thomas Semah:
[
0:01] J'ai juste besoin de mettre l'appareil sur la tête.
thomas Semah:
[
0:05] Donc aujourd'hui, c'est un casque. Ça peut être des lunettes connectées. Ça peut être un écouteur intra-auriculaire, un AirPod, un AirBud, etc. Et automatiquement, le système va détecter qu'une biométrie est disponible et ensuite va lancer les phases de création de profil et d'authentification de manière continue et sans aucune friction.
Monde Numérique :
[
0:29] Alors, vous êtes Thomas Semah. Est-ce que vous pouvez me présenter Yneuro ? De quoi s'agit-il ?
thomas Semah:
[
0:33] Très bien. Donc en fait, chez Yneuro, on a créé la première solution d'authentification, qui repose sur notre cerveau. En fait, globalement, on n'a plus besoin de reconnaissance faciale, d'empreinte digitale, de scan d'iris et de rétine, juste d'une signature neuronale que l'on va capter grâce à des lunettes connectées ou à nos écouteurs. Et l'idée véritable, c'est d'en faire un standard d'authentification et de remplacer en fait toutes les méthodes traditionnelles de biométrie.
Monde Numérique :
[
1:00] Et ça marche vraiment ?
thomas Semah:
[
1:02] Ça marche vraiment. On l'a testé sur 30 produits différents et sur 108 000 personnes. Trois années de R&D, incubé à Station F, on fait même partie des Futur Forti des 40 pépites françaises.
Monde Numérique :
[
1:12] Quel est l'intérêt par rapport à un système plus traditionnel ?
thomas Semah:
[
1:15] L'intérêt, véritablement, c'est le sans friction. C'est-à-dire qu'on va mettre l'objet connecté sur sa tête, on va mettre ses lunettes connectées de la vie quotidienne, ses écouteurs, et on va être reconnu, sans aucune gestuelle, sans aucun mot de passe à mémoriser, sans rien à faire. Et c'est ça, véritablement, l'invention. Et notamment, aujourd'hui, on attire énormément les acteurs de l'électronique grand public, les acteurs de la tech aux États-Unis, au Japon, en Corée du Sud, intéressés par la technologie.
Monde Numérique :
[
1:43] Ce n'est pas un peu intrusif ?
thomas Semah:
[
1:46] Alors, absolument pas. Non, on fait juste de la biométrie. On ne va pas lire les pensées des utilisateurs. Au contraire, c'est loin d'être intrusif. Le cœur technologique a été fait pour protéger l'utilisateur. À aucun moment, on va relier la signature neuronelle à l'identité véritable. On fait juste de l'authentification.
Monde Numérique :
[
2:05] Et ça peut être utilisé dans quel cadre ?
thomas Semah:
[
2:07] Alors, nous, on a pensé la technologie pour l'électronique grand public, pour absolument tout le monde, disons 4 milliards d'êtres humains. Par contre, la même technologie est ce qu'on appelle Dual Use. Elle peut le servir au gouvernement, à la défense, à l'armée. Le même cœur technologique, différents niveaux de robustesse et également une technologie qui est protégée par brevets et qui nous permet de la répandre et de la déployer partout dans le monde.
thomas Semah:
[
2:33] Alors, on va regarder ça, on va faire une petite démo avec Arnaud, c'est ça ? Comment ça marche ? Exactement. Alors, c'est très simple. Donc, moi, effectivement, c'est Arnaud, je suis directeur scientifique chez yneuro. Ça marche de manière très simple. J'ai juste besoin de mettre l'appareil sur la tête. Donc, aujourd'hui, c'est un casque, ça peut être des lunettes connectées, ça peut être un écouteur intra-auriculaire, un AirPod, un AirBud, etc. et automatiquement le système va détecter qu'une biométrie est disponible, Et ensuite, il va lancer les phases de création de profil et d'authentification de manière continue et sans aucune friction.
Monde Numérique :
[
3:05] Donc, il y a une phase d'authentification et ensuite, il y a une phase de création de profil d'abord. Oui, c'est ça.
thomas Semah:
[
3:13] Et ensuite, une phase d'authentification. Et la manière dont on réinvente l'authentification ici, c'est que ce n'est pas juste une phase one-shot, c'est-à-dire je montre ma biométrie une fois, comme je montre une fois mon empreinte digitale et j'ouvre mon système. Là, actuellement, ma biométrie est vérifiée en continu. c'est-à-dire que le système il est maintenu ouvert parce que mon identité elle est vérifiée toutes les 50 millisecondes neuro id actuellement donc là il ya ma mes données brutes ça c'est ça c'est comme mon empreinte digital brut mais neuronale c'est des signaux et nous chez non et dit chez why neuro on est capable d'aller chercher dans ces signaux ce qui fait que moi je suis unique en tant qu'individu et comme c'est continu le système va faire ok sarno ok sarno ok sarno ok toutes les 50 millisecondes et tant que ça marche c'est ouvert. Et donc en fait ce qu'on développe c'est pour la première fois une manière de relier nos espaces protégés à notre identité de manière dynamique, ce qui quand on y pense n'existe pas.
Monde Numérique :
[
4:11] Et qui oblige à porter un device sur la tête quand même.
thomas Semah:
[
4:14] Alors c'est une très bonne remarque, la réponse c'est oui mais aujourd'hui on communique avec un casque, ok ça fait bizarre, c'est un casque qui se met sur la tête et encore c'est des très gros avancées, mais en fait demain c'est des écouteurs intra-auriculaires, c'est des lunettes connectées, c'est des casques verts. Moi je sais très bien que quand je bosse, j'ai mes écouteurs, j'ai ma musique, je me passe la musique de Gladiator ou n'importe quoi en train de bosser. Mais si mes écouteurs en plus, ils ont des capteurs qui me procurent un copilote d'authentification NeuroID et j'accepte à mon GitHub, à mes coordonnées bancaires, à mon Messenger, à ma boîte mail et je n'ai pas besoin de remettre mon empreinte digitale ou mon mot de passe tout le temps, C'est génial, parce que ça fait une couche de friction qui s'enlève. Et pour autant, maintenant, je n'ai plus vraiment envie que mon ordinateur reste allumé et que tout le monde puisse y accéder si je pars dans une salle de meeting, etc.
Monde Numérique :
[
5:04] Oui, donc c'est un peu comme l'Apple Watch.
thomas Semah:
[
5:07] C'est un peu comme une Apple Watch. En fait, c'est quelque chose qui est tout le temps avec toi, tant qu'on en a envie, bien sûr, qui peut être tout le temps avec toi et qui te facilite la vie. Donc ça, c'est vraiment la vision consommateur. Après bien sûr on a toute une partie de haut niveau de sécurité vraiment très
thomas Semah:
[
5:25] orienté haut niveau de sécurité bancaire, défense, etc. Qu'on peut déployer mais notre vision long terme bien sûr c'est l'utilisateur le consumer.