier Trump au service de l'IA complètement débridé. Ce qui soulève d'ailleurs une question intéressante. Les chatbots sont-ils orientés politiquement ? Eh bien, Trump pense que oui. C'est pour ça qu'il ouvre les hostilités. C'est un peu ce que le New York Times appelle dans un récent article assez intéressant « la guerre des cultures des chatbots ».
Monde Numérique :
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7:47] Pendant ce temps-là, la technologie continue à progresser, et notamment le numéro 1 dans cette catégorie, c'est ChatGPT.
Monde Numérique :
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7:55] ChatGPT qui arrivera bientôt en version 5, Sam Altman l'a annoncé.
Monde Numérique :
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7:59] Alors, qu'est-ce qui va se cacher derrière cette version 5 ? Eh bien, on découvrira, ce sera évidemment un modèle encore plus puissant.
Monde Numérique :
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8:06] Et puis, ChatGPT qui n'est pas sans effet sur nous, utilisateurs, car cela influencerait notre façon de parler et d'écrire. Je vous en parlais hier dans un édito en détail sur le monde numérique. En gros, c'est-à-dire qu'à force d'échanger avec les intelligences artificielles, eh bien, voilà que lorsqu'on s'exprime, on deviendrait moins brouillon, plus structuré. C'est ce que révèlent plusieurs études. Le style ChatGPT déteint sur nous. L'utilisateur régulier, alors pas seulement de ChatGPT d'ailleurs, mais de tous les chatbots d'IA, finit par écrire comme les IA elles-mêmes, avec des phrases bien construites, un vocabulaire soigné, un ton factuel, etc. C'est ce que révèle notamment une étude de l'université de Zurich, qui montre que les utilisateurs fréquents de modèles linguistiques comme Chagipiti adoptent des structures syntaxiques plus simples, plus neutres, et avec plus de connecteurs logiques, comme cependant, en revanche, ainsi, etc. C'est peut-être pas plus mal, finalement ça enrichit et ça polisse un peu le langage, mais ça police justement peut-être un peu trop, car l'effet pervers, c'est que nous aurions moins d'imagination, et notamment chez les jeunes, les lycéens, à l'école, ceux qui travaillent beaucoup avec de l'IA, ils sont bons, ils s'expriment mieux, mais ils ont plus de mal à sortir des clous. Et ce qui change en tout cas, ce n'est pas seulement la forme, c'est aussi...
Monde Numérique :
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9:30] Et ce qui est intéressant aussi, ce que montrent ces études, c'est que ce qui change, ce n'est pas seulement la forme, le choix des mots, mais c'est la manière de construire et de formuler ses idées un peu comme si on promptait.
Monde Numérique :
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9:48] Tac, tac, tac, tac, tac. Un peu comme si on promptait. Donc, voilà, à force de parler à une IA, on finit... Voilà, donc à force de parler à des IA, eh bien, on finit par leur ressembler. Vous voulez en savoir plus ? Je vous renvoie à l'édito en date du 25 juillet, sur le fil du podcast Monde Numérique.
Monde Numérique :
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10:20] Des administrations, des universités, des entreprises et notamment des entreprises sensibles dans plusieurs pays, victimes d'une vaste cyberattaque. Une cyberattaque qui cible un logiciel Microsoft, la solution SharePoint. Cette attaque a débuté en fait...
Monde Numérique :
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10:42] Alors les conséquences de cette attaque, visiblement, ce sont... Les conséquences de cette attaque se sont fait ressentir à partir de la mi-juillet. Merde. Non, le logiciel SharePoint, c'est ce logiciel de collaboration de Microsoft qui est largement utilisé dans des milliers, des millions peut-être d'entreprises et administrations à travers le monde. Les effets ont commencé à se faire sentir à partir de la mi-juillet, mais à l'origine de cela, il y a une faille critique qui a été détectée il y a déjà un certain temps et qui auraient été exploitées par des hackers, des hackers liés à la Chine selon les autorités américaines.
Monde Numérique :
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11:23] La particularité de SharePoint et de cette faille, c'est que ça ne se situe pas dans le cloud, mais ça se situe directement sur les terminaux des utilisateurs. Et le plus inquiétant, c'est qu'une partie de ces attaques ne se limite pas juste à faire de l'espionnage, mais un groupe notamment de hackers l'aurait utilisé pour déployer des rançongiciels, pour bloquer les données des organisations et demander des rançons. Au total, plus de 400 organisations déjà compromises, et notamment des agences gouvernementales américaines.
Monde Numérique :
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12:15] Autre forme de piratage qui nous concerne tous, de manière plus directe, vous avez certainement déjà reçu par téléphone ces appels assez désagréables, soit simplement de démarchage téléphonique commercial, soit carrément pour des
Monde Numérique :
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12:32] tentatives d'escroquerie. Heureusement, il commence à exister de plus en plus de solutions pour se protéger contre ce spam téléphonique. Il y a par exemple le service français Bloctel, on peut s'inscrire pour mettre son numéro en ligne on peut s'inscrire pour on peut s'inscrire pour on peut s'inscrire pour mettre.
Monde Numérique :
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12:57] Son numéro dans une liste spéciale, ce qui est censé limiter un peu les dégâts. Il y a également des applications qu'on peut télécharger comme Begone, on a déjà eu l'occasion d'en parler dans le monde numérique, ou encore Orange Téléphone qui est pas mal aussi. Et puis prochainement, l'ARCEP, le gendarme français des télécoms, annonce qu'il va organiser une grande consultation publique pour essayer d'améliorer les choses. Ils envisagent plusieurs mesures, notamment un système d'authentification des appels au niveau de l'opérateur, lorsque c'est un numéro mobile 0607 qui vous appelle, mais depuis l'international, car ça se produit. Eh bien là, les opérateurs devraient être capables de transformer ce numéro en une série de 9, 9, 9, 9, 9. C'est ce qui apparaîtrait sur votre téléphone à la place du numéro d'origine et qui serait donc plus facile à bloquer. Sachant que les numéros qui vous appellent pour ce genre d'arnaque sont souvent des numéros usurpés.
Monde Numérique :
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13:50] Non, un numéro d'origine. Parce qu'il faut savoir qu'il y a du démarchage légal et puis il y a des arnaques. Et pour les arnaques, les numéros qui vous appellent sont souvent des numéros qui ont été usurpés. Et justement, c'est l'ARCEP elle-même qui actuellement fait l'objet d'une grande campagne d'arnaques. Donc attention, si vous recevez un appel d'un soi-disant représentant de l'ARCEP, qui vous dit que votre identité a été usurpée, qu'il va vous mettre en relation avec la police, etc. Prudence, c'est une grosse arnaque. Vous pouvez signaler cet appel auprès du numéro spécial 33 700. Vous pouvez signaler auprès du numéro spécial 33 700. 3370.
Monde Numérique :
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14:43] Avant de passer à la suite de Monde Numérique, un mot d'une technologie innovante qui permet de diffuser du contenu d'une manière complètement nouvelle sur Internet, en dehors du cadre d'un navigateur, il s'agit de Frogans, partenaire de Monde Numérique. Frogans permet de créer des sites légers, fonctionnants sur tous les appareils, quel que soit le système d'exploitation, ordinateur, tablette, casque de réalité virtuelle, etc. Froganz est une technologie libre et ouverte qui repose sur un protocole technique entièrement nouveau, sécurisé et respectueux de la vie privée. Froganz fait actuellement l'objet d'une offre de titres qui vous permet d'acquérir, si vous le souhaitez, des parts de la société F2R2 à l'origine de cette innovation. Pour mieux comprendre à quoi ressemble Froganz, retrouvez mon interview du cofondateur Alexis Tamas en audio sur le fil de ce podcast ou en vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Et pour tout savoir sur Froganz, rendez-vous sur le site f2r2.fr f2r2.fr.
Invité :
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15:45] Jérôme Colombin à Beyrouth, bonjour.
Monde Numérique :
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15:47] Salut, Bruno Galamini, tiens à Montréal, comment vas-tu?
Invité :
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15:50] Ça va bien, toi?
Monde Numérique :
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15:51] Oui, je suis toujours à Beyrouth.
Invité :
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15:53] Toujours le beau soleil?
Monde Numérique :
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15:54] Plus pour longtemps, mais oui, beau soleil, on mange bien. Enfin, écoute, tout va bien dans ce pays très bizarre, décidément.
Invité :
[
16:00] Dis donc, Jérôme, tu t'es intéressé cette semaine à l'IA au Liban. Oui, parce que… Ce n'est pas évident à dire, à l'IA au Liban.
Monde Numérique :
[
16:06] Non, à l'IA au Liban, ce n'est pas évident à dire. Parce qu'effectivement, il se trouve qu'il y a une conférence qui se déroule en ce moment, sur plusieurs semaines qui s'appelle AI and Lebanon, et ça peut surprendre dans un petit pays comme le Liban qui a plein de problèmes de s'intéresser aussi à l'IA mais je trouve que c'est vraiment intéressant parce que du coup ça montre à quel point c'est un élément important et notamment pour le développement économique. Alors ce n'est pas une conférence qui va changer la face du monde en IA mais qui est sans doute importante pour la région et c'est essentiellement de la sensibilisation. Alors il y a des actions qui sont entreprises, il y a par exemple un bus IA qui va sillonner plusieurs villes du Liban, qui est en train de sillonner plusieurs villes du Liban pour évangéliser un peu les startups. Tu sais que les Libanais sont des entrepreneurs et des commerçants hors pair. Exceptionnel, ils ont des leçons à donner au monde entier à ce niveau-là.
Monde Numérique :
[
16:56] Et alors, c'est vrai que de toute façon, le Liban a toujours été très tech et a, toujours utilisé des tas de solutions pour compenser tous les problèmes qu'ils avaient. Moi, c'est la première fois que j'ai vu une application qui te dit à quel moment il va y avoir des coupures d'électricité, puisqu'il y a des coupures, puisque le pays ne paye pas la note, etc. Donc, des choses très, très pratiques, ou pour trouver des voitures, mais en dehors du circuit officiel, il y a Uber, malgré tout, qui fonctionne au Liban, même s'il faut payer en cash à chaque fois. Bref, et donc, cette conférence sur l'IA, c'est intéressant. Et dans le contexte qui est celui qu'on connaît, notamment un peu la diaspora libanaise, l'enjeu pour le Liban, en fait, c'est aussi d'éviter la fuite des cerveaux parce que tous ces gens intelligents, souvent, ils vont créer des entreprises à l'extérieur, en dehors du pays. Donc, il y a peut-être un filon économique à maintenir, comme dans beaucoup de pays, d'ailleurs, avec l'intelligence artificielle. Et puis, c'est intéressant aussi, par exemple, il y a NVIDIA qui a un projet de data center en Israël, d'ailleurs, et possiblement au nord d'Israël, c'est-à-dire en réalité tout près de la frontière libanaise, sauf que, bon, comme on le sait, la frontière libanaise est fermée, il n'y a aucune communication, mais rêvons, et peut-être un jour, il y aurait des Libanais qui iraient travailler dans ce data center, enfin voilà, on peut imaginer plein de choses, mais ça, c'est sans doute dans un... Ce ne sera pas pour tout de suite, je pense.
Invité :
[
18:23] Mais c'est intéressant quand même, parce que ça montre que le leadership dans le domaine du commerce et de l'innovation pour chez les Libanais, il est maintenant aussi appliqué à l'IA. C'est une bonne nouvelle. D'ailleurs, on avait vu au CES, il y avait une petite partie, Vivatech, même chose, il y avait une plus grande présence du Liban, des petites start-up libanaises.
Monde Numérique :
[
18:45] Le Liban a toujours été hyper, comment dire, pas en pointe. Ils ne développent pas des trucs de fous, mais ils sont hyper au courant et ils adoptent très, très vite toutes ces technologies.
Invité :
[
18:58] Ils sont agiles. Mais restons dans le monde de l'IA.
Invité :
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19:02] Dans l'actualité, ça aussi, ça a bougé, notamment du côté d'OpenAI. Tu as vu ça?
Monde Numérique :
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19:07] Oui. Alors, ça y est, ils se frottent les mains chez OpenAI parce qu'on a encore battu des records. C'est ça? On a battu un record. Le nombre de requêtes d'OpenAI ne cesse d'augmenter.
Invité :
[
19:17] Bien là, on est rendu à deux. Selon les derniers chiffres que Sam Altman a communiqués, les chats de GPT ont atteint 2,5 milliards de requêtes par jour.
Monde Numérique :
[
19:29] C'est dingue.
Invité :
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19:30] C'est énorme.
Monde Numérique :
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19:31] Oui, oui. Moi, je fais 0,5 milliards à moi tout seul.
Invité :
[
19:36] Tu sais que l'IA, on devrait l'utiliser avec modération. Est-ce que je dois te le rappeler?
Monde Numérique :
[
19:40] Oui, je sais, je sais. Mais quelquefois, je renonce à faire certains prompts en me disant non, non, je ne vais pas m'amuser à ça. Il y en a d'autres parfois je le prends honteux tiens j'ai fait un truc rigolo l'autre jour j'ai envoyé une photo de moi je lui ai dit fais moi des cheveux frisés, Qu'est-ce que ça a donné? C'est incroyable. Je te montrerai la photo. Le résultat est incroyable.
Invité :
[
19:58] Est-ce que tu veux vraiment le particuler?
Monde Numérique :
[
20:00] Écoute, pourquoi pas. Je la mettrai peut-être sur les réseaux.
Invité :
[
20:04] Oui, mais parlant des tests que tu as faits, toi, tu as maintenant accès à le fameux IA agent de ChatGPT.
Monde Numérique :
[
20:11] Oui, au moment où on se parle, j'ai vu ça ce matin en allumant mon ordinateur. J'avais un pop-up. Tiens, l'EA agent est disponible. Est-ce que vous voulez l'essayer? Alors, évidemment, j'ai sauté dessus. Et c'est assez impressionnant. Je ne sais pas si tu as eu l'occasion de l'essayer.
Invité :
[
20:25] J'ai vu des démos, mais moi, au niveau du partage, parce qu'on y va de façon parcimonie pour faire le déploiement. Et donc, moi, il n'est pas encore arrivé sur mon compte. Mais dis-moi, ça ressemble à quoi?
Monde Numérique :
[
20:38] Ça ne saurait tarder. En fait, tu fais une requête, par exemple. J'ai fait une requête, là, tout récemment. Je lui demande de me commander, de passer une commande sur Uber Eats. Pour, je vais préciser, donc la requête express, c'est planifier un dîner libanais, pour deux personnes, demain soir à 20h avec Uber Eats. Je veux des plats végétariens, mais aussi de la viande, un dessert, etc. Il me dit, d'accord, je vais planifier un repas libanais. Et alors là, c'est marrant parce qu'il t'ouvre une fenêtre qui est en fait une émulation d'ordinateur.
Invité :
[
21:12] C'est son navigateur à lui, ouais.
Monde Numérique :
[
21:14] C'est son navigateur à lui, dans lequel il va se connecter à mon compte Uber Eats. Alors, à un moment, il s'arrête, il me dit, « Bon, là, j'ai besoin de ton mot de passe. » Donc, je lui donne, je ne lui donne pas. C'est à moi de voir. Et ensuite, il peut passer toute la commande. Je ne suis pas allé jusqu'au bout, je l'avoue. Donc, je ne pourrais pas dire exactement. Il n'y a pas de raison, ça doit marcher puisqu'il le fait pour moi. Alors, cela dit, honnêtement, on peut s'interroger sur le bénéfice parce que déjà, ça prend un peu de temps. L'ensemble prend plus de temps qu'une requête normale puisqu'il faut le temps de se connecter. Et puis, est-ce que vraiment, ça va me faire gagner du temps de demander à ChatGPT si à chaque fois, il me pose une question, en fait ?
Invité :
[
21:49] Oui, mais c'est un peu comme travailler avec un assistant et être délégué. C'est-à-dire qu'au début, tu vas devoir spécifier des choses, mais à un moment donné, il va apprendre de ce que tu veux et il va savoir à quel moment il doit te demander quelque chose. Mais juste en parallèle, Jérôme, la même requête, je me suis amusé à la faire. Et ce que ça me dit, moi, avec le chat GPT normal, juste pour comparer, ça dit, je ne peux pas accéder directement à Uber Eats, mais je peux t'aider à planifier un repos Libanais.
Monde Numérique :
[
22:16] – Il va t'expliquer comment faire. Il va même te donner les recettes.
Invité :
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22:20] – Oui, puis ils m'ont proposé une heure, ils m'ont proposé un nombre de convives, le menu libanais classique.
Monde Numérique :
[
22:25] – Voilà, la recette du Québec, etc.
Invité :
[
22:27] – Exactement, puis les étapes pour commander chez Ubery. Mais tu vois, toi, avec ton agent, Chad GPT, tu étais carrément en train de
Invité :
[
22:36] l'organiser, pour de vrai, et de passer la commande.
Monde Numérique :
[
22:38] Absolument. Et dis-moi, parmi les nombreux papiers que tu as produits encore cette semaine, car tu deviens une machine à toi tout seul, j'ai vu que tu avais fait un papier sur les nouveaux petits amis d'Elon Musk, les personnages virtuels de Grock, c'est ça, les personnalités virtuelles de Grock.
Invité :
[
22:56] Oui, ces avatars, et j'avoue qu'ils sont des dérivés essentiellement, qu'on crée des personnalités avec la machine, la mécanique de Grock. Il y a déjà le personnage féminin qui a un nom, mais je l'ai oublié.
Monde Numérique :
[
23:11] Donc, c'est des personnages, c'est visuel, c'est ça?
Invité :
[
23:13] Oui.
Monde Numérique :
[
23:13] C'est des images.
Invité :
[
23:14] Exactement. Il y a le panda qui est un peu particulier. Il y a un personnage masculin. Et là, cette semaine, Elon Musk a dévoilé qu'il est en train de créer, pas lui, mais son équipe, Baby Grock. Et donc, le prochain marché qu'il veut atteindre ou séduire, c'est le marché des enfants. Je ne suis pas vraiment épaté ou époustouflé par cette démarche-là. J'ai l'impression que c'est comme quelque chose, un fait divers à côté, une utilisation qu'on peut faire. Mais tu sais, des personnages virtuels avec qui on peut s'entretenir, ça existe depuis longtemps. Mais là où ça pose des questions, peut-être même une crainte chez moi, c'est de le voir arriver en disant, moi, je vais m'occuper de vos enfants. Est-ce qu'il y a vraiment quelqu'un qui nous écoute, qui a des enfants et qui voudrait permettre à Elon Musk de s'occuper de la réflexion de vos enfants, d'informer vos enfants, d'éduquer vos enfants, de lui enseigner? Écoute. J'avoue que ça soulève des questions.
Monde Numérique :
[
24:19] Je comprends ton point de vue, voire ton interrogation, voire ton ton un peu sarcastique. Mais moi, je dis, attention, on peut être surpris. On peut être surpris.
Invité :
[
24:29] T'as sa part, oui.
Monde Numérique :
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24:31] Ça, c'est sûr. Non, mais attends, Grock nous a déjà surpris. Grock, on s'attendait à ce que ce soit une espèce d'émanation, je ne sais pas quoi, néo-nazi, sans borne, sans foi ni loi. En fait, on s'aperçoit que c'est quand même un très bon agent.
Invité :
[
24:45] Jusqu'à maintenant.
Monde Numérique :
[
24:46] Jusqu'à maintenant, malgré ces dérapages. Il y a eu des dérapages. Moi, j'en ai parlé.
Invité :
[
24:49] Oui, mais ils ont tous, à un moment donné...
Monde Numérique :
[
24:52] Toutes les IA ont dérapé. Et on ne peut pas juger là-dessus. Même si ça reste, du coup, un risque potentiel. Et d'autant plus grave si ce sont des enfants. Donc, je ne dis pas, je suis comme toi. Aujourd'hui, je ne dirais pas à des enfants, allez-y, tranquillou, allez vous amuser avec Grock. Mais franchement, reviens dans quelques temps. Et je me dis qu'on pourrait peut-être avoir des surprises.
Invité :
[
25:15] Oui, parce que quand t'entends parler Elon Musk qui veut revoir à l'intérieur de ses outils de XAI, il veut revoir l'histoire et réaligner les informations, tu te dis, ça va jusqu'à haut, ça t'a fait. En tout cas, je ne veux pas aller plus loin là-dedans, mais je voulais au moins informer les gens qui nous écoutent.
Monde Numérique :
[
25:35] Oui, oui, tu as raison.
Invité :
[
25:35] C'est en train d'être développé. À vous maintenant, selon vos idées,
Invité :
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25:39] de choisir si vous allez faire confiance ou pas, c'est tout.
Monde Numérique :
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25:41] Oui, mais c'est amusant. C'est intéressant que tu parles de ce qui se passe aux États-Unis où, effectivement, Elon Musk veut tout déverrouiller pour faire plaisir aux entreprises d'IA.
Invité :
[
25:51] C'est pas le Donald Trump qui veut tout déverrouiller.
Monde Numérique :
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25:52] Donald Trump, oui, Donald Trump. Et je les confonds tout le temps.
Invité :
[
25:55] Ah, l'absurde, ça, c'est intéressant.
Monde Numérique :
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25:58] Alors que nous, en Europe, c'est l'inverse parce que début août, il y a l'EI Act qui va entrer en vigueur.
Invité :
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26:02] Mais oui, mais ça, ça va changer des choses.
Monde Numérique :
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26:04] Eh oui, normalement, ça va commencer à entrer en vigueur le 2 août. Là aussi, le but du jeu, c'est de protéger, mais l'IA est quand même encore tellement à un stade expérimental. Enfin, en tout cas, on est dans la course à l'IA et donc les entreprises inventent, inventent, créent, innovent, investissent, développent des nouveaux produits. On n'est pas encore complètement sur... Il y a presque des innovations de rupture tous les quatre matins. Donc, si les Américains dérégulent alors que nous, on surrégule, forcément ils vont prendre un avantage économique monstrueux face à nous et on court à notre perte c'est ça le problème Bon.
Invité :
[
26:48] Aïe, aïe, aïe.
Monde Numérique :
[
26:49] À part ça, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet, mon cher Bruno?
Invité :
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26:54] Jérôme, j'apporte ton attention et celle de tes auditeurs sur deux sujets. Tu sais, puis on l'a mentionné, Perplexity a lancé Comet, son navigateur, son furteur. Yannabelle Nicoud, qui est une ancienne journaliste ici du Québec, qui maintenant travaille à San Francisco, qui fait partie du club select de bêta-testeurs de Comet. Et donc, elle nous parle. Ça fait deux semaines qu'elle navigue avec ça. Entre nous, elle utilise quelque chose comme 300 furteurs différents sur son ordinateur. Mais là, elle a passé les deux dernières semaines avec Comet. Elle nous parle de l'expérience. Écoute, ça s'apparente à l'expérience que tu as eue avec Chad GPT. Alors, c'est vraiment, ça va changer notre façon de travailler. Puis sinon, on va aller faire un tour notamment en Afrique. Aller rejoindre Muriel Edjo, qui est mon collaborateur là-bas. Et on va parler de l'Afrique qui commence à s'intéresser aux travailleurs autonomes autonomes qui veulent s'expatrier pour, comment on appelle ça, les nomades numériques. Exactement. Et là, il commence à y avoir quelques pays africains qui ont développé des visas spécifiquement pour accueillir ces gens-là. Des gens qui dépensent entre 1000 et 3000 dollars par mois dans l'hébergement, la nourriture et développer la qualité de vie autour. Oui, alors c'est une manne intéressante qui est là.
Monde Numérique :
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28:11] Très intéressant.
Invité :
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28:12] Deux sujets dont on parle, mais bon, il y a quelque chose comme 8 invités sur l'émission. Huit invités mais c'est pas possible oui monsieur puis entre temps je souhaite une bonne suite de balado diffusion à tes auditeurs et à toi salut.
Monde Numérique :
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28:27] Bruno à la semaine prochaine, Le meilleur de la tech toute l'année, chaque samedi et même tous les jours, c'est Monde Numérique. On passe aux interviews de la semaine. Dans un instant, Luc Julia, puis Demis Hassabis de Google DeepMind. Mais avant cela, on s'intéresse à une initiative originale, des commentaires en temps réel pour des manifestations sportives grâce à l'intelligence artificielle. Bonjour Théo Charmon.
Invité :
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29:10] Bonjour.
Monde Numérique :
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29:11] Vous êtes responsable de l'activité sport au sein de l'entreprise française DodeVision, qui est spécialisée dans le suivi en temps réel des compétitions sportives, grâce à toutes sortes de trackers, GPS et autres. Et puis, une première, les commentaires en direct générés par l'intelligence artificielle. Cette première, elle a lieu à Hawaï, ce dimanche 27 juillet. Donc, suivant le moment où les gens nous écoutent, ça va avoir lieu ou bien ça vient d'avoir lieu à l'occasion d'une compétition pas banale de foil et de paddle, c'est le Molokai 2 Oahu. Alors, de quelle manière est-ce que vous arrivez à suivre comme ça les concurrents pour générer des commentaires en temps réel ? Expliquez-nous ça.
Invité :
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29:56] Exactement. Cette manne d'informations qu'on récupère de nos trackers, on en fait déjà plein de choses on est capable de faire du temps intermédiaire, on est capable de faire des alertes et de contextualiser si quelqu'un s'arrête, si quelqu'un sort de la trace théorique par exemple en trail, on est capable de remonter des alertes et à partir de ces données là, on vient de réorganiser un peu notre fonctionnement et nos datas pour fournir ça à un LLM pour faire du commentaire de course en automatique.
Monde Numérique :
[
30:27] Mais c'est quel type de commentaire ?
Invité :
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30:29] Donc l'idée c'est que on puisse donner de l'information en temps réel, et le grand défi il est là, c'est de faire ça en temps réel, sur la distance parcourue par le premier, l'écart avec le deuxième, avec le troisième, avec le quatrième quelles sont les vitesses, instantanées, les vitesses moyennes et les vitesses maximales pour un participant en particulier, et puis après tout le jeu du commentaire c'est d'aller chercher un peu les faits de course et d'aller détecter parmi toutes les datas, un participant qui potentiellement remonte un peu tout le peloton et retrouve une seconde jeunesse, ou à l'inverse, un participant qui était bien placé et qui s'effondre un petit peu, et donc d'aller détecter parmi tout le peloton le participant qui ralentit un peu sa cadence principale. Qu'il avait jusque-là.
Monde Numérique :
[
31:21] J'imagine que vous avez dû tester un peu le système avant de le mettre en œuvre. Est-ce qu'une IA détecte les mêmes éléments que ce que détecterait un commentateur humain ?
Invité :
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31:32] Alors effectivement, c'est un peu différent. C'est très théorique quand même. Il se base sur de la valeur. Donc des fois, au tout début, avant qu'on mette un peu des jauges, il arrivait à dire qu'il a perdu 10 mètres. Bon, ok, mais 10 mètres, c'est encore très acceptable sur la distance de la course. Et puis, plus ça va et plus on affine la pertinence des commentaires. Et donc là, effectivement, ce sur quoi on se focalise en ce moment, c'est un peu les stratégies de course. Parce que donner un peu les trois leaders et donner des écarts ou si on fait un input sur un participant en particulier, le localiser dans le peloton, l'écart avec le premier, même s'il ne fait pas partie du trio de tête, c'est OK. Mais ce sur quoi maintenant on se focalise c'est un peu l'effet de course de savoir un peu qui augmente un peu son allure moyenne qui ralentit son allure moyenne est-ce que quelqu'un d'un coup s'arrête et donc potentiellement en paddle, outre l'aspect sécurité c'est qu'il y a un fait de course qui là dimanche dernier il y en a un qui a cassé sa planche par exemple, il faut arriver à voir pourquoi lui d'un coup n'a pas une allure à 0-0 parce qu'il continue de dériver avec le courant et les vagues, mais par contre, il n'est plus dans son allure normale.
Monde Numérique :
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32:50] Théo Charmont, là, on parle de commentaires écrits. Est-ce que vous envisagez éventuellement de proposer un jour des commentaires oraux ?
Invité :
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32:57] C'est toute l'ambition. L'idée, c'est qu'une fois qu'on a la data, de la fournir à un LLM pour faire un texte ou de la fournir à autre chose pour faire effectivement un avatar et de faire du vocal et puis à destination, encore une fois, peut-être de la Web TV et d'avoir un commentaire visuel. Derrière ça, c'est complètement envisageable. On va dire que là, on est sur notre première grande étape. On sort ça quand même au grand public. Et puis maintenant, à partir de là, on va chercher et on va essayer de discuter avec tous les grands acteurs, comment, périphériques aux organisations, donc typiquement les captations en direct des preuves pour fournir ces informations-là.
Monde Numérique :
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33:47] Ça veut dire qu'un jour, les commentateurs sportifs seront remplacés par les IA ?
Invité :
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33:51] Pas forcément, parce que le commentateur sportif a une connaissance de l'athlète, une connaissance intime, affective. C'est un peu ça qu'on vient rechercher dans les commentaires sur un Tour de France, par exemple, ils ont les anecdotes et ils ont toutes ces informations-là, et ils viennent chercher de la statistique et font ce travail de recherche de statistique. Ce sera peut-être plus, au départ, en tout cas, un module qui viendra apporter et fournir de l'information qu'un commentateur humain ne peut pas voir ou en tout cas ne peut pas voir en temps réel parce que ça demande une analyse de toutes les datas pour sortir ça. Et dans le même temps, sur plein de petites épreuves qui n'ont pas la chance d'avoir des speakers et des commentateurs en temps réel, sur toutes ces petites épreuves, le commentaire en automatique a de l'avenir parce que ça permet d'animer potentiellement une web TV un peu automatisée ou en tout cas, peut-être même une ligne d'arrivée. En tout cas, c'est des applications qui, complètement imaginable.
Monde Numérique :
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34:51] En entraînant et en testant votre système, vous n'avez pas eu des surprises un peu parce qu'on sait que les IA hallucinent. Est-ce que parfois, elles n'inventent pas des choses ?
Invité :
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34:59] Alors, elles n'ont pas inventé dans nos situations. Par contre, elles ont fait un peu des hyperboles et elles sont allées donner des choses complètement hallucinantes sur les courses de type, on était à 3% de la course de la trace totale et ça y est elle était déjà en train de commenter l'arrivée et de dire qu'on était bientôt fini et que le final allait être haletant avec toujours plus des mots, voilà des superlatifs incroyables des superlatifs dans tous les sens, bon il y a de ça mais ça voilà c'est aussi le fait de l'entraîner nous de notre côté de préciser un peu les choses de dire attention elle fait 30 miles cette course donc ça sert à rien de parler du finish au bout de 2 miles, donc forcément on a rencontré ce genre de choses des redites, ou des participants qu'elles ont zappé sur notre tout premier test on avait, mais ça c'est encore une fois, c'est l'apprentissage sur notre tout premier test, les premières balises enfin les premiers participants à couper la ligne d'arrivée, c'était les balises des bouées d'arrivée, c'était les premières à avoir coupé la ligne bon voilà, c'est plein d'écueils comme ça à nettoyer Et c'est de l'apprentissage que l'IA a de son côté et puis de l'apprentissage, nous aussi, qu'on a de travailler avec ça.
Monde Numérique :
[
36:26] Oui, vous devez le fine-tuner, en fait.
Invité :
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36:28] Complètement, c'est tout l'objet du travail de ces derniers mois.
Monde Numérique :
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36:31] Théo Charmont, dernière question pour les gens qui nous écoutent avant l'épreuve du 27 juillet à Hawaï. Où est-ce qu'on peut la suivre, finalement, en direct ?
Invité :
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36:42] Alors, sur le site de la Molokai, la plateforme sera retransmise. C'est la Molokai to OAU World Championships. Et puis, sinon, sur le site de Dot Vision.
Monde Numérique :
[
36:51] Molokai avec un K et tout, c'est le chiffre 2.
Invité :
[
36:54] Exactement.
Monde Numérique :
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36:54] Ça se trouve.
Invité :
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36:55] Et sinon, c'est sur le site de Dot Vision. Donc, c'est mymotion.dotvision.com. M-Y, mymotion.dotvision.com. Et donc, vous avez toutes nos épreuves passées, toutes nos épreuves à venir. Et puis, en direct, vous aurez les quelques sessions qu'on a ce week-end, dont la Molokai qui a deux épreuves et la classique se déroulera donc dimanche avec un départ pour nous aux alentours de 19h, avec deux départs en réalité mais c'est 19h et 19h05.
Monde Numérique :
[
37:25] Merci Théo Charmont responsable des activités sport chez Dottes Vision et rendez-vous la semaine prochaine pour la version intégrale de cette interview sur Monde Numérique. En février dernier, s'est tenu à Paris le fameux sommet de l'IA. Et puis, quelques semaines plus tôt, aux États-Unis, c'était la présentation du grand projet Stargate, également pour l'intelligence artificielle. On en parlait sur Monde Numérique, notamment avec Luc Julia. Et vous allez voir que les grands sujets que nous évoquions il y a 4 ou 5 mois sont encore pleinement d'actualité. Rediffusion.
Monde Numérique :
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38:05] Bonjour Luc-Julien. Bonjour Jérôme. Co-inventeur de Siri, directeur scientifique de Renault, expert en intelligence artificielle, ravi de te retrouver comme chaque mois dans Monde Numérique pour que tu nous livres ton humeur du moment sur l'actu tech. Et on parle donc ce mois-ci, évidemment, d'intelligence artificielle. Allez, on va revenir un petit peu rapidement sur ce qui était l'événement du mois de février, le fameux sommet de l'IA à Paris. Tu y étais, on s'est croisés sur place. Avec un peu de recul, quel regard tu portes sur cet événement et sur éventuellement ses conséquences ? La bonne nouvelle, c'est qu'on a parlé beaucoup d'IA.
Monde Numérique :
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38:44] Et dans les médias, mais aussi dans la rue, en fait. Parce que je voyais, moi j'ai rencontré plein de gens qui... C'est peut-être parce qu'ils savaient que j'étais là, je ne sais pas, mais qui vont me parler d'IA, qui me disaient alors ce sommet, machin, etc. Et on en a parlé beaucoup parce qu'il y a eu quand même des annonces fortes. Donc la réalité, c'est que dans une période où il n'y a pas de budget en France, c'est toujours assez compliqué, il y a eu quand même annoncé 109 milliards d'euros pour la partie purement française, et puis après encore 200 milliards ou quelque chose comme ça pour l'Europe. Donc les chiffres sont énormes donc ça matche les chiffres de Stargate de Trump de quelques jours avant, d'une dizaine de jours avant alors maintenant la réalité on verra, je ne sais pas exactement ce que ça veut dire, on sait que les sous viennent de France parce qu'on ne les a pas mais il y a des sous qui viennent des Émirats Arabes Unis, il y a des sous qui viennent du Canada il y a des sous qui viennent de divers endroits, donc, a priori, il y a au moins une cinquantaine de milliards qui sont plus ou moins sécurisé. Donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. Maintenant, comment on va y accéder ? C'est ça qui est peut-être pas très clair encore. Est-ce que ça va être une structure de type France 2030 où il y a un guichet où il faut aller faire les demandes ? Je ne sais pas.
Monde Numérique :
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40:03] Ces trucs-là sont fléchés, en gros, apparemment sur trois endroits. Donc, des data centers, pour pouvoir avoir plus de data center parce que ça nous manque un peu et pour avoir des trucs qui sont un peu souverains, on va dire. Des chips. Alors là, ça va être certainement beaucoup plus long. Mais essayer d'avoir une certaine indépendance sur les chips, les puces. On a un problème. Ça fait longtemps qu'on a arrêté notre compagnie européenne, ST Microelectronics, ont décidé il y a une dizaine d'années maintenant de ne plus faire des gros chips et de ne faire que des petits chips. Et évidemment, ce truc-là, ça ne marche pas pour l'IA. Donc, est-ce qu'on est capable de refaire une industrie de chips très similaire à ce que les Chinois ont fait quand les US leur ont interdit l'accès à leurs chips ? On peut toujours y aller par des voies détournées. Donc, ça, c'est le deuxième truc. Alors, ça risque d'être un peu long. Et le troisième truc, c'est d'aider l'innovation en général autour de l'IA. Et donc, moi, ce que j'ai compris, et ce n'était pas exactement ça, Mais ce que j'ai compris, c'était aider cet écosystème qu'on a, qui est extraordinaire, avec ces centaines de boîtes de start-up qui font de l'IA en France, et donc les aider d'une manière ou d'une autre pour passer. Je dis toujours qu'on est au niveau des start-up, la start-up nation, mais il faut passer pour certaines au niveau du scale-up.
Monde Numérique :
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41:26] Ça serait bien qu'on puisse passer au niveau du scale-up sans avoir à les mendier aux États-Unis, un peu comme l'a fait Mistral. Alors, il y a été question aussi de réglementation, mais pas trop, et un petit peu quand même, et on a l'impression que sur ce, on a clairement vu que sur cette question de la réglementation, il y avait quand même un dissident, c'est l'Amérique, parce que les États-Unis sont les seuls avec la Grande-Bretagne à ne pas avoir signé l'engagement, etc. Est-ce que d'une manière générale, toi qui vis aux États-Unis, comment est-ce que tu vois ce rapport de force qui se dessine entre les États-Unis et l'Europe en matière d'IA ? On a un peu l'impression que l'Amérique a un peu peur de perdre son leadership, finalement, si ça monte trop en Europe ou en Chine sur ce terrain-là, non ? Moi, je pense qu'ils n'ont pas trop de soucis à se faire, franchement. Oui, à court terme, c'est sûr. Mais pour ce qui est de la régulation, la réglementation, c'est sûr qu'il faut qu'on fasse, nous, en Europe, on est quand même les champions du monde de la régulation, il faut qu'on fasse super attention quand même, pour ne pas donner les clés aux Chinois ou aux Américains sur des trucs dérégulés. Donc il faut qu'on fasse super attention. Je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas faire de régulation, ce n'est pas ce que je suis en train de dire, et tu ne m'entreras jamais dire ça.
Monde Numérique :
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42:45] Mais il faut faire attention de ne pas over-réguler. Et je pense que, justement, les messages qui sont passés aussi bien du côté de la France que du côté de l'Europe, donc il y a presque deux semaines.
Monde Numérique :
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42:56] Étaient plutôt bons là-dedans. Parce que, justement, on n'en a pas trop parlé, on n'en a pas trop fait. D'accord ? Et il faudra qu'on régule. On a déjà un AI Act qui va, dans les deux années qui viennent, en fait, se modifier. Il est fait pour ça. Donc, j'espère qu'il va se modifier un peu parce qu'il est un peu, pour l'instant, rigide. Il va falloir le fluidifier un peu pour ne pas s'interdire de faire des choses. Donc, j'espère qu'on sera capable de faire ça en Europe. Il ne faut pas qu'on ait des trucs, si tu veux, qui nous empêchent d'utiliser des machins qui arriveraient des États-Unis parce que la régulation nous empêche de le faire et de le comprendre. Donc, ça, ça serait embêtant. Et c'est ce qu'on voit un peu avec l'Apple Intelligence et avec les choses de méta. Aujourd'hui, ces deux boîtes ont décidé de ne pas release tout de ce qu'ils ont, de leurs features, en Europe, à cause de la régulation. Donc, ça serait un peu bête. Donc, il faut faire un peu attention à ça parce que de toute façon, ça va exister. Et donc, après, qu'on régule à posteriori. Alors, c'est un peu difficile parce que des fois, réguler à posteriori, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a eu des bêtises qui ont été faites.
Monde Numérique :
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44:07] Comme ça s'est passé avec les réseaux sociaux. Oui, c'est ce qu'on a fait avec RGPD. RGPD, on a régulé 15 ans après que les bêtises soient faites. Mais franchement, Ce n'est pas plus mal. Parce que, je veux dire, la jurisprudence, c'est celle qui marche le mieux quand même. On a compris quelque chose.
Monde Numérique :
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44:25] Faire des trucs en amont et décider que ça va être comme ça et qu'il faut réguler avant, moi, ça m'embête beaucoup parce que je suis sûr qu'il y a des applications qu'on interdira ou qu'on s'interdira de faire auxquelles on n'a pas pensé. Et ça, ça serait très embêtant. Donc, moi, je suis plutôt pour la régulation a posteriori que pour la régulation a priori, parce qu'on n'est pas si intelligent que ça. C'est ça, la vérité. La vérité, c'est qu'il y a quelque chose qui arrive auquel on n'avait pas pensé, et qui est super chouette, et qu'on n'aurait pas dû réguler. Et tu sais, il y a une histoire, en France en particulier, on a fait cette bêtise avec la génomique dans les années 80. Dans les années 80, on s'est interdit les manipulations génétiques en France, parce qu'on avait dit que ça pouvait mener à l'eugénisme. Ah ouais, c'est vrai, mais l'eugénisme c'est une application des manipulations, génétiques, c'est pas la manipulation génétique. Et donc, des années plus tard, on s'est aperçu que c'était une bêtise, parce qu'on s'est aperçu que la génothérapie, c'était quelque chose de très important. Voilà. Donc, bon voilà, donc il faut faire attention. Mais encore une fois, je suis pour, mais je suis pour s'éduquer, d'abord. Merci beaucoup, Luc-Julien, pour cet éclairage. Comme d'habitude, on se retrouve le mois prochain, si tu es d'accord. Avec plaisir.
Invité :
[
45:49] Les bénéfices et les risques de l'intelligence artificielle. Il en était question au sommet pour l'action sur l'IA. Et à cette occasion, Google France a organisé à Paris une rencontre entre deux personnalités de premier plan de l'intelligence artificielle. Demis Hassabis, prix Nobel de chimie, cofondateur et PDG de Deep Mindsets, filiale de Google spécialisée dans l'IA. Et James Manica, vice-président de Google, chargé de la recherche. On écoute James Manica, puis Demi Sassalis. Je pense que l'un des aspects extraordinaires et passionnants pour les pays en développement, en particulier, est que cette technologie offre une nouvelle possibilité de surmonter certains défis, qu'il s'agisse de soins de santé ou d'adaptation au changement climatique. Je suis frappé, par exemple, par le fait que, dans la plupart des pays du monde, 30 à 40 % des personnes atteintes de tuberculose ne sont pas diagnostiquées. Et c'est généralement parce que ces personnes vivent dans des pays en développement, dans des pays pauvres, où elles n'ont pas accès aux ressources. L'une des choses que nous avons montrées, par exemple, c'est qu'il est possible d'utiliser ces outils d'IA pour diagnostiquer la tuberculose. En fait, nous venons de réaliser une étude importante qui a été publiée dans le New England Journal of Medicine et qui le démontre. Imaginez donc que l'on donne cela à des gens et que cela puisse faire progresser les soins de santé dans les pays pauvres en voie de développement.
Invité :
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47:13] Les opportunités sont donc extraordinaires. Je n'ai même pas parlé de l'éducation, etc., Je suis donc très enthousiaste à l'idée de saisir ces opportunités. Denis Sassabis, qu'avez-vous à l'esprit à court terme en termes de choses à surveiller ? Eh bien, je pense qu'il y aura des choses extraordinaires dans tous les domaines. Je suis donc très enthousiaste à propos de notre branche principale de travail sur la construction de ce que j'aime appeler une sorte d'assistant numérique universel, donc quelque chose qui va au-delà d'un simple chatbot et qui comprend en fait le contexte dans lequel vous êtes, il est connecté à vos autres outils, vous savez, comme votre email, votre travail, ce avec quoi vous travaillez, donc il rend les choses plus efficaces pour vous. C'est comme si vous aviez le meilleur assistant du monde pour vous aider à être plus efficace dans votre travail, vous redonner du temps, mais aussi pour vous recommander des choses qui enrichiront votre vie, qu'il s'agisse d'un type de vin ou d'un bon livre à lire. Et je pense que ce type de système devient possible. Je pense qu'il est très intéressant pour nous de travailler sur ce type de choses et sur des systèmes basés sur des agents capables d'accomplir des tâches en votre nom, mais aussi d'être des systèmes passifs de réponse aux questions. Et je pense que c'est en fait la voie vers l'AGI, en fin de compte.
Invité :
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48:36] L'AGI, c'est important. Je veux dire, c'est réellement révolutionnaire. À quoi cela ressemble dans votre esprit ? Je pense que nous sommes sur la voie de l'AGI, cette sorte d'idée d'un système qui présente toutes les capacités cognitives de l'homme. Et la raison pour laquelle c'est important, c'est qu'il s'agirait d'une véritable intelligence générale. Cela a toujours été l'objectif initial de l'IA en tant que domaine, même dans les années 1950, avec des gens comme Alan Turing et certains de mes héros scientifiques de toujours. Et je pense que nous sommes sur le point de le faire. Nous ne sommes peut-être qu'à cinq ans d'un tel système, ce qui serait assez extraordinaire. Je pense que la société doit s'y préparer et que l'ensemble de la société en bénéficie. Mais nous atténuons également certains risques. James, si cela se produit vraiment dans cinq ans, c'est bientôt.
Invité :
[
49:32] Oui, c'est vrai. Ce n'est pas très loin. Et je pense qu'une partie essentielle de ce à quoi nous devons nous préparer est de réfléchir à la manière de s'assurer que la société était résiliente et prête à faire face à cette situation. En fait, l'un des domaines clés est l'adaptation et la qualification de la main-d'œuvre. La bonne nouvelle, en tout cas, c'est que la plupart des recherches actuelles montrent qu'en fait, l'effet d'assistance et d'augmentation de l'IA est bien plus important que l'effet de déplacement. L'Organisation internationale du travail a publié l'année dernière une excellente étude portant sur quelques 140 pays et 400 professions. L'une des conclusions de ce travail est qu'à court terme, c'est-à-dire au cours de la prochaine décennie, la probabilité d'une capacité d'assistance est en fait six fois supérieure à celle d'un déplacement. Mais en même temps, même si les gens vont être aidés par ces outils, il sera important de les préparer, de les aider à se former, d'avoir les bonnes compétences. L'une des choses dont nous sommes très fiers, c'est que Google, au cours des dernières années, a consacré beaucoup de temps à ce programme que nous appelons « Growing with Google », « Grandir avec Google ». Et je pense que jusqu'à présent, nous avons donné des compétences numériques ou des compétences de ce type à environ 100 millions de personnes au cours des dernières années.
Invité :
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50:53] Denis, je sais que vous vous qualifiez d'optimiste prudent. Est-ce que c'est 50-50 ou bien êtes-vous plus prudent qu'optimiste ?
Invité :
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51:02] Eh bien, écoutez, je suis fondamentalement un techno-optimiste. J'ai travaillé sur l'IA tout au long de ma carrière, parce que je pense qu'elle a le potentiel d'être la technologie la plus bénéfique et la plus révolutionnaire que l'humanité inventera jamais. Cela a toujours été clair pour moi, et je pense que cela devient de plus en plus clair pour de plus en plus de personnes. Et puis la prudence vient du fait qu'avec n'importe quelle technologie massivement transformatrice et puissante, l'IA pourrait être la plus puissante. C'est aussi une technologie à double usage. Cela dépend de la façon dont nous, en tant que société, comment nous décidons de l'utiliser. Que voulons-nous faire avec cette technologie ? Voulons-nous l'utiliser pour le bien, pour la science, pour ce genre de choses, et pour la médecine, ou pour le mal ? Et je pense que c'est le défi que nous devons relever aujourd'hui. Je pense que l'autre problème est que la technologie elle-même, à mesure que nous nous rapprochons de l'AGI et de systèmes plus génétiques, comportent certains risques inhérents. Je m'inquiète donc de deux risques. Le premier est que des acteurs malveillants réaffectent des technologies d'usage général à des fins néfastes. La question est donc de savoir comment restreindre l'accès à ces technologies ou empêcher les mauvais acteurs d'agir de la sorte, qu'il s'agisse d'individus ou de nations voyous, mais tout en permettant et en facilitant l'accès aux bons cas d'utilisation.
Invité :
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52:25] C'est donc la partie la plus difficile. La deuxième partie, à mesure que nous nous rapprochons de l'AGI, est le risque inhérent au système basé sur des agents. Et je m'assure qu'ils ont les bonnes valeurs, les bons objectifs. Ils ont les bons garde-fous pour que nous comprenions ce qu'ils font. Ils sont interprétables. Autant de grands défis à relever en matière de recherche. Je fais preuve d'un optimisme prudent à cet égard, car je crois beaucoup à l'ingéniosité humaine. Je pense que si nous mettons les meilleurs cerveaux sur le cou, avec suffisamment de temps et d'attention, et c'est là l'élément clé, c'est là l'élément de prudence, Alors je pense que nous y parviendrons et que nous ferons passer l'humanité par cette sorte de chat de l'aiguille. Mais ensuite, nous bénéficierons de tous les avantages qu'apportera l'intelligence artificielle.
Monde Numérique :
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53:22] C'est la fin de cet épisode de l'Hebdo spécial été 2025. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Merci de votre fidélité. je le redis, n'hésitez pas à m'envoyer un commentaire et puis surtout à noter ce podcast sur votre plateforme d'écoute, réagissez également sur mondelumérique.info ou sur les réseaux sociaux, on se retrouve samedi prochain, alors là on sera complètement en configuration été, ce sera le mois d'août je vous souhaite deux très bonnes vacances si vous êtes en vacances, sinon.
Monde Numérique :
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53:49] Très bon courage pour le boulot il n'y a que ça de vrai dans la vie, le boulot allez, passez une bonne semaine pleine de tech, salut.